[1/2] Lors de la récente expulsion des « filles de Gerland » à Lyon, la préfecture du Rhône a cherché à mettre en avant le travail social pour aider les « victimes de prostitution » à quitter le milieu. Son outil principal : le Parcours de sortie de la prostitution (PSP). Sur le papier, un outil efficient adoubé par les associations abolitionnistes. Problème (notamment) : sa faible portée.
« Je n’ai plus peur, et je n’ai plus honte. » Gloria (son prénom a été modifié) est une rescapée. Martyrisée au Congo, ancienne prostituée à Lyon, cette femme d’une trentaine d’années est parvenue à stabiliser sa vie et à quitter un monde qu’elle n’avait pas choisi : celui de la prostitution.
Pour cela, cette femme devenue caissière a bénéficié d’un « PSP », un Parcours de sortie de la prostitution.
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Journaliste lyonnais fan de l’Ouest, je suis à Rue89Lyon depuis 2020. Aujourd’hui associé et directeur de publication, je couvre les questions sociales mais aussi écologiques (pollutions industrielles, scandale des perfluorés). Le travail, c’est la santé, à condition que le droit soit respecté. Un œil politique sur le Rhône. Pour me laisser une info, c’est ici plemerle@rue89lyon.fr.
Cette semaine, Radio Anthropocène délocalise ses studios ! Direction les Rencontres d’Arles, pour un programme haut en couleurs à l’occasion du Festival international de la photographie.
L’équipe de Radio Anthropocène a des envies d’ailleurs. Et quelle meilleure destination qu’Arles pour poser ses valises à l’approche de l’été ? Car la capitale internationale de la photographie est un haut lieu de l’anthropocène. Territoire sentinelle par excellence, elle est confrontée depuis quelques années à des événements climatiques extrêmes. L’année passée la canicule a rendu la programmation du festival complexe, et poussé les organisateurs à s’interroger sur la pérennité d’une organisation d’un festival estival.
La rencontre d’un festival de photographie et de l’anthropocène ?
C’est fort de ce constat que l’équipe de Cité Anthropocène est partie en février pour réaliser une enquête anthropocène. Au programme, une réflexion ambitieuse pour penser la redirection écologique des activités du festival. Car le changement global n’est plus une réalité lointaine, mais bien une expérience sensible qui se fait sentir dans les chairs des habitants, festivaliers, agents d’accueil. Car la chaleur pose des problématiques y compris concernant les photographies elles-mêmes, qui ne peuvent être exposées à des températures et des degrés d’hygrométrie trop importants.
La réflexion des différents acteurs de l’équipe devait se concentrer sur l’espace de Ground Control, une ancienne halle SNCF où les températures ont culminé à plus de 40°C l’été dernier. Architectes, doctorant.e.s issues de plusieurs disciplines (géographe, biologiste, écologue, historien, ingénieur thermique), photographes et d’autres ont ainsi sillonné le territoire pour penser l’adaptation d’un bâtiment particulièrement vulnérable face au réchauffement climatique. Mais loin de s’y cantonner, notre réflexion a gagné l’ensemble du delta de la Camargue. Car les problématiques arlésiennes dépassent la cité antique, et se posent à une échelle plus large : la Camargue est confrontée à des risques de submersion qui menacent la sauvegarde d’une culture traditionnelle faite de taureaux, de rizière et autres manades. Réflexion ouverte, cette enquête sur laquelle nous reviendrons au gré de cette journée radiophonique constitue un point de départ pour documenter le changement global depuis Arles.
La photographie pour immortaliser le changement global
L’oeuvre d’Eric Tabushi et Nelly Monnier qui propose de constituer un Atlas des Régions Naturelles se pense comme un tour de France qui illustre les habitats ordinaires d’un pays contrasté. Exposée à Ground Control, Soleil Gris est un document emblématique d’un nouveau régime climatique qui tend à devenir la norme : leurs photographies mettent en lumière un territoire singulier, couvert d’une chaleur harassante, éclairée par un ciel gris, comme une chape de plomb qui voile ce paysage camarguais.
La photographie, un medium opportun pour rencontrer l’Anthropocène
Radio anthropocène prône la conversation entre sciences, arts et société. Quel meilleur espace que les Rencontres d’Arles pour organiser cet échange ? Et faire ainsi de ce festival un moment qui porte définitivement bien son nom ? Au programme : plus de 7h d’échanges, de débats, d’entretiens, de chroniques, avec les artistes du festival, des scientifiques, des architectes, des personnalités politiques et toutes l’équipe de Radio anthropocène en direct à partir de midi.
Radio Anthropocène – 5 juillet 2023 – La photographie part à la rencontre de l’anthropocène
L’association Cité Anthropocène prend la suite des activités de l’Ecole Urbaine de Lyon et travaille à la mobilisation conjointe des sociétés et des sciences pour faire face à l’urgence des enjeux soulevés par le changement global.
[Article mis à jour régulièrement] Pour la troisième nuit consécutive, Lyon et plusieurs communes de l’agglomération ont été marquées par des scènes d’émeutes. C’est le centre-ville qui a été particulièrement concerné par des affrontements avec la police et par des attaques de boutiques.
Contrairement à 2005, les émeutes de 2023 parties des quartiers populaires ont gagné rapidement le centre de l’agglomération de Lyon.
Vendredi soir, un rassemblement de plus d’un millier de personnes en mémoire de Nahel et « contre les crimes et les violences policières » interdit par la préfecture a été dispersé avec des tirs de grenades lacrymogènes à peine trente minutes après son démarrage. S’en sont suivis des affrontements avec la police aux Terreaux.
Dans la nuit, une quarantaine de magasins ont été attaqués dont certains pillés dans différents secteurs du centre de Lyon. 20 véhicules ont été incendiés, selon un bilan tiré par le maire (EELV) de Lyon, ce samedi midi, lors d’un point presse. Grégory Doucet estime que « l’intensité des événements a été d’une violence inégalée ces derniers mois » :
« Même en marge des manifestations contre la réforme des retraite, on n’a jamais connu autant d’attaques et de pillages de commerces. »
« Tous les arrondissements de Lyon concernés par les émeutes »
Toujours selon le maire de Lyon, tous les arrondissements ont été concernés par des scènes d’émeutes. Ce sont surtout les quartiers commerçants qui ont vu les déplacements de groupes plus ou moins nombreux jusqu’à tôt ce matin. L’avenue Jean-Jaurès (7e arr.) qui avait déjà connu des attaques de boutiques lors du 1er Mai a été visitée. Un magasin de vélos a été pillé ainsi qu’un concessionnaire moto. Deux opticiens ont été ciblés.
En Presqu’île, ce sont, par exemple, les magasins Micromania (jeux vidéo) et Courir (baskets) qui on été en grande partie vidés. Ce samedi après-midi, certains commerçants dressent des planches pour protéger sur leurs vitrines.
Le Magasin de jeux vidéo « Micromania » vandaliséPhoto : LB/Rue89Lyon Le magasin de vêtements « JD » de la rue de la République (Lyon 2e)Photo : LB/Rue89Lyon Le magasin Courir en partie pilléPhoto : LB/Rue89Lyon Le Monoprix de la rue de la République (Lyon 2e)Photo : LB/Rue89Lyon Le concessionnaire moto Yamaha (Lyon 7e) en partie pilléPhoto : LB/Rue89Lyon Un magasin de vélos pillé avenue Jean-Jaurès (Lyon 7e).Photo : LB/Rue89Lyon
Deux Monoprix ont été en partie saccagés dont un sur le Plateau de La Croix-Rousse où un poste de police en instance de déménagement a été vandalisé et une boutique de téléphonie Orange pillée.
Outre ces pillages sporadiques en centre-ville, des affrontements avec la police, toujours à coups de mortiers d’artifice, ont eu lieu dans d’autres quartiers des communes de l’agglomération : à Givors, Rillieux, Villeurbanne, Vénissieux,… Au total 17 communes sont concernées.
