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1000 abonné·e·s : Rue89Lyon est sauvé, merci !

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Du 21 février au 31 mars, Rue89Lyon organisait une campagne d’abonnement – la première de son histoire – pour sauver notre média en grande difficulté. Vous avez été nombreux à répondre à notre appel à soutien. Aujourd’hui, la communauté des abonné·es de Rue89Lyon compte même plus de 1000 personnes.

Nous ne vous remercierons jamais assez pour votre incroyable mobilisation. La confiance que vous placez dans notre média nous oblige et nous motive pour vous proposer un travail toujours plus qualitatif. Vous permettez à notre titre de presse de survivre et vous validez le journalisme que nous souhaitons incarner aujourd’hui : un journalisme d’enquête indépendant et engagé à Lyon et dans ses environs.

Nous vous présenterons courant 2023 les nouveaux projets que nous souhaitons mettre en œuvre.

Rue89Lyon sauvé 1000 abonnés
Nous avons 1000 abonné·e·s : Rue89Lyon est sauvé et notre média d’enquête, indépendant et engagé sera toujours là en 2024. Visuel : agence Sans Tête

Des marques de soutien qui nous encouragent dans la voie d’un journalisme exigeant à Lyon

Au-delà des abonnements, nous tenons aussi à vous remercier pour les messages de soutien que vous nous avez adressé tout au long de cette campagne. Drôles, graves, encourageants, parfois venus d’au-delà des frontières lyonnaises… tous nous ont touché. Ils témoignent de l’attachement que vous avez pour un média d’enquête et indépendant à Lyon. En voici quelques exemples :

« Votre rôle de média indépendant est indispensable dans le paysage lyonnais que nous connaissons… [Avec cette campagne], vous nous avez secoués et nous en avions bien besoin. Nous étions nombreux à penser que « ça roulait pour vous » et que notre abonnement n’était finalement pas indispensable. Grave erreur. C’est compris. on ne nous y reprendra plus. »

« Voici un chèque d’abonnement de soutien, juste retour pour votre implication en 2013 dans notre lutte contre l’obligation de puçage électronique de nos brebis, qui ne sont toujours ni pucées, ni soumises »

« J’espère que vous allez pouvoir continuer : un journalisme indépendant et engagé est essentiel dans notre société »

« Nous profitons [de votre campagne] pour vous remercier d’être présent·es sur la problématique des squats dans la métropole. Nous espérons que Rue89Lyon sorte rapidement de cette mauvaise passe avec tous les soutiens que mérite son travail. »

Direction les 1200 abonné⋅e⋅s pour Rue89Lyon

Ces marques de soutien sont loin d’être un satisfecit et ne sont pas prises pour acquises. Elles nous obligent également. Elles nous poussent à continuer dans la voie d’un journalisme exigeant, tenace et curieux à Lyon. Cela nous encourage aussi dans le choix que nous avons fait de nous tourner vers l’abonnement. Nous sommes un média qui n’a de comptes à rendre qu’à ses lecteurs.

Aujourd’hui, Rue89Lyon peut se projeter vers l’avenir. Plus d’ultimatum à la fin du mois pour assurer notre survie. Reste l’objectif de stabiliser un peu plus notre média et de sécuriser son indépendance vis-à-vis de ses créanciers. Si Rue89Lyon est sauvé, nous devons quand même emprunter pour boucler l’année.

Si vous étiez 200 abonné⋅e⋅s de plus, nous pourrions diviser cette somme par deux. Pour continuer de vous convaincre de l’utilité de notre travail, on retourne de suite sur le terrain pour revenir avec de nouvelles enquêtes.

Continuez de partager cet appel autour de vous. Inciter vos proches à nous lire, c’est le meilleur moyen que vous avez de les convaincre de nous rejoindre et de s’abonner !

Laurent, Oriane, Pierre, Laure, Marie
L’équipe de Rue89Lyon

À Lyon, un rassemblement contre la fin de la trêve hivernale vendredi

À Lyon, un rassemblement contre la fin de la trêve hivernale vendredi

Ce vendredi 31 mars, un rassemblement aura lieu place de la Comédie contre la fin de la trêve hivernale à Lyon. Au moins sept squats sont menacés d’expulsion.

Ce vendredi 31 mars à 17h30, les soutiens des squats et quelques habitant·es appellent à une mobilisation place de la Comédie (Lyon 1er), en face de l’opéra. Objectif : protester contre la fin de la trêve hivernale.

Selon le collectif Intersquats Exilé.e.s Lyon et Environs, sept squats pourraient être expulsés d’ici fin juin. Les situations des habitant·es des squats rue de Bourgogne (22 personnes), de Sans-Souci (50 personnes), du Cours Émile-Zola (12 personnes) sont particulièrement inquiétants.

« Nous sommes menacé·es d’expulsion dès le 1er avril », indiquent des habitant·es dans communiqué. 

Deux autres squats sont menacés. Le Duracuire, à Caluire, qui accueille 70 personnes, et le squat Pyramide (Lyon 7e), près de Gerland, comptant près de 200 personnes. Des lieux où Rue89Lyon s’est déjà rendu. En tout, près de 300 personnes sont menacées d’expulsion.

