Vendredi 14 avril, le Conseil constitutionnel doit rendre son avis sur la réforme des retraites. À Lyon, l’intersyndicale appelle à une manifestation jeudi 13 avril à 13h30 et à un rassemblement, vendredi 14 avril à 15h30.
Depuis trois semaines, le Conseil constitutionnel se penche sur la très controversée réforme des retraites. Saisi par plusieurs groupes d’opposition et par la Première Ministre, il doit se prononcer sur la constitutionnalité du texte et des débats, le 14 avril en fin de journée. Pour rappel, cette loi, qui repousse l’âge de départ à la retraite à 64 ans, a été adoptée sans vote du Parlement lundi 20 mars, car le gouvernement a fait usage de l’article 49.3.
Dans la rue, la contestation reste très forte contre cette réforme et contre le 49.3. À Lyon, l’intersyndicale appelle à une manifestation, jeudi 13 avril à 13h30 au départ de la place Maréchal Lyautey et à un rassemblement vendredi 14 avril, à 15h30, près du square Delestraint, sur le quai Sarrail.
« Dans ce climat de fortes tensions que l’on peut qualifier de grave crise démocratique et sociale, l’exécutif s’arc-boute et porte seul la responsabilité d’une situation explosive dans l’ensemble du pays », accuse l’intersyndicale du Rhône.
Une manifestation très dense à la manifestation du 6 avril contre la réforme des retraites à Lyon, arrivée place Lyautey (Lyon 6e).Photo : LS/Rue89Lyon
Un nouveau changement de parcours pour la manifestation contre la réforme des retraites à Lyon : de la place Lyautey à Charpennes
Pour la manifestation du jeudi 13 avril, le tracé sera à nouveau différent des précédentes manifestations, puisque le cortège ira de la place Maréchal Lyautey (6e) à Charpennes, en passant par les quais de Serbie et le Boulevard des Belges. Lors de la précédente journée de mobilisation contre la réforme des retraites, le 6 avril, 32 000 personnes ont battu le pavé à Lyon, selon l’intersyndicale, et 13 000 selon la police. Une mobilisation qui reste importante, et stable par rapport à la mobilisation du 28 mars.
— Préfète de région Auvergne-Rhône-Alpes et du Rhône (@prefetrhone) April 12, 2023
Jeudi 6 avril déjà, l’intersyndicale avait opté pour un parcours différent des manifestations précédentes, avec un point de départ place Jean-Macé et une arrivée sur la place Lyautey. L’objectif était d’éviter les tensions à l’entrée de la rue de la Barre, à la sortie du pont de la Guillotière. Fermée aux manifestations depuis 2020, l’interdiction de passer par cette rue – gardée par des forces de l’ordre – oblige les manifestants à tourner à gauche pour passer par la place Antonin Poncet pour enfin rejoindre la place Bellecour. C’est le lieu d’affrontements entre le black bloc et les forces de l’ordre, dont les conséquences (lacrymogènes, mouvement de foule…) se répercutent sur le reste du cortège. Mais le nouveau tracé du 6 avril n’avait pourtant pas permis au reste du cortège d’échapper aux charges et gazages. La CGT a même dénoncé des violences policières sur le service d’ordre de l’intersyndicale.
Le tracé du 13 avril, très inhabituel, ne résulte pas d’une volonté des syndicats. Initialement, ces derniers souhaitaient que la manifestation parte bien de la place Lyautey, mais arrive à Bellecour, et avaient de nouveau demandé l’ouverture de la rue de la Barre. Un autre trajet a été proposé par la préfecture, en partie du fait des récents travaux sur le quai Sarrail, car la manifestation l’aurait emprunté avant de tourner sur le pont de la Guillotière.
À Rue89Lyon depuis 2022, aujourd’hui journaliste associée. Enquêter sur l’extrême droite, c’est lutter contre l’extrême droite.
J’écris aussi sur la politique, le sans-abrisme, le logement, les violences sexistes et sexuelles. Pour me filer une info ou me contacter, c’est par là : mallenou@rue89lyon.fr
De la musique par les deux bouts du spectre, une journée entière de théâtre, de la science-fiction et l’hommage à un acteur mythique, c’est la sélection de sorties à Lyon de la semaine. À compléter par vos bons plans en commentaires.
L’Emperor contre-attaque
Pour les fans de post-rock (cette veine conceptuelle et un peu méta du rock, à tendance légèrement apocalyptique et très marquée politiquement – à gauche), la venue de Godspeed You ! Black Emperor est toujours un événement.