A Grigny, l’hôtel de ville a été ciblé, avec un départ de feu au niveau de l’entrée.
Des coups de feu ont été tirés en l’air dans le quartier de la Duchère.
À Vaulx-en-Velin, quatre policiers ont été blessés par une arme à grenailles. Une enquête a été ouverte par le parquet pour « violences volontaires avec arme sur des personnes dépositaires de l’autorité publique ».
58 personnes interpellées et 35 policiers et gendarmes blessés à Lyon
Ce samedi matin, la préfecture du Rhône communiquait les chiffre de 58 personnes interpellées et 35 « policiers et gendarmes blessés » dans la métropole de Lyon.
Le parquet de Lyon annonçait, de son côté, 49 personnes placées en garde à vue.
Alors que les violences ont été notées d’une « moindre intensité », cette nuit-là, par le ministre de l’Intérieur, l’agglomération lyonnaise est sortie du lot.
Le Raid et la BRI ont même été déployés dans le centre-ville. Côté gendarmerie, l’hélicoptère survolait la ville et deux véhicules blindés circulaient.
#sécurité | Le RAID est engagé avec la BRI dans le centre-ville de #Lyon pour mettre un terme aux attaques contre les commerces. Ils ont participé aux 31 interpellations réalisées à cette heure dans l'agglomération. pic.twitter.com/wrsz1XCc7T
— Préfète de région Auvergne-Rhône-Alpes et du Rhône (@prefetrhone) June 30, 2023
Annulation du Festival Entre Rhône et Saône en soirée suite aux émeutes
Comme vendredi soir, la préfecture a annoncé, en accord avec la Métropole, que les bus et des tramway des TCL ne circuleront pas partir de 20h.
Le maire de Lyon a décidé d’annuler tous les spectacles prévus à partir de 20h dans le cadre du Festival Entre Rhône et Saône.
Toujours à la demande de la préfète du Rhône, le centre commercial Carré de Soie à Vaulx-en-Velin a été fermé pour ce samedi après-midi.
Interrogé sur un éventuel « couvre-feu », le maire de Lyon a répondu qu’il « n’était pas à l’ordre du jour ». Grégory Doucet n’a également pas voulu tiré d’analyse des événements en cours. Il s’en est tenu aux constats et a demandé des renforts de policiers nationaux pour « assurer la sécurité dans la ville de Lyon ».
Après la nuit d'émeutes dans le centre de l'agglomération de #Lyon, le maire @Gregorydoucet annonce que les événements prévus dans le cadre du Festival Entre Rhône et Saône devront s'arrêter à 20h. Pas de couvre-feu à l'ordre du jour.#Nahel#Emeutespic.twitter.com/xex86qDOpl
Ce samedi après-midi, la préfecture du Rhône a répondu au maire de Lyon en annonçant le déploiement de la CRS 8 « spécialisée dans le maintien de l’ordre et les violences urbaines ».
En fin d’après-midi, autour du maire de Lyon, les différents groupes politiques ont affiché leur unité en co-signant un communiqué commun en rappelant « leur attachement au respect des valeurs de la République. La mort du jeune Nahel à Nanterre a été un terrible choc dans notre pays. Il est nécessaire que la justice soit prononcée et qu’elle le fasse rapidement. »
« Notre ville a vécu des violences, des dégradations et des pillages hier soir. Nous les condamnons sans réserve. Nous remercions unanimement les pompiers, la police nationale et notre police municipale, ainsi que les agents publics qui se mobilisent pour l’ensemble des Lyonnaises et des Lyonnais. Ensemble, nous appelons à l’apaisement, au calme et à la responsabilité de tous. Les dégradations et la violence ne seront jamais une réponse à la crise démocratique. »
Mercredi 28 et jeudi 29 juin, des affrontements ont éclaté le soir à Vaulx-en-Velin, entre des jeunes et la police, suite à la mort du jeune Nahel. Des éclats de colère qui s’inscrivent dans l’histoire particulière de la commune, lieu des émeutes urbaines de 1990. Les habitants s’attendent à ce que ces révoltes se poursuivent dans les jours à venir. Reportage.
Vendredi après-midi, la place François Mauriac, au Mas du Taureau est bien calme. Une ambiance à l’opposée des deux soirs passés au son des mortiers artifices et des tirs de lacrymogène. Ce matin-là, les habitants se sont réveillés sans bus, les stations de la place ne sont pas desservies jusqu’à 20h, et ne le seront sûrement dans la soirée.
À Vaulx-en-Velin, plus qu’ailleurs, les émeutes sont ancrées dans l’histoire de la ville. Elle sont même instaurées comme une presque tradition, chaque 14 juillet. Mais après la mort du jeune Nahel, 17 ans, tué par la police à Nanterre, mardi 27 juin, les jeunes de Vaulx se sont embrasés spontanément. De colère. Mercredi et jeudi, ils ont affronté les forces de l’ordre, toute une partie de la soirée.
Ce qu’on appelle communément « émeutes », lorsqu’elles ont lieu dans une commune populaire comme Vaulx-en-Velin peuvent en réalité être vues comme de véritables révoltes. Des révoltes sans pancartes mais qui disent en filigrane toute une colère larvée contre l’institution policière, contre le racisme, contre l’État.
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À Rue89Lyon depuis 2022, aujourd’hui journaliste associée. Enquêter sur l’extrême droite, c’est lutter contre l’extrême droite.
J’écris aussi sur la politique, le sans-abrisme, le logement, les violences sexistes et sexuelles. Pour me filer une info ou me contacter, c’est par là : mallenou@rue89lyon.fr
[Article régulièrement mis à jour] Après la mort de Nahel, tué par un tir de la police le mardi 27 juin à Nanterre, Lyon et son agglomération ont connu, comme ailleurs en France, de nouvelles émeutes dans la nuit de jeudi à vendredi. Dans ce contexte, la préfecture du Rhône, en accord avec la Métropole et le Sytral, a décidé de suspendre les bus et les tramways TCL à partir de 20h ce vendredi et d’interdire le rassemblement prévu aux Terreaux ce soir.
Ce jeudi dans la nuit, dans près de dix communes de l’agglomération lyonnaise, de nouvelles scènes d’émeutes ont éclaté à la suite de la mort de Nahel, tué par un tir de la police le mardi 27 juin à Nanterre. Chantier de la rue Louis Braille à Villeurbanne incendié, tirs de mortiers à Vénissieux et bus brûlé à Bron,… la nuit a été agitée. Plusieurs bâtiments publics, quatre rames de tramway, du mobilier urbain et de nombreuses voitures ont été également dégradées, selon la préfecture. Le Raid a été déployé dans certaines zones, notamment à Vaulx-en-Velin et Lyon 8e.
Dans ce contexte, la préfecture a annoncé en accord avec la métropole et le Sytral mobilités suspendre la circulation des bus et des tramway des Transports en commun lyonnais (TCL) à partir de 20h ce vendredi. Les trois instances rediscuteront, dans les prochains jours, de ces mesures « chaque matin ».
Dans son communiqué, la préfète Fabienne Buccio condamne des «comportement violents » ayant fait quatre blessés notamment dans l’incendie de l’immeuble de Villeurbanne. Dans la métropole, seize interpellations ont été réalisées pour cette deuxième nuit d’émeutes.
Bruno Bernard, président de la métropole, a tweeté, en fin de matinée, sa condamnation des violences tout en exprimant son soutien aux communes. Grégory Doucet, le maire de Lyon avait également appelé rendu un hommage au jeune Nahel et appelé au calme lors du conseil municipal, jeudi matin après les premières émeutes.
La violence n’est jamais une solution. La mort dramatique d’un jeune homme de 17 ans, dans des conditions sur lesquelles la justice devra se prononcer, est un drame suffisamment effroyable pour que l'on n’ajoute pas de la violence à la violence.
