[Témoignage] Une prise de parole syndicale évoquant les conditions de travail des musiciens professionnels a provoqué l’ire d’une partie du public de l’Auditorium de Lyon, vendredi 17 mars. Huées, insultes, quolibets… La réaction du public a choqué le monde du spectacle, bien au-delà de la région lyonnaise. Pour Rue89 Lyon, François Apap, l’auteur du discours, a accepté de revenir sur cette soirée.
François Apap, bassoniste professionnel à l’Auditorium de Lyon. Photo ED/Rue89 Lyon
François Apap a commencé le basson à l’âge de sept ans et le pratique sans discontinuer depuis cinquante ans. Il officie en tant que second basson au sein de l’orchestre national de Lyon, dont il est délégué syndical (SAMPL-SNAM). C’est à ce titre qu’il s’est exprimé, vendredi 17 mars, sous les huées d’une partie des 2000 spectateurs de l’Auditorium, au lendemain de l’annonce par le gouvernement d’un passage en force sur la réforme des retraites, via le 49.3.
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Depuis le 16 mars et le passage en force de la réforme des retraites au parlement à l’aide de l’article 49.3, des mobilisations spontanées ont lieu presque chaque soir dans les rues de Lyon. En réaction, les forces de l’ordre font preuve d’un maintien de l’ordre plus violent, avec de nombreuses interpellations. Des techniques qui rappellent la répression du mouvement des gilets jaunes.
Pendant quatre soirs, la colère des opposant·es à la réforme des retraites s’est faite entendre dans les rues de Lyon. Des manifestations non-déclarées – mais auxquelles il n’est pas illégal de participer – ont réuni plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de manifestant·es dans le centre-ville de Lyon, jeudi 16, vendredi 17, samedi 18 et lundi 20 mars.
Si on y retrouve des manifestant·es aux profils divers et de tous âges, la jeunesse y occupe une place prépondérante. Ces « manifs sauvages » se sont constituées après l’adoption de la réforme des retraites sans vote de l’Assemblée nationale, avec l’article 49.3, et sans dialogue avec les syndicats malgré le fait qu’ils aient réuni plusieurs millions de manifestants dans les rues depuis janvier.
Lyon voit défiler les manifestations en soirée contre la réforme des retraites
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Dernière Rénovation a entamé sa 4e vague d’actions à Lyon en repeignant en orange la préfecture du Rhône. Reportage.
Après Matignon, Bercy et le ministère de la Transition écologique, la préfecture du Rhône aussi a eu droit à son coup de peinture orange. Ce mercredi 22 mars, en guise de coup d’envoi de leur quatrième vague d’actions, trois militant·es de Dernière Rénovation ont décidé de repeindre l’édifice de la rue Servient, dans le 3e arrondissement de Lyon.
À la préfecture de Lyon, la première action d’une longue série
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Un street artist au musée, une maison de l’amour et une autre de sang, du doc en pagaille et beaucoup de Mahler, c’est le programme des sorties à Lyon pour cette semaine. N’hésitez pas à ajouter vos bons plans en commentaires.
Obey street
Il s’appelle Shepard Fairey mais si vous le connaissez c’est sans doute davantage sous le nom d’Obey. Car Obey est le graphiste/street artist le plus tendance de ces 20 dernières années (avec, dans un autre genre, Banksy). Impossible par exemple d’être passé à côté de son portrait iconique de Barack Obama estampillé « Hope ». Son œuvre est aussi considérable par sa quantité : plus de 2000 œuvres dont un millier est à voir au Musée Guimet (avec le concours des Grenoblois de Spacejunk). Pochettes d’album, grandes causes (racisme, écologie), portraits d’hommes politiques ou de pop stars, tout passe au prisme de son travail de street artiste, classé ici par thématique.
Sorte de piqûre de rappel du Mois du film documentaire (en novembre), les Ecrans du Doc proposent cinq jours durant au Toboggan, un panel fort large de ce genre parent pauvre du cinéma. Et nous montre que c’est de moins en moins vrai. Du fait de la diversité et de la qualité du documentaire moderne. La preuve en quelques films présentés ici : Les Années Super 8, dont on a déjà beaucoup parlé ; Atlantic Bar, sur la vie d’un bar de quartier menacé de fermeture ou La (Très Grande) Evasion qui avec son titre clin d’œil à John Sturges explore l’optimisation fiscale. Et bien sûr, Sur l’Adamant de Nicolas Philibert, Ours d’or au Festival de Berlin, en avant-première.
