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Actualités, enquêtes à Lyon et dans la région

Sorties à Lyon : la sélection culture de la rédaction du 19 au 25 avril

Sorties à Lyon : la sélection culture de la rédaction du 19 au 25 avril

La scène locale est à l’honneur dans nos sorties à Lyon cette semaine avec deux concerts très lyonnais et avec le créateur du logo du TNP. Il y aura aussi un seul en scène premium et du foot au théâtre. N’hésitez pas à compléter avec vos bons plans en commentaires.

À l’affiche

Affichiste, typographe, designer, graphiste… Marcel Jacno jongle avec les arts du dessin avec un certain succès. On lui doit : le fameux casque qui orne les paquets de Gauloises, de nombreuses manchettes de journaux, des pubs pour Révillon ou Guerlain, et même le fameux caractère Chaillot qui fait l’identité visuelle du TNP. Reconnaissant, le théâtre villeurbannais a choisi de lui rendre hommage et rendre à Jacno ce qui revient à Jacno. Il présente une exposition de ses œuvres les plus emblématiques mais aussi de travaux en cours (croquis préparatoires, esquisses, brouillons) qui les ont précédés. L’occasion de renouer graphiquement avec une autre époque.

Jacno, un homme de caractères. Au TNP jusqu’au 30 juin.

Sorties à Lyon TNP Jacno Esquisses
Esquisses. Jacno.

Vincent Dedienne

Star de l’humour télévisuel et maintenant du cinéma, Vincent Dedienne s’était révélé sur scène entre 2014 et 2018 avec S’il se passe quelque chose. Un seul en scène incontournable qui remporta le Molière de l’humour en 2017. Performance réitérée l’an dernier avec Un soir de gala, son deuxième spectacle en solo qu’il joue depuis 2021. Il y incarne encore davantage de personnages. Une performance à la fois moderne et à l’ancienne, lorgnant vers ses idoles Jacqueline Maillan et Muriel Robin. Or, comme il peut tout jouer – ce qu’il prouve au cinéma – ça marche du feu Dedienne.

Un soir de Gala de Vincent Dedienne. À la Bourse du Travail les 19 et 20 avril.

Revival rock

Si l’on a eu la vingtaine à Lyon il y a… 20 ans, il est difficile de passer à côté de ce concert. Pour fêter justement les 20 ans de sa naissance, le groupe Fake Oddity, séparé depuis une décennie remonte sur scène. À cheval entre les années 2000 et 2010, le groupe mené notamment par le chanteur d’origine turque Faik Şardağ offre un concert aux nostalgiques de ce rock musclé, devenu plus pop au fil des ans. Le groupe fit les bonnes heures d’une scène pop lyonnaise alors particulièrement vivace. Attention, c’est un one shot et donc sans doute le dernier de leurs quelques 300 concerts donnés sur la période.

Fake Oddity. À la Marquise le 21 avril.

Rodeo pop

The Rodeo, c’est Dorothée Hannequin, lyonnaise d’adoption, qui officie depuis plus d’une décennie sur les terrains de la pop à la française. La jeune femme vient de publier Arlequine, un disque baroque qui emprunte aussi bien à la pop internationale des années 60 et 70 qu’à la chanson française de la même période. Elle fait également un détour par les années 80 – la culte Jil Caplan apparaît sur le disque. Un vrai retour en grâce pour ceux qui ont suivi son évolution musicale. Une découverte à faire impérativement pour les autres.

The Rodeo au Sonic le 20 avril.

Foot philosophie

Petit à petit, le sport en général, et le football en particulier longtemps ignoré par le théâtre, a fait son entrée sur un certain nombre de scènes sous la plume des meilleurs dramaturges. Il faut dire aussi qu’il y a des figures particulièrement romanesques (et donc théâtrales) à exploiter. Comme Socrates, mythe du football brésilien, mais avant tout homme de conviction.

Avec son club des Corinthians, il fonda sous la dictature brésilienne la Démocratie corinthienne. Chaque décision concernant l’équipe était débattue et votée (le jardinier du club ayant le même poids que ses stars). Il ne cessa d’inciter les Brésiliens aux votes pour se débarrasser des généraux au pouvoir. Frédéric Sonntag a fait sienne cette figure homonyme du philosophe grec. Dans sa pièce, l’on voit le footballeur dialoguer avec le père de la philosophie morale. Au lendemain d’une défaite brésilienne en Coupe du Monde ils se demandent : « Que gagne-t-on à perdre ? » Par là, il revient sur les vertus de l’organisation collective.

Socrates. Au Théâtre Nouvelle Génération du 25 au 28 avril.

Sorties à Lyon TNG Socrates
Socrates et la démocratie corinthienne. DR.