« L’État ne remplit pas ses missions d’hébergement inconditionnel, ni d’hébergement des demandeur.ses d’asile, mais il est bel et bien présent quand il s’agit d’utiliser la force pour mettre des personnes à la rue », regrette l’Intersquat et les habitants de différents lieux dans un communiqué.

Entre autre, ils demandent l’arrêt des expulsions de bâtiments où il n’existe aucun projet. Ils ciblent spécifiquement le squat de rue de Bourgogne (Lyon 9e) appartenant à la Métropole de Lyon et celui de Sans-souci, appartenant à la Ville de Lyon. 

Ils demandent également l’arrêt de la coupure de fluides durant l’année. Selon eux, Enedis a fait cette opération sur le squat de la rue de Bourgogne, cet hiver. Enfin, ils demandent la réquisition des 18 000 logements vides de la métropole de Lyon afin que tous les sans-abri puissent être relogés.

trêve hivernale Lyon
Un rassemblement est prévu contre la fin de la trêve hivernale à Lyon. Ici, une photo d’archive du collège Maurice-Scève. Ce squat a été expulsé en octobre 2020Photo : DR

Fin de la trêve hivernale : un hiver qui a vu le retour des tentes à Lyon

Non mentionné par l’Intersquat, l’avenir du squat de Grandclément pose également question. Une décision du tribunal correctionnel devait être donnée ce jeudi 30 mars sur l’avenir de ses habitants. 

Sur le front du sans-abrisme, l’hiver 2022-2023 a été particulièrement compliqué à Lyon. Il a vu le retour des tentes dans les rues de Lyon et a été marqué par diverses expulsions. Entre la Ville, la Métropole de Lyon et l’État, des échanges difficiles ont eu lieu sur la question de l’hébergement d’urgence. Ces échanges politiques laissent une partie de la population à la rue, sans solution.

Sur la semaine allant du 13 au 19 février, 1185 demandes faites au 115 n’ont pas abouti à une place en hébergement. Un chiffre à prendre avec des pincettes. Beaucoup de personnes sans-abri ne prennent plus la peine d’appeler ce numéro d’urgence. 

Vidéosurveillance à Lyon : le numéro d’équilibrisme de Grégory Doucet

Vidéosurveillance à Lyon : le numéro d’équilibrisme de Grégory Doucet

Les écologistes continuent d’investir le sujet de la sécurité à Lyon. L’audit sur la vidéosurveillance commandé par la Ville de Lyon a été présenté mercredi 29 mars. L’occasion d’une performance sur le fil pour le maire de Lyon Grégory Doucet. L’édile a tenté de ménager sa gauche et sa droite en augmentant le nombre de caméras de vidéosurveillance sur le parc lyonnais, tout en en discréditant l’utilité au travers d’un audit.

« À Lyon nous jouissons d’un des systèmes de vidéosurveillance parmi les plus performants grâce à mon prédécesseur Gérard Collomb, que j’aimerai remercier », a chaleureusement exprimé Grégory Doucet lors de la conférence de presse de la Ville de Lyon, présentant le rapport d’audit sur la vidéosurveillance.

Une déclaration qui pourrait sembler anodine, si on ne connaissait pas les passes d’armes régulières entre l’ancien et l’actuel édile de Lyon, notamment au sujet de la sécurité. Une déclaration teintée d’ironie, permettant à Grégory Doucet de se défaire de la responsabilité de l’important parc de caméras de surveillance dont Lyon s’est dotée sous l’ère Collomb.

De gauche à droite : Mohamed Chihi, adjoint à la sécurité, Grégory Doucet, maire de Lyon, Évelyne Gauchard-McQuiston inspectrice générale des services en charge de l'audit sur la vidéosurveillance à Lyon. ©LS/Rue89Lyon
De gauche à droite : Mohamed Chihi, adjoint à la sécurité, Grégory Doucet, maire de Lyon, Évelyne Gauchard-McQuiston inspectrice générale des services en charge de l’audit sur la vidéosurveillance à Lyon.Photo : LS/Rue89Lyon

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« On ne met pas assez de moyens pour le vélo dans les banlieues lyonnaises »

« On ne met pas assez de moyens pour le vélo dans les banlieues lyonnaises »

Priscillia Petitjean a fondé les Ateliers de l’audace, un atelier de réparation et de vente de vélos reconditionnés aujourd’hui basé à Lyon. Native de Vaulx-en-Velin, l’association – comme sa fondatrice – militent pour l’accessibilité du vélo dans les banlieues lyonnaises. Interview.

Priscillia Petitjean a 35 ans, elle est née et habite encore aujourd’hui à Vaulx-en-Velin. Passionnée de vélo, elle a officié comme mécanicienne dès ses 21 ans, pour payer ses études. Elle a travaillé ensuite dans l’humanitaire, en Inde et en Côte d’Ivoire notamment, pendant 4 ans.

