Une manifestation organisée le 21 juin en hommage à Steve Maia Caniço et à l’occasion de la fête de la musique a été attaquée par des militants d’extrême droite radicale alors qu’elle traversait le centre-ville de Lyon. Une enquête a été ouverte.
À Lyon, la fête de la musique s’est soldée par un affrontement à coups de poings, de pieds, de bâtons et de barres de fer, en plein centre-ville. Des querelles entre fêtards imbibés, qui auraient viré à la bagarre ? Pas du tout : une « embuscade » de l’extrême droite radicale lyonnaise.
Le 21 juin, plusieurs associations, collectifs et syndicats d’extrême gauche ont organisé une « fête de la musique populaire », en hommage notamment à Steve Maia Caniço, décédé suite à une charge policière le 21 juin 2019 à Nantes. Son corps avait été retrouvé un mois plus tard dans la Loire. À la commémoration de cette soirée tragique, s’est ajouté un vaste mouvement de soutien aux Soulèvements de la Terre, dissous le matin même en Conseil des ministres.
Vers 20h, une foule s’est massée au point de rendez-vous, place de la République, au cœur du centre-ville de Lyon. Le cortège, constitué d’environ 400 militant·es d’extrême gauche, écologistes et de personnes simplement désireuses de montrer leur soutien avant d’aller faire la fête, s’est ébranlé en direction de l’Hôtel de Ville de Lyon. Les manifestant·es ont ensuite fait demi-tour, avec comme objectif la place Carnot. Quelques mètres avant d’y parvenir, des militants d’extrême droite leur ont barré la route, d’après les témoins interrogés par Rue89Lyon.
Cet article fait partie de l’édition abonnés.
| Déjà abonné ?
Connectez-vous
Abonnez-vous maintenant pour poursuivre votre lecture
Dans la nuit du 15 au 16 décembre 2022, un incendie a fait dix morts au 12 chemin des Barques, à Vaulx-en-Velin. Seuls trois enfants de la famille Ali Mahamud ont survécu. Six mois plus tard, les deux aînés, 20 et 22 ans, dorment toujours à l’hôtel, sans perspective certaine de relogement.
La famille Ali Mahamud a fui la Somalie il y a quatre ans pour échapper à la guerre civile qui ravage le pays. Depuis trois ans, Mouna et ses huit enfants avaient trouvé refuge à Vaulx-en-Velin, au 12 chemin des Barques. Dans la nuit du 15 au 16 décembre 2022, un incendie a ravagé leur immeuble, faisant dix morts.
Prise au piège, la famille Ali Mahamud a tenté d’échapper aux flammes en sautant du 4e étage. Seuls trois enfants ont survécu, malgré de lourdes blessures : Hussein, 22 ans, Abdifatah, 20 ans et Jama, 17 ans. Six mois après le drame, les trois frères n’ont toujours pas été relogés. Le plus jeune a été pris en charge par la protection de l’enfance et placé en famille d’accueil. Les deux aînés dorment dans la chambre exiguë d’un hôtel de Lyon.
« Quand je suis sorti de l’hôpital, j’étais tout seul »
Cet article fait partie de l’édition abonnés.
| Déjà abonné ?
Connectez-vous
Abonnez-vous maintenant pour poursuivre votre lecture
Dans sa liste de recommandations publiées au journal officiel ce jeudi 22 juin, la Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) a épinglé le nouveau centre de rétention administrative (CRA) de Lyon Saint-Exupéry. Elle confirme les alertes déjà lancées sur ce centre ouvert en janvier 2022.
Pour rappel, ce nouveau CRA, le « numéro deux » situé à Lyon Saint-Exupéry, a ouvert ses portes en janvier 2022. Il s’agissait de sa première visite.
À l’intérieur de l’ancien centre de rétention administrative (CRA) de Lyon, en décembre 2020.Photo : AD/Rue89Lyon
Des « conditions indignes » au nouveau CRA de Lyon Saint-Exupéry
Lors de sa visite de contrôle, réalisée entre le 13 et le 17 mars 2023, la CGLPL a estimé que les personnes étaient hébergées « dans des conditions indignes » au CRA numéro deux. Les personnes retenues sont, selon elle, « livrées à elles-mêmes et soumises à la loi du plus fort », en raison d’un enfermement quasi-permanent, « 22h sur 24h », et d’une trop faible présence policière. Et ce, malgré le caractère récent du CRA de Lyon, qui a à peine un an et demi d’existence.