Le nouveau centre de rétention administrative encore pire que le premier pour le barreau de Lyon

Le nouveau centre de rétention administrative encore pire que le premier pour le barreau de Lyon

Ce mardi 18 avril, des membres du barreau de Lyon ont partagé leurs constats à la suite d’une visite au nouveau centre de rétention administrative, situé à côté de l’aéroport de Saint-Exupéry. Ils s’alarment de conditions de rétention catastrophiques.

« Les violences qui ont lieu dans ce Centre de rétention administrative ne sont pas liées au changement de population. C’est la structure qui est responsable. »

Ce constat simple, c’est celui fait par le barreau de Lyon à propos du nouveau centre de rétention administrative (CRA), construit à côté de l’aéroport Saint-Exupéry. Ce mardi 18 avril, le sénateur EELV Thomas Dossus, la bâtonnière du barreau de Lyon et plusieurs membres de l’ordre ont fait été de graves dysfonctionnements dans le nouveau bâtiment.

Toilettes avec des portes battantes empêchant une quelconque intimité, 30 minutes chaque jour pour aller manger au réfectoire, des cours pour s’aérer qui ressemblent à des cages… 

« On a l’impression que la rétention est là pour punir, ce qui ne devrait pas être le cas, grince la bâtonnière, Marie-Josèphe Laurent. Tout est anxiogène là-bas. »

L'entrée du centre de rétention administrative (CRA) de Lyon. ©AD/Rue89Lyon
L’entrée du premier bâtiment du centre de rétention administrative (CRA) de Lyon.Photo : AD/Rue89Lyon

Le deuxième centre de rétention de Lyon : « Il y a de quoi regretter la prison »

Pour parler de l’enfermement en CRA, il est d’usage de parler de « rétention » et non de « détention ». C’est du moins ce que prône le jargon administratif, préférant le premier terme qui laisse moins penser à une prison. Les personnes « retenues » le sont effectivement pour des motifs administratifs et non-pénaux (Obligation de quitter le territoire français notamment de moins d’un an, décision d’expulsion, etc.). Pourtant, au « CRA 2 », les conditions de vie sont pires qu’en détention, pour les membres du barreau.

« Pour certains anciens détenus, il y a de quoi regretter la prison », constate Frédérique Paoli, secrétaire général de l’ordre des avocats de Lyon.

Ces personnes vivent ainsi à 20 dans des blocs avec des chambres. Aucune d’elles n’a de clef pour fermer, donc aucune intimité la nuit. Ils n’ont le droit qu’une heure par jour de se rendre dans la zone d’action contrôlée (ZAC) où ils peuvent faire tout leur travail administratif avec Forum réfugiés, voir leurs amis, leurs familles, le médecin… Durant 23 heures, ils ont largement le temps de devenir fou.

« Tout est pensé comme un système carcéral, mais avec une oisiveté totale, sans activité », constate la bâtonnière.

Au centre de rétention de Lyon : devenir fou en trois mois

Spécificité du centre de rétention administratif par rapport à son voisin : il accueille davantage de personnes en situation irrégulière ayant été condamnées pour délinquance. Cependant, ces dernières y arrivent après avoir purgé leurs peines. Elles peuvent rester sur place jusqu’à 90 jours (trois mois). Au bout de cette date, leur santé mentale peut être gravement touchée.

« Forum Réfugié le voit bien. Quand certains détenus arrivent, ils peuvent être dans de bonnes conditions. Puis, leur état psychique se détériore de plus en plus », reprend l’avocat Morgan Bescou, de la commission droit des étrangers au barreau de Lyon.

Pas de doute : pour les membres du barreau, ce deuxième CRA est bien pire que le premier. Une chose qui ne relève pas de l’évidence. Au cours de différentes enquêtes et reportages, Rue89Lyon avait déjà documenté à quel point les conditions de vie du « CRA 1 » étaient difficiles. Initialement, ce nouveau bâtiment était d’ailleurs censé proposer une meilleure capacité d’hébergement.

Des échéances législatives à suivre

« Le niveau de dégradation est très élevé au bout d’un an et demi », constate Thomas Dossu, sénateur EELV.

Il alerte sur un risque : ce centre de rétention doit servir de « pilote » pour la construction d’autres bâtiments du même type en France. Autant dire que, si tel devait être le cas, l’effet serait dramatique.

« Il faut se poser la question de l’image de la France que cela renvoie à l’international, quand ces personnes parlent à leurs consuls, etc. », ajoute Morgan Bescou.

Pour se faire entendre, le barreau interpelle la préfecture. Un rapport a été transmis à l’administration. Le contrôleur général des lieux de privation de liberté a également été saisi fin 2022. « Il y a une loi immigration qui se prépare, rappelle également Thomas Dossus (EELV). Un travail législatif sera donc à mener, même s’il se fera dans un climat qui ne sera pas simple… » Mise de côté par le chef de l’État, cette dernière réforme devrait être remise sur le devant de la scène par le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin.

