Depuis fin juin, les habitants de l’Espace communal de la Guillotière (ECG) ont reçu plusieurs visites des forces de l’ordre, préalables à une expulsion. Ouvert pour lutter contre la gentrification du quartier, ce lieu militant accueille une vingtaine de personnes exilé·es. Son expulsion semble avoir pris tout le monde de court, à part la préfecture.
« Excusez-moi, est-ce que vous savez où est le lavomatique ? »
Koutaiba, un réfugié syrien, est venu laver ses vêtements dans l’une des quatre machines à laver de l’Espace communal de la Guillotière (ECG). En ce mardi calme de la fin juin, il prend place tranquillement pour profiter du Wi-Fi et envoyer des candidatures pour trouver un travail.
Devant lui, Brice (le prénom a été modifié), un soutien de l’ECG, lui répond d’un air un peu embêté :
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Journaliste lyonnais fan de l’Ouest, je suis à Rue89Lyon depuis 2020. Aujourd’hui associé et directeur de publication, je couvre les questions sociales mais aussi écologiques (pollutions industrielles, scandale des perfluorés). Le travail, c’est la santé, à condition que le droit soit respecté. Un œil politique sur le Rhône. Pour me laisser une info, c’est ici plemerle@rue89lyon.fr.
Semaine pour le moins éclectique du côté des sorties à Lyon : avec notamment des envies de voyages (Afrique, Afghanistan, Amérique), un déménagement et quelques frissons. Avec vos suggestions en commentaires.
Tout un art
Splendide exposition que celle des 230 objets d’art africain issus de la collection d’Ewa et Yves Develon, au musée des Confluences. On peut y voir bien sûr essentiellement des statuettes, des masques, des bijoux, pour mieux se familiariser avec leur usages religieux ou sociaux (rituels, cérémonies, affirmation d’un statut social…). Et appréhender leur côté bien vivant car au cœur de la vie. À voir absolument, pour la beauté des objets et pour le savoir qu’ils prodiguent, que l’on soit familier ou non de l’art africain.
En août 2021, alors que les talibans faisaient leur triste retour au pouvoir en Afghanistan, neuf jeunes filles de l’Afghan Girls Theater Group (seule troupe de théâtre afghane entièrement composée de femmes) fuyaient leur pays, où le théâtre n’étaient soudain plus très bien vu). Elles trouvaient refuge en France. Trois soirs durant, on pourra avoir le plaisir de les voir sur la scène du TNP grâce notamment au metteur en scène Jean Bellorini qui les met en scène dans une variation d’Antigone de Sophocle baptisé Les Messagères. Un titre ô combien symbolique. Les neuf jeunes femmes y jouent tous les rôles, y compris masculins, en dari sous titré en français.
La venue de Dylan à Lyon (ou ailleurs, mais en l’occurrence, ici c’est à Lyon, ça tombe bien), est toujours un événement. C’est donc l’occasion de voir le pape du folk (et du rock) américain, toujours aussi increvable, et d’avoir la surprise de versions inédites de ces chansons, Dylan n’ayant jamais joué deux fois la même version d’une chanson. Ce n’est pas toujours garanti sur facture (le maître a ses mauvais jours, comme tout le monde) mais c’est un morceau d’histoire. Qui plus est, son dernier album, Rough & Rowdy Ways, est impeccable. N’espérez pas vous répandre sur les réseaux pendant les deux heures du concert, c’est un concert phone free (il faudra donc faire babysitter votre smartphone ou le ranger dans un sac prévu à cet effet).
Il y a 60 ans le CCO naissait du côté du campus de la Doua. En 2023, le Centre culturel oecuménique s’apprête à tourner une page en déménageant du côté de La Rayonne à quelques 5 kilomètres de là, où il avait déjà établi une partie de leurs quartiers.
Le centre vous invite à venir l’aider à porter ses cartons. Symboliquement, puisqu’il s’agit essentiellement de déplacer les symboles du lieu au cours d’un défilé festif et artistique marqué par quelques étapes (criées publiques, concerts, dépôt des archives au Rize, découverte d’une fresque…). Rendez-vous du côté de l’ancien CCO à 10h30 pour un dernier hommage et début du cortège vers midi. Les festivités s’achèveront par une after faite de concerts à partir de 18h sur le nouveau site de l’Autre Soie.