D’abord parce que le collectif canadien mené par Efrim Menuck est assez rare (même s’il a déjà foulé quelques salles lyonnaises). Ensuite parce que ses concerts opératiques sont toujours des modèles d’incandescence rock. On en ressort rarement indemne. Après notamment le Rail Théâtre et le Kao, GY!BE vient cette fois envahir le Transbordeur pour présenter son G_d’s Pee AT STATE’S END!, dixième album en 20 ans.
On connaît tous l’histoire du pacte de Faust, avec le diable, Méphistophélès, au centre d’une pièce de Goethe. L’intérêt de cette version présentée par Das Kollectiv Mahu est d’en avoir fait un marathon théâtral livré ici dans son intégralité. D’abord par épisode les mardi, mercredi et jeudi. Puis dans un marathon de… 20h commençant le vendredi soir pour s’achever le samedi après-midi.
À noter qu’il est permis de revenir voir le marathon du vendredi soir avec le billet pris pour une soirée. Le spectateur peut aller et venir à sa guise, y compris sur scène car la pièce est participative. Vous pourrez par exemple déclamer des tirades de la pièce si l’envie vous prend. Le projet est aussi une manière de s’interroger sur la place des spectateurs et spectatrices.
Faust marathon. Au Théâtre de l’Elysée du 18 au 21 avril.
L sur les ailes de l’ONL
Figure singulière de la chanson française, Raphaële Lannadère, dite L, n’a peut-être pas les faveurs de The Voice, de la Starac’ ou des Enfoirés. Mais à coup sûr celles de la critique qui adore cette chanteuse au timbre délicat et à la plume qui oscille entre pop et classicisme absolu.
De classicisme il est surtout question pour cette représentation live. Après avoir enchanté en 2018 la Chapelle de la Trinité avec un duo de violoncelles, la voici qui s’entoure de quelques cordes de l’Orchestre National de Lyon pour revisiter son répertoire et notamment son dernier album Paysages.
On est rarement déçu avec les Intergalactiques, festival de science et de fiction cinématographique lyonnais. La sélection de cette édition étant particulièrement qualitative. On pourra ainsi y revoir des films comme Le Château dans le ciel de Miyazaki, Bienvenue à Gattaca d’Andrew Niccol, A.I. De Spielberg.
Également Idiocracy de Mike Judge (une comédie loufoque qui n’aura pas mis vingt ans à devenir quasi documentaire) ou un double programme Contact (Zemeckis) et Premier Contact (Villeneuve).
Vous pourrez aussi voir des films plus rares tels que Ces garçons qui venaient du Brésil de Franklin J. Schaffner (La Planète des Singes) et Le Mystère Andromède de Robert Wise. Tout ceci s’accompagnant bien sûr d’une multitude de conférences.
Les Intergalactiques. À la MJC Monplaisir, au Zola, à la Fourmi, au Lumière Bellecour et à l’Aquarium Ciné-café, du 13 au 18 avril.
Voyage au bout de Cazale
Allez donc devenir un acteur mythique en ayant un physique qui tient plus de Mr Burns jeune (et un peu d’Antonin Artaud) que de Brad Pitt. Surtout en ayant tourné que cinq films. C’est pourtant ce qu’a fait John Cazale, acteur américain d’origine sicilienne mort à 42 ans.
Il faut dire que les cinq films en question sont tous des chefs d’œuvre estampillés Nouvel Hollywood. Le Parrain I et II (il y incarne le discret Fredo), Conversation secrète (également signé Coppola), Un après-midi de chien de Sidney Lumet aux côtés de son ami d’enfance Al Pacino. Et Voyage au bout de l’enfer de Michael Cimino où il donne la réplique à sa compagne Meryl Streep.
Soit trois films vainqueurs de l’Oscar du meilleur film (les deux Parrains et Voyage au bout de l’Enfer) et une Palme d’or (Conversation secrète). L’Institut Lumière a eu la bonne idée de consacrer un mini cycle à cet éternel second rôle en profitant de sa Journée du Parrain du 22 avril.
Le 11 janvier, à Vaulx-en-Velin, Ibrahim et Hamza R. étaient la cible de coups de feu. Ibrahim n’a pas survécu. La couverture médiatique de ce meurtre le présentait d’abord comme un règlement de comptes, mais l’enquête s’est ensuite orientée vers une absence de liens entre victimes et suspects. La famille prend la parole pour la première fois depuis le drame dans Rue89Lyon. Elle se bat pour réhabiliter l’image des deux frères, et la mémoire d’Ibrahim.