Street médics à Lyon : « La police nous vise pour propager la peur »

Street médics à Lyon : « La police nous vise pour propager la peur »

Plusieurs street médics de Lyon ont été victimes de violences policières durant la mobilisation contre la réforme des retraites. Certains se sentent particulièrement visés par les forces de l’ordre, d’autres y voient seulement l’expression d’un durcissement général du maintien de l’ordre.

Depuis mars, et surtout, depuis le passage en force du gouvernement via l’article 49.3 sur la réforme des retraites, les vidéos, certificats médicaux et témoignages de violences policières sont légion à Lyon.

Des violences qui touchent tout le monde, même les « street médics », des citoyens qui prennent, le temps d’une manif, le rôle de premiers secours. Une nouveauté pour certain·es d’entre eux, un tournant décisif de la stratégie du maintien de l’ordre de cette mobilisation pour d’autres.

« Ils m’ont attrapée par le cou, j’avais mal, je criais que j’avais mal, le policier ne m’écoutait pas. On n’a rien compris à ce qui nous arrivait », se remémore douloureusement Zeila, 22 ans, street médic de l’association Street Médic 69.

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À Lyon, le ras-le-bol des doctorants et autres précaires de l’université

À Lyon, le ras-le-bol des doctorants et autres précaires de l’université

Les doctorants, doctorantes et autres précaires des universités de Lyon sont particulièrement mobilisés contre la réforme des retraites. Au-delà de celle-ci, c’est le fonctionnement précarisant et opaque de l’enseignement supérieur qu’ils et elles dénoncent, ne leur assurant pas de débouchés dignes de ce nom.

Comme l’avait redouté le renseignement territorial dans une note dévoilée par Europe 1, les jeunes sont de plus en plus nombreux·ses à descendre dans les rues du pays. Le mardi 28 mars, une 11e journée de mobilisation contre la réforme des retraites a réuni 30 000 personnes d’après les syndicats (12 500 selon la préfecture) à Lyon. Les lycéen·nes étaient présent·es en nombre, venu·es d’une dizaine d’établissements scolaires bloqués. Les ados de la cité scolaire Lacassagne (Lyon 3e) ont apporté leur propre banderole, peinte avec soin, tandis que celles et ceux de Saint-Just sont allés prêter mains fortes aux étudiant·es de l’université Lyon 3.

Même la Manufacture des Tabacs, campus principal de l’université Lyon 3 et point de départ récurrent des manifestations contre la réforme des retraites, s’y est mise. Habituellement la grande absente des mouvements sociaux, la fac a été bloquée au petit matin par certain·es de ses étudiant·es. Une cohorte d’étudiant·es et de militant·es d’extrême droite ont d’ailleurs essayé sans succès de les en déloger.

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Anthropocène, l’âge des risques

Anthropocène, l’âge des risques

L’équipe de Radio Anthropocène prend des risques ! Mercredi 19 avril 2023, une journée spéciale sera consacrée à la notion du risque, complexe et pourtant omniprésente dans l’actualité médiatique.  

C’est depuis la métropole lyonnaise, territoire sentinelle s’il en est, particulièrement exposé aux risques industriels, que nous revenons sur l’histoire de ce terme. Nous tendons notre micro, à celles et ceux qui prennent en compte cette vulnérabilité croissante dans l’aménagement du territoire, la redirection des entreprises, ou encore la fermeture de certaines infrastructures. La formule « couloir de la chimie », qui connaît des variations pour le moins sympathiques, de « couloir de la peur » à « couloir de la mort » en passant par « couloir de tous les dangers « , est elle toujours d’actualité ? 

Du danger aux risques

La notion de risque à longtemps été absente des débats politiques et scientifiques. On lui préférait alors le terme de danger. Il faut noter une différence significative entre ces deux termes. Comme le rappel Patrick Perreti-Wattel, « le danger suppose l’existence d’une cause directe ». Le risque, lui, est un danger sans fautif, uniquement soumis aux aléas (nécessairement incontrôlables) de ce qui pourrait advenir.

C’est seulement dans les années 1980 que cette notion commence à faire florès face à la multiplication des catastrophes industrielles. De Seveso à l’explosion de l’usine d’AZF, en passant par celle de l’usine de Feyzin, la France réagit et se dote de tout un arsenal juridique pour protéger les populations exposées aux risques (PPR, Normes Seveso…).

Société du risque

Pour le sociologue Ulrich Beck, nous sommes ainsi entrés dans cette “société du risque”. Il met en doute l’imaginaire moderne alliant l’amélioration technique des sociétés au progrès. Pour d’autres, comme le géographe Alfonso Pinto, c’est la notion même de progrès qui s’accompagne de son pendant : la catastrophe. 