Le Grand déménagement du CCO. À travers Villeurbanne, le 1er juillet.
Le CCO déménage.
Dernier cri
Samedi soir épouvantable en perspective. Un de plus ? Sauf que celui-là s’annonce jouissif pour peu que l’on aime frissonner. Après une première édition rendant hommage aux nouveaux génies de l’horreur (Jordan Peel, Ari Aster, David Robert Mitchell…), l’Institut lumière s’attaque aux « Screams Queens » nouvelle génération. Où l’on retrouve Ari Aster et son Midsommar (avec Florence Pugh), mais aussi une adaptation tech très réussie de L’Homme invisible (Invisible Man, avec Elizabeth Moss, tendue comme un string), l’étrange The Witch de Robert Eggers (avec Ana Taylor-Joy, ambiguë comme jamais). Et le jouissif, c’est le cas de le dire, X de Ti West (un tournage de porno rencontre l’horreur du grand âge). Il paraît qu’à l’Institut Lumière, personne ne vous entend crier.
Les Nouveaux maîtres de l’horreur, vol.2. À l’Institut Lumière, le 1er juillet.
[Info Rue89Lyon] Fermé administrativement par la mairie, le bar les Valseuses dans les Pentes de la Croix-Rousse (Lyon 1er) va rouvrir ses portes vendredi 30 juin. Il a bénéficié d’un large soutien venant d’au-delà de la ville.
La publication n’a même pas 24 heures, mais elle a déjà fait le tour des réseaux. Sur leur page Facebook, les Valseuses ont annoncé rouvrir leurs portes, vendredi 30 juin. En moins d’une journée, la publication a été partagée 100 fois et « aimée » près de 620 fois (avec plus de 90 commentaires). Une preuve du soutien que recevait ce bar historique des Pentes de la Croix-Rousse.
Il faut dire que la fermeture avait fait du bruit en mars dernier. À la suite de contrôles de police, un arrêté municipal avait demandé la fermeture administrative des lieux. À l’époque, beaucoup avaient été surpris par une telle décision de la majorité écologiste alors que le Bistroy, en son temps, puis les Valseuses, n’avaient jamais été fermés par les équipes de Gérard Collomb. La Ville l’avait justifié par les problèmes de conformité et de sécurité constatés lors du passage de la police.
Pour la réouverture des Valseuses à Lyon : une pétition avec 9000 signatures
Visiblement, Mohamed Chihi (EELV) disait donc vrai, quand il jurait qu’il serait « enchanté de rouvrir » le bar.
« La balle est de leur côté [des Valseuses, ndlr], nous avait dit l’adjoint en charge de la sécurité. Une fois que les choses seront mises en place pour les services ERP, je serai enchanté de rouvrir les Valseuses. »
Mardi 27 juin, Jean-Christian Morin (EELV), adjoint à la sécurité de la mairie du 1er arrondissement, n’avait pas encore eu l’information sur la réouverture des lieux. Il notait cependant qu’une subvention avait été votée en conseil d’arrondissement pour venir en « aide aux travaux nécessaire à la mise en conformité » des lieux. « Elle correspond à une partie de la demande qui avait été formulée par le gérant », nous précise-t-il.
Contactée par Rue89Lyon, la mairie centrale précise que cette subvention, de 7500 euros, permettra de remettre la salle aux normes de sécurité. Des travaux doivent encore être menés, bien que les Valseuses aient réouvert. « Il fallait trouver un équilibre entre la question des normes de sécurité et garder un milieu culturel vivant », indique-t-on dans l’entourage du maire. Cette aide financière doit être votée au conseil municipale du jeudi 28 juin.
De son côté, le gérant, Mouz, confirme l’ouverture. Il précise notamment qu’un « diagnostic » a été mené, à la demande de la mairie centrale, pour permettre cela.
