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Actualités, enquêtes à Lyon et dans la région

[Offre spéciale abonné·es] Gagnez des places pour le spectacle « Transformé » au TNG

[Offre spéciale abonné·es] Gagnez des places pour le spectacle « Transformé » au TNG

Rue89Lyon offre à ses abonné·es deux places pour deux personnes pour le spectacle « Transformé » au TNG qui vous plongera dans l’album revisité de Lou Reed « Transformer ».

1972 : cette année-là sort Transformer, deuxième opus solo de l’auteur, compositeur et musicien américain Lou Reed. Se saisissant de cet album emblématique du glam rock, mouvement précurseur du punk, Fanny de Chaillé et Sarah Murcia en livrent leur version. Une vision « transformée » qui rend hommage à cet album devenu culte.

Voici le texte de présentation :

« – Bonsoir, je suis David Bowie, le producteur de Lou Reed » ; « – Salut ». Voilà comment se présentent Fanny de Chaillé et Sarah Murcia. Pour autant, la comédienne et la musicienne ne vont pas incarner respectivement David Bowie et Lou Reed mais bien, plutôt, se réapproprier leur univers. Jouant, adaptant, transformant Transformer, Fanny de Chaillé et Sarah Murcia s’amusent avec toutes les possibilités de métamorphoses. Si l’on connaît potentiellement celle de Lou Reed, qui après la fin du Velvet Underground évolue en signant cet album solo autant physiquement qu’artistiquement, elles nous donnent à voir d’autres transformations. Il y a celle de la musique, taillée ici à l’os et interprétée uniquement à la contrebasse (adjointe d’une loop box) et à la voix. Il y a celle de la forme concert, qui glisse volontiers vers le théâtre et la performance avec les décalages suscités par les passages de l’anglais au français, les commentaires désinvoltes de Bowie, comme un insert d’interview donnant à voir un Lou Reed laconique. L’ensemble nous permet de (ré)entendre cet album mythique où des histoires de sexe, de drogues comme d’identités de genre sont abordées avec intensité musicale rarement égalée ».

Durée estimée : 50 minutes

> Le jeudi 11 mai à 20h aux Ateliers Presqu’île

> Toutes les infos ici.

Pour gagner des places, il faut être abonné·e à Rue89Lyon et envoyer un mail à hello@rue89lyon.fr :

    Dans l’objet, indiquez « Transformé »

Les places sont à retirer directement en billetterie le soir du spectacle.

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Transformé au TNG
TransforméPhoto : Marc Domage

Nouveau rassemblement ce dimanche à Lyon contre l’opération Wuambushu

Nouveau rassemblement ce dimanche à Lyon contre l’opération Wuambushu

Un deuxième rassemblement a lieu ce dimanche 7 mai place Bellecour (Lyon 2ème) à 15h contre l’opération Wuambushu. Lancée le 24 avril, cette vaste opération policière de démantèlement des bidonvilles est toujours en cours à Mayotte.

Le nom est désormais connu par presque tout le monde. « Wuambushu » (« reprise » en mahorais), c’est cette opération policière lancée le 24 avril dans l’archipel de Mayotte, département français qui se situe dans l’océan Indien.

Orchestrée par Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur et des Outre-Mer, son objectif est de démanteler les bidonvilles de Mayotte, et d’en expulser leurs occupants, en grande majorité comoriens, pour réduire la criminalité dans l’archipel. 1800 policiers et gendarmes sont mobilisés pour cette opération, dont la nouvelle CRS 8, spécialisée dans les violences urbaines.

Darmanin loi immigration Lyon
Gérald Darmanin en 2019.Photo : Jacques Paquier/Wikimedia Commons

Deuxième rassemblement à Lyon contre l’opération Wuambushu à Mayotte

À Lyon, un premier rassemblement contre l’opération a été organisé le 30 avril par le Front de lutte pour une écologie décoloniale (FLED). Une nouvelle mobilisation doit avoir lieu ce dimanche 7 mai place Bellecour, à l’initative du FLED, du « collectif stop Wuambushu à Mayotte » (CSUM) et du « collectif de la diaspora comorienne d’Auvergne-Rhône-Alpes » (CDC-ARA).

À près de 8000 kilomètres de là, à Mayotte, l’opération se déroule de manière plus que chaotique. Des affrontements ont lieu depuis plusieurs jours entre les forces de l’ordre et les Mahorais opposés aux destructions de bidonvilles.

Le 25 avril, le tribunal de Mamoudzou a suspendu l’évacuation de l’un d’eux, nommé « Talus 2 », à Koungou. Le même jour, le vice-président du conseil départemental mahorais Salime Mdéré a appelé à « tuer » les jeunes qui prennent part aux affrontements, les qualifiant de « voyous », de « délinquants » et de « terroristes ».

De nombreuses associations telles que Utopia 56, la LDH ou encore l’UNICEF se disent particulièrement inquiètes pour la suite.