Comment expliquer alors la défiance, ou le déni face à la notion de risque ? Des permis de construire continuent d’être délivrés à proximité des zones d’inondation, et l’exemple de la pandémie nous a rappelé l’impréparation de notre société face à des risques croissants. 

Pour certains, vivant aux immédiats environs de ces risques majeurs, le choix est parfois d’assumer un vivre avec, oscillant entre oubli volontaire et acceptation. 

Vulnérabilité systémique et risques à l’heure de l’anthropocène  

L’entrée dans l’anthropocène réinterroge cette notion de risque, lui préférant celle de vulnérabilité. Car le risque n’est pas extérieur au système de l’urbain généralisé, c’est bien ce système qui est par nature fragile. Il faut partir de cette vulnérabilité pour adapter les systèmes productifs et les territoires.

À ce titre, ne serait-il pas pertinent de s’affranchir des approches purement géo-ingéneriales qui continuent d’espérer des résolutions techniques aux risques croissants ? Au contraire, les cultures vernaculaires, fortes d’une histoire et de traditions parfois millénaires, savent se préparer aux risques. Ne doivent-elles pas nous servir d’exemples ? 

Enfin, comment expliquer l’absence de réaction face à cette vulnérabilité généralisée qui met en doute l’habitabilité de certains territoires ? Car l’abondance des informations mettant en scène des catastrophes aux quatre coins du globe met aussi à distance notre conscience du risque. On peut toutefois faire l’hypothèse que c’est l’expérience du risque qui fonde son existence. Pour paraphraser Ulrich Beck « dès que les gens ressentent des risques comme réels, ils sont réels ». À ce titre, on peut imaginer que lorsque le risque s’approche, allant jusqu’à faire perdre à certains leur maison, leur jardin, noyé sous l’inondation d’une Roya déchaînée (Alpes-Maritimes), ou englouti par un méga feu, la prise de conscience s’avère plus conséquente.

S’adapter aux risques  

Fort de ce constat, des approches pluridisciplinaires s’établissent aujourd’hui pour adapter les territoires à ces risques croissants. C’est le cas de l’approche One Health qui pense une santé systémique et lie la santé des écosystèmes, dont nous dépendons, aux réalités humaines. C’est aussi le cas de nouvelles sciences du risque comme tente de l’inventer l’IRIMA. 

Ce sont toutes ces questions et interrogations qui jalonnent cette journée de discussion sur Radio anthropocène. Alors à vos casques, prêts, partez !

Radio Anthropocène – Anthropocène, l’âge des risques – 19 avril 2023
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Fin de l’hébergement de familles sans-abri par la Métropole de Lyon : les associations s’inquiètent

Fin de l’hébergement de familles sans-abri par la Métropole de Lyon : les associations s’inquiètent

[Info Rue89Lyon] D’ici mi-mai, des familles sans-abri, hébergées par la Métropole de Lyon, pourraient se retrouver à nouveau sans domicile. Il s’agit de ménages qui ne relèvent pas, ou plus, des compétences de la Métropole de Lyon. Celle-ci demande donc à la préfecture de prendre le relais, car ces publics relèvent de sa responsabilité. Les familles et les associations qui les accompagnent s’inquiètent.

Mi-mars, les assistantes sociales des maisons de la Métropole ont du annoncer une difficile nouvelle à plusieurs familles qu’elles accompagnent. Leur prise en charge à l’hôtel par la Métropole de Lyon va s’arrêter.

Selon nos informations, cette échéance a d’abord été fixée à début avril avant d’être repoussée mi-avril, puis au début mai et enfin au 15 mai.

Ces familles ne relèvent pas, ou plus, de la compétence de la Métropole de Lyon. La collectivité était allée au-delà de ses prérogatives pour financer l’hébergement de ces ménages. Cela comprend notamment des nuitées d’hôtel, coûteuses, qui pourraient expliquer la volonté de retrait de la Métropole.

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Retraites : une manifestation appelée à Lyon après la décision du Conseil constitutionnel

Retraites : une manifestation appelée à Lyon après la décision du Conseil constitutionnel

Un appel à manifestation sauvage circule à Lyon, pour que les opposants à la réforme des retraites se retrouvent ce vendredi 14 avril après 18 heures. C’est l’heure à laquelle le Conseil constitutionnel doit rendre sa décision. Le rendez-vous est donné à 18h30, place Sathonay (1er).

La décision du Conseil constitutionnel est très attendue, à Lyon comme ailleurs, sur la réforme des retraites. Les Sages pourraient censurer tout, ou une partie de la réforme. Elle doit être rendue à 18 heures. Un appel à manifester, relayé par le canal de Lyon Insurrection donne rendez-vous à 18h30 place Sathonay, dans le 1er arrondissement. La manifestation n’a pas été déposée en préfecture.