Cette nouvelle devrait réjouir les fans de l’esprit punk des Pentes. Au 27 juin, la pétition contre la fermeture des Valseuses avait rassemblé près de 9200 signatures.
Du Bistoy aux Valseuses, une histoire Punk des Pentes de la Croix-Rousse.
Journaliste lyonnais fan de l’Ouest, je suis à Rue89Lyon depuis 2020. Aujourd’hui associé et directeur de publication, je couvre les questions sociales mais aussi écologiques (pollutions industrielles, scandale des perfluorés). Le travail, c’est la santé, à condition que le droit soit respecté. Un œil politique sur le Rhône. Pour me laisser une info, c’est ici plemerle@rue89lyon.fr.
Lundi 26 juin, les élus de la Métropole de Lyon ont adopté un Règlement local de la publicité. Il se veut plus contraignant, pour réduire le poids de la publicité dans l’espace public.
« Des arbres, pas des pubs ». Un tissu est tendu devant un grand panneau publicitaire. Cinq jours avant le conseil de la Métropole, plusieurs collectifs et associations opposés à la publicité se mobilisaient avant une délibération décisive. Le lundi 26 juin, le conseil de la Métropole a, enfin, voté un encadrement de la publicité sur l’ensemble de la métropole, après plusieurs années de débats.
La majorité écologiste, arrivée en 2020 à la tête de la collectivité, a repris un projet entamé par la précédente mandature qui n’avait pas réussi à le faire aboutir. Les 59 communes ont rendu leur avis en juin 2022 (seulement dix ont rendu un avis défavorable) alors que l’enquête publique avait débuté en septembre 2022.
Dans le projet final, la Métropole a rendu ce règlement plus contraignant, pour diminuer la place de la publicité dans l’espace public. Elle souhaite réduire de 60%, voire de 90%, le nombre de panneaux publicitaires dans la Métropole de Lyon, d’ici 2026.
De la publicité plus petite et moins lumineuse dans la Métropole de Lyon
Objectif : diminuer le nombre de panneaux publicitaire, mais aussi leur taille. La dimension maximale des publicités en extérieur sera dorénavant de 4 m² contre 10 m² actuellement. En vitrine, les enseignes ne pourront pas avoir plus d’1 ou 2 m² de surface d’écrans numériques cumulés, selon les zones. La publicité sera aussi persona non grata autour de 95 % des établissements scolaires de la métropole. Fini également les immense publicités sur bâche, lors de chantier. Elles seront interdites, sauf sur les Monuments historiques, car ils sont gérés par l’État.
Ce nouveau règlement met aussi particulièrement la focale sur la publicité numérique et lumineuse, source de pollution visuelle. La publicité numérique en extérieur sera purement et simplement interdite, tout comme la publicité lumineuse en toiture. Les publicités numériques animées seront également interdites, seules les images fixes seront autorisées.
Une enseigne de publicité numérique et animée, qui sera interdite, selon le nouveau règlement local de la publicité.Photo : MA/Rue89Lyon
Plusieurs horaires seront mises en place pour l’extinction des panneaux et enseignes lumineuses la nuit :
L’extinction des publicités dès 23h, au lieu d’1 h du matin actuellement.
L’extinction des enseignes à 23 h dans les zones les plus animées en soirée.
L’extinction des enseignes à 19 h, ou à l’arrêt de l’activité, sur les autres territoires.
Quant aux panneaux publicitaires numériques dans le métro, régulièrement décrié pour leur consommation énergétique, il s’agit d’une compétence de l’établissement public qui gère les transports en commun, le Sytral. Selon Bruno Bernard (EELV), président de la Métropole, également président du Sytral, il est prévu de les interdire.
Avec ces mesures, la majorité écologiste et de gauche à la tête de la Métropole espère aussi redonner une visibilité aux commerces et leur propre enseigne, en limitant la surcharge de publicité autour de leurs commerces. Voté au conseil à une large majorité, ce règlement est applicable dès le 4 juillet, avec une période de deux ans pour se mettre en conformité.
À Rue89Lyon depuis 2022, aujourd’hui journaliste associée. Enquêter sur l’extrême droite, c’est lutter contre l’extrême droite.