Comment faire le deuil d’un proche décédé à 20 ans, quand à cela s’ajoutent le déshonneur et la colère ? Depuis le 11 janvier, la famille R., à Vaulx-en-Velin, doit vivre avec la perte de leur enfant et frère, Ibrahim R., tué par balle près de leur domicile, et avec le traumatisme de son frère Hamza, touché à l’abdomen et présent lors des faits.
S’ils ont pu compter sur l’immense soutien de leurs proches et de leur quartier, et ce, dès les premières heures, le traitement médiatique autour de ce drame leur a laissé un goût amer.
« Fusillade », « deux frères ciblés sur un point de deal », titrent les journaux locaux le soir du 11 janvier. « Sur le même secteur de ce chemin des Bardelières, lundi 9 janvier, trois interpellations avaient eu lieu, en rapport avec le trafic de drogue », apprend-t-on aussi dans les articles de presse. Tout de suite, l’imaginaire charrié par cette médiatisation renvoie à un règlement de compte et un échange de coups de feu entre trafiquants de drogue. D’autant plus au Mas du Taureau, quartier populaire de la banlieue lyonnaise.
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Un nouveau média lyonnais pour la mobilisation et la construction d’une culture commune face au changement global vient de naître. Son nom : Radio Anthropocène.
Cela est su, le dernier rapport du GIEC réaffirme le consensus scientifique sur les dérèglements à l’œuvre à l’échelle planétaire. Réchauffement climatique, intensification des variations météorologiques brutales, fonte des glaciers, modification des courants marins et de l’acidité des océans, généralisation des pollutions chimiques des eaux et de l’air, extinction massive des espèces, épuisement des ressources, déforestation, multiplication des méga-feux, etc. Ce dérèglement global change tout et renforce toutes les formes d’inégalités.
Les politiques d’adaptation et de réorientation sont indispensables, mais elles sont largement à inventer et ne seront pas uniquement technologiques. Elles devront associer tous les territoires qu’ils soient fortement ou faiblement urbanisés, se fonder sur l’innovation, la créativité sociale, politique, culturelle et technique, la réactivation de pratiques opérantes, et s’appuyer sur l’implication des habitants.
Ces pratiques existent déjà, partout, dans nos villes, nos quartiers, nos immeubles. Reste à leur donner une résonance, un lieu d’expression et de débat.
Mettre en ondes la vie lyonnaise, saisir le changement global
Forte de ce constat, l’association Cité Anthropocène lance sa radio pour donner la voix aux fabricant.e.s de la ville d’aujourd’hui et aux inventeur.e.s de celle de demain ! La radio locale peut redevenir cette chambre d’écho qui nous permet d’interroger nos modes de vie et leur compatibilité avec le changement climatique. C’est à ce défi que nous nous attelons !
C’est autour d’une ligne éditoriale qui promeut le temps long et la réflexivité dans le traitement de l’information que Radio Anthropocène propose des émissions en direct chaque semaine.
Un média local qui prend le temps pour documenter l’anthropocène
Face à l’accélération croissante qui s’impose à nos existences, avec des chaînes d’infos en continu qui fonctionnent au buzz et aux petites phrases et à une culture du zapping omniprésente, nous prenons le contre-pied et assumons une programmation hebdomadaire qui se donne le temps.
Il faut savoir s’arrêter pour sortir de l’urgence de l’actualité, réussir à hiérarchiser les informations et prendre du recul pour comprendre des phénomènes souvent complexes.
L’anthropocène bouleverse les échelles de temps et d’espaces. Mais c’est à Lyon que Radio Anthropocène à installé son studio. Et c’est à la vie politique, culturelle, associative, économique et scientifique lyonnaise qu’elle entend participer en lui tendant son micro. Car l’urgence est aussi démocratique, et qu’il convient de pluraliser les prises de paroles.
Notre ancrage local est assumé. Mais, nous savons aussi que les phénomènes que nous abordons se moquent des frontières et périmètres administratifs. C’est donc en partant du local que nous parvenons à aborder des sujets globaux.
Radio Anthropocène : une programmation éclectique et exigeante
Nous souhaitons rendre compte de la complexité des phénomènes que nous abordons. Pour cela, nous donnons la parole à des spécialistes venus de disciplines variées : dessinateur.ice.s, sociologues, géographes, architectes, artistes… C’est une myriade d’interlocuteur.ice.s qui intervient sur notre antenne. Ni vulgarisation qui abaisse le niveau des échanges, ni hauteur scientifique qui ne saurait se rendre audible de son public. Nous cheminons sur une ligne de crête, conscients du rôle politique que la recherche et les médias doivent occuper dans le monde à venir.