Le Conseil constitutionnel doit aussi se prononcer sur les deux propositions de Référendums d’initiative partagée (RIP), pour sanctuariser l’âge de départ à la retraite à 62 ans. Elles ont été déposées par la coalition de gauche NUPES. Si l’un de ces référendums est accepté, il devra ensuite réunir les voix de 4,7 millions d’électeurs pour que le Parlement se penche sur la loi.

La manifestation sauvage du 16 mars 2023 contre le passage par 49.3 de la réforme des retraites. Par Laurie Genoud.
La manifestation sauvage du 16 mars 2023 contre le passage par 49.3 de la réforme des retraites. Par Laurie Genoud.

Déjà une autre manifestation et un rassemblement contre la réforme des retraites à Lyon

Jeudi 13 avril, une manifestation avait déjà réuni 22 000 personnes (selon les syndicats), ou 9 900 personnes (selon la préfecture), contre la réforme des retraites à Lyon. Une baisse de mobilisation, par rapport à la manifestation du 6 avril qui avait réuni 32 000, mais qui s’explique aussi par la semaine de vacances scolaires.

Plus tôt dans l’après-midi, vendredi 14 avril, l’intersyndicale avait déjà appelé à un rassemblement à 15h30, près de la préfecture du Rhône, non loin du square Delestraint, côté quai. Un périmètre réduit par l’arrêté préfectoral pris ce jour, interdisant une bonne partie de la Presqu’île aux manifestations.

Plusieurs centaines de personnes s’y sont rassemblées, dans l’attente de la décision du Conseil constitutionnel.

Le périmètre d'interdiction annoncé par la préfecture ce vendredi 14 avril 2023.
Le périmètre d’interdiction annoncé par la préfecture ce vendredi 14 avril 2023.

À l’annonce du recours à l’article 49.3 du jeudi 16 mars, les rues de Lyon s’étaient embrasées de colère pendant plusieurs soirs, lors de manifestations sauvages. Le maintien de l’ordre s’était considérablement durcit envers les manifestants. Ce vendredi 14 avril au soir, la manifestation sauvage pourrait de nouveau être l’occasion d’une explosion de colère… ou bien de joie, selon la décision du Conseil constitutionnel.

La métropole de Lyon passe en vigilance sécheresse

La métropole de Lyon passe en vigilance sécheresse

La préfecture place la métropole de Lyon en vigilance sécheresse ce jeudi 13 avril à Lyon et sur la majeure partie du département du Rhône. En dépit de l’absence de dispositions contraignantes, les particuliers comme les collectivités sont concernés par des recommandations.

À compter de ce jeudi 13 avril, la préfecture du Rhône a placé le département en situation de vigilance en raison de la sécheresse. Une situation alarmante pour un mois d’avril. Les nappes phréatiques de la région ne se sont toujours pas remises de la période d’aridité intense de 2022. L’hiver et le début d’année 2023 ont aussi été marqués par une trop forte absence de précipitations. D’après la préfecture :

« Les pluies de ces derniers jours n’ont pas été suffisantes pour rétablir une situation normale des nappes d’eau souterraine et des cours d’eau, sans perspective d’amélioration significative à court et moyen termes. »

Une alerte sécheresse non contraignante pour l’instant à Lyon

L’ensemble des masses d’eau superficielles et souterraines du département du Rhône et de la métropole de Lyon sont en vigilance sécheresse. Une première alerte pour l’instant non contraignante. Mais des restrictions d’eau pourraient suivre si la situation ne s’améliore pas dans les prochaines semaines.

Pour rappel, les contraintes concernent le plus souvent des usages domestiques de l’eau, des particuliers, comme des collectivités. Les pratiques qui risquent d’être interdites sont d’ailleurs d’ores et déjà déconseillées. Il s’agit notamment d’aller récupérer de l’eau dans les cours d’eau ou les nappes souterraines, d’arroser son potager dans la journée (de 9h à 20h), de remplir ou compléter sa piscine, d’arroser les pelouses, les espaces verts et les terrains de sports, de laver sa voiture, sa façade ou sa toiture, et enfin de faire fonctionner des fontaines et brumisateurs en circuit ouvert.

[Direct] À la manifestation contre la réforme des retraites de Lyon : « On continuera jusqu’à ce qu’ils craquent »

[Direct] À la manifestation contre la réforme des retraites de Lyon : « On continuera jusqu’à ce qu’ils craquent »

Ce jeudi 13 avril a signé la 12e journée de mobilisation, à Lyon et en France, contre la réforme des retraites. Celle-ci a totalisé 22 000 manifestants selon les syndicats, 9 900 selon la préfecture. Rue89Lyon a suivi en direct la manifestation qui s’est élancée de la place du Maréchal Lyautey (Lyon 6e) jusqu’à Charpennes (Villeurbanne).