J’écris aussi sur la politique, le sans-abrisme, le logement, les violences sexistes et sexuelles. Pour me filer une info ou me contacter, c’est par là : mallenou@rue89lyon.fr
Le conseil de la Métropole de Lyon a voté une modification du projet de ZFE (Zone à faibles émissions). Le deuxième périmètre qui devait englober une dizaine de communes de l’Est lyonnais disparaît. Un réorientation par rapport aux premières annonces des écologistes, qui n’a pas su rassembler au sein de la majorité écologiste et de gauche.
« C’est le moment de vérité pour le conseil de la Métropole. On a discuté, tenu compte des avis sur la ZFE, chacun doit prendre ses responsabilités. Nous verrons ceux qui, pour des raisons politiciennes, s’y opposent. »
Par cette déclaration en conférence presse, avant le conseil de la Métropole, le président de la collectivité Bruno Bernard s’adressait sans doute aux groupes de l’opposition. Finalement, lors des débats et du vote, la pique a fini par concerner certains groupes de la majorité écologiste et de gauche.
Le conseil de la Métropole de Lyon, a voté, lundi 26 juin, une nouvelle version du dispositif ZFE, lors du vote de la deuxième phase du projet. La nouvelle version votée est « une simplification », selon Jean-Charles Kohlhaas (EELV), vice-président en charge des déplacements, apportée suite aux « enseignements de la concertation ».
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À la suite de l’annonce de la dissolution des Soulèvements de la Terre, le 21 juin dernier en Conseil des Ministres, une trentaine de signataires appellent à un rassemblement, mercredi 28 juin, à 19 heures à Lyon. Une mobilisation voulue contre la répression des mouvements sociaux et écologiques.
Un rassemblement contre la répression des mouvements sociaux et écologiques est prévu mercredi 28 juin à Lyon, à 19h, à l’initiative du Comité local des Soulèvements de la Terre Lyon et environs. Ce dernier invite les manifestants à se retrouver devant la préfecture du Rhône.
L’appel à manifester à Lyon est signé par de nombreux collectifs, dont Attac Rhône, Alternatiba ANV Rhône, Dernière Rénovation-Lyon, le syndicat Union syndicale solidaires Rhône (Solidaires 69) et une trentaine d’autres.
Des militants des Soulèvements de la Terre étaient présents lors de la manifestation spontanée qui a suivi la venue d’Emmanuel Macron à Lyon, le 8 mai 2023.Photo : OM/Rue89Lyon
Un rassemblement la dissolution des Soulèvements de la terre à Lyon
Les dernières actions des Soulèvements autour de Lyon
Le 17 juin dernier, une manifestation contre la ligne de TGV Lyon-Turin, dans la vallée de la Maurienne, a réuni plus de 4000 personnes. Les mesures répressives se sont multipliées à cette occasion, avec de nombreuses interdictions de territoire contre des ressortissants italiens et même contre un étudiant lyonnais.
[Info Rue89Lyon] Fin navigateur fiscal, Tony Parker a créé une société au Luxembourg puis à Monaco pour exploiter son yacht, tout en lui faisant battre le pavillon de Malte.. Des choix stratégiques qui permettent à l’ex-basketteur de bénéficier d’une fiscalité avantageuse et de basses charges patronales.
Difficile de manœuvrer un yacht sur l’Alzette, la rivière qui traverse le Luxembourg. Pourtant, Tony Parker a choisi de fonder en 2018 une société dans le Grand-Duché pour détenir et louer son navire de luxe « Infinity Nine ». Un choix à l’époque plus stratégique que nautique : le pays compense son absence d’accès à la mer par une fiscalité attractive.
Baptisé en référence au numéro de maillot, le 9, de l’ancien joueur de la NBA, Infinity Nine a été fabriqué sur le chantier naval d’Antalya, en Turquie, par AvA Yacht, et livré à Tony Parker le 5 août 2022. Classé dans la catégorie des « super-yachts » par son constructeur, ce palace flottant mesure 35 mètres de long pour 7,80 mètres de large. Ce Kando 110 coqué d’acier est doté de quatre ponts et peut accueillir jusqu’à 12 passagers et six membres d’équipage.