L’association Cité Anthropocène prend la suite des activités de l’Ecole Urbaine de Lyon et travaille à la mobilisation conjointe des sociétés et des sciences pour faire face à l’urgence des enjeux soulevés par le changement global.
Près de Lyon, à Bron, se trouve l’Inrap, un institut qui emploie des archéologues pour des fouilles préventives. Ces derniers sont particulièrement mobilisés contre la très controversée réforme des retraites. Ils témoignent d’un travail physiquement éprouvant, avec des carrières hachées.
Nombreux sont les enfants à se rêver archéologues. L’image d’Épinal de ce métier nous renvoie à la découverte de trésors anciens et momies enfouies en Égypte depuis des centaines d’années. Ces archéologues-là sont pourtant bien minoritaires.
En France, c’est aujourd’hui l’archéologie dite « préventive » qui emploie le plus, avec 450 chantiers par an. Les genoux dans la terre, été comme hiver, des archéologues déterrent et dépoussièrent les vestiges des siècles derniers sur tout le territoire français. Sans ces fouilles, ces vestiges auraient été détruits par de nouvelles constructions et n’auraient pas pu être analysés.
À Lyon, lors de chaque manifestation syndicale contre la réforme des retraites, on peut apercevoir un cortège des archéologues de l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) situé à Bron. Loin des fantasmes autour du métier, ces professionnel·les viennent visibiliser leurs difficiles conditions de travail et la précarité du début de carrière. « Fouiller jusqu’à la tombe ? Non ! », affichent-ils sur leur banderole.
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[Enquête] Jeudi 6 avril, des lycéens mobilisés contre la réforme des retraites ont subi une attaque de l’extrême droite radicale. Des intimidations qu’elle a ensuite revendiquées. Mais une autre attaque de lycéens, près du lycée Saint-Exupéry (Lyon 4), lui a été faussement attribuée.
La onzième journée de mobilisation contre la réforme des retraites a été marquée par une nouvelle attaque de l’extrême droite radicale à Lyon. Cette fois, ce sont des lycéen·es, mobilisé·es sur des blocages contre la réforme des retraites qui ont été pris pour cible.
Des lycéen·nes du lycée Juliette-Récamier (Lyon 2e) ont notamment été agressé·es. La semaine précédente, le 28 mars, une attaque de l’extrême droite radicale avait également eue lieu sur le blocus du campus de la Manufacture des Tabacs de l’Université Lyon 3. Jeudi 6 avril, des lycéens ont aussi été frappés près du lycée Saint-Exupéry, mais contrairement à ce qui a été affirmé dans un premier temps, nos investigations ne nous permettent pas de lier cette attaque avec l’extrême droite radicale.
Rue89Lyon a pu s’entretenir avec plusieurs lycéens et lycéennes et reconstituer les évènements de cette matinée.
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Jeudi 6 avril, à Lyon, lors de la 11ème manifestation contre la réforme des retraites, le service d’ordre de l’intersyndicale, composé essentiellement de militants CGT, a été chargé par la police. Une première depuis le début du mouvement. Ce vendredi, l’Union départementale a dénoncé ces violences policières.
« Enfoirés va ! »
Ce sont des images qui tournent depuis la manifestation du 6 avril contre la réforme des retraites, à Lyon. Au niveau de Saxe-Gambetta (Lyon 7e), des policiers perforent le cortège allant jusqu’au service d’ordre (SO) du cortège. Là, ils donnent des coups de matraques qui atteignent les militants chargés de protéger le carré de tête intersyndical. Puis, un recul des forces de l’ordre semble se faire.