Alors que la réforme des retraites est passée en force à l’Assemblée nationale, la colère ne semble pas retomber face à cette loi plus qu’impopulaire.

La tension monte à Lyon, à la veille de la vérification de la conformité de la loi avec la Constitution par le Conseil constitutionnel, une des dernières étapes de l’adoption définitive du projet de loi. L’intersyndicale continue d’appeler le président de la République, Emmanuel Macron, à retirer cette réforme, ou au moins, la mettre en pause.

Des blocages surprises contre la réforme des retraites autour de Lyon

Alors qu’aucun blocage n’était annoncé, la raffinerie de Feyzin était bloquée un peu moins d’une heure aux alentours de 7 heures, avant que les forces de l’ordre ne viennent déloger les grévistes.

La Confédération paysanne était sur l’A89 ce matin, près de Tarare. Ils ont bloqué momentanément l’autoroute aux environs de 8 heures du matin. D’autres blocages ont été observés à Villefranche-sur-Saône.

À noter que les établissements scolaires de la région (écoles, collèges, lycées et universités) n’ont pas pu se mettre en grève ou être bloqués car la zone A (académie de Lyon) est en vacances.

Un nouveau parcours pour la manifestation contre la réforme des retraites à Lyon

Pour la manifestation du jeudi 13 avril, le tracé était à nouveau différent des précédentes manifestations, puisque le cortège est parti de la place Maréchal Lyautey (6e) à Charpennes, en passant par les quais de Serbie et le Boulevard des Belges. Pas question de s’approcher de la Presqu’île donc.

Jeudi 6 avril déjà, l’intersyndicale avait opté pour un parcours différent des manifestations précédentes qui empruntaient le traditionnel trajet de la Manufacture des Tabac (Lyon 8è) à Bellecour. Le point de départ avait été donné à la place Jean-Macé (Lyon 7è) et l’arrivée sur la place Lyautey (Lyon 6è). D’après les syndiqués interrogés, l’objectif était d’éviter les tensions à l’entrée de la rue de la Barre, à la sortie du pont de la Guillotière. 

Cependant, le nouveau tracé du 6 avril n’a pas permis au reste du cortège d’échapper aux charges et gazages. La CGT a même dénoncé des violences policières sur le service d’ordre de l’intersyndicale.

La préfecture exile la manifestation contre la réforme des retraites de Lyon

Le tracé du 6 avril aurait été, cette fois-ci, poussé par la préfecture. Ivan Bouchier, préfet délégué pour la défense et la sécurité s’est exprimé dans les colonnes de France 3, et a justifié ce changement par des « impossibilités en raison des dégradations qui sont susceptibles d’être faites sur des magasins de l’avenue de Saxe ou Garibaldi ».

Lors de la précédente journée de mobilisation contre la réforme des retraites, le 6 avril, 32 000 personnes ont battu le pavé à Lyon, selon l’intersyndicale, et 13 000 selon la police. Celle du 13 avril a totalisé 22 000 manifestants selon les syndicats, 9 900 selon la préfecture. Une baisse que l’ont peut imputer à la période des vacances scolaires.

>> L’équipe de Rue89Lyon se mobilise pour suivre la manifestation en direct.

La place Lyautey se remplit peu à peu aux environs de 13h40 pour la manifestation du 13 avril contre la réforme des retraites. ©PL/Rue89Lyon
La place Lyautey se remplit peu à peu aux environs de 13h40 pour la manifestation du 13 avril contre la réforme des retraites.Photo : PL/Rue89Lyon

Bonjour à tous et toutes, et bienvenue dans ce direct !

Un journaliste de Rue89Lyon sera sur le terrain cette après-midi pour suivre la 12e manifestation intersyndicale lyonnaise contre la réforme des retraites.

Il est 13h30 passées, heure de rendez-vous donné aux manifestants à la place Lyautey (Lyon 6è). La place se remplit doucement et le cortège doit s’élancer d’ici peu.

Les forces de l’ordre fouillent les personnes arrivant à la manifestation par métro, à l’arrêt Foch. Les retardataires continuent d’affluer tandis que le cortège s’élance en direction de Charpennes. D’après notre journaliste, plusieurs manifestants ont déclaré ignorer où s’achevait la manifestation.

Le cortège s'élance pour la manifestation du 13 avril contre la réforme des retraites. ©PL/Rue89Lyon
Le cortège s’élance pour la manifestation du 13 avril contre la réforme des retraites.Photo : PL/Rue89Lyon

Sarah a 35 ans. Aide-soignante au bloc opératoire, elle se mobilise contre la réforme des retraites depuis le 19 janvier, jour de la première manifestation. En dépit de la perte d’argent représentée par toutes ces journées de grève, elle tient bon :

« Le moral est toujours bon quand on voit du monde. Même si ça use, on se demande quand ils [le gouvernement ndlr] vont enfin nous entendre. »

Sarah et son fils lors de la manifestation du 13 avril contre la réforme des retraites. ©PL/Rue89Lyon
Sarah et son fils lors de la manifestation du 13 avril contre la réforme des retraites.Photo : PL/Rue89Lyon

Pour Sarah, c’est en faisant « souffrir le patronat » que la lutte est gagnable. Elle déclare aussi soutenir les manifestations sauvages mais ne s’y rend pas personnellement.