En 2014, Priscillia Petitjean est revenue dans la région lyonnaise et a travaillé au sein de plusieurs associations qui gravitent autour du vélo, de l’insertion et de la promotion des « modes doux ». Elle y a endossé les emplois de coursière, mécanicienne et responsable de projets.

Elle a lancé son propre projet en fondant les Ateliers de l’audace en avril 2020, à Villeurbanne. Une trentaine de bénévoles ont participé chaque jour à la vie du petit local de 30m² situé cours de la République. Il s’agissait surtout de réparation. Grâce aux dons, l’association a pu commencer à se lancer dans le reconditionnement de vélos.

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Changement de parcours pour la manifestation contre la réforme des retraites du 6 avril à Lyon

Changement de parcours pour la manifestation contre la réforme des retraites du 6 avril à Lyon

Jeudi 6 avril, l’intersyndicale du Rhône appelle à une nouvelle manifestation contre la réforme des retraites à Lyon, avec un nouveau parcours. Alors que les précédentes manifestations avaient cheminé de la Manufacture des Tabacs (8e) à Bellecour (2e), cette nouvelle manifestation aura lieu entre la place Jean Macé (7e) et la place du Maréchal Lyautey (6e). Reportage à venir dans la soirée.

La prochaine journée de mobilisation contre la réforme des retraites à Lyon aura lieu le jeudi 6 avril. L’intersyndicale donne rendez-vous à 11 heures place Jean Macé pour le début de la manifestation. Il s’agira de la 11e journée de mobilisation depuis début janvier, et de la troisième journée depuis le recours à l’article 49.3 pour faire passer la réforme des retraites sans vote à l’Assemblée Nationale. La loi est à présent entre les mains du conseil constitutionnel, qui doit se prononcer sur la constitutionnalité de la réforme le 14 avril.

Mardi 28 mars, les syndicats se sont félicités de la présence de 30 000 manifestants à Lyon, tandis que la préfecture en décomptait 12 500. C’est moins que le jeudi 23 mars, où les syndicats avaient annoncé 55 000 manifestants dans les rues de Lyon. Un chiffre record depuis le recours au 49.3. La préfecture, elle, avançait 22 000 personnes, soit presque autant que lors de celle du 7 mars, journée de la plus forte mobilisation.

Un nouveau parcours de manifestation pour éviter les tensions rue de la Barre à Lyon

L’intersyndicale a opté pour un nouveau parcours, jeudi 6 avril. Fini l’itinéraire traditionnel qui allait de la Manufacture des Tabacs à la place Bellecour, le long du cours Gambetta. Les manifestants iront de la place Jean Macé (7e) à la place du Maréchal Lyautey (6e). Un nouveau parcours qui évite l’habituel dispositif policier rue de la Barre, juste avant la place Bellecour, explique Romain Lapierre, secrétaire départemental du syndicat Solidaires 69.

« La préfecture refuse toujours d’ouvrir la rue de la Barre, développe-t-il. Cela crée une situation difficile à gérer et qui crée un point de crispation lorsque la manifestation doit tourner sur le quai Gailleton. On a décidé d’opter pour un autre trajet, rectiligne. »

En effet, depuis plusieurs années, les manifestations n’ont plus l’autorisation de passer par la rue de la Barre, qui relie le pont de la Guillotière à la place Bellecour, ce qui oblige le cortège à dévier par la place Antonin Poncet. Un important dispositif policier est systématiquement placé à l’entrée de la rue de la Barre.

La rue de la Barre interdite aux manifestations depuis 2020

Un choix préfectoral en vigueur depuis 2020, pris à la suite de dégradations commises sur l’Hôtel-Dieu, ce centre commercial et hôtel de luxe installé à l’angle de la rue de la Barre sur le site d’un ancien centre hospitalier. Le tribunal administratif avait notamment condamné l’État à rembourser 20 000 euros à l’Hôtel-Dieu, suite à des frais occasionnés par la dégradation des façades pendant une manifestation des gilets jaunes, le 9 janvier 2020 à Lyon.

Depuis, l’entrée de la rue de la Barre est presque toujours le lieu d’affrontement entre les forces de l’ordre et les manifestants constitués en black bloc. Une situation qui empêche parfois le reste du cortège de tourner vers la place Antonin Poncet et qui expose le cortège syndical aux gaz lacrymogènes et aux tirs de canon à eau des forces de l’ordre.

Dans une lettre ouverte en date du 27 mars, l’intersyndicale demandait à la préfecture du Rhône d’ouvrir la rue de la Barre. Un appel resté sans réponse pour l’instant. Lors de la dernière manifestation, le 28 mars, la rue de la Barre était bloquée par les forces de l’ordre.

Alors que la mobilisation pourrait encore baisser le 6 avril, ce nouveau trajet pourrait aussi permettre à l’intersyndicale de montrer des rangs plus resserrés que sur le parcours habituel.

Sorties à Lyon : la sélection culture de la rédaction du 29 mars au 4 avril

Sorties à Lyon : la sélection culture de la rédaction du 29 mars au 4 avril

De l’amour, du polar, Mozart en double, une Néo-Z et de l’anticipation sont au programme de la sélection sorties à Lyon de la semaine. À compléter par vos bons plans en commentaire.