Un comité d’accueil sonore pour Emmanuel Macron à Lyon ce lundi 8 mai

Un comité d’accueil sonore pour Emmanuel Macron à Lyon ce lundi 8 mai

[Article régulièrement mis à jour] À l’occasion du 78e anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945, l’Elysée annonce le déplacement d’Emmanuel Macron à Lyon, lundi 8 mai en début d’après-midi. Accompagné de trois des membres de son gouvernement, le président de la République se rendra au Mémorial national de la prison de Montluc, où un comité d’accueil sonore est prévu. Un large périmètre d’interdiction de manifester a été mis en place par la préfecture du Rhône. Un recours a été déposé pour suspendre cette interdiction.

Après une matinée de commémoration à Paris pour le 8 mai, le président de la République Emmanuel Macron est attendu au Mémorial national de la prison de Montluc, dans le 3e arrondissement de Lyon, à partir de 14h40. Un bâtiment chargé d’histoire puisque de nombreux résistants et opposants politiques y ont été détenus – dont Jean Moulin, arrêté le 21 juin 1943 à Caluire. 

Emmanuel Macron lors de son meeting à Lyon le 4 février 2017 au palais des sports. ©Léo Germain/Rue89Lyon
Emmanuel Macron lors de son meeting à Lyon le 4 février 2017 au palais des sports.Photo : Léo Germain/Rue89Lyon

Emmanuel Macron sera notamment accompagné du ministre de la justice et garde des sceaux Eric Dupond-Moretti, du ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse Pap Ndiaye et de la secrétaire d’Etat chargée des anciens combattants et de la mémoire Patricia Miralles. Le quatuor visitera ensemble les cellules de l’ancienne prison. Un discours du chef de l’Etat clôturera la journée de célébration à 15h40.

Casserolade générale ce lundi 8 mai pour accueillir Emmanuel Macron

À noter que le déroulé du programme annoncé par le Palais de l’Elysée est prévisionnel. Ce qui n’a pas empêché les collectifs d’organiser un comité d’accueil sonore. Dès réception de la nouvelle, jeudi 4 mai au soir, le canal d’informations alternatives Lyon Insurrection a écrit sur Twitter : « Retrouvez-nous nombreux et nombreuses pour accueillir le monarque et sa cour. » 

Rendez-vous appuyé par le collectif « Lyon en lutte », qui a publié ce vendredi matin : « Heure d’arrivée prévue à 14h40. Retrouvons-nous dès 14h devant l’ancienne prison de Montluc pour une casserolade générale ! »

Une « usurpation » par Emmanuel Macron de l’héritage social de la résistance

Plusieurs syndicats dont la CGT, Solidaires et les CNT ont décidé de rejoindre le mouvement. Dans un communiqué, l’union départementale CGT du Rhône a appelé à un rassemblement à l’occasion de la venue d’Emmanuel Macron. Celui-ci a été fixé vendredi à 14h non loin de l’ancienne prison Montluc, au niveau du square Elisa Lemonier, à l’angle de la rue du Dauphiné et de la rue du Général Mouton Duvernet.

Dans son communiqué, l’union départementale CGT dénonce une « usurpation » par Emmanuel Macron de l’héritage social de la résistance avec cette commémoration du 8 mai à Lyon.

« Le 15 mars 1944, le Conseil National de la Résistance adoptait un programme intitulé « Les Jours heureux » qui mettait en place la sécurité sociale dont le système de retraite par répartition, rappelle-t-elle. […] Le meilleur hommage qui puisse être rendu [aux Résistants], c’est de défendre leur héritage, celui de leur programme de sécurité sociale, la retraite par répartition, le progrès social et non la régression sociale. »

Large périmètre d’interdiction de manifester

Vendredi soir, la préfecture du Rhône a communiqué sur une énième interdiction de manifester. L’arrêté fixe un très large périmètre et interdit de fait le comité d’accueil sonore prévu qui se situe en plein dans la zone d’exclusion des manifestations.

Au passage, un arrêté est également annoncé autorisant, une nouvelle fois, l’utilisation de drones.

Recours déposé et rendez-vous de secours

Ce dimanche matin, la CGT du Rhône a annoncé qu’un recours a été déposé contre ce périmètre d’interdiction de manifester. Si le juge des référés du tribunal administratif de Lyon rejette ce recours, le rendez-vous sera déplacé.

« L’Union Départementale CGT appelle à se rassembler pour le même objectif à l’intersection de la grande rue de la Guillotière et de l’avenue des frères Lumières, près du pont ferroviaire ».

La dernière visite du président de la République à Lyon date du 21 septembre 2021. Le chef de l’exécutif s’était rendu, entre autres, à la 20e édition du Salon international de la restauration, de l’hôtellerie et de l’alimentation (SIRHA). En déplacement parmi la foule, il avait été visé par un (petit) projectile lancé par un jeune homme, exfiltré illico, rapporte Lyon Mag.

Squat à Villeurbanne : « vous, la Métropole, laissez-nous habiter ici !»

Squat à Villeurbanne : « vous, la Métropole, laissez-nous habiter ici !»

Depuis juillet 2022, 25 personnes occupent d’anciens bureaux de la Métropole de Lyon formant un squat avec de nombreuses femmes et enfants à Villeurbanne. Par un jugement du tribunal de Lyon d’avril 2023, les habitant·es ont obtenu un délai avant expulsion qui court jusqu’en juillet 2024. Dans cette lettre ouverte que nous publions, ils et elles demandent à la collectivité de ne pas faire appel de la décision.