Magali est hypnothérapeute. Jusqu’à l’usage du 49-3 par le gouvernement, elle ne s’était pas mobilisée :

« C’est compliqué de se mobiliser car je suis en libéral. Mais quand ils sont passés en force, comme ça, je ne pouvais pas ne rien faire. On ne peut pas passer en force sur quelque chose d’aussi important. »

Magali lors de la manifestation du 13 avril contre la réforme des retraites. ©PL/Rue89Lyon
Magali lors de la manifestation du 13 avril contre la réforme des retraites.Photo : PL/Rue89Lyon

Le frère de Magali s’est fait gazer à Paris, son récit l’a inquiétée mais cela ne l’empêche pas de revenir en manifestation :

« Emmanuel Macron peut toujours réprimer les manifestations, il ne réprimera pas la pensée. Le karma n’oublie rien et tout se paie. »

Nelly a 24 ans, elle s’est rendue à presque toutes les manifestations. Étudiante à l’ENM de Villeurbanne (École nationale de musique), elle insiste sur la nécessité de se battre « pour notre démocratie ». Comme tous et toutes les manifestant·es rencontré·es, Nelly est un peu perdue quant au tracé emprunté pour cette manifestation. Elle interroge notre journaliste : « C’est quoi le parcours ? »

Nelly et son frère lors de la manifestation du 13 avril contre la réforme des retraites. ©PL/Rue89Lyon
Nelly et son frère lors de la manifestation du 13 avril contre la réforme des retraites.Photo : PL/Rue89Lyon
L'avant du cortège à la manifestation du 13 avril contre la réforme des retraites. ©PL/Rue89Lyon
L’avant du cortège à la manifestation du 13 avril contre la réforme des retraites.Photo : PL/Rue89Lyon

Alors que la queue de la manifestation quitte la place Lyautey, à l’avant, le service d’ordre du syndicat est proche du cortège de tête. Pour l’instant, pas de banderole et pas de black bloc constitué.

Première grosse casse à la manifestation du 13 avril contre la réforme des retraites.Photo : PL/Rue89Lyon

Plusieurs panneaux JC Decaux y étaient déjà passés, c’est au tour des arrêts de bus du C1, à proximité du boulevard des Belges. Le cortège est à l’arrêt tandis que le speaker de la CGT s’égosille : « avançons, avançons ! »

« On va continuer à marcher, à protester, jusqu’au moment où on sera entendus ! », tempête Pascal, éducateur spécialisé de 64 ans. Il condamne l’absence totale de possibilité de dialogue avec le gouvernement « et les violences policières aussi ! ».

En bon fan de Bernard Friot, il essaie de prendre du recul sur ce qu’il observe autour de lui :

« J’ai des amis qui virent FN [ancien nom du Rassemblement national ndlr] à cause de toute cette frustration. Évidemment, ce n’est pas la solution. »

Pascal, caché derrière sa pancarte, lors de la manifestation du 13 avril contre la réforme des retraites. ©PL/Rue89Lyon
Pascal, caché derrière sa pancarte, lors de la manifestation du 13 avril contre la réforme des retraites.Photo : PL/Rue89Lyon

Il se fend même d’un brin d’ironie :

« Je suis généreux, je dis qu’il peut la prendre maintenant sa retraite Emmanuel Macron, à 45 ans. »

Des premiers gaz lacrymogènes ont été lancés sur le Boulevard des Belges. Des entrées d’immeubles ont été cassées, du mobilier extérieur de propriétés privées aussi. Les forces de l’ordre ont lancé une charge importante qui a dissout le cortège de tête.

Une première charge lors de la manifestation du 13 avril contre la réforme des retraites. ©PL/Rue89Lyon

Un journaliste d’Actu Lyon a été blessé lors d’une intervention policière, il a notamment pris un coup de matraque à la tête et est tombé au sol. Il est resté conscient et a été confié aux pompiers.

Alors que le service d’ordre des syndicats s’est resserré et que le cortège de tête s’est reformé, des badauds et quelques touristes observent la manifestation depuis le parc de la Tête d’Or, derrière ses grilles résolument fermées.