Douce Harding

Le folk néo-zélandais n’est pas à proprement parler la chose la mieux partagée du monde (du fait d’un certain éloignement géographique notamment). Mais on peut s’accorder sur une chose : le fait qu’Aldous Harding en est très certainement la chef de file. Sur son dernier album, produit par John Parish (le sorcier derrière les chefs-d’oeuvre de PJ Harvey) la jeune femme laisse une place importante à sa voix – sans aucune démonstration superflue, au contraire. Et à une certaine ouverture pop qui n’est pas sans rappeler sa consoeur de This is The Kit. Une espèce de sophistication dans la simplicité qui irrigue toute l’oeuvre de la musicienne.

Aldous Harding. À l’Epicerie Moderne, le 30 mars.

Mozart en double

Ce qu’il y a de bien avec Mozart, c’est qu’il y a mille manières de le déguster. Ce sera le cas cette semaine, puisque le bon Wolfgang s’appréciera en format musique de chambre (au Grand Studio du Ballet de l’Opéra, ce qui est original). Et ce au cœur d’une triple programmation incluant des œuvres de Schubert et Britten. On y appréciera le Quatuor pour hautbois et L’Adagio pour cor anglais et trio à cordes. Dans un registre un peu différent, la Chapelle de la Trinité propose, dirigée par Jean-Christophe Spinosi, La Messe en Ut mineur, rare trace (inachevée) de musique religieuse dans l’œuvre de Mozart (Requiem mis à part).

Mozart – Messe en Ut Mineur. À la Chapelle de la Trinité, le 30 mars.

Mozart, Schubert, Britten. À l’Opéra de Lyon, les 1er et 2 avril.

Le polar à Quais

Tous les ans, une frénésie policière s’empare de Lyon. Non qu’on y voie les forces de l’ordre pourchasser des manifestants plus que de raison. Non, c’est plutôt du côté des littératures policières que ça passe. Un domaine dans lequel, avec son festival Quais du Polar, Lyon s’est positionné à la pointe européenne et fait quelques envieux. L’édition 2023, toujours aussi foisonnante rendra un bel hommage au polar espagnol avec une belle brochette d’invités (Victor del Arbol, Javier Cercas, Alicia Gimenez-Bartlett, Carmen Mola , Javier Castillo, Rosa Montero). Mais on y retrouvera aussi quelques pointures françaises (Thillez, Norek, Niel…) et internationales (Ellory, Lagercrantz, Cornwell…). Ainsi qu’une large place laissée à la non-fiction et au fait-divers, genres montants de la discipline. Autre grand moment : la Grande enquête grandeur nature à travers la ville.

Quais du Polar. Au Palais de la Bourse, du 31 mars au 2 avril.

Sorties à Lyon Quais du Polar Margaux Cormoranche
Quais du Polar. Palais de la Bourse. Photo : Margaux Cormoranche

Mémoire fantôme

Imaginez un monde où l’on pourrait stocker les souvenirs de chacun dans des boîtiers numériques. Et potentiellement permettre au mort de « revenir » en téléchargeant leur mémoire dans d’autres enveloppes corporelles. Nous ne dirons pas que nous y sommes presque mais nous y sommes… presque. C’est en tout cas l’idée au cœur de France-fantôme, la nouvelle pièce de Tiphaine Raffier, prometteuse metteuse en scène soutenue par le TNP. Et particulièrement friande de récit ancré dans le futur (on lui doit également La Réponse des hommes, joué l’an dernier). Un terrain propice aux expérimentations théâtrales mais aussi à un ensemble de réflexions qui flirtent avec la philosophie.

France-fantôme. Au TNP, du 31 mars au 7 avril.

Nil d’amour

Cette année, le TNP et le Théâtre de la Croix-Rousse montrent le travail de Tiago Rodrigues. Histoire de présenter au public le travail (fort intéressant) de celui qui n’a pas été nommé à n’importe quel poste en prenant la direction du Festival d’Avignon (une nomination quasi-papale dans le milieu du théâtre). Et voici donc son Antoine et Cléopâtre, très librement adapté du classique de Shakespeare. Mais dans un mode plus intime et au plus près de la relation amoureuse des deux protagonistes. En prime une musique tirée du film de 1963 pour rendre un peu plus de post-modernité encore à l’exercice de style théâtral.

Antoine et Cléopâtre. Au Théâtre de la Croix Rousse, du 4 au 7 avril.

#chapelle de la trinité#Théâtre de la Croix-Rousse

Après Sainte-Soline, un rassemblement ce jeudi à Lyon contre les violences policières

Après Sainte-Soline, un rassemblement ce jeudi à Lyon contre les violences policières

Après la grande mobilisation contre les mégabassines qui a fait de nombreux blessés graves à Sainte-Soline, les organisateurs appellent à un rassemblement ce jeudi 30 mars devant toutes les préfectures. Initialement prévu devant la préfecture de Lyon, le périmètre a été interdit par arrêté. Le rassemblement a été déplacé au pont Wilson (Lyon 3è).