Les écrans du Doc. Au Toboggan du 21 au 26 mars. >> Encore quelques places à gagner ici.
Faites entrer l’agent immobilier
Un opéra sur une transaction immobilière, voilà Bluthaus. Nadja mettant en vente la maison de ses défunts parents. Sauf qu’à l’occasion sont révélés les secrets sanglants de la demeure. Nadja est une enfant abusée, sa mère a tué son père et s’est suicidée – de quoi faire baisser la valeur du prix au mètre carré – et Nadja ne peut plus aimer. De ce pitch très « Recherche appartement ou maison » rencontre « Faites entrer l’accusé », Georg Friedrich Haas a composé un opéra assassin en 2011. Et exprime la souffrance dans les grandes largeurs. Mieux, le metteur en scène Claus Guth mêle la partition de Haas à deux œuvres de Monteverdi sur l’impossibilité d’aimer.
Chaque symphonie de Gustav Mahler est comme un continent. Le chef Nikolaj Szeps-Znaider en explore d’ailleurs les recoins avec délectation. Et celui-ci, de continent, est fort vaste, la 3e étant sa plus longue (elle a longtemps bénéficié du statut de symphonie la plus longue jamais écrite). Elle dure en effet une centaine de minutes et constitue une sorte de work-in-progress vers une musique de plus en plus aventureuse et singulière au gré des six mouvements qui la composent. Un monument du romantisme mais en vérité bien plus que cela. Pour Szeps-Znaider : « Ce n’est presque plus de la musique. »
Après Morrissey, c’est un autre petit morceau d’histoire de la pop britannique des années 80-90 qui vient visiter Lyon. Un groupe important sans doute pas reconnu à sa juste valeur. La faute à un leader sans doute trop ombrageux. Et à une incapacité du même à transformer l’essai de deux premiers albums référence (problèmes de gestions du succès, pas mal d’egos mal placés et beaucoup de drogues). Guy Chadwick et sa troupe, reformée dans les années 2000 a sorti il y a quelques mois un nouvel album très digne. Mais les fans seront là pour les tubes de toujours et d’il y a trente ans et plus, Shine on, Christine, The Beatles & The Stones…
Lucas a rejoint la campagne Dernière Rénovation dès son implantation à Lyon. Depuis, cet ingénieur en sûreté nucléaire de 25 ans s’y implique avec une détermination à la hauteur de l’urgence à agir.Portrait.
Lucas, 25 ans, a fait partie des premiers à rejoindre la campagne de résistance civile Dernière Rénovation quand elle est arrivée à Lyon, en septembre 2022. Le jeune homme qui n’avait jamais osé ne serait-ce qu’aller manifester, s’implique aujourd’hui activement dans le mouvement, en gérant les relations avec les médias notamment. Un dénouement logique pour ce garçon biberonné à l’écologie par des parents engagés.
Avant Dernière Rénovation à Lyon : « Au collège, on m’appelait bio boy »
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Ce jeudi 23 mars, une manifestation contre la réforme des retraites est prévue à Lyon, à 11 heures, au départ de la Manufacture des Tabacs. Elle marquera le point culminant d’une semaine marquée par de nombreuses actions contre la réforme des retraites. Le point.
Difficile de suivre tout ce qui se passe sur le front social cette première semaine du printemps. Depuis l’annonce de l’utilisation de l’article 49.3 de la constitution, jeudi 16 mars et l’échec, à neuf voix près, de la mention de censure, Lyon croule sous les actions militantes.
À Lyon, lors de la dernière manifestation contre la réforme des retraites.Photo : PL/Rue89Lyon.
À l’heure du baccalauréat, les personnels du lycée Robert Doisneau de Vaulx-en-Velin ont refusé d’assurer la surveillance de l’épreuve, en grève depuis hier contre la réforme d’Elisabeth Borne. Avant les retraites, les employés de l’Éducation Nationale s’attaquent aux dates trop précoces pour les épreuves baccalauréat.
Plusieurs assemblées générales ont été organisées ce mardi concernant les milieux scolaires à Lyon, Villeurbanne, Villefranche, Tarare, Saint-Fons ou Craponne. Une assemblée générale étudiante a également eu lieu sur le campus de Lyon 2 portes des Alpes.