À la suite de la préfecture, la Région a également embrayé en suspendant les cars régionaux ce vendredi soir à partir de 19h30 « sur tout le territoire régional à l’exception des lignes circulant dans les départements de l’Allier, de l’Ardèche, du Cantal et de la Haute-Loire ».
Rassemblement à Lyon en mémoire de la mort de Nahel interdit
En marge de ces émeutes, des collectifs ont appelé à des rassemblements en mémoire de la mort du jeune garçon de 17 ans. Jeudi soir dans le quartier populaire du huitième arrondissement les militant·es du Comité populaire d’entraide et de solidarité (CPES) se sont réunies avec des habitants pour commémorer sa mort. Parents et enfants ont brandi des dessins en son hommage. Alex l’un des membres du Comité populaire d’entraide et de solidarité a exprimé son émotion sur BFMTV Lyon.
« C’est un événement qui touche tout le monde. Les petits, ça les concerne parce que ça aurait pu être leur frère ou leurs cousins. Ce genre d’événements arrive beaucoup trop souvent et quotidiennement. »
Pour lui, le quartier du huitième arrondissement n’est pas épargné par les « contrôles abusifs» et le « harcèlement policier ».
Ce vendredi soir à 20h, une autre rassemblement en mémoire de Nahel et « contre les crimes et violences policières » a été appelée place des Terreaux.
Il n’a pas été déclaré et a fait l’objet, ce vendredi, d’un arrêté préfectoral mettant en place un large périmètre d’interdiction de manifestation dans Lyon.
Face aux violences urbaines depuis le 28/06 et aux risques de troubles à l'ordre public générés par des manifestations non déclarées, les cortèges, défilés et rassemblements revendicatifs sont interdits ce vendredi 30 juin 2023 de 18h à 06h00 à Lyon sur le périmètre suivant ⤵️ pic.twitter.com/CX9RgGDzf4
— Préfète de région Auvergne-Rhône-Alpes et du Rhône (@prefetrhone) June 30, 2023
Cet été encore à Lyon et aux alentours, les festivals d’été sont nombreux et variés. A noter en 2023 : l’Inversion Fest’ n’aura connu qu’une édition 2022 et la dernière danse annoncée pour les Jeudis des musiques du monde.
Les Nuits de Fourvière
On ne les présente plus, mais si ! Les Nuits de Fourvière s’attachent, depuis 1946, à faire coexister les disciplines (théâtre, musique, danse, opéra, cirque). Chaque été, en juin et juillet, ce festival présente plus de 150 représentations sur le site de la colline de Fourvière (Lyon 5e).
Flamenco, concerts ou encore danse, il y en aura pour tout les goûts. Florence Foresti se produira sur scène, vendredi 30 juin à 21h45, avec son spectacle Boys Boys Boys où elle raconte ses amours, ses envies et ses contrariétés de presque quinquagénaire, sans tabou.
Jeudi 13 juillet à 20h30, le trio Inés Bacán, Pedro Soler & Gaspar claus enflammeront le théâtre antique avec des notes de guitares Flammenco. Ce trio, au lancement tardif mais au talent indéniable, est la fusion de Gaspar Claus, un violoniste français tout terrain riche de multiples collaboration, Pedro Soler, reconnu pour son talent de guitariste de Flamenco et la chanteuse, Inés Bacán aujourd’hui considérée comme une légende du chant flamenco.
Extrait de la programmation : Alt-J, Yes it is, Florence Foresti, Queens of the stone age, Zazie, Deluxe, Ben Harper & the innocent criminals, The Blaze, Pomme, Lila Downs …
L’affiche du festival d’été des Nuits de Fourvière.Photo : Cholitas Escaladoras – Todd Antony
Superspectives festival Lyon
Le festival de musique contemporaine revient pour sa 5ème édition à Lyon. Superspectives s’adresse à un public large avec une musique ouverte à tous les styles.
A noter la performance de Lilly Joel Plays The Organ le samedi 1er juillet à 20h30. Lynn Cassiers et Jozef Dumoulin se sont tous deux établis dans le domaine du jazz contemporain et de la musique improvisée. Mêlant l’improvisation libre à l’électronique, Jozef Dumoulin remplacera son installation électro habituelle par un orgue à tuyaux ancien. Ce genre ? La musique d’Hildegard von Bingen, un type de son essentiellement monodique, fait pour être interprété par une seule voix.
Extrait de la programmation : Lilly Joel Plays The Organ (Hildegarde de Bingen), Ensemble 0 joue Pozgarria da, Charlemagne Palestine …
Jusqu’au 2 juillet 2023 – Maison de Lorette, à Lyon 5e. Informations et réservations sur le site Superspectives.
L’affiche de SuperspectivesPhoto : festival Superspectives
Le festival d’été, Entre Rhône et Saône
Pour sa deuxième édition, le festival « Entre Rhône et Saône », proposé par la Ville de Lyon, se veut « festif, familial et joyeux ». L’événement est toujours de renouer avec le « patrimoine fluvial » grâce à des offres artistiques, sportives, inspirées de la nature, dans les espaces publics. Toute la programmation a été imaginée par des associations, des entreprises, des institutions culturelles ou des associations d’habitants du territoire après un appel à projets.
Le samedi 1er et dimanche 2 juillet de 10h à 18h, Eau’rigine souhaite à travers des ateliers, sensibiliser à l’utilisation de notre ressource en eau de douce. Le défi ? S’informer sur les disponibilités de la ressource en eau en réalisant une fresque. Avec 57 cartes présentant des données chiffrés de la disponibilité de l’eau, les participants devront retracer les enjeux entourant ce bien commun.
Les festivaliers pourront également découvrir une centrale hydroélectrique, âgée de 120 ans. Le collectif les péniches de Lyon, Odysseus 3.1, un Océan de Vie, Randossage, Hisa et Nettoyons Lyon proposent aux Lyonnais·es d’aider les plongeurs et bateliers dans leur récoltes des déchets au fond du Rhône et à sa surface. Les participants collecteront les ordures sur les berges avec les associations environnementales pour trier, peser et recycler.
Du 30 juin au 2 juillet 2023 – Berges de la Guillotière, Darse-Confluence, Ile Barbe, à Lyon 7e. Informations et réservations sur le site de la ville de Lyon.
L’affiche de la seconde édition d’entre Rhône et Saône.Photo : DR
Le festival éco-responsable Music en Ciel
C’est la huitième édition du festival Music en Ciel de Saint-Priest. Cet événement en plein air est entièrement gratuit et revendique un engagement fort : tendre vers un meilleur accès à la culture. Cette année le festival se déroule sur une seule et unique soirée, du côté de l’Esplanade des arts. Pour cette soirée, on aura droit à une programmation 100% française.
Geromino alias Helmut Fritz, interprète du célèbre titre « ça m’énerve », Emma Daumas, rockeuse dans l’âme connue pour ses collaborations avec Benoît Poher du groupe Kyo et Valentin, un jeune chanteur inspiré par Calogero et Goldman se succéderont sur scène avant que ne soit tiré depuis le Château le traditionnel feu d’artifice.
13 juillet 2023 – Parking Colette, à Saint-Priest. Informations sur le site de Music en Ciel (Entrée libre et gratuite).
L’affiche du festival Music en cielPhoto : DR
Swing sous les étoiles, festival d’été à Lyon
Pour sa 21ème édition, « Swing sous les étoiles » propose une programmation toujours aussi variée et originale. Le groupe Cats on Trees est à l’affiche mais d’autres artistes sont à découvrir comme Copycat, un duo de deux cousines aux influences pop-folk pour l’une et rock énergétique pour l’autre. Mais aussi Kim Melville, une instrumentiste aguerrie, qui produit une musique aux influences blues, rock, country et même métal.
Cette chanteuse sera sur scène le 4 juillet, avec sa voix puissante elle met très vite une ambiance électrique. Enfant, ses parents l’encouragent à s’exprimer à travers différents arts, par exemple, la danse aux côtés de sa mère chorégraphe, mais aussi avec l’écriture, le dessin et la mode.