Le service d’ordre de l’intersyndicale a été attaqué par la police ce jeudi : iels ont reçu des coups de matraque et du lacrymogène (en bombe) dans la tête. pic.twitter.com/FJx48QtOHR
— Lyon Insurrection (@LyonInsurrectio) April 6, 2023
Si, depuis le début du mouvement contre la réforme des retraites, les affrontements entre les forces de l’ordre et des manifestants du cortège de tête sont nombreux, cette charge sur le service d’ordre est une première. L’Union départementale de la CGT, fortement représentée dans le SO de l’intersyndicale, a communiqué sur ces violences policières :
« Alors que l’immense majorité des manifestants et manifestantes défilaient avec calme et détermination derrière lui, le carré de tête intersyndical a été victime de plusieurs charges policières, occasionnant plusieurs blessés par matraquage, éclats de grenade lacrymogène ou jets de gaz au poivre, écrit l’UD CGT. Plusieurs charges ont par ailleurs eu lieu au cœur du cortège, coupant celui-ci en deux. »
Le service d’ordre des syndicats avec une forte présence de la CGT, placé en arc de cercle hermétique devant la banderole de l’intersyndicale marquait une rupture nette entre le cortège de tête et le reste de la manifestation à Lyon. LS/Rue89Lyon
À Lyon, la CGT pointe du doigt des tirs de gaz lacrymogènes dans des appartements
Comme nous l’écrivions dans notre reportage sur ce onzième jour de mobilisation, la manifestation du 6 avril a été marquée par de nombreuses violences. Des manifestants du cortège de tête ont cassé des banques et des boutiques. Côté forces de l’ordre, les tirs de gaz lacrymogènes ont eu lieu quasiment toute la manifestation.
Plusieurs vidéos montrent également que certains tirs sont arrivés dans des logements. Une chose que dénonce également l’UD CGT :
« Un logement a même été la cible d’un jet de gaz lacrymogène, brisant une vitre et occasionnant un départ de feu pour lequel le service de protection a dû appeler les pompiers », indique-t-il.
Un problème lié à la proximité de « casseurs » pour la préfecture
Contactée par Rue89Lyon, la préfecture du Rhône nous indique que le but des manœuvres n’était pas de toucher le cordon syndical.
« Les personnes que nous visions étaient des casseurs positionnés très proches de la tête du cortège syndical. Les manœuvres avaient pour but de les repousser et disperser pour éviter qu’ils cassent ensuite du mobilier urbain ou des boutiques ».
De même, les tirs de lacrymogène ont eu lieu au dessus de banques en train de se faire casser, selon la préfecture. Rappelant que les tirs « tendus » sont interdits, elle met en avant la difficulté d’une avenue Maréchal de Saxe qui comporte beaucoup de platanes. Résultat : le risque de rebonds des palets de lacrymo serait plus important.
« L’usage des tirs de lacrymogène est le plus adapté pour permettre d’en arriver à un contact physique », ajoute la préfecture.
Pris en sandwich entre des manifestants virulents du cortège de tête et les forces de l’ordre, le service d’ordre de l’intersyndical avait déjà eu fort à faire au niveau de la rue de la Barre (Lyon 2e) lors des dernières manifestations. Depuis 2020, cette dernière a été fermée par la préfecture, mettant fin au grand parcours historique des manifestations lyonnaises.
Le choix de ce nouveau tracé devait éviter des points de tension. Visiblement, cela n’a pas été suffisant.
Journaliste lyonnais fan de l’Ouest, je suis à Rue89Lyon depuis 2020. Aujourd’hui associé et directeur de publication, je couvre les questions sociales mais aussi écologiques (pollutions industrielles, scandale des perfluorés). Le travail, c’est la santé, à condition que le droit soit respecté. Un œil politique sur le Rhône. Pour me laisser une info, c’est ici plemerle@rue89lyon.fr.
Jeudi 6 avril, le maire de Saint-Étienne, Gaël Perdriau, a été mis en examen pour des faits de chantage. Un nouveau rebondissement dans cette affaire révélée par Médiapart. Pour le moment, Gaël Perdriau n’a toujours pas démissionné de ses fonctions de maire et de président de la Métropole de Saint-Étienne. Chronologie des nombreux rebondissements de cette affaire de chantage à la sextape.
C’est un véritable scandale politique qui secoue la ville de Saint-Etienne depuis la fin de l’été 2022. En cause : un chantage à la sextape visant le premier adjoint au maire, Gilles Artigues. Ce père de famille, très investi dans la communauté catholique, a été filmé à son insu dans une chambre d’hôtel en compagnie d’un escort boy. Cette vidéo a ensuite été utilisée pour faire pression sur lui. Un complot qui aurait été savamment orchestré par l’équipe du maire de Saint-Étienne.
Le 13 octobre 2022, nous avions fait une première chronologie de cette affaire. Ce 7 avril, alors que Gaël Perdriau (ex-LR) est toujours en poste et vient tout juste d’être mis en examen, nous vous proposons une (nouvelle) mise à jour. Retour en détail sur cette affaire.