C’est un squat un peu particulier à Villeurbanne. En février, Rue89Lyon s’est rendu rue Ducroize, dans le quartier de Grandclément, pour rencontrer des habitant·es hébergé·es dans d’anciens bâtiments de la Métropole de Lyon. Particularité des lieux ? Ils accueillent principalement des femmes et des enfants en bas-âges. Lors de notre passage, nous avions pu constater notamment la présence d’enfants de six, cinq et quatre ans. Un nourrisson de quelques mois y vivait également depuis sa naissance, en décembre.

En conflit avec la Métropole de Lyon, les habitants·es sont parvenus à obtenir un délai de plus d’un an avant une expulsion. Le tribunal de Lyon leur a donné jusqu’à juillet 2024 pour partir. Dans une lettre ouverte que nous publions ci-dessous, ils et elles demandent à la collectivité de ne pas faire appel de cette décision.

Squat rue Durcroize
Dans une chambre du squat de Grandclément, les mamans et enfants se sont réunis le temps d’une après-midi.Photo : PL/Rue89Lyon.

Squat à Villeurbanne : « La juge a reconnu que le lieu est calme et sécurisé »

Vous [la Métropole de Lyon, ndlr] n’êtes pas sans savoir que l’hébergement est complètement saturé sur votre territoire. De nombreuses personnes, des femmes, des familles, sont à la rue. C’est pour cela que le squat de la rue Ducroize a ouvert en juillet 2022, dans un bâtiment appartenant à la Métropole, des anciens bureaux inutilisés depuis des années.

Le lieu est habité par une vingtaine de personnes, très majoritairement des femmes et des enfants, avec des parcours variés. La métropole a décidé d’attaquer en justice le squat, demandant leur expulsion immédiate. Après de longs mois de préparation, nous, habitantes et soutiens, nous sommes rendues au tribunal le 30 janvier 2023. Après des mois d’attente, la décision vient d’être rendue : le tribunal a accordé des délais d’occupation jusqu’en juillet 2024.

Cette décision est un soulagement pour nous. La juge a reconnu que le lieu est calme et sécurisé, que les familles qui y vivent s’organisent au mieux, et sont insérées dans le quartier.

Le squat n’est pas un lieu de vie idéal, mais nous, habitantes, n’avons nulle part d’autre où aller. Nous savons à quel point c’est dur d’être à la rue, surtout pour les femmes, qui y affrontent beaucoup de violences, doivent se cacher, accepter des situations ou des arrangements qu’elles ne veulent pas.

Plus qu’un squat à Villeurbanne : « Un lieu où des femmes et leurs enfants sont majoritaires et décisionnaires »

Parmi nous, certaines ont déjà connu les foyers, d’autres jamais, malgré leur demande d’asile ou le bas âge des enfants. Il y a parfois de rares places en centre d’urgence, en CADA (à l’autre bout du pays), ou des mises à l’abri à l’hôtel. Mais il y a beaucoup de contraintes : on ne peut pas cuisiner, on ne peut inviter personne (ni même les conjoints et pères de nos enfants), on est seules et isolées. Dans les centres, on pallie le manque de travailleur·ses sociales en mettant en place des règles strictes et des caméras dans les parties communes. On ne sait jamais combien de temps on va pouvoir rester, on n’a pas ou peu d’accompagnement social pour envisager la suite.

Ce squat n’est pas qu’un abri, c’est aussi un lieu où des femmes et leurs enfants sont majoritaires et décisionnaires, où elles peuvent s’organiser, sans chef, s’entraider, vivre entre amies, entre familles.

Nous, soutiens, nous investissons beaucoup pour aider et rendre le lieu habitable. Toutes celles et ceux qui connaissent les habitantes pourront dire qu’elles s’y sentent en sécurité, peuvent enfin avancer dans leurs démarches, gagnent en autonomie, en liberté et en droits. Quand on est une femme, exilée, mère, précaire, ces espaces sont rares et précieux.

La Métropole fait systématiquement appel des décisions de justice concernant les squats, évoquant sa « responsabilité » et présentant la procédure en appel comme une formalité. Pour nous, un procès n’est pas une formalité : il faut trouver un·e avocat·e, préparer l’audience, récupérer et transmettre tous les documents des habitant·es pour prouver les démarches, se présenter au tribunal et y être jugées… Cela demande du temps, de l’argent, et c’est beaucoup de stress. 

« La métropole n’a aucun projet sur le bâtiment »

Il a fallu attendre trois mois pour avoir la réponse du premier procès. Habitantes comme soutiens, nous voulons pouvoir nous reposer et prendre le temps d’avancer dans les démarches des habitantes, plutôt que de perdre du temps à préparer un énième procès, et passer des mois dans l’appréhension. C’est pour toutes ces raisons que nous vous demandons de ne pas faire appel de la décision du tribunal nous accordant des délais d’occupation jusqu’en juillet 2024. 