Copycat se produira le 5 juillet. L’alliance de ces deux cousines, Apolline, l’ainée et Zoé, la benjamine guitariste et bassiste est parfaitement distinct et complémentaire. Leurs voix se mélangent et s’entremêlent en croisant Pop et Folk.
Extrait de la programmation : Cats on Trees, Copycat, Fuzz Top, Vanupie, Eat your dog …
Du 30 juin au 5 juillet 2023 – Esplanade de la Madone, à Miribel (01700). Informations et réservations sur le site swing sous les étoiles.
Cats on Trees se produira le mercredi 5 juillet sur la scène de Swing sous les étoiles à Lyon.
Les Jeudis des musiques du monde, cet été 2023
Au cœur du jardin des Chartreux, ce festival gratuit vous fera voyager et découvrir des musiques issues des quatre coins de la planète (Colombie et Caraïbes, République démocratique du Congo, Syrie et Moyen-Orient, Grèce…). Cet événement est organisé par le Centre des Musiques Traditionnelles Rhône-Alpes. Créé en 1991, le CMTRA est une association qui œuvre à la valorisation des traditions musicales et des patrimoines culturels immatériels de la région. Le festival débutera avec un groupe auvergnat, Ramdam Fatal avec leurs morceaux aux incantations frénétiques et Kin’gongolo Kiniata, cinq artistes congolais mêlant afro-pop expérimentale et électro aux rythmes congolais.
Cette dernière édition, se finira par une nuit aux influences latines avec Aïtawa, venue distiller ses rythmes afro-colombiens combinés au rock psyché des années 70/80 et le collectif lyonnais Colectivo Caliente, accompagné du chanteur cubain El Elegante, pour un live énergique son con salsa afro-cubana.
Extrait programmation : Kin’gongolo Kiniata, Deli Teli, Shezar, Digital Cheikhates, Aïtawa, Colectivo Caliente y El Elegante, James Stewart …
Le festival prend place dans le jardin des chartreux (Lyon 1er).Photo : DR
Fêtes Escales 2023
Pour sa 25e édition le festival Fêtes escales revient avec des artistes locaux mais produisant des musiques aux influences internationales. Le festival s’ouvrira le 14 juillet sur un pique-nique républicain à 12h30 au parc Dupic de Vénissieux. De 15h à 18h30, les participants pourront suivre les déambulations de la fanfare La Cacophonie, la célèbre dictée de l’Espace Pandora animée par son Directeur Thierry Renard. La journée se clôturera par un apéritif républicain.
A découvrir, Jey Kemeya une jeune artiste lyonnaise, qui mélange la force de la soul aux pulsations du hip-hop ou encore la poésie du rap à l’ardeur du rock. Ses textes sont puissants et émouvants, inspirés d’artistes comme Jorja Smith, Christina Aguilera ou encore Alicia Keys. Après deux ans de travail, elle sort son tout premier EP, “Perceptions”.
Extrait programmation : Jey Khemeya, Kaynixe, Da Break, Battle 6.9.2 by Pockemon Crew, Lujipeka, Afrotronic, Gyslain.N, HK …
Pour clôturer la saison des festivals, c’est Damso, Angèle, Lorenzo et Zaho de Sagazan qui vont se succéder dans le parc de Miribel-Jonage.
Angèle, reine de la pop ; Worakls Orchestra, DJ spécialisé dans la techno mélodique, ou encore NeS, la programmation artistique du Woodstower est toujours aussi diverse, mêlant électro, rap et pop. Il sera aussi possible d’écouter Zaho de Sagazan, chanteuse berlinoise montante, à la voix singulière et puissante portée par des rythmes électroniques qui côtoient la techno berlinoise et l’electronica française.
Pour les découvertes locales, on trouve Marjo, avec une musique chargé de percussions aux rythmes électroniques.
Du 23 au 27 août 2023 – Grand Parc Miribel Jonage, à Vaulx-en-Velin (69120). Informations et réservations sur le site du Woodstower.
Pour 2023, La Région de Laurent Wauquiez (LR) a choisi de couper une grande partie des aides destinées, notamment, aux Addear. Ces structures encouragent les installations liées à l’agriculture paysanne. Explications.
C’est des négociations qui traînaient en longueur depuis plusieurs mois. Elles ont finalement pris fin le 23 juin, à la suite d’un entretien avec le vice-président de la Région en charge de l’agriculture, Fabrice Pannekoucke (LR). Ce jeudi 29 juin, la Confédération paysanne a décidé d’alerter sur le fait que la Région Auvergne-Rhône-Alpes, dirigée par Laurent Wauquiez (LR), met un gros coup de frein à l’installation agricole paysanne.
« Gestionnaire de fonds européens, la Région a fait le choix politique de priver complètement de moyens financiers le réseau des Associations régionales pour le développement de l’emploi agricole et rural (Ardear) dès 2023, indique le syndicat, classé à gauche. Pire, la Région a décidé, dans toute cette manne financière venant de la PAC, de n’allouer aucun moyen à l’ »émergence », qui permettait jusqu’alors à un public non issu du milieu agricole (NIMA) de bénéficier d’un suivi tout au long de son parcours à l’installation. »
Selon le syndicat, l’aide européenne du FSE permettait l’accompagnement de 800 porteuses et porteurs de projet agricole par an, depuis une décennie.
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Journaliste lyonnais fan de l’Ouest, je suis à Rue89Lyon depuis 2020. Aujourd’hui associé et directeur de publication, je couvre les questions sociales mais aussi écologiques (pollutions industrielles, scandale des perfluorés). Le travail, c’est la santé, à condition que le droit soit respecté. Un œil politique sur le Rhône. Pour me laisser une info, c’est ici plemerle@rue89lyon.fr.
[Article mis à jour régulièrement] Après la mort de Nahel, tué par un tir de la police le mardi 27 juin à Nanterre, Lyon et son agglomération ont été marquées, comme ailleurs en France, par des scènes d’émeutes dans plusieurs quartiers. Des rendez-vous ont été lancés « Pour Nahel » et « contre les crimes et les violences policières ».
La nuit qui a suivi la mort de Nahel à Nanterre, tué par un policier lors d’un contrôle routier, avait été calme à Lyon. Cela n’a pas été le cas mercredi. Dans la soirée, des émeutes ont éclaté dans plusieurs quartiers populaires de Lyon et des communes de l’agglomération.
Des mortiers d’artifice ont notamment été utilisés contre les forces de l’ordre et des feux de poubelles et de véhicules ont été déclenchés. À Vaulx-en-Velin, Vénissieux, Lyon 8e et La Duchère (Lyon 9e) notamment. D’après Le Progrès, 29 véhicules de particuliers ont été incendiés au cours de la nuit, dont neuf à Lyon 8e et huit à Vaulx-en-Velin.
💥 Nuit d’émeutes aux Minguettes, à La Duchère et à Vaulx-en-Velin ce mercredi soir après l’exécution par la police de Nahel, 17 ans. La colère a également gagné le 8eme arrondissement de Lyon. pic.twitter.com/cFUgOYYlDU
— Lyon Insurrection (@LyonInsurrectio) June 28, 2023
Incendie dans un immeuble à Villeurbanne, feu à la mairie de Décines
À Villeurbanne, des tirs de mortiers ont déclenché, selon la police, un incendie dans le quartier Ferrandière-Maisons Neuves, boulevard Balzac. L’incendie est parti d’un balcon. Intervenus vers 1h, les pompiers ont évacué 41 habitants. Quatre personnes ont été transportées à l’hôpital, 35 personnes « qui ne pouvaient être accueillies par des proches » ont été relogées par la mairie, selon un communiqué diffusé jeudi 29 juin au matin.