Le président de la Métropole de Saint-Etienne, Gaël Perdriau, le 17 mai 2021.Photo : OM/Rue89Lyon
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Ils et elles étaient 34 000 selon les syndicats, 13 000 selon la police, à répondre au onzième appel à manifester contre la réforme des retraites. Une manifestation toujours imposante, mais un peu en décalage avec les précédentes à Lyon. La faute à un tracé alternatif à tous ceux précédemment empruntés. Reportage.
« Il est merdique ce tracé », tempête un syndiqué CGT à l’issue de la laborieuse manifestation de ce 6 avril 2023. Les yeux rougis, il a passé – comme une bonne partie des manifestants situés à l’avant du cortège – la manifestation sous les gaz lacrymogènes.
Une manifestation très dense, passant par des boulevards plus serrés que le tracé habituel reliant la Manufacture des Tabacs (Lyon 8e) à Bellecour. Cette fois-ci, le défilé a commencé place Jean-Macé (Lyon 7e) et s’est achevé place du Maréchal-Lyautey (Lyon 6e). Un tracé bien plus rare.
Pourtant, ce sont les syndicats qui ont demandé ce changement de parcours. La faute, explique le cgtiste, à la rue de la Barre, interdite d’accès lors de toutes les dernières manifestations. De ce fait, le cortège passait par les quais Claude-Bernard puis la place Antonin-Poncet.
Ce carrefour a été, depuis le début de la mobilisation contre la réforme des retraites, le théâtre d’affrontements violents entre les manifestants et les forces de l’ordre à un endroit particulièrement dangereux.
« La préfecture a peur que les manifestants repeignent l’Hôtel Dieu, mais là avec leur déviation, il y a des mouvements de foule juste au-dessus du passage de la trémie, sous laquelle passent des voitures à toute vitesse, souffle le syndiqué. Notre service d’ordre n’en peut plus, donc on a essayé autre chose. »
Les gaz lacrymogènes étaient omniprésents à la manifestation du 6 avril contre la réforme des retraites à Lyon.Photo : LS/Rue89Lyon
Un groupe de tête hétéroclite à la manifestation de Lyon
Un « autre chose » qui a débuté sous un soleil radieux aux alentours de 11 heures, sur la place Jean-Macé. On y a retrouvé les groupes habituels se regroupant par professions, appartenances syndicales ou militantes. Les égoutiers, les pompiers, les enseignant·es, les métiers pénibles, les étudiant·es ou encore les féministes, dans une chorégraphie aujourd’hui très rodée.
Le camion de la CFDT, qui ferme la marche a dû se placer sous les voûtes de la gare, faute de place à Jean-Macé. La fréquentation, moins importante que la grosse journée du 7 mars, était cependant plus conséquente que lors de la dernière manifestation du 28 mars. Une belle performance après presque quatre mois de mouvement social.
Le camion de l’intersyndicale et sa banderole – ouvrant traditionnellement la marche – ont un peu tardé à partir, un peu avant midi. Dès le début, ils ont été devancés par un groupe hétéroclite formé de gilets jaunes, de militants anarchistes mais aussi de manifestants moins chevronnés, heureux d’ouvrir la marche.
Ce groupe composite a été rejoint rapidement et par grappes par des membres du black bloc, munis de parapluies, de boucliers de récupération, eux aussi venus avec une imposante banderole sur laquelle on pouvait lire « Lois Darmanin lois fascistes, ripostes antiracistes ». Ils se sont placés pour la plupart entre le service d’ordre et le groupe de tête.
Une manifestation très dense à la manifestation du 6 avril contre la réforme des retraites à Lyon.Photo : LS/Rue89Lyon
Un premier gazage 500 mètres après le début de la manifestation à Lyon
Le service d’ordre des syndicats, placé en arc de cercle hermétique devant la banderole de l’intersyndicale, marquait une rupture nette entre le bloc et le reste de la manifestation. Cependant des couloirs, matérialisés par les trottoirs ont permis aux manifestants de passer de l’un à l’autre sans trop de difficulté.
C’est à la première banque, la Banque Populaire, située 500 mètres après le départ de la place Jean-Macé que des premières tensions ont eu lieu. Alors que plusieurs membres du bloc se sont attaqués aux vitrines de la banque, arrachant les planches installées le matin même, les forces de l’ordre ont lancé bon nombre de gaz lacrymogènes sur le cortège de tête, occasionnant un important mouvement de reflux, jusqu’à l’arrière du camion de l’intersyndicale. Des manifestants surpris ont trébuché dans une atmosphère de cohue générale.