Des badauds et quelques touristes observent à la manifestation du 13 avril contre la réforme des retraites depuis le parc de la Tête d'Or. ©PL/Rue89Lyon
Des badauds et quelques touristes observent à la manifestation du 13 avril contre la réforme des retraites depuis le parc de la Tête d’Or.Photo : PL/Rue89Lyon

Un canon à eau été placé dans la continuité du boulevard des Belges. Il n’a pas été utilisé, en revanche, de nombreux gaz lacrymo ont été lancés sur les manifestants à l’intersection du cour Vitton alors que le bloc lançait des tirs de mortier.

Jets de gaz lacrymogènes à l’intersection du cour Vitton lors de la manifestation du 13 avril contre la réforme des retraites. ©PL/Rue89Lyon

Des manifestants ont attaqué la vitrine de l’Implid, une boîte de conseil pour les entreprises. La police a envoyé des gaz lacrymogènes qui ont à nouveau stoppé l’avancée du cortège.

Aux fenêtres et aux balcons, certains habitants lancent des seaux d’eau sur les manifestants. Le cortège arrive à Charpennes, les forces de l’ordre sont à dix mètres des premiers manifestants.

La manifestation du 13 avril contre la réforme des retraites arrive à Charpennes. ©PL/Rue89Lyon
La manifestation du 13 avril contre la réforme des retraites arrive à Charpennes.Photo : PL/Rue89Lyon

Le cortège arrive à Charpennes tandis que la CGT entonne l’Internationale. La place se remplit mais des tirs de gaz lacrymogènes coupent la continuité du cortège.

L’arrivée de la manifestation ne se passe décidément pas dans la quiétude. Les forces de l’ordre ont envoyé de nombreux gaz lacrymogènes sur les manifestants, alors qu’un groupe s’est approché du Mc Donald’s.

La CGT annonce 22 000 manifestants au micro, et enchaîne sur « on est chez nous à Villeurbanne » pour motiver ceux qui ont déserté la place à revenir.

La place est ratissée par les gaz lacrymogènes qui sont portés par le vent. Au milieu de la cohue, Frédéric Leschiera, syndiqué à Solidaires n’est pas très joyeux.

Il déclare se sentir moins contraint et violenté par le tracé de cette manifestation que par les stratégies du maintien de l’ordre :

« On a affaire à des membres de la BAC [Brigade anticriminalité, ndlr], on est traités comme des criminels. Tout ce nouvel armement, avec par exemple des lanceurs de balles défigurantes, m’accable. »

Les forces de l'ordre ont replacé leur canon à eau devant la place à la manifestation du 13 avril contre la réforme des retraites. ©PL/Rue89Lyon
Les forces de l’ordre ont replacé leur canon à eau devant la place à la manifestation du 13 avril contre la réforme des retraites.Photo : PL/Rue89Lyon

Alors que les forces de l’ordre ont repositionné leur canon à eau sur la place Charles Hernu, les tirs de gaz lacrymogènes se sont espacés. Le cortège n’en finit pas d’arriver, et le camion de la CFDT -qui ferme traditionnellement la marche- n’est toujours pas visible de la place.

La manifestation du 13 avril contre la réforme des retraites s'achève à Charpennes. ©PL/Rue89Lyon
La manifestation du 13 avril contre la réforme des retraites s’achève à Charpennes.Photo : PL/Rue89Lyon

La préfecture annonce quant à elle 9900 participants. Elle dénombre aussi 3 interpellations, 3 blessés pris en charge par les sapeurs pompiers côté manifestant, 1 journaliste blessé et 12 blessés côté forces de l’ordre.

La CFDT vient d’arriver sur la place, dans une atmosphère plutôt calme. C’est la fin de ce live, merci à tous et toutes de l’avoir suivi !

À Gerland, les travailleuses du sexe sous le coup d’une expulsion

À Gerland, les travailleuses du sexe sous le coup d’une expulsion

[Info Rue89Lyon] Depuis une semaine, une information circule parmi les travailleuses du sexe et prostituées de Gerland, à Lyon. Selon les associations, celles-ci vont être sommées de quitter les alentours de la Plaine des Jeux très prochainement. Contactée, la préfecture refuse de confirmer l’information.

« On ne sait pas comment on va faire… »

La menace planait depuis quelques temps. N’empêche, la nouvelle secoue les travailleuses du sexe et prostituées de Gerland à Lyon. Depuis une semaine, une information circule entre les camionnettes qui stationnent à côté de la Plaine des Jeux. Selon des propos de la préfecture, rapportés par l’association d’aide communautaire aux travailleuses du sexe Cabiria, « les filles vont devoir partir d’ici fin avril. » Contactée, la préfecture ne confirme pas cette information. Cependant, le départ semble bien imminent, si l’on en croit les échanges avec d’autres associations d’aides aux personnes victimes de prostitution.

La nouvelle va certainement réjouir les parents du collectif de la Plaine des Jeux. Mais moins les personnes travaillant sur place.

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