Dans ce même communiqué de presse, la mairie (PS) de Villeurbanne a remercié « l’ensemble des forces de secours et de sécurité intervenus cette nuit » et a conclu en appelant au calme pour les prochains jours :
« La mort du jeune Nahel a suscité une très grande émotion dans tout le pays. La justice devra faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame qui nous a toutes et tous bouleversés. Au-delà de la légitime émotion et de la colère, nous appelons au calme et nous condamnons sans réserve les atteintes aux personnes et aux biens ».
À Décines, c’est la mairie de la commune qui a été prise pour cible avec un début d’incendie. Dans un même exercice de communication, Laurence Fautra, maire (LR) de la ville, indiquant « comprendre l’émotion liée au dramatique incident de Nanterre », a dénoncé « les attaques menées cette nuit à coup de mortiers par des individus cagoulés contre l’Hôtel de Ville ainsi que des policiers visés sans compter les nombreux incendies criminels ».
Des réactions politiques après la mort de Nahel et des appels à des rassemblements
Également côté réactions politiques, le maire EELV de Lyon a entamé le dernier conseil municipal de la saison, en rendant hommage au jeune Nahel. Grégory Doucet a aussi appelé au calme après les émeutes (retrouver ici notre direct du conseil municipal).
Dans un autre registre, la préfecture du Rhône a tweeté sur des « violences inacceptables commises cette nuit » et a communiqué sur le chiffre de « 15 blessés légers parmi les forces de l’ordre et de secours » ainsi que « 4 interpellations ».
Les violences commises cette nuit dans l'agglomération lyonnaise sont inacceptables. La Préfète F. BUCCIO remercie les forces de l'ordre et les secours pour leur engagement et apporte son soutien aux 15 blessés légers parmi eux. 4 interpellations ont d'ores déjà été réalisées.
— Préfète de région Auvergne-Rhône-Alpes et du Rhône (@prefetrhone) June 29, 2023
Mercredi, en milieu de journée, un rendez-vous a été lancé sur les réseaux sociaux pour un rassemblement à 20h place des Terreaux (Lyon 2e) intitulé « Justice pour Nahel ». Une « mobilisation contre le racisme, les crimes et les violences policières », qui a notamment été relayée par le média alternatif « Lyon insurrection ».
Ce jeudi, un autre rassemblement « pour Nahel » a été lancé à l’initiative des militant·es du Comité populaire d’entraide et de solidarité (CPES) du 8e arrondissement. Il devrait avoir lieu à partir de 18h30 « à côté du city de la rue Berty Albrecht » (quartier des États-Unis).
C’est un long conseil municipal qui a occupé les élus municipaux, jeudi 29 juin à Lyon. Il s’agissait du dernier avant la pause estivale de deux mois, et de nombreux dossiers ont dû être votés avant la rentrée. Rue89Lyon était en direct, et vous propose de revivre ce conseil.
Pendant près de dix heures, les conseillers et conseillères municipales se sont réuni·es, pour un dernier conseil municipal particulièrement chargé. Parmi les principaux dossiers à l’ordre du jour on retrouve la Mission d’information sur la sécurité, qui a catalysé les débats pendant plus d’une heure. La politique culturelle de la Ville a aussi donné lieu à une passe d’arme entre la majorité écologiste et de gauche, et le groupe d’opposition de droite, autour des baisses de subventions à la Région et à la Ville.
La polémique autour de la compagnie Lundy Grandpré est aussi revenue à plusieurs reprises, du côté de la majorité ou de l’opposition, causant même une interruption de séance.
Des débats techniques sur le compte financier unique 2022 ont donné l’occasion aux oppositions et à l’adjointe aux Finances, Audrey Hénocque, de revenir sur le surcoût de 147 millions dans le Plan pluriannuel d’investissement.
Pour plus de détails, retrouvez notre live ci-dessous.
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29 juin 2023, 8 h 38 min
Le conseil municipal démarre et une longue séance s’annonce, avant la pause estivale.
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29 juin 2023, 8 h 58 min
Le maire, Grégory Doucet, entame la séance par un discours politique. Il commence par rendre hommage au jeune Nahel, tué par la police, mardi 27 juin, mais aussi à appeler au calme après des émeutes survenues à Lyon et dans sa périphérie, mercredi 28 juin au soir.
« Les Lyonnais et Lyonnaises étaient nombreux à s’opposer à la police, hier soir, à la suite de la mort du jeune Nahel. La colère est mauvaise conseillère et les dégradations ne sont pas acceptables. Mais il faut voir ce que cette colère signifie. Elle est symbole de la colère face à la mort d’un jeune de 17 ans et elle témoigne d’un besoin de justice. Nous appelons à ce qu’elle soit rapidement rendue. »
Le maire écologiste enchaîne sur une condamnation de l’extrême droite. D’abord en s’opposant à « la récupération politique du drame d’Annecy ». Il évoque également la pancarte anti-migrants placardée sur un square à Lyon, les stickers anti-ivg collés sur les Vélo’v ainsi que différentes intimidations de la communauté LGBT à Lyon survenues ces dernières semaines.
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29 juin 2023, 9 h 13 min
À leurs tours, David Kimelfeld (Les Progressistes) et Yann Cucherat (Pour Lyon) s’émeuvent de la mort du jeune Nahel. David Kimelfeld écourte même son intervention, pour cette raison.
Yann Cucherat lui, poursuit, avec une critique adressée au maire. Il regrette qu’il n’ait pas accepté l’invitation à la discussion du président du comité centre-Presqu’île, au sujet de la piétonisation de la Presqu’Île et la requalification de la Rive droite. Il reproche aussi au maire d’être sourd aux demandes des habitants de la place Mazagran en terme de sécurité.
De son côté, Pierre Oliver, président du groupe Droite, centre et indépendants, également maire du 2e arrondissement, déplore d’avoir été « tenu à l’écart » par la mairie centrale lors de la visite presse d’une école du 2e arrondissement. Il reproche aussi au maire un « manque d’informations » sur des rapports transmis par la Métropole de Lyon à la Ville, sur l’eau et le traitement des déchets.
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29 juin 2023, 9 h 18 min
Sandrine Runel, adjointe au maire aux Solidarités, s’exprime pour le groupe socialiste. Elle dénonce aussi l’extrême droite, ses récupérations et ses intimidations à Lyon.
Puis elle s’adresse au groupe de droite, qu’elle accuse d’avoir diffusé de « fausses informations » au sujet d’une subvention de la Ville. L’élue fait référence à la vidéo d’une performance artistique d’une compagnie, diffusé par Pierre Oliver, puis récupérée par l’extrême droite. On y voit un homme nu, dans un jardin, en présence d’enfants. Cette compagnie avait bien demandé une subvention de la Ville de Lyon, mais pas pour cette performance-là. Il s’agissait d’autant plus d’une représentation privée, survenue il y a plusieurs années.
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29 juin 2023, 9 h 27 min
Nathalie Perrin-Gilbert (Lyon en commun), adjointe à la Culture, revient aussi sur cette polémique. Avec une certaine colère.
“Par un tweet, par quelques mots et quelques images isolées de leur contexte, on peut décider de jeter en patûre aux réseaux sociaux de jeunes artistes. Peu importe la réalité, peu importe les conséquences sur les uns et sur les autres. Les conséquences, quelles sont-elles ? Une compagnie, en résidence et subventionnée par l’État, s’est vue contrainte d’annuler ses représentations, assaillie par des attaques. C’est donc en cela que réside la proposition d’affrontement politique que certains nous proposent ? »
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29 juin 2023, 9 h 38 min
Pierre Oliver répond, et renchérit. Il montre sur son téléphone ce qu’il dit être un « produit dérivé » de la compagnie, un sachet de thé avec une femme qui fouette un policier.
« Vous nous reprochez de sortir une vidéo de son contexte, mais excusez-nous de condamner ce genre de pratiques. À un moment donné on ne peut pas tout faire avec l’argent public »
Il quitte ensuite la séance. La journée risque d’être sportive pour l’élu. Il va devoir jongler entre le conseil municipal, et l’Assemblée plénière de la Région, où il siège également (dans la majorité cette-fois). Les deux se tiennent le même jour. C’était déjà le cas en décembre 2022, ce qui lui avait valu quelques piques de la part du groupe écologiste.