Les salariés de différentes structures (Carsat, CAF, CPAM, UGECAM, MGEN, Harmonie mutuelle, URSSAF, Aides à domicile, Pôle emploi, Apicil, missions locales) se sont mobilisés mardi 21 mars à 12h30 devant la Carsat (Lyon 3ème) pour manifester à la suite de l’appel de la CGT Organismes sociaux Auvergne Rhône-Alpes.
Réforme des retraites : des blocages autour de Lyon
Toujours mardi 21 mars, des blocages et des barrages filtrant ont eu lieu tout autour de Lyon. Il y en a eu au péage de Villefranche-sur-Saône, au niveau de l’échangeur Lyon-Perrache, à la sortie du périphérique Porte de Cusset à Villeurbanne, à l’échangeur Bron-Sud Vinatier (périphérique Laurent-Bonnevay), au niveau de l’hôpital Feyzin, à hauteur du terminus du tram T4 ou encore au niveau de l’arrêt de bus Givors Leclerc.
Tous ces blocages ont lieu le cadre d’une « opération ville morte » lancée sur les réseaux sociaux. Des manifestants ont aussi envahi, un temps, les rails de la gare Perrache.
Les syndicats comme la CGT, FO, la CFE-CGC et la CFDT, ainsi que des salariés d’EDF ont, depuis 5 heures du matin, bloqués l’accès devant la centrale nucléaire de Bugey. Ils étaient 500 à s’être mobilisés devant l’entrée.
De son côté, le monde de la culture continue de manifester contre la réforme. Après l’occupation du musée des Beaux-Arts, commencée dimanche 19 mars au soir, des message de soutiens ont été lus à la maison de la danse.
Dans cet ensemble, les étudiants et le personnel des fac ne sont pas en reste. Le campus de Bron de l’université Lyon 2 devrait être bloqué à partir de demain. Une action est également prévue sur celui des Berges du Rhône, jeudi.
À Lyon, une manifestation ce jeudi contre la réforme des retraites
Cette liste d’actions (non-exhaustive) va se poursuivre dans les jours à venir. L’intersyndicale du Rhône appelle à une nouvelle journée de grève et de manifestations, ce jeudi 23 mars.
Le départ du cortège se fera au niveau de la Manufacture des Tabacs (Métro Sans Soucis) à 11 heures. Il reprendra le parcours classique et terminera place Bellecour (Lyon 2e).
Lou, 28 ans, s’implique dans la campagne Dernière Rénovation de Lyon depuis novembre dernier. Un engagement impensable il y a encore quelques semaines pour cette ingénieure dans l’agroalimentaire, qui a décidé de « reprendre sa vie en main ». Portrait.
Pour Lou, « activiste » était encore un gros mot il y a quelques mois. Pourtant, depuis novembre, cette ingénieure de 28 ans a rejoint la campagne de résistance civile Dernière Rénovation. « J’ai décidé de reprendre ma vie en main », explique la jeune femme avec simplicité. Son ton déterminé et son regard franc laissent difficilement deviner son parcours, bien loin du militantisme et de l’écologie.
Issue d’une famille « assez bourgeoise, plutôt de droite » de Champagne, Lou raconte avoir eu jusque récemment une très mauvaise image des mouvements sociaux en France. « Pour moi, ils venaient perturber la société », explique-t-elle avec un sourire gêné.
Bonne élève, Lou fait un parcours sans faute, dans une voie tracée selon les aspirations de ses parents : l’agroalimentaire. Son diplôme d’ingénieure en poche, la jeune femme s’installe à Lyon et travaille pendant six mois dans la recherche en biologie médicale. Un jour, elle envoie toute balader.
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Les actions du monde de la culture s’accumulent à Lyon contre la réforme des retraites. Mobilisés depuis le début du mouvement, nombre d’artistes et d’intermittents ont décidé de taper plus fort, après le recours au 49.3 du gouvernement et le rejet de la motion de censure déposée dans la foulée.
« Même si la préfecture ne le veut pas, nous on est là ! »
Il y a des images qui font tache. Ce lundi 20 mars, les occupant·es du musée des Beaux-Arts de Lyon avaient convié la presse à l’entrée du bâtiment, place des Terreaux (Lyon 1er) pour faire un point sur leur mobilisation. Celui-ci a finalement eu lieu rue Paul-Chenavard, par la petite porte de l’institution culturelle.