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En Auvergne-Rhône-Alpes, la Région votera lors de son assemblée plénière des 29 et 30 juin, l’ouverture des TER à la concurrence. La CGT cheminots craint la fermeture des petites lignes, la dégradation du matériel ferroviaire et de leurs conditions de travail, sans oublier la hausse des prix au kilomètre. Le syndicat interpellera les différents groupes politiques le 30 juin lors d’une manifestation.
Un TER en gare de Saint-Étienne le mardi 16 mai 2023 au matin.Photo : LS/Rue89Lyon
« Les rails vont rester les mêmes, ce sont juste d’autres compagnies qui vont acheter le droit de passage. Donc, rien ne va s’améliorer. »
Pour Dominique, sage-femme et usagère quotidienne de la ligne Lyon-Grenoble depuis huit ans, la concurrence ne réglera pas les désagréments rencontrés. Dans les trains de la région Auvergne-Rhône-Alpes, les usagers s’interrogent sur l’ouverture à la concurrence des TER, rendue possible pour les régions depuis décembre 2019. Lorraine, une jeune entrepreneuse de 25 ans, croit aux effets bénéfiques de l’ouverture à la concurrence :
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Deux groupes de rock néonazi donneront un concert près de Lyon, dans l’Ain, le samedi 24 juin. Cet évènement signe une résurgence de la scène RAC (Rock Against Communism) et NSBM (National Socialist Black Metal), particulièrement active autour de Lyon jusqu’en 2020.
Football, tir à la corde, repas, concert de deux groupes de rock en vue à l’extrême droite, rituel païen autour d’un bûcher et camping à la belle étoile. Le milieu du rock néonazi a prévu de fêter à sa manière le solstice d’été près de Lyon. Organisé par le tout récent groupuscule Division Gallia, l’évènement doit avoir lieu samedi 24 juin au soir, dans l’Ain.
Parmi les deux groupes qui s’y produiront, on retrouve Match Retour, un groupe de Oi!/RAC (Rock against communism) néonazi lyonnais, mené par Renaud Mannheim, une figure de l’extrême droite radicale lyonnaise. Sur le logo du groupe, on retrouve la Totenkopf, une tête de mort utilisée comme insigne par des divisions SS ainsi que le slogan « Lion le Melhor », cri de ralliement de l’extrême droite radicale lyonnaise.
La deuxième tête d’affiche, Ewigersturm, est suisse et écume la scène RAC et néonazie européenne. Elle se présente comme une « chanteuse nationaliste ». Dans ses textes, elle fait de régulières références à l’Allemagne nazie et ses alliés. Ce solstice d’été ne sera pas leur première date ensemble. Les deux groupes s’étaient déjà retrouvés sur un concert commun le 18 mars à Lyon, à l’occasion de la Saint-Patrick. Les deux événements ont par ailleurs été annoncés sur des affiches au graphisme très proche.
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A la suite d’un rassemblement place Charles-Hernu, à Villeurbanne, le jeudi 22 juin, une quarantaine de personnes, dont une majorité de femmes et d’enfants sans-abri, sont allées occuper le gymnase municipal Bellecombe (Lyon 6e). Reportage.
Elles ont les traits tirés, et des pancartes aux dessins et slogans enfantins. Place Charles-Hernu, à Villeurbanne, ce jeudi 22 juin, une vingtaine de femmes brandissent avec courage une banderole sous l’orage d’été : « Femmes solidaires contre (sur)vie précaire ».
Avec les différents soutiens, la foule s’élève à un peu plus de 80 personnes, réunies malgré la pluie battante. Dans l’assistance, différentes associations et collectifs, parmi lesquels Jamais Sans Toit, Droit au logement 69, L’intersquats, Soutiens migrants Croix-Rousse et le Planning Familial 69.
Au centre de l’assemblée, les premières concernées prennent la parole. Elles sont là pour faire connaître leur situation, celle du mal-logement ou de la rue, parfois avec des enfants. Mais aussi, commence à murmurer la foule, pour y remédier, au moins temporairement.
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