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29 juin 2023, 9 h 53 min
Camille Augey (EEVL), adjointe à l’Economie locale et durable, s’exprime sur le devenir du passage Thiaffait dans le 2e arrondissement. Cette allée abrite des commerces et ateliers où l’on retrouve des artisans et créateurs. En janvier 2023, la pépinière « Village des créateurs » avait du fermer ses portes suite au désengagement de la Région et à l’impossibilité de l’ouverture au mécénat.
« Le passage Thiaffait poursuivra sa fonction d’incubation à travers la mise à disposition des ateliers-boutiques à de jeunes marques, sélectionnées par un comité d’agrément, conjoint Ville et Métropole », affirme l’adjointe.
Les espaces restants seront alloués à travers un appel à manifestation d’intérêt, lancé au second semestre 2023, à un acteur chargé d’animer et de gérer le lieu.
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29 juin 2023, 10 h 05 min
Le conseil municipal se penche maintenant sur la Mission d’information et de sécurité, votée fin 2022 et lancée en février 2023. C’est Fanny Dubot (EELV), maire du 7e arrondissement, qui la rapporte. Elle a été présidée par Béatrice de Montille, élue Droite, centre et indépendants.
Fin mai 2023, les groupes d’opposition de droite et du centre avaient donné une conférence de presse pour montrer leur insatisfaction sur le déroulement de cette mission, notamment sur les personnes auditionnées.
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29 juin 2023, 10 h 25 min
La maire du 7e présente le déroulé et les conclusions de cette mission, et déplore le refus des services de l’État d’être auditionnés. Selon elle, cette mission n’est « pas complète, mais le reflet de ce qui s’est dit dans cette MIE », affirmation qui vient quelque peu affaiblir les conclusions présentées, relativement conformes à la vision des écologistes sur la sécurité :
-Constat de difficulté de recrutement des policiers municipaux, avec un déficit de recrutement de 20% selon l’adjointe – Un système de vidéosurveillance présent dont il faut renforcer le contrôle citoyen et redéployer certaines caméras. Un sujet sur lequel les écologistes ne sont pas particulièrement à l’aise, entre tentative d’apporter une réponse « pragmatique » tout en n’étant pas foncièrement favorable à la vidéosurveillance. – Valoriser les médiateurs et étendre leurs missions hors des quartiers prioritaires
La sécurité est un enjeu sur lequel l’exécutif écologiste est régulièrement attaqué par ses oppositions. Cette mission transpartisane devait apaiser les tensions.
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29 juin 2023, 10 h 44 min
Tensions qui ne sont pas vraiment apaisées. Les trois groupes d’oppositions réaffirment leur mécontentement sur les personnes auditionnées. David Kimelfeld (Progressistes et Républicains), tranche : « c’est une occasion manquée et un triste gâchis de temps et d’énergie ». Il regrette que la mission n’ait pas pu auditionner Alexandre Vincendet, député LR, corapporteur d’une mission flash sur la police municipale, ou bien Yann Crombecque (PS), adjoint à la sécurité à Villeurbanne.
Béatrice de Montille, (groupe Droite, centre et indépendants), se joint à ces critiques. Comme Fanny Dubot, elle regrette l’absence de réponse de l’État, mais elle en rejette la faute sur la mairie écologiste.
« Cela montre avant tout que vous n’avez pas su bâtir en 3 ans de mandat un partenariat solide entre la Ville et l’État »
Après une période de concorde entre le maire et le préfet, les relations s’étaient dégradées entre le maire de Lyon et le préfet du Rhône, depuis parti, Pascal Mailhos, en 2022 et particulièrement début 2023. Ils s’étaient opposés dans les médias sur la sécurité, mais aussi sur l’hébergement d’urgence. Difficile pour autant de savoir s’il s’agit de la véritable raison du refus de l’État de répondre aux questions de la MIE, ou s’il s’agit d’une forme de réserve sur les choix politiques de la commune.
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29 juin 2023, 11 h 03 min
Gautier Chapuis, co-président du groupe des Écologistes, vient en soutien au rapport présenté par Fanny Dubot. Il souligne que l’opposition avait la présidence de cette mission et que nombre de demandes d’audition de l’opposition ont été acceptées.
« Oui, sur la sécurité, on fait le taf, clame-t-il. Notre groupe aborde la question de la tranquillité, de la sécurité et de la sûreté sans angélisme ni naïveté : nous travaillons sur les causes et favorisons toujours l’humain »
Il pointe aussi l’absence de plusieurs membres de l’opposition lors des visites organisées durant cette mission. Ce qui soulève l’indignation de Pierre Oliver (DCI) et David Kimelfeld (Progressistes et Républicains). Ce dernier évoque une « délation ».
« Il s’agit d’un rendez-vous manqué entre l’opposition et elle-même », complète Fanny Dubot (EELV), qui pointe l’absence de suggestions faites par les oppositions, pour des pistes d’amélioration, lors de cette MIE (à l’exception du groupe Pour Lyon).
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29 juin 2023, 11 h 09 min
Ça chauffe dans l’hémicycle. Le maire de Lyon prend la parole et dénonce les « postures » et l’absence de « propositions concrètes » des oppositions. Ce qui soulève une vague d’indignation. « Nous avons fait sept propositions », lance Samira Bacha-Himeur, du groupe Pour Lyon. Le maire peine à finir sa prise de parole.
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29 juin 2023, 11 h 24 min
Le conseil municipal se penche maintenant sur le compte financier unique 2022 de la Ville de Lyon (les comptes de la collectivité), sous la présidence d’Audrey Hénocque. L’adjointe aux Finances évoque une épargne nette de 67,8 millions d’euros sur l’année 2022.
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29 juin 2023, 11 h 30 min
Conseil municipal ou cours de français ? Pour la deuxième fois, le groupe Droite, centre et indépendant, soulève des fautes d’orthographe dans les rapports présentés.
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29 juin 2023, 11 h 39 min
Sur le fond, deux groupes d’oppositions (Pour Lyon et DCI), critiquent le compte financier unique, sur des points techniques.
Yann Cucherat (Pour Lyon) pointe ce qu’il estime être un « manque de sincérité » du budget primitif (le budget présenté en début d’année, qui montre une projection des dépenses de l’année) et le compte financier final, car les deux diffèrent trop selon lui.
Pierre Olivier (DCI), s’en prend à la « politique RH (ressources humaines, ndlr) » et aux « chargés de missions recrutés à tour de bras ». Il s’inquiète aussi pour le taux de réalisation des investissements, un débat qui avait déjà eu lieu lors du premier conseil municipal de l’année.
En mai 2023, Tribune de Lyon révélait aussi que la Ville de Lyon faisait face à un surcoût de 147 millions dans ses investissements, comparé au Plan pluriannuel d’investissement voté en 2021, qui prévoyait les dépenses sur le temps du mandat jusqu’en 2026. La collectivité va devoir raboter sur ses projets.
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29 juin 2023, 11 h 41 min
La première adjointe Audrey Hénocque (EELV) continue de défendre un « bon rapport », avec une « bonne capacité de désendettement ».
« La preuve, en commission, le groupe Droite, centre et indépendant se retrouve à commenter les fautes d’orthographe. »
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29 juin 2023, 11 h 57 min
Prochain dossier, l’actualisation des autorisations de programme pour le Plan d’équipements pluriannuel. Une actualisation nécessaire au vu du surcoût de 147 millions, évoquée par l’élue. Un surcoût qui était « attendu », selon elle. « Certains projets ont été réactualisés, d’autres seront repoussés sur le prochain mandat », résume-t-elle.