Ce premier épisode a vu le départ de dizaines de manifestants du cortège de tête, tandis que le speaker du camion de l’intersyndicale les exhortait à se placer derrière le camion. Par la suite, le black bloc ne s’est jamais éloigné de plus d’une vingtaine de mètres du camion de l’intersyndicale.
De la casse et des charges lors de la 11è manifestation contre la réforme des retraites à Lyon
L’intégralité des arrêts de bus et des panneaux JC Decaux ont été démolis. Plusieurs feux rouges ont été cassés, de même pour les caméras de surveillance de la ville et les devantures de banques, boîtes d’assurance et d’intérim. Une échoppe Nespresso a également été cassée.
La première vitrine entièrement brisée a été celle de la Matmut, puis celles d’entreprises immobilières situées un peu plus loin. À chaque fois, cela a occasionné des gazages, des charges et des arrêts plus ou moins longs du cortège.
La première charge a eu lieu au carrefour Saxe-Gambetta : les forces de l’ordre sont parties en même temps des deux côtés du cour Gambetta et de l’avenue du Maréchal-de-Saxe et ont fendu la foule distribuant des coups de matraques sur au moins une dizaine de mètres avant de se replier.
La première vitrine entièrement brisée a été celle de la Matmut à la manifestation du 6 avril contre la réforme des retraites à Lyon.Photo : LS/Rue89Lyon
La densité de la manifestation empêchant souvent les manifestants de reculer sur l’arrière du cortège, les cours et halls des immeubles ont été envahis à plusieurs reprises. Interrogés par Rue89Lyon, deux Street Médic ont déclaré être à cours de matériel pour secourir les manifestants tant le nombre de blessés était important.
Pour la plupart, il s’agissait de personnes tombées lors de mouvements de foule. Rue89Lyon a croisé trois manifestants le visage ensanglanté. En fin de manifestations, la préfecture faisait état de quatre blessés pris en charge par les pompiers chez les manifestants. Selon elle, neuf membres des forces de l’ordre ont été blessés.
La tête du cortège a atteint la place du Maréchal Lyautey sans heurts supplémentaires mais dans une atmosphère de fébrilité palpable à 15 heures. À 19 heures, la préfecture dénombrait 13 interpellations.
Après la Matmut plusieurs vitrines de magasins d’immobilier et assurance ont été brisées ou fêlées. Le cortège est a l’arrêt alors que le speaker de la CGT s’egosille : « avançons » au niveau de la rue Mazenod. @Rue89Lyon#manif6avril#Lyonpic.twitter.com/1WaqsIhDzu
Lors de la manifestation à Lyon : « On peut encore faire tomber cette réforme »
Un peu plus en amont, loin de la cohue de la tête du cortège, la manifestation s’est déroulée plus calmement. Nils, étudiant en deuxième année de master d’économie à l’université Lyon 2 a déclaré n’avoir pas peur des affrontements dont il reniflait pourtant les effluves :
« Le pouvoir en place aimerait qu’on ait peur, ils jouent sur la médiatisation de la casse, du sabotage, des affrontements. Ils sont très violents aussi, et on en parle bien trop peu. »
Pour l’étudiant qui en est à sa cinquième manifestation, si on ne l’écoute pas, la colère des manifestants reviendra plus forte.
« On a essayé de décrédibiliser la colère des gilets jaunes en leur reprochant leur violence, et deux ans après on a à nouveau tout le peuple dans la rue. Il faut que le gouvernement écoute les citoyens, il va être bien obligé de le faire, affirme-t-il. On peut encore faire tomber cette réforme. »
Nils, étudiant en deuxième année de master d’économie à l’université Lyon 2 à la manifestation du 6 avril contre la réforme des retraites à Lyon.Photo : LS/Rue89Lyon
Une conclusion partagée par Christophe, 52 ans. Arborant une imposante pancarte satirique, il n’a quasiment pas raté une seule manifestation depuis le début du mouvement social. Un sacrifice pour le commerçant d’instruments de musique dans le deuxième arrondissement :
« C’est vrai que les commerçants et les artisans ne sont pas très représentés dans ce genre de mouvement social, mais on n’est pas tous les mêmes, j’en connais plein qui vont dans la rue. »
« C’est un choix de société qui se joue aujourd’hui »
Christophe ignore combien il va toucher à sa retraite, dans douze ans. Il n’a pas non plus pris le temps de calculer combien cela lui coûtait de fermer boutique à chaque journée de mobilisation :
« L’argent que je ne gagne pas quand je vais en manifestation ne vaudra jamais la perte de deux ans de retraite. Si on doit vraiment calculer : on parle de dix jours d’ouverture de mon magasin contre 24 000 euros. »
De plus, Christophe insiste : il manifeste plus pour le bien commun que pour lui.