En cause : un dispositif de sécurité des forces de l’ordre élargi. Les militant·es ont dû prendre la parole devant un camion de CRS. Selon la préfecture, la présence des policiers visait à « éviter les dégradations et intrusions » en lien avec les manifestations mouvementées de ce week-end des 18 et 19 mars. Il n’y aurait eu aucune consigne vis-à-vis des manifestant·es qui occupent le musée des Beaux-Arts depuis bientôt deux jours. Une explication qui risque de ne pas convaincre ces derniers.
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Journaliste lyonnais fan de l’Ouest, je suis à Rue89Lyon depuis 2020. Aujourd’hui associé et directeur de publication, je couvre les questions sociales mais aussi écologiques (pollutions industrielles, scandale des perfluorés). Le travail, c’est la santé, à condition que le droit soit respecté. Un œil politique sur le Rhône. Pour me laisser une info, c’est ici plemerle@rue89lyon.fr.
Dernière Rénovation a relancé ses actions, à Lyon comme dans la plupart des grandes villes françaises. Le coup d’envoi d’une quatrième vague de mobilisations a été donné le 15 mars. Analyse de cette campagne de résistance civile, lancée il y a un an.
En mars 2022, des hommes et des femmes vêtu·es de chasubles orange fluo ont commencé à s’asseoir sur les axes routiers, bloquant ainsi la circulation pendant plusieurs heures. À Paris, à Lyon, à Toulouse, à Rolland Garros, sur le Tour de France… Les actions se sont multipliées en quelques mois.
À Lyon, entre novembre et décembre 2022, ces militant·es ont bloqué la M7, la sortie du périphérique au niveau de la porte de Gerland ou encore le tunnel de Fourvière, derrière de larges banderoles floquées des mots « Dernière Rénovation ».
Le 9 décembre dernier, les militant·es français·es de Dernière Rénovation et les Italien·nes de Ultima Generazione ont clos cette série d’actions par une opération d’envergure. Ils et elles ont bloqué pendant plus d’une heure le tunnel du Mont-Blanc, à la frontière italienne. Depuis, Dernière Rénovation s’est fait discret, jusqu’au 24 février dernier.
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Rue89Lyon promeut un journalisme indépendant et d’impact. En plus de 11 ans d’existence, quels articles ont directement fait bouger les lignes ? La rédaction a sélectionné dix articles qui ont eu des répercussions concrètes sur la vie des Lyonnais·es et grand·es Lyonnais·es.
Cette question de l’impact de nos articles n’est pas si évidente. À Rue89Lyon, nous sommes persuadés (et, nous l’espérons, vous aussi) que nos près de 9000 articles publiés depuis le début participent au changement social à bas bruit. Mais qu’en est-il des conséquences directes de nos papiers ?
Notre campagne d’abonnements « Sauvez Rue89Lyon » nous pousse à regarder dans le rétroviseur et à mesurer le chemin parcouru. Nous jaugeons aussi tout ce qu’il reste à faire.
Il arrive qu’on fasse avancer les choses même avant la publication d’un article. Il suffit parfois seulement d’un coup de fil, souvent celui dit du « contradictoire » comme on dit dans le jargon.
Prenons un cas emblématique, celui de notre démarche « Quartiers connectés » où des habitant·es nous suggèrent les sujets à traiter. Dans ce cadre là, Rue89Lyon a médiatisé les pannes de chauffage récurrentes à la Sauvegarde, sous-quartier de la Duchère. Au premier article écrit sur la question, en 2020, le bailleur social Grand Lyon Habitat ne s’est pas montré très réactif avant la publication de l’article.
En revanche, le bailleur s’est montré très diligent pour les avaries suivantes. En 2021, la chaudière générale a été remise en fonction dès le lendemain du coup de fil de rigueur passé par Rue89Lyon.
10 articles de Rue89Lyon, 10 impacts dans la vie des Lyonnais
Le plus fréquemment, les principaux impacts interviennent après la publication de nos articles. Voici 10 exemples pris sur les 11 dernières années. Nous les avons classés de manière antéchronologique, du plus récent au plus ancien.
À Lyon, trois nigérians LGBTI au désespoir après le rejet de leur demande d’asile
Les dossiers de deux des trois personnes dont on racontait l’histoire sont en cours de réexamen par l’Ofpra, en charge de délivrer le statut de réfugié. Le troisième dossier devrait l’être.