« Nous aimerions savoir à quoi vous avez renoncé, questionne Georges Képénékian (Progressistes et Républicains), ancien maire de Lyon. L’absence de déclaration officielle, l’absence de publication des projets impactés entretient un flou inquiétant. Je vous pose clairement la question : quels sont vos arbitrages ? »
Sylvain Godinot, adjoint au Patrimoine, affirme avoir transmis la liste des projets à toutes les mairies d’arrondissement (dont deux sont détenues par le groupe de droite). « Mais pas aux groupes d’opposition », protestent les groupes Pour Lyon et Progressistes et Républicains.
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29 juin 2023, 12 h 27 min
L’actualisation du plan d’équipement pluriannuel est adopté. Le conseil se penche maintenant sur un dossier plus consensuel, sur le plan d’action pour l’égalité professionnelle 2023-2026, porté par Laurent Bosetti (Lyon en commun), adjoint aux Ressources humaines et service public.
Il rappelle le « Pacte social » et le plan d’action de l’égalité femme-homme adoptés en début de mandat. Pour le renouvellement de ce plan, la mairie a souhaité l’élargir au delà des inégalités hommes-femmes pour « améliorer globalement l’environnement de travail des agents ».
Il évoque notamment une prochaine expérimentation de la semaine de 4 jours (sans réduction du temps de travail) et le lancement d’un baromètre de la qualité de vie au travail.
Le plan est adopté, sans interventions des oppositions.
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29 juin 2023, 12 h 39 min
Chloë Vidal (EELV), adjointe à la Démocratie et à la redevabilité, présente le rapport 2022 du comité consultatif de déontologie et de transparence des élus, créé en 2021 à Lyon. Ses missions sont de lutter contre les possibles conflits d’intérêt et de fixer des règles de déontologie pour les élus. Un rapport pour l’instant plutôt vide sur de possibles manquements déontologique, car il ne fait que présenter le comité, définir son fonctionnement et les priorités de son programme de travail 2023.
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29 juin 2023, 13 h 01 min
Petit débat autour des difficultés à obtenir un titre d’identité à Lyon, que nous avions documenté. Laurent Bosetti, à l’occasion d’une délibération sur une modification du tableau des effectifs évoque l’ouverture du centre temporaire d’accueil pour les documents d’identité, le 20 juin 2023. Il parle aussi de l’ouverture de créneaux supplémentaires, dans les mairies d’arrondissement. L’élu évoque 20% de rendez-vous supplémentaires sur 2023, tout en regrettant le manque de moyens mis par l’État dans la délivrance des pièces d’identité.
Pierre Oliver (DCI) demande que ce centre temporaire soit ouvert plus tôt l’année prochaine.
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29 juin 2023, 14 h 46 min
Le conseil municipal reprend après la pause méridienne. Les conseillers s’y remettent avec le vote d’une subvention de 30 000 € à la Maison des solidarités locales et internationales.
L’occasion pour Béatrice Gaillout (Progressistes et Républicains) de faire un pas de côté et de citer le collectif Jamais sans toit, qui recense environ 150 enfants à la rue à Lyon, et plus de 300 dans la Métropole. Elle revient sur l’objectif « Zéro enfants à la rue » annoncée en 2021 par la Ville de Lyon, aujourd’hui non atteint. Depuis le 22 juin, le gymnase Bellecombe (Lyon 6e) est occupé par une quarantaine de femmes et d’enfants, avec le soutien de collectif et association. Environ 60 jeunes, en attente d’être reconnus mineurs, occupent également un square dans le 3e arrondissement, dans des tentes.
« Je réaffirme l’ambition de la Ville de Lyon, aucun enfant ne doit dormir dehors. Mais la Ville se retrouve en première ligne alors que les solutions sont détenues par d’autres », rebondit Sandrine Runel (PS), adjointe aux Solidarités.
Elle pointe du doigt l’État et le manque de places d’hébergement d’urgence. « J’espère qu’avant le début des vacances scolaires nous pourront héberger l’ensemble des familles à la rue ou dans le gymnase », conclut-elle.
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29 juin 2023, 15 h 35 min
Nathalie Perrin-Gilbert (Lyon en commun), adjointe à la Culture prend la parole pour défendre la politique culturelle de la Ville, et notamment l’attribution de leurs subventions, à l’occasion d’une délibération sur le Fond d’intervention culturel (FIC). La Ville avait été attaquée par l’opposition de droite, qui l’a accusée de baisser les aides à plusieurs structures culturelles. Cette passe d’arme entre la droite locale et la majorité écologiste et de gauche a débuté en 2022, suite à l’annonce de la Région d’une baisse de 2 millions d’euros pour le secteur culturel lyonnais, reconduite en 2023.
« Parfois, j’ai du retirer un peu à certaines structures qui n’étaient pas en danger, pour venir au secours d’autres, justifie Nathalie Perrin-Gilbert. Je pense notamment à la Villa Gillet. (…) Nous avons augmenté notre soutien à des équipes car elles ont été gravement mises en danger par un retrait brutal et unilatéral de la Région Auvergne-Rhône Alpes. Il n’est pas anodin que la Région ait enlevé quatre millions en deux années, au secteur culturel lyonnais. »
À la droite, représentée par Romain Billard, de réagir :
« Ce n’est pas fatiguant de toujours être dans le camp du bien ? Ce qui semble acceptable dans la construction de votre politique (les baisses de subventions, ndlr) vous paraît inacceptable quand d’autres collectivités utilisent les mêmes méthodes, c’est-à-dire une analyse précise sur la réalité du travail des lieux et compagnie. »
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29 juin 2023, 15 h 50 min
Alexandre Chevalier, président du groupe Lyon en commun prend la parole pour défendre la compagnie Lundy Granpré, attaquée par l’opposition de droite, pour l’un de ses spectacles représentant un homme nu dans un jardin.
Dans une tirade ironique, il oppose les « bobos », aux « bour-bours » (les « bourgeois bourrins »), terme qu’il utilise pour désigner certains élus de droite au conseil, en particulier Pierre Oliver. Dans une longue énumération, il demande la même indignation que devant la compagnie Lundy Granpré, pour les victimes d’homophobie, les femmes et enfants victimes de violences.
Vive indignation dans les rangs de la droite et du centre, qui empêche Alexandre Chevalier de poursuivre, et l’agace « Je ne vous ai pas interrompu, donc arrêtez. Ça fait plusieurs fois, je vais aller vers vos présidents de groupe, et je vais demander un rappel à l’ordre ! ». Une partie des élus de droite quitte la salle.
« Vos propos, M. Chevalier, sont inadmissibles. La façon dont vous avez osé généraliser notre position sur les violences aux femmes, les viols… la façon dont vous avez parlé est honteuse », s’indigne Laurence Croizier (DCI).
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29 juin 2023, 16 h 03 min
Pierre Oliver, absent lors de la prise de parole de Alexandre Chevalier, est revenu du conseil régional. Alors qu’une délibération sur la politique de la ville est votée, il demande une suspension de séance, et des excuses.
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29 juin 2023, 16 h 22 min
La séance reprend à nouveau. Sans excuses. Au grand regret de Pierre Oliver (DCI).
La délibération suivante concerne la requalification de la place Gabriel Péri, dans le quartier de la Guillotière (Lyon 7e). Des subventions d’un montant de 201 000 euros doivent être attribuées à diverses associations, pour leur accueil, d’insertion, d’accès aux droits et aux soins.
Le dispositif Ligne 37, porté par l’association Le Mas, doit recevoir 30 000 euros. Nous avions révélé la mise en place de cette action qui vient en aide à de jeunes migrants, parfois mineurs, accros aux médicaments.
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29 juin 2023, 16 h 31 min
La place Gabriel Péri a longtemps cristallisé les tensions entre la mairie et ses oppositions, sur la question de la sécurité. Depuis quelques temps – et depuis la présence policière quasi constante place Gabriel Péri – c’est un autre lieu du 7e arrondissement qui concentre les attentions en matière de sécurité : la place Mazagran.