4000. C’est le nombre de grenades explosives tirées en l’espace de 2 heures sur les opposant·es aux mégabassines réuni·es ce samedi 25 mars à Sainte-Soline, dans les Deux-Sèvres. Une pluie dangereuse, qui a causé de nombreuses blessures dans les rangs des manifestant·es. D’après une enquête de Mediapart, la prise en charge des blessé·es a en outre été retardée par les forces de l’ordre.

Préfecture du Rhône, Lyon. C'est elle qui reçoit les dossiers de droit au logement.
Préfecture du Rhône, Lyon. Crédit : Thomas Sévignon

Deux manifestants gravement blessés à Sainte-Soline dans le coma

Le collectif Bassines Non Merci, la Confédération paysanne et Les Soulèvements de la terre, à l’origine de la mobilisation, recensent 200 blessé·es, dont 40 gravement. Deux manifestants se trouvent toujours dans le coma, dont un avec un pronostic vital toujours engagé.

« Comme à Malville face à la déferlante anti-nucléaire en 77 ou à Sivens en 2014 face à l’éclosion de Zads en divers endroits du pays, l’État français a choisi délibérément le 25 mars de se donner sciemment la possibilité de tuer, réagissent les organisateurs dans un communiqué. Ce 25 mars, le gouvernement Macron a tenté de faire taire un espoir politique par la mutilation de masse. »

À Lyon, rendez-vous ce jeudi devant la préfecture en hommage aux blessés de Sainte-Soline

Pour dénoncer ces violences, ainsi que celles commises par les forces de l’ordre pour réprimer les mobilisations contre la réforme des retraites, le collectif Bassines Non Merci, la Confédération paysanne et Les Soulèvements de la terre appellent à se rassembler ce jeudi 30 mars devant toutes les préfectures du pays. À Lyon, ce rassemblement aura lieu à partir de 19h au pont Wilson (Lyon 3è). Initialement, il devait se tenir au niveau du square Delestraint, à côté de la préfecture du Rhône, mais le périmètre a été interdit par arrêté.

Vincenzo Vecchi restera en France

Vincenzo Vecchi restera en France

Après le refus de la cour d’appel de Lyon de renvoyer Vincenzo Vecchi en Italie, le parquet a décidé ce mardi 28 mars de ne pas se pourvoir en cassation. Le militant italien peut enfin souffler : il restera en France. Il risquait 12 ans de prison dans son pays natal pour avoir participé au contre-sommet de Gênes, en 2001.

« Vous avez un choix moral à faire », avait lancé Vincenzo Vecchi au président de la cour d’appel de Lyon le 24 février dernier. Un mois plus tard, la juridiction lyonnaise avait tranché. Et refusé de remettre Vincenzo Vecchi à l’Italie.

Une décision sur laquelle le parquet a – enfin – décidé de s’aligner. Après avoir formé un pourvoi en cassation contre les arrêts rendus par les cours d’appel de Rennes et d’Angers, le parquet a décidé ce mardi 28 mars de s’incliner face à celle de Lyon.

Pour rappel, Vincenzo Vecchi est un militant anticapitaliste et antifasciste italien, traqué par son pays depuis plus de dix ans. Son tort est d’avoir participé au contre-sommet de Gênes en 2001, qui a rassemblé près de 300 000 manifestant·es venu·es de toute l’Europe.

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[Direct] À Lyon, un cortège de tête dense et jeune à la manifestation contre la réforme des retraites du 28 mars

[Direct] À Lyon, un cortège de tête dense et jeune à la manifestation contre la réforme des retraites du 28 mars

Ce mardi 28 mars signe la 10e journée de mobilisation, à Lyon et en France, contre la réforme des retraites. Rue89Lyon a suivi en direct la manifestation qui s’est s’élancée de la Manufacture des tabacs (8e) jusqu’à Bellecour. Comme le 23 mars, le cortège de tête était particulièrement important, avec une forte mobilisation de la jeunesse.

Malgré une baisse du nombre de manifestants, l’intersyndicale a réussi à mobiliser encore largement ce mardi 28 mars pour cette 10e journée de mobilisation contre la réforme des retraites. Alors que cette réforme est passée en force depuis plus d’une semaine à l’Assemblée nationale, la colère ne semble pas retomber face à une réforme plus qu’impopulaire.

La loi est actuellement entre les mains du Conseil constitutionnel, qui doit vérifier la conformité du projet de loi avec la Constitution, dans un délai d’un mois maximum. L’intersyndicale continue d’appeler le président de la République, Emmanuel Macron, à retirer cette réforme, ou au moins, la mettre en pause.

Des blocages dans la région de Lyon ce matin

À Lyon, les syndicats et la jeunesse n’ont pas relâché la pression. Dès le matin, on pouvait dénombrer plusieurs blocages.