Alice, abusée par le doyen de la fac de droit de Lyon 2 : « J’ai fait tout ce qu’il voulait »
Le parquet de Lyon a ouvert une enquête préliminaire visant le doyen de la faculté de droit de l’université Lyon 2 Guillaume Protière. Le 27 septembre 2022, la section disciplinaire de Lyon 2 a révoqué l’enseignant.
À Rillieux, la mairie finance une navette pour le collège privé mais pas pour le public
Le parquet de Lyon a ouvert une enquête pour des chefs de « détournement de fonds et prise illégale d’intérêt » concernant le maire (LR) de la ville, Alexandre Vincendet, et son adjointe aux affaires sociales, Catherine Dupuy. L’enquête est toujours en cours.
Des surveillants dénoncent des collègues néonazis à la prison de Moulins-Yzeure
L’enquête ouverte par le parquet a été relancée. Deux jours après la publication de l’article que l’agent qui avait déposé plainte était convoqué au commissariat de Moulins, alors qu’il ne se passait plus rien depuis de longs mois. Mais le procureur de la République a fini par classer l’affaire.
À Villeurbanne, « le bailleur social Semcoda ne nous considère pas comme des êtres humains »
Après avoir coupé l’électricité dans une de ses maisons squattées, le plus grand bailleur social de la région, la Semcoda, a fini par reloger deux familles d’abord dans un hôtel puis en appartement. Une femme seule et 5 enfants ont emménagé mardi dans un appartement à la Part-Dieu.
Sous l’emprise du « monsieur cinéma » de l’Université Lyon 2
Trois jours après la publication des premières révélations sur Rue89Lyon, l’enseignant accusé de harcèlement sexuel Jacques Gerstenkorn a été suspendu. Puis en mars 2022, la section disciplinaire de l’université Lyon 2 a prononcé un an d’interdiction d’enseigner à son encontre. En avril prochain, il veut faire son retour à la fac.
Rénovation à la Duchère : « On ne se sent pas respectés »
Outre l’obtention des dates précises d’arrêts et de reprise des travaux dans les barres de la Sauvegarde, ainsi que les justifications de ces nouveaux délais, des filets anti-pigeons ont été posés et des campagnes de dératisation ont été menées.
À Lyon, l’utilisation illégale d’un drone de la gendarmerie en manifestation
En décembre 2020, nous avions relevé l’utilisation à Lyon d’un drone par les gendarmes mobiles lors d’une manifestation contre la loi Sécurité globale. Après notre article et nos questionnements sur la légalité d’une telle pratique d’ordre publique, la préfecture du Rhône a renoncé à l’utiliser. Dans un arrêt du 22 décembre 2020, le Conseil d’État confirmait que la surveillance des manifestations par un drone est illégale.
Arthur, 23 ans : « Des policiers m’ont cassé la gueule, littéralement »
Dès le lendemain soir de nos révélations, le parquet de Lyon a ouvert une enquête confiée à l’IGPN (« la police des polices »). Trois ans après les faits, deux agents ayant frappé Arthur Naciri ont été condamnés à douze mois de prison avec sursis.
Niveau 3 du plan canicule activé à Lyon : « des familles en demande d’asile sont à la rue sans accès à l’eau »
Rue89Lyon donne volontiers directement la parole, via des tribunes ou des blogs. Ici, le billet de cette riveraine a poussé la Ville de Lyon à rétablir l’eau dans les fontaines de l’esplanade Mandela (Lyon 3e), un parc où dormaient des familles en demande d’asile. Autre conséquence de ce texte : un groupe informel d’habitant·es s’est créé pour venir en aide à ces personnes.
Rue89Lyon, un média d’impact en campagne pour sa survie
Depuis 11 ans, à Rue89Lyon, nous menons ce journalisme d’impact. Cela demande un travail approfondi qui mobilise nos journalistes sur la durée. Ces enquêtes requièrent donc du temps et des moyens. Mais aujourd’hui notre média est en difficulté économique.
Pour la première fois de son histoire, Rue89Lyon fait appel à ses lecteurs et lectrices pour le sauver. Nous pensons qu’un journal qui traite en profondeur les sujets à Lyon est nécessaire. Nous espérons que nos lecteurs et lectrices en sont également persuadés.
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