La Métropole n’a aucun projet sur le bâtiment, elle n’en fait rien depuis des années, l’occupation ne pose pas de problèmes. Nous vous demandons d’accepter cette décision de justice et de nous laisser habiter ici, plutôt que de mettre à nouveau en danger notre maison, niant tous les efforts que nous faisons pour vivre dignement.

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« Rebelote » : À Lyon Gerland, la police expulse les prostituées avant la coupe du monde de rugby

« Rebelote » : À Lyon Gerland, la police expulse les prostituées avant la coupe du monde de rugby

Ce jeudi 4 mai, une opération de police s’est déroulée rue Jean-Bouin (Lyon 7e) pour appliquer un arrêté préfectoral anti-camionnettes pris la veille, en anticipation de la coupe du monde de rugby. De nouveau, les prostituées de Gerland ont dû prendre la route vers d’autres lieux. Reportage.

« Et rebelote, ça recommence… » Dans la voix de Maria, il y a comme un ton ironique, un côté « retour aux vieilles habitudes. » À 70 ans, cette prostituée stationnée rue Jean-Bouin (Lyon 7e) était en train de faire sa sieste dans son camion, ce jeudi 4 mai. Au milieu de l’après-midi, elle s’est réveillée entourée de policiers. « Ils étaient de partout », montre-t-elle via des photos prises avec son téléphone portable.

À partir de 14h15, une dizaine de véhicules de la police nationale sont intervenus sur le secteur de la plaine des jeux pour mettre en application l’arrêté pris par la préfète du Rhône la veille. Celui-ci interdit le stationnement de camionnettes de prostituées sur une large partie de ce secteur du sud de Lyon constitué de zones industrielles et de terrains de sport.

Avant l’installation du camp d’entrainement des All Blacks pour la coupe du monde de rugby en septembre prochain, l’heure est au nettoyage.

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À Lyon, l’interdiction de la manifestation de ce samedi suspendue par la justice

À Lyon, l’interdiction de la manifestation de ce samedi suspendue par la justice

[Article régulièrement mis à jour] Une nouvelle manifestation contre la réforme des retraites avait été déclarée pour ce samedi 6 mai au départ de la place Jean-Macé (Lyon 7e) à 14 heures. Vendredi matin, veille de la manif, la préfecture du Rhône l’avait interdite. Suite à un recours déposé par les organisateurs, le juge des référés a suspendu cette mesure liberticide ce samedi matin. La manifestation peut donc se dérouler.

L’appel avait été lancé dès le 1er Mai. Il avait notamment été relayé sur Instagram : “Manif régionale contre la réforme des retraites, l’inflation et les violences policières”. Un post publié par le « Comité de Lutte Lyon » mercredi 3 mai. Le rendez-vous, inscrit en gros et gras était fixé au samedi 6 mai à 14 heures, place Jean-Macé, dans le 7e arrondissement de Lyon. 

En ligne de mire principale, la réforme des retraites :

“Nous voulons obtenir le retrait total de cette réforme des retraites et souhaitons que cette victoire en appelle d’autres”, est-il énoncé en présentation du comité.

Cette manifestation s’inscrivait également dans la semaine d’actions initiée par les Camarades du S, rassemblés en soutien à Serge, gravement blessé lors à Sainte-Soline, le 25 mars dernier. “Et à tous·tes les blessé·es des violences policières”, complète le comité lyonnais. 

Une manifestation à Lyon en complément de l’agenda intersyndical

Si le mouvement précisait vouloir réunir un maximum de monde – dont une base solide de syndicats, la manifestation étant pensée en complément de l’agenda intersyndical – dans une ambiance “festive, déterminée mais familiale, traditionnelle”, le communiqué annonçait une absence d’opposition « à celles et ceux qui souhaiteraient s’exprimer de manière différente” :

“Dans notre respect de l’application de la diversité des tactiques pour arriver à la victoire, nous permettrons à tous et à toutes d’exprimer leur juste sentiment de révolte comme ils et elles l’entendent”.

La manifestation de ce samedi était regardée avec la plus grande attention par la préfecture du Rhône, qui avait décidé de l’interdire vendredi matin, soit la veille du rendez-vous.

https://twitter.com/prefetrhone/status/1654400476522201090

« Les dégradations importantes aux abords et à l’intérieur des manifestations à Lyon ont dépassé le cadre normal de la revendication »

La manifestation aurait pu passer par l’avenue Jean-Jaurès, dont les stigmates du début de semaine sont encore bien visibles.

Si Lyon a enregistré une mobilisation record pour ce 1er Mai 2023, le parcours laborieux a été jalonné de commerces vandalisés, de feux et de nuages de lacrymogène.