« Je connais des femmes de ménage qui travaillent encore à 65 ans. Ce n’est pas ça le monde dans lequel je veux vivre. Au delà de mon petit cas personnel, c’est un choix de société qui se joue aujourd’hui », enfonce-t-il.
Christophe, 52 ans artisan luthier à la manifestation du 6 avril contre la réforme des retraites à Lyon.Photo : LS/Rue89Lyon
Une réflexion partagée par Margot, enseignante de 35 ans. Syndiquée à Solidaires, elle participe d’habitude au service d’ordre de la manifestation. Mais aujourd’hui, elle défile avec le cortège féministe pour dénoncer le caractère sexiste de la réforme des retraites prévue par le gouvernement.
« Il n’y a aucune prise en compte des temps partiels et des carrières hachées dans cette réforme alors que ce sont généralement le fardeau des femmes », râle-t-elle.
« 30% des aides soignantes partent à la retraite avec au moins une invalidité partielle »
Elle évoque aussi les métiers féminins, comme aides soignantes et aides à domicile, qui effectuent des tâches éreintantes sans que la pénibilité de leur travail ne soit reconnue :
« Il y a des femmes qui portent des personnes âgées toute leur vie alors qu’elles mêmes sont devenues des personnes âgées. 30% des aides soignantes partent à la retraite avec au moins une invalidité partielle. »
Tout comme Nils, Margot déclare n’avoir pas peur d’aller manifester, même en tant que service d’ordre.
« Même si il y a des moments précis, pendant les manifestations, où j’ai peur, admet-t-elle. Quand on essaye de protéger les manifestants rue de la Barre et que des policiers suréquipés commencent à avancer vers nous… Là oui, j’ai le cœur qui bat. »
Le service d’ordre des syndicats, placé en arc de cercle hermétique devant la banderole de l’intersyndicale marquait une rupture nette entre le bloc et le reste de la manifestation. LS/Rue89Lyon
Margot milite d’ailleurs pour une féminisation du service d’ordre. Elle se félicite car aujourd’hui, beaucoup plus de femmes encadrent et protègent les manifestants :
« C’est du travail de recruter des femmes en SO. Il faut déconstruire l’idée que c’est un truc de gros bras, que c’est un truc de confrontation physique. Alors que non, c’est surtout une histoire de dialogue. »
Elle ajoute :
« Je pense que s’il y a plus de femmes qui s’investissent autant syndicalement, c’est aussi le résultat d’une colère liée à cette réforme. La colère est parfois un moteur pour oser. »
L’enseignante devait participer à l’organisation d’une soirée de soutien aux caisses de grèves ce jeudi 6 avril au bar De l’autre côté du pont (Lyon 3è). Les prises de paroles se feront en non-mixité choisie, sans hommes cis hétéro. « En 2019, on avait récolté 10 000 euros », se souvient-elle.
Ce jeudi 6 avril, le tribunal de Lyon a rendu son délibéré concernant l’affaire de pollution des sols, à Grézieu-la-Varenne. Il a donné raison à une des victimes, Audrey Marcodini.
C’est une victoire pour les habitant·es (et anciens habitant·es) du quartier du Tupinier à Grézieu-la-Varenne. Ce jeudi 6 avril, le tribunal de Lyon a donné raison à Audrey Marcodini, victime d’une pollution liée à l’activité d’une ancienne blanchisserie. Il a déclaré qu’elle était « fondée à demander la résolution [l’annulation, ndlr] de la vente » de sa maison. Un nouveau rebondissement judiciaire dans cette affaire de pollution des sols. Un jugement qui a une portée symbolique.
Pour comprendre, revenons en arrière. En 2019, les habitant·es du Tupinier, un quartier de Grézieu-la-Varenne, découvrent qu’ils vivent sur un terrain pollué. Une pollution venant des établissements Mercier et Dasi (Dégraissage, application, silicone et ignification) installés sur place des années 50 aux années 90. Or, cet héritage enterré est loin d’être inconnu. Il avait été révélé par la presse au milieu des années 80. Pourtant, aucun vendeur, ou notaire, n’a trouvé opportun de les en avertir.
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