Près de Lyon, à Saint-Vulbas, la CGT a bloqué l’accès à la centrale nucléaire du Bugey. Seuls les salariés d’astreinte étaient autorisés par les grévistes à rentrer sur le site, explique la CGT Energie. Une partie de la production, de la tranche 3, est aussi à l’arrêt depuis vendredi 24 mars.

La circulation des trains entre Saint-Étienne et Lyon a également été perturbée, entre 7h et 8h30, par des cheminots en grève qui ont envahi les voies. Les grèves réduisent aussi le trafic, puisque la SNCF a annoncé, au niveau national, 1 TER sur 2 en moyenne, 3 TGV Inoui et Ouigo sur 5 et 1 Intercité sur 4.

Une dizaine de lycées de la ville ont été bloqués, selon le syndicat La Voix Lycéenne, notamment les lycées Ampère, Lacassagne, Saint-Exupéry et Saint-Just.

Les deux campus de l’Université Lyon 2, à Bron et sur les quais du Rhône, sont également bloqués et aucune activité ne s’y tiendra.

Mardi 28 mars : un blocage historique du principal site de l’Université Lyon 3

Fait notable : le campus de la Manufacture des tabacs, principal campus de l’Université Lyon 3, est aussi touché par un blocus. Cette fac, historiquement marquée à droite, est très rarement perturbée lors de mouvements sociaux.

Dans la matinée, une bagarre a éclaté à proximité du cours Albert Thomas. Selon plusieurs sources, les auteurs de l’attaque sont des militants d’extrême droite venus dans l’intention de « débloquer » le site de l’université. Ils ont été repoussés notamment par des membres du groupe antifasciste, la Jeune garde.

3000 manifestants en cortège de tête au départ de la Manufacture des Tabacs (Lyon 8e)

Comme d’habitude pour les grands rendez-vous sociaux, le cortège est parti de la Manufacture des tabacs (Lyon 8è), pour rejoindre la place Bellecour.

Les syndicats se sont félicités de la présence de 30 000 manifestants, tandis que la préfecture en décomptait 12 500. C’est moins que le jeudi 23 mars, où les syndicats avaient annoncé 55 000 manifestants dans les rues de Lyon, un chiffre record depuis le début du mouvement pour la première manifestation suite au recours au 49.3. La préfecture, elle, avançait 22 000 personnes, soit presque autant que lors de celle du 7 mars, journée de la plus forte mobilisation.

La préfecture a recensé 3000 manifestants en cortège de tête (cortège devant la banderole intersyndicale), dont 1000 personnes qui se sont constituées en black bloc. Des chiffres proches du 23 mars, et qui signe un tournant dans ces manifestations intersyndicales. Le cortège de tête agrège de plus en plus de manifestants, depuis ces deux dernières journées de mobilisation.

En fin d’après-midi, la préfecture du Rhône a communiqué le nombre d’interpellations réalisées au cours de la manifestation : 15. C’est un plus que lors de la précédente journée d’actions où 11 interpellations avaient été réalisées.

>> L’équipe de Rue89Lyon s’est mobilisée pour suivre la manifestation en direct.

Bonjour à tous et toutes, et bienvenue dans ce direct !

Plusieurs journalistes de Rue89Lyon seront sur le terrain cette après-midi pour suivre la 10e manifestation intersyndicale lyonnaise contre la réforme des retraites.

Il est 13h, heure de rendez-vous donné aux manifestants à la Manufacture des Tabacs (8e). Le cortège doit s’élancer sur le cours Gambetta d’ici peu.

Le campus de l’Universite Lyon 3 est bloqué depuis ce matin, et le blocage tient encore à 13 heures. C’est un blocage historique pour cette université, historiquement classée à droite, où les étudiants se mobilisent peu lors des mouvements sociaux.

Université Lyon 3 blocage
Le campus de la Manufacture des tabacs de l’Université Lyon 3 est bloqué par les étudiant·es le 28 mars. C’est un fait très rare pour une université historiquement classée à droite.Photo : OM/Rue89Lyon

Dans la matinée, une bagarre a éclaté à proximité du blocage. Selon plusieurs sources, les auteurs de l’attaque sont des militants d’extrême droite venus dans l’intention de « débloquer » le site de l’université. Ils ont été repoussés notamment par des membres du groupe antifasciste, la Jeune garde et des étudiant·es qui participaient au blocage.

Des lycéen·nes sont venus rejoindre le blocage de Lyon 3 quand ils et elles ont appris pour cette attaque. Plus tôt dans la matinée, ils et elles avaient bloqué leur lycée Saint Just (Lyon 5e), une première depuis des années. « On est fiers », disent les lycéen·nes.

Lycée Saint Just bloqué 28 mars retraites
Des lycéen·nes qui ont bloqué le lycée Saint-Just, présent·es à la manifestation du 28 mars contre la réforme des retraites.Photo : OM/Rue89Lyon

Les syndicalistes de la CFDT s’installent doucement en ce début de manifestation.

CFDT manifestation 28 mars
Le camion et le ballon de la CFDT en début de manifestation contre la réforme des retraites, mardi 28 mars.Photo : OM/Rue89Lyon

La manifestation se met enfin en marche ! Les lycéen·nes ont formé un cortège plus important que les manifestations précédentes. « Ça va péter » chantent les manifestant·es.