Dans son arrêté publié vendredi en fin de matinée sur son site, la préfecture insistait naturellement sur de « nombreux incidents » passés pour justifier son interdiction :

« Le lundi 1er mai 2023 17 000 personnes dont 2000 individus à risque ont défilé dans les rues
de Lyon occasionnant de nombreux incidents ; que des appels avaient été lancés sur les réseaux sociaux pour venir à cette manifestation « masqué, muni d’un parapluie » « pour déjouer les plans de la Préfecture » ; qu’à cette occasion, des commerces de tout type (banques, agences intérim, magasins d’alimentation, magasins de cycle) ont été vandalisées par un groupe de 1000 black bloc ; que du mobilier de présentation en bois dans ces commerces, situé le long du parcours, a été sorti sur la voie publique pour y être incendié ; que le groupe d’ultragauche identifié a jeté des bouteilles remplies d’essence et de peinture enflammées sur les forces de police ; que les nombreuses agences bancaires et agences immobilières qui ont subi des bris de vitrines depuis 2 mois s’étaient barricadées avec des planches en bois, destinées à éviter des nouvelles dégradations, ont vu leurs protections arrachées par des individus qui ont enflammé ces plaques ; que des commerces alimentaires ont été saccagés et de la marchandise a été pillée pour être jetée sur la rue au motif de « créer des paniers antiinflation » ; que 66 individus ayant commis des dégradations et jeté des projectiles ont été interpellés »

La préfecture évoquait également les « 15 doléances de commerçants » du 7ème arrondissement qu’elle a reçues pour conclure que « les dégradations importantes et les troubles à l’ordre public caractérisés en marge, aux abords et à l’intérieur des manifestations à Lyon ont dépassé le cadre normal de la revendication pour se muer en violences aggravées contre les personnes et les biens, les forces de l’ordre, les bâtiments publics et les commerces. »

La solution pour la préfecture : interdire la manifestation. Au vu de cet argumentaire, les mêmes potentielles interdictions pèsent sur les prochaines manifestations, dont la manif intersyndicale le 6 juin prochain pour laquelle on ne connaît pas encore le parcours.

Recours victorieux contre l’interdiction

Vendredi après-midi, représenté par les avocat Olivier Forray et Agnès Bouquin, le « Comité de Lutte Lyon » a déposé un recours en référé-liberté contre cette mesure liberticide devant le tribunal administratif de Lyon :

« C’est anticonstitutionnel. On a tout fait dans les règles. Le mail de déclaration a été envoyé le week-end dernier, donc largement avant les 3 jours requis. Il faut qu’on prenne tous position massivement pour nos droits fondamentaux ».

Vendredi midi, le Comité de Lutte attendait toujours la notification de cette interdiction. Sur la forme et le fond, les organisateurs de la manifestation contestaient cette interdiction :

« L’argument est illogique : la préfecture se base sur une “potentielle violence” en référence au 1er Mai. Ce n’est pas juste de statuer sur du potentiel. C’est même encore plus grave : à partir du moment où il y a une contestation massive et populaire, nous perdons le droit de manifester ».

Le Comité de Lutte a le sentiment de s’être fait balader par la préfecture :

« Au départ, nous voulions partir de la place Jean-Macé en direction du parc de la Tête d’or. La préfecture nous a proposé un tracé alternatif, partir de Jean-Macé et aller jusqu’à la Manufacture de tabac ».

Le référé-liberté a été audiencé ce samedi à 10h au tribunal administratif de Lyon. Le juge des référés a suspendu l’arrêté préfectoral qui interdisait « la manifestation intitulée « Manifestation régionale contre la réforme des retraites et l’inflation » déclarée le 6 mai à 14h à Lyon ».

Les manifestants défileront entre la place Jean-Macé et la Manufacture des tabacs.

« Une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de manifester »

Dans son ordonnance de ce samedi matin que nous avons pu consulter, le juge des référés a estimé que la préfète du Rhône ne devait pas prendre une « interdiction totale de manifester ». Ce faisant, elle a porté « une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de manifester ».

Dans sa décision, le juge des référés fait d’abord un pas en direction de la préfecture du Rhône en reconnaissant d’une part que « les derniers rassemblements organisés contre la réforme des retraites à Lyon se sont tous traduits par d’importantes dégradations de locaux commerciaux, de matériels publics, et ont occasionné de nombreuses blessures parmi les forces de l’ordre » et que, d’autre part, « la manifestation projetée apparaît (…) de nature à entraîner des risques avérés de troubles à l’ordre
public ».

Puis le juge estime que la « préfète pouvait pour ce motif prendre des mesures tendant à limiter strictement dans le temps et dans l’espace la manifestation projetée » et non pas décréter une interdiction totale de manifester. Le juge note que les organisateurs « avaient accepté [le parcours] initialement proposé par la préfecture ». Et par ailleurs, les « contraintes particulières pour les forces de l’ordre » liées à la venue d’Emmanuel Macron lundi mis en avant lors de l’audience par la préfecture n’ont pas été « suffisamment précisées ».

À Lyon, la manifestation du 1er Mai vu comme un « spectacle de désolation »

Cette interdiction n’était pas une surprise, vu les déclarations de ces derniers jours, notamment celles des autorités. Interrogée mardi 2 mai à l’Assemblée nationale, la Première ministre Elisabeth Borne regrettait “un nouveau palier” de violence franchi, rapporte Le Parisien. Le gouvernement mentionne trois villes en particulier : Paris, Nantes et Lyon, où « des groupes violents se sont mêlés à des cortèges pacifiques ».