Béatrice de Montille (DCI) veut se « faire porte parole des riverains ». « Devant leur détresse face à l’inaction politique, la réponse de la municipalité doit se muscler », plaide-t-elle.
Mohamed Chihi (EELV), adjoint au maire à la Sécurité, répond. « Mazagran fait partie des priorités. La police nationale et municipale interviennent énormément sur la place. Nos agents de proximité interviennent deux à quatre fois par jour », soutient-il, parlant de 300 interventions depuis le mois de janvier.
Le conseil municipal se recentre à nouveau sur la place Gabriel Péri pour le vote. L’attribution des subventions est adoptée.
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29 juin 2023, 16 h 42 min
Nouvelle délibération sur la vidéosurveillance (sujet avec lequel les écologistes ne sont pas franchement à l’aise). Le conseil municipal vote une convention financière, dans le cadre du Projet urbain Lyon Part Dieu. La Ville de Lyon a réalisé elle-même, en 2017, les travaux de dévoiement du réseau de vidéosurveillance sur ce projet, pour un montant de 124 972,80 euros. Cette délibération indique qu’elle doit se le faire rembourser par la Société publique locale (SPL) Lyon Part-Dieu, puisqu’il s’agit de travaux définitifs.
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29 juin 2023, 16 h 53 min
Le conseil municipal vote la végétalisation du quai haut du Rhône, sur la rive gauche, entre la piscine du Rhône (Lyon 7e) et le pont de Lattre-de-Tassigny (Lyon 6e). Une végétalisation menée de front avec les travaux sur la voie de vélo, Voie Lyonnaise 1. La Ville financera cette végétalisation à hauteur de 987 000 euros, et la Métropole à hauteur de 1 425 000 euros.
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29 juin 2023, 17 h 06 min
Le conseil enchaîne avec une délibération sur le Nouveau projet de renouvellement urbain (NPRU) de la Duchère, pour voter un avenant permettant la rénovation d’un plus grand nombre d’immeubles sur le territoire du projet et la réalisation d’une halle agri-culturelle.
Emmanuel Giraud, du groupe socialiste, et lui-même urbaniste et travaillant dans les stratégies territoriales, en profite pour évoquer la crise du logement qui touche la métropole de Lyon. Il critique les annonces de l’État, « pas à la hauteur de la crise ». Il explique seule une demande sur neuf de logement social aboutit sur la métropole de Lyon.
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29 juin 2023, 17 h 18 min
Céline De Laurens, adjointe à la santé, présente les subventions pour les associations qui œuvrent dans la réduction des risques sanitaires et prévention santé, dans les champs de la santé mentale, les addictions et la lutte contre les IST. Elles s’élèveront à 201 000 euros. Les deux associations en soutien aux prostituées à Lyon, l’Amicale du Nid et Cabiria, recevront respectivement 9000 et 20 000 euros.
Cinq nouvelles associations pourront aussi bénéficier d’une subvention : Coordination 69 psychique soins et réinsertions, Nightline France, Queer and care, Addiction alcool vie libre, Compagnie ennoia, Élus locaux contre le sida.
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29 juin 2023, 17 h 25 min
Moment de concorde au conseil municipal. Sur une délibération portant sur la construction d’un ossuaire et d’équipements cinéraires, le groupe Droite, centre et indépendant dépose un amendement pour corriger une erreur de calcul. Amendement salué par l’adjoint au maire Laurent Bosetti (Lyon en commun) et voté à l’unanimité.
« Je suis ému. Peut-être un jour arriverons-nous à faire adopter un amendement autre que technique », souligne avec amusement Romain Billard (DCI).
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29 juin 2023, 17 h 48 min
À l’occasion d’une augmentation de 400 000 euros sur le programme de conservation du Palais des Sports, Pierre Oliver, à la tête du groupe DCI, interpelle sur le déménagement de l’Open 6eme sens de Lyon à Strasbourg. Il cite le rapport de la mission Gerland mené en 2009 qui parlait d’un équipement « plus adapté aux besoins actuels ».
« Est-ce qu’on continue à injecter quelques centaines de milliers d’euros, voire quelques millions d’euros au fil des urgences pour un bâtiment obsolète ? », demande-t-il.
Julie Nublat-Faure, adjointe aux Sports, répond que les travaux d’étanchéité et d’éclairage, sont demandés pour les évènements qui s’y déroulent. Elle parle d’un « joyau sportif des Lyonnais et des Lyonnais·es, structurant pour Lyon », à destination des associations mais aussi de plus grands évènements, « Nous devons l’entretenir », soutient-elle.
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29 juin 2023, 17 h 53 min
Le conseil se penche sur la gestion de la fourrière municipal, dont le coût net est de 700 000 euros par an. L’actuel contrat doit se finir en juillet 2024. Elle est confiée à une concession de service public, à nouveau, avec « un enjeu fort d’améliorer la qualité du service » selon Valentin Lungenstrass, adjoint au maire aux Espaces publics.
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29 juin 2023, 18 h 07 min
Valentin Lungenstrass poursuit, sur la politique de stationnement et les horodateurs cette fois. La Ville de Lyon souhaite mettre en place une nouvelle politique en fonction de l’impact écologique des véhicules et les revenus des familles, que nous avions détaillée. Dans ce cadre, un investissement dans les horodateurs est nécessaire pour les moderniser.
Le budget dédié aux horodateurs sur la période 2021 et 2026 est alors porté à 5,7 millions d’euros, soit 3,4 millions d’euros supplémentaires.
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29 juin 2023, 18 h 25 min
Nous avons failli passer à côté ! Lors d’un vote de pour subventionner 23 associations du spectacle vivant « œuvrant pour la création et la diffusion artistique », plus tôt dans la journée, le conseil municipal a donné une subvention de 7500 euros aux Valseuses.
Ce bar historique, qui accueille des concerts dans les pentes de la Croix-Rousse (Lyon 1er), fermé administrativement par la mairie depuis 3 mois va rouvrir ses portes. Il doit réaliser des travaux pour la sécurisation du bar, raison de la subvention.
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29 juin 2023, 18 h 35 min
Ce long conseil municipal s’achève avec la commission « Petite enfance – Education – Sports – Jeunesse – Vie associative » et nombre de dossiers sans demandes d’intervention. Nous mettons fin à ce live !
À Rue89Lyon depuis 2022, aujourd’hui journaliste associée. Enquêter sur l’extrême droite, c’est lutter contre l’extrême droite.
J’écris aussi sur la politique, le sans-abrisme, le logement, les violences sexistes et sexuelles. Pour me filer une info ou me contacter, c’est par là : mallenou@rue89lyon.fr
Le campement de la place de Milan (Lyon 3e), où étaient installées presque 80 tentes et au moins autant de personnes sans-abri a été expulsé ce mercredi 28 juin. Une décision de la Métropole de Lyon et de la préfecture du Rhône qui laisse la majorité de ses occupant·es sans solution d’hébergement, et sans abri de fortune après l’expulsion.
C’est à peine l’aube, tout juste 6 heures du matin, mais les occupant·es du campement de la Place de Milan, à Lyon, sont déjà réveillé·es. « Je n’ai pas pu dormir, j’avais l’estomac noué et la peur au ventre », explique Ibrahima*, réfugié de Guinée-Konakry et demandeur d’asile, qui habite le campement depuis 7 mois. Comme de nombreux occupant·es de la place, il a pour tout logement une tente, un abri de fortune pour passer ses nuits. Ce matin-là, mercredi 28 juin, les habitant·es attendent de se faire expulser.
La menace d’une expulsion plane sur la place de Milan depuis que la Métropole de Lyon, responsable de la voirie où sont installées les tentes, a déposé plainte devant le tribunal judiciaire. Ce dernier lui a donné le droit d’expulser la place depuis mars 2022. En novembre 2022, la Métropole nous confirmait avoir demandé l’expulsion, mais elle ne souhaitait pas qu’elle ait lieu sans relogement de la part de l’État.
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