Les renseignements territoriaux annonçaient, hier lundi 27 mars, que la mobilisation des jeunes pourrait doubler voire tripler en ce mardi 28 mars.

Cortège lycéen manifestation retraites
Le cortège lycéen à la manifestation du 28 mars contre la réforme des retraites.Photo : OM/Rue89Lyon

Nous retrouvons dans le cortège, Samy, de la CGT Pompiers. Rue89Lyon avait consacré un portrait à ce pompier et son collègue Pascal, sur l’impact de la réforme des retraites sur leur carrière.

« On est fatigués, c’est la 10e journée de mobilisation. On se lève très tôt, mais on va continuer », soutient-il.

Pompier CGT réforme retraite lyon
Samy, pompier et syndiqué à la CGT, manifeste pour la 10e fois contre la réforme des retraites à Lyon.Photo : OM/Rue89Lyon
Lyon manifestation Macron
Emmanuel Macron dépeint en roi à la manifestation du 28 contre la réforme des retraites à Lyon.Photo : OM/Rue89Lyon

Le cortège de tête est de nouveau particulièrement fourni à Lyon, et comporte beaucoup de jeunes. Le 23 mars, plusieurs milliers de manifestant·es avaient composé un cortège de tête. Aujourd’hui, on compte aussi une trentaine de gilets jaunes.

Le cortège de tête de la manifestation du 28 mars à Lyon.Photo : OM/Rue89Lyon

Parmi les banderoles des manifestants, l’une d’entre elles fait référence aux violences policières qui ont eu lieu le 25 mars à Sainte-Soline, lors d’un rassemblement contre les méga-bassines. Un manifestant est dans le coma, avec un pronostic vital engagé, après avoir reçu une grenade par les forces de l’ordre.

Banderole en référence à S., un manifestant dans le coma suite à une manifestation contre les méga bassines à Sainte-Soline.Photo : OM/Rue89Lyon

Un important dispositif policier est en cours tout le long du cour Gambetta, et encadre le cortège de tête, pour l’instant calme.

Dix camions de police sont postés au début du cortègePhoto : PL/Rue89Lyon
La police encadre le cortège, pour l’instant calme au niveau de Garibaldi.Photo : PL/Rue89Lyon

Pour se faire une idée de l’ampleur du cortège de tête, très diversifié :

Un cortège de tête particulièrement dense et fourni, mardi 28 mars contre la réforme des retraites à Lyon.Photo : PL/Rue89Lyon

« L’extrême violence c’est vous. Soutien à S. et a tous·tes les blessé·es ». Des manifestant·es commencent à former un black bloc à l’avant du cortège et sortent leurs banderoles, où ils et elles s’adressent au gouvernement.

La banderole du black bloc à la manifestation du mercredi 28 mars à Lyon.Photo : OM/Rue89Lyon

Valentine a 25 ans, c’est la deuxième fois qu’elle vient manifester et qu’elle fait grève, car auparavant elle était en période d’essai. Avec sa pancarte, elle s’est placée dans le cortège de tête.

« Je travaille dans la tech, et je suis la seule meuf de ma boîte à manifester. Mes collègues ne me comprennent pas. Moi, je suis dans la rue pour moi, mais aussi pour ceux qui ont moins », explique-t-elle.

Elle se rend compte que jusqu’ici les manifestations n’ont pas debouché au retrait de la réforme, selon elle « parce que ceux qui ont beaucoup ne font pas grève. » Elle a peur que le mouvement ne s’essouffle.

Valentine, travaille dans la tech’ et manifeste à Lyon contre la réforme des retraites, le 28 mars.Photo : PL/Rue89Lyon

Premières dégradations de banques et premiers tirs de gaz lacrymogènes près de l’arrêt de métro Saxe-Gambetta.

La BNP Paribas a été particulièrement prise pour cible, des manifestants ont réussi à casser la porte et à pénétrer dans les locaux. La BNP Paribas a aussi été ciblée ce mardi 28 mars… par le Parquet national financier, qui a mené des perquisitions au siège de la banque. La BNP Paribas est soupçonnée de « fraude fiscale aggravée » avec 4 autres banques françaises.

Premiers tirs de gaz lacrymogène des forces de l’ordre, mardi 28 mars. ©PL/Rue89Lyon

Mathieu a 30 ans. Il porte un gilet jaune mais a commencé à se mobiliser avant 2018. Ce week-end, il était à Sainte-Soline, pour manifester contre les méga bassines. Il manifeste aujourd’hui contre la réforme des retraites mais aussi en « solidarité avec le camarade blessé ». Un manifestant contre les méga bassines, S., a été gravement blessé par les gendarmes et se trouve actuellement dans le coma.

« On se laissera pas faire par l’autoritarisme qui plane. C’est important de montrer qu’on va pas se laisser abattre. Le gouvernement veut nous intimider. Ils en mutilent un pour en impressionner mille », analyse-t-il.