Le lendemain, à l’occasion de l’audience des comparutions immédiates de huit prévenus déférés, le substitut du procureur de la République de Lyon détaillait :

“Jamais, depuis le 17 mars, nous n’avions constaté un tel spectacle de désolation à Lyon avec plusieurs commerces dévastés, des institutions menacées, 74 fonctionnaires blessés”, a-t-il énuméré selon Le Progrès.

Six personnes ont été condamnées à des peines de 3 à 10 mois de prison avec sursis.

Manifestation du 7 mars 2023 contre la réforme des retraites à Lyon. Crédit : Barnabé Rioual
Manifestation du 7 mars 2023 contre la réforme des retraites à Lyon. Crédit : Barnabé Rioual

À Lyon Gerland, la préfecture annonce l’expulsion des prostituées 

À Lyon Gerland, la préfecture annonce l’expulsion des prostituées 

Ce mercredi 3 mai, la préfecture a annoncé avoir pris un arrêté d’interdiction de stationnement de tout véhicule « dans lequel s’exerce une activité de prostitution » dans une vingtaine de rues de Lyon 7e. Ce faisant, elle entérine l’expulsion des prostituées de Gerland. 

La décision était attendue, elle est maintenant officielle. Comme l’avait écrit Rue89Lyon, la préfecture du Rhône a annoncé l’expulsion des prostituées et travailleuses du quartier de Gerland, dans le 7e arrondissement de Lyon. Pour justifier cette décision, elle s’appuie, dans son communiqué, sur les polémiques récentes ayant eu lieu autour du secteur de la plaine des jeux, mettant en avant des « troubles » qui dureraient « depuis plusieurs mois. »

« Pour répondre à ces enjeux de sécurité, portant atteinte aux familles, aux associations sportives et aux clubs, la Préfète du Rhône a pris un arrêté d’interdiction de stationnement de tout véhicule dans lequel s’exerce une activité de prostitution, dans une vingtaine de rues situées dans le quartier de Gerland (Lyon 7e). »

La préfecture préfère ne pas évoquer l’organisation de la Coupe du monde de rugby et l’arrivée du camp des All Blacks en septembre 2023. Pourtant, selon nos informations, c’est cette raison principale qui avait été présentée aux associations d’aide aux prostituées et travailleuses du sexe pour expliquer cette décision.

Des camionnettes de prostituées à Gerland
Les camionnettes de prostituées se situent à côté du port Edouard-Herriot de Lyon, à Gerland. Crédit : PL/Rue89Lyon.

À Gerland, la préfecture reprend les méthodes de Gérard Collomb pour mettre dehors les prostituées

Depuis le départ de Gérard Collomb en 2020, les écologistes avaient mis sur pause une politique municipale visant à repousser les prostituées hors des murs de la ville via la mise en place d’arrêtés municipaux anti-camionnettes. Finalement, la décision a été prise par les services de l’État. Ce faisant, la préfète du Rhône reprend une stratégie à l’œuvre depuis 20 ans sur Lyon. Via ces interdictions de stationnement, elle repousse « les filles de Gerland », au risque de fragiliser un public déjà extrêmement précaire.

Contactée, la préfecture nous précise que cet arrêté, prenant effet ce mercredi 3 mai, concerne notamment les rues Jean-Bouin et Jules-Carteret où sont stationnés nombre de camionnettes. « Des patrouilles de la Police Nationale interviendront pour faire respecter l’arrêté », ajoute-t-elle.

Dans son communiqué, la préfecture préfère mettre en avant le travail fait avec la « commission départementale de lutte contre la prostitution, le proxénétisme et la traite des êtres humains. » Depuis sa mise en œuvre fin 2018, 70 personnes ont pu bénéficier d’un parcours de sortie de prostitution, les dits « PSP ». « 82 % des personnes sont en emploi, dont 41 % en logement et 59 % en logement accompagné », se félicite la préfecture.

En avril, nous avions interrogé des travailleuses du sexe au sujet de la polémique autour de la plaine des jeux et d’une potentielle expulsion. Elles avaient demandé des échanges avec les services de l’État et, pourquoi pas, un autre lieu de vie, de façon à continuer leur activité sans être isolées. Elles avaient également proposé des discussions, notamment avec les parents d’élèves de la plaine des jeux. Visiblement, leur parole n’a pas été écoutée. 

La Région coupe ses subventions au TNG de Lyon

La Région coupe ses subventions au TNG de Lyon

La Région a annoncé le 28 avril couper net ses subventions au TNG de Lyon en réponse à la tribune de Joris Mathieu, son directeur, qui critiquait la gouvernance de Laurent Wauquiez. Le vote du budget culturel devrait avoir lieu le 12 mai en commission permanente.

Elle est coutumière du fait. Au cours d’une conférence de presse, vendredi 28 avril, la Région Auvergne-Rhône-Alpes a annoncé supprimer la totalité de sa subvention annuelle de 149 000 euros allouée au Théâtre nouvelle génération, appelé plus communément TNG, de Lyon, rapporte Le Monde.

Une décision – réaction épidermique ? – signée Laurent Wauquiez, président de Région (LR), à la lecture de la tribune échauffée du directeur de la structure, Joris Mathieu, publiée le 18 avril sur le site du Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles (Syndeac), dont il est membre. Ce dernier dénonçait, entre autres, des « dysfonctionnements », occasionnés par la « gouvernance hypercentralisée du président de Région » et ses « dérives autocrates ». 

Laurent Wauquiez Président du Conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes Région Lyon
La région Auvergne-Rhône-Alpes, présidée par Laurent Wauquiez, tire un trait sur 149 000 euros d’aides allouées au TNG de Lyon.Photo : MG/Rue89Lyon

« Tous les acteurs culturels ont peur de s’attirer les foudres de l’exécutif »

« Nous avons bien entendu les propos et les désaccords du directeur et nous avons fait le choix de retirer l’intégralité du financement à cette structure, a asséné Sophie Rotkopf, vice-présidente du Conseil régional déléguée à la culture à l’occasion de cette même conférence de presse du 28 avril. Comment voulez-vous discuter avec quelqu’un qui ne veut pas discuter ? Il n’a de cesse de mépriser la Région et, à travers sa démarche, il méprise tous les habitants en dehors de la métropole lyonnaise. »

Contacté par Le Monde, Joris Mathieu a tenté de se défendre. En vain.

« Dire que nous n’avons pas voulu discuter, c’est une inversion de la réalité, a-t-il plaidé. Après une baisse des aides sans aucune concertation préalable, les organisations professionnelles n’ont jamais été reçues malgré leurs demandes répétées, les décisions tombent par voie de presse. »

Interrogé par Télérama le jeudi 20 avril, il a confié qu’il redoutait un dénouement similaire :

« Soyons clairs, tous les acteurs culturels ont peur. Peur des arbitrages, des conséquences sur les emplois. Mais le plus grave, c’est bien cette peur de s’exprimer et de s’attirer les foudres de l’exécutif qui s’est généralisée. Ce n’est pas normal dans le cadre d’une relation avec une collectivité. » 

Dans les bureaux de l’exécutif écologique de Lyon, les dents grincent. Nathalie Perrin-Gilbert, adjointe à la culture, a également relevé pour Le Monde :

« La Région continue d’affaiblir dangereusement le secteur en opposant les acteurs culturels entre eux et en privilégiant une logique de projets annuels qui fragilise la permanence des emplois artistiques et techniques. »

Pascale Bonniel Chalier mise sur une expression plus directe. Dans son communiqué de presse publié mercredi 3 mai, la conseillère régionale écologiste et membre de la commission culture s’est positionnée en soutien du directeur du TNG :

« Joris Mathieu avait donc bien raison de dénoncer une culture de l’intimidation et de la peur. Ces pratiques de représailles ne sont pas dignes d’un représentant de la République. (…) Dans la Région Auvergne Rhône-Alpes, les secteurs culturels sont ciblés comme des ennemis à museler par l’exécutif de Monsieur Wauquiez. »

À Lyon, le secteur culturel déjà fragilisé par les coupes de subventions de la Région

La nouvelle sonne comme une énième punition à qui viendrait défier l’homme politique, qui n’en est pas à son premier coup de massue. En 2016 déjà, Laurent Wauquiez avait décidé de retirer les 5 000 euros d’aide attribués au « Face à Face », un festival de cinéma LGBT stéphanois fort de 18 éditions. D’autres coupes ont été réalisées auprès d’événements voisins : Vues d’en face (festival international du film LGBT+ grenoblois), Ecrans Mixtes (festival de cinéma queer lyonnais). 

Même rengaine en 2021. À la suite de propos anti-police tenus par un groupe de rap dans la vidéo de présentation du Lyon Antifa Fest, le CCO de Villeurbanne s’était vu privé d’une subvention de 45 000 euros. Décision annoncée par voie de presse. Une nouvelle fois.

Au printemps 2022, il avait annoncé une baisse drastique des subventions à la culture, justifiée par un « rééquilibrage territorial » au profit des « habitants éloignés des grandes institutions culturelles ». Une baisse budgétaire de 3,7 millions d’euros, soit 17,67% de l’aide culturelle régionale entre 2021 et 2022, qui a touché 140 des 313 subventions enregistrées. Sans concertation préalable des acteurs culturels, déstabilisés par le manque de communication. 

Presque un an plus tard, le 13 février 2023, dans les colonnes de Télérama, Sophie Rotkopf a annoncé de nouvelles coupes dans le budget culturel de cette année :

« Rien n’est dû et rien n’est gravé dans le marbre (…). Certaines subventions vont augmenter, d’autres baisseront. »

Faute de précision, les structures concernées ont été dans l’obligation de revoir à la hâte l’organisation des trésoreries et de tailler dans leur programmation. Pour l’instant, seule la coupe des subventions au TNG a été annoncée. Le budget culturel devrait être voté le 12 mai en commission permanente du conseil régional.

À Strasbourg, Lyon et Bordeaux, le renouvellement de la démocratie locale reste balbutiant

À Strasbourg, Lyon et Bordeaux, le renouvellement de la démocratie locale reste balbutiant

[Les Verts au pouvoir, trois ans après – 1/3] Dans les trois plus grandes villes remportées par les écologistes en 2020, Lyon, Bordeaux et Strasbourg, l’objectif était de relancer la démocratie locale. Mais le volontarisme politique s’est vite heurté aux réalités du pouvoir.