Mathieu, manifestant présent à Sainte-Soline, manifeste à Lyon contre la réforme des retraites et en soutien aux blessé·es par les forces de l’ordre.Photo : PL/Rue89Lyon

Le bloc, en ligne place Gabriel Péri.

Les banderoles en tête de cortège de la manifestation contre la réforme des retraites le 28 mars.Photo : PL/Rue89Lyon

On dénombre déjà 5 interpellations de manifestants, selon la préfecture.

La tête de cortège arrive maintenant sur le pont de la Guillotière et se dirige vers la rue de la Barre. À peine arrivés au milieu du pont, les manifestants du black bloc et du cortège de tête subissent des tirs de gaz lacrymogènes.

Sur le pont de Guillotière, des premiers tirs de gaz lacrymogène atteignent la tête de cortège.Photo : PL/Rue89Lyon

La tête de cortège est arrivée en face de la rue de la Barre. Aux premiers jets de projectiles des manifestants, les forces de l’ordre répliquent avec des canons à eau, qui font leur retour. Jeudi 23 mars, lors de la précédente manifestation, les forces de l’ordre ne disposaient d’aucun canon à eau rue de la Barre, ni de barrières.

Cette fois, en plus du camion qui porte un canon à eau, les forces de l’ordre ont également deux canons à eau posés à terre, derrière des grillages noirs, pour repousser les manifestants.

Comme le 23 mars, des manifestants tentent de bloquer la circulation en contrebas, sur le quai Gailleton. Quelques minutes plus tard, plus aucune voiture n’y circule. La circulation a été coupée ou redirigée en amont. Alors que la double voie est vide, des manifestants jettent des blocs de pierre en contrebas.

Des manifestants tentent de bloquer la circulation sur le quai Gailleton (Lyon 2e), lors de la manifestation contre la réforme des retraites à Lyon.Photo : PL/Rue89Lyon

L’intersyndicale et le service d’ordre poursuivent leur route et ont réussi à dépasser la rue de la Barre, sous les canons à eau.

Le service d’ordre de l’intersyndicale, le 28 mars.Photo : PL/Rue89Lyon

Une partie du cortège, environ 200 personnes, descendent sur la voirie en contrebas, quai Gailleton (Lyon 2e) et tentent de poursuivre leur chemin, plus loin que la place Antonin Poncet. Ils sont rejoints par d’autres manifestants par la suite, avec une banderole.

Près de l’enseigne Gibert Joseph, les manifestants ont allumé un feu.

Les manifestants allument un feu, sur le quai Gailleton, lors de la manifestation du 28 mars contre la réforme des retraites. PL/Rue89Lyon

Les forces de l’ordre chargent face aux manifestants qui leurs jettent divers projectiles, quai Gailleton. Les lanceurs de LBD sont sortis.

L’intersyndicale annonce à la sono 30 000 manifestants à Lyon. Une baisse de la mobilisation par rapport au 23 mars, mais un chiffre qui reste élevé. Au même moment, la place Antonin Poncet est noyée sous les gaz lacrymogènes.

La préfecture annonce de son côté 12 500 manifestants, dont 3000 en cortège de tête et un black bloc de 1000 personnes.

Tout une partie du cortège n’est pas encore arrivée place Bellecour, plus de trois heures après le début de la manifestation.

La fin du cortège est arrivée place Bellecour, qui commence à se vider petit à petit. Les policiers fouillent les manifestants sur les points de contrôle dans les rues adjacentes, notamment rue de la République. C’est la fin de ce live, merci à tous et toutes de l’avoir suivi !

L’exécutif de la Métropole expulse des jeunes migrants et crée des remous dans la majorité

L’exécutif de la Métropole expulse des jeunes migrants et crée des remous dans la majorité

Dimanche 26 mars, à la veille du conseil de la Métropole, l’exécutif écologiste a fait expulser de jeunes migrants. Sans-abri et en recours pour être reconnus mineurs, ils avaient installé un campement devant l’hôtel de la Métropole, rue du Lac (3e arr.). Une méthode policière, à rebours de la politique menée jusqu’alors par la collectivité, qui crée des remous dans la majorité.

Ce lundi 27 mars au matin, enveloppés dans des couvertures de survie, une vingtaine de jeunes migrants et leurs soutiens, manifestent devant le siège Métropole de Lyon.

La veille, dimanche 26 mars, en début de soirée, ces jeunes qui se disent mineurs et sont en recours devant un juge, ont tenté d’établir un campement juste devant la Métropole de Lyon. Aidés du collectif soutiens/migrants Croix-Rousse, ils voulaient alerter sur leur situation : ils n’ont pas d’endroit où dormir, puisque la Métropole ne les a pas reconnus mineurs et a cessé leur prise en charge (obligatoire pendant cinq jours après leur arrivée).

Quelques heures plus tard, vers 22 heures, des camions de CRS sont venus déloger ces jeunes. C’est la Métropole de Lyon qui a demandé à la préfecture de procéder à cette expulsion. Aucun jeune n’a été relogé.

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#Mineur isolé étranger