Qu’importe qu’on parle de « démocratie participative » ou « citoyenne », les termes fondent comme des guimauves sous la langue. En remuant ces idées durant leurs campagnes, les candidats écologistes savent les images puissantes qu’ils invoquent dans l’imaginaire de leurs électeurs, qui peuvent soudain rêver aux Athéniens à l’Agora ou aux Gilets jaunes à Commercy. Derrière un jargon malléable, chacun entend la promesse d’une vie politique locale plus ouverte, où des citoyens profanes pourraient prendre part aux décisions qui les concernent et se sentir investis d’un pouvoir politique. 

Après leur victoire lors des élections municipales de 2020, Jeanne Barseghian à Strasbourg, Grégory Doucet à Lyon et Pierre Hurmic à Bordeaux ont chacun lancé des chantiers visant à rénover le rapport à la démocratie locale. Mais ni au même rythme, ni avec les mêmes priorités. 

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Sorties à Lyon : la sélection culture de la rédaction du 3 au 9 mai

Sorties à Lyon : la sélection culture de la rédaction du 3 au 9 mai

Douceur, brutalité et littérature, ce pourrait être le résumé de cette semaine de sorties à Lyon. N’hésitez pas à ajouter vos suggestions en commentaires.

Allez le Bleu

L’été sera bleu du côté des Subs. Après l’impressionnant Kraken l’an dernier, les Subs ont confié l’horizon estival à la plasticienne Alix Boillot, passée par les Arts Déco. La voici qui propose Bleu, un monumental bassin-fontaine monochrome entouré de deux sculptures-fontaines. Une œuvre qui par bien des aspects évoquera la préoccupation écologique (les bassins seront remplis avec de l’eau de pluie) et notamment les milieux aquatiques. Et servira de scène aux activités estivales et automnales des Subs. Le bassin perdurera jusqu’au mois d’octobre mais pour l’inauguration, c’est le 3 mai.

Bleu d’Alix Boillot. Aux Subs du 3 au 8 octobre.

Brut de brutes

Média engagé dans la lutte contre les violences policières, Flagrant Déni lance son guide. Soit 17 fiches pratiques et juridiques destinées aux victimes de violences policières. Pour ce faire (et le financer), l’association organise une expo collective pour dire l’impunité policière sur tout support (photo, peinture, installation vidéo et sonore et même documents policiers). Et à l’occasion une soirée de soutien. Chacun est libre d’y amener ses propres témoignages (un espace y sera réservé) pour livrer son expérience de cette réalité souvent niée.

Art Brutal – « Dire l’impunité policière ». À l’annexe de l’ECG le 4 mai (exposition ouverte également les 5 et 6 mai).

Art Brutal. Photo : Augusto Garcia Galindo/Flagrant Déni

Vivement Demanche

C’est assurément un des types les plus drôles du moment. La preuve, il parvient à faire rire tous les matins par son intervention dans la matinale de… RMC, dans Apolline Matin. C’est que l’homme est rodé à l’écriture (il fut la plume de bon nombre d’émissions télé) et fut le fondateur de la géniale cérémonie des Gérard de la télévision avec son complice Stéphane Rose. Le voici ici en mode one man show « Faut qu’on parle », où il décortique les hypocrisies de l’époque et l’hystérie à l’oeuvre sur les réseaux sociaux.

Arnaud Demanche. Au Radiant-Bellevue le 6 mai.

Rois de Norvège

Deux décennies déjà que les Norvégiens de Kings of Convenience nous ont fait découvrir leur conception d’un folk bucolique et boisé. Mélancolique mais plutôt feel good malgré tout, au croisement de Simon & Garfunkel, Belle & Sebastian et d’une pincée de bossa-nova. Un concept bien résumé par le titre de leur premier album : Quiet is the new loud (2001). Après quelques détours, Eirik Glambek Bøe et Erlend Øye sont de retour avec un nouvel album qu’ils viennent présenter en catimini, c’est leur style, à Feyzin. Dans ce monde de brutes ça ne peut pas faire de mal.

Kings of Convenience. À l’Epicerie Moderne le 7 mai.

Des livres en live

En raison des difficultés de subvention rencontrées par la Villa Gillet cette année – merci Laurent Wauquiez et la Région – c’est une édition resserrée du Littérature Live Festival qui aura lieu cette année. Resserrée mais dense quand même. Et qui offre un beau panorama de la littérature contemporaine. Notamment d’une jeune « scène » féminine internationale qui convoque des étoiles montantes telles Natasha Brown, Claire-Louise Bennett, Lucie Rico ou Jan Carson. Ajoutez-y quelques grands noms (Brigitte Giraud, Goncourt 2022, Jonathan Coe, Peter Stamm…) et vous voilà avec la possibilité de quelques belles tables rondes et rencontres. Et de belles lectures.

Littérature Live Festival. À la Villa Gillet et sites partenaires du 9 au 14 mai.

Sorties à Lyon Littérature Live festival
Littérature Live Festival. Villa Gillet.