« Les hébergements y sont, comme ailleurs, inadaptés ou sous-dimensionnés, anxiogènes, dégradés et mal entretenus, note la CGLPL. Les retenus y sont privés d’intimité, d’activité, de perspectives et, dans l’ensemble, largement livrés à eux-mêmes. […] À Lyon, les portes des chambres sont percées de larges ouvertures qui permettent d’en observer l’intérieur depuis les couloirs. Les sanitaires ne sont séparés du reste de la pièce que par une porte battante de type saloon ; les retenus tendent des draps qu’ils font tenir avec du dentifrice pour préserver un semblant d’intimité. »
Elle a également pointé une organisation trop rigide, qui ne laisse que peu de temps aux personnes retenues pour réaliser leurs démarches juridiques ou médicales. Concernant les soins, gérés par une société privée, elle a constaté une distribution massive et peu scrupuleuse des médicaments. Ce qui a entraîné un véritable « trafic de médicaments » au sein du CRA, d’après la CGLPL qui a fait un signalement au procureur.
Des violences, y compris de la part du personnel, en augmentation
« Dans ces blocs à l’atmosphère oppressante – grillages omniprésents et portes blindées – aucune activité n’est proposée, poursuit la CGLPL, implacable. Télévisions et consoles de jeux sont presque toutes cassées. Plus aucun ballon n’étant distribué), il est impossible de jouer au football et les tables de ping-pong encore installées ne servent plus, faute de balles et de raquettes. »
La durée d’une rétention administrative peut aller jusqu’à 90 jours. D’après les chiffres de l’association Forum Réfugiés, les personnes retenues à Lyon restent en moyenne 23,7 jours. Légèrement plus longtemps que la moyenne nationale qui était de 23 jours en 2022.
Entre l’angoisse, la promiscuité, le manque d’intimité et l’oisiveté, les tensions éclatent. Au CRA numéro deux de Lyon, le nombre d’incidents est en augmentation, passant de 52 à 68 entre 2021 et 2022, d’après les chiffres de la CGLPL.
« Le personnel est également mis en cause , précise-t-elle. En 2021, 21 procédures judiciaires ont été ouvertes pour violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique ; 6 étaient en cours lors de la visite et dans 2 d’entre elles les retenus concernés faisaient en outre état de propos racistes imputés à des policiers. »
Des dysfonctionnements récurrents au sein du nouveau CRA de Lyon Saint-Exupéry
Les observations de la CGLPL ne sont pas une surprise. Le 18 avril, le sénateur EELV Thomas Dossus, la bâtonnière du barreau de Lyon, Marie-Josèphe Laurent, et plusieurs membres de l’ordre avaient eux aussi fait état de graves dysfonctionnements dans le nouveau bâtiment. Toilettes avec des portes battantes empêchant une quelconque intimité, 30 minutes chaque jour pour aller manger au réfectoire, des cours pour s’aérer qui ressemblent à des cages…
« On a l’impression que la rétention est là pour punir, ce qui ne devrait pas être le cas, avait résumé la bâtonnière suite à sa visite. Tout est anxiogène là-bas. »
Le 26 avril, cinq associations avaient elles aussi tiré la sonnette d’alarme dans leur rapport annuel sur les conditions de rétention administrative en France en 2022. Forum Réfugiés, qui intervient au CRA numéro deux de Lyon Saint-Exupéry, notait ainsi un nouveau bâtiment « très carcéral » et une nouvelle organisation « très rigide » compliquant son travail et l’accès aux droits des personnes retenues. L’association alertait également sur « une nette augmentation des agressions entre personnes retenues » et plusieurs tentatives de suicide au sein du centre.
En décembre 2022, le médecin du centre, en poste depuis 2017, a carrément démissionné.
En amont de la manifestation contre le projet de ligne à grande vitesse Lyon – Turin, samedi 17 juin, les forces de l’ordre ont distribué de nombreuses « interdictions administratives de territoire » (IAT) afin d’éviter la venue de manifestants italiens. Dans le lot, un Français a lui aussi été interdit d’entrer en France et renvoyé en Italie.
« Ils font du travail de masse, c’est absurde ! »
Alors que le mouvement des Soulèvements de la terre a été dissous ce mercredi 21 juin en Conseil des ministres, la légalité de certaines interventions policières contre des manifestants posent question.
Parmi celles-ci, une « erreur » flagrante a été commise sur Lucas. Cet étudiant d’une vingtaine d’années, venant d’une grande école lyonnaise, vit actuellement à Bologne, en Italie, dans le cadre d’un échange universitaire. Le 16 juin, alors qu’il se rendait à la manifestation contre le projet de tunnel ferroviaire Lyon – Turin organisée le lendemain en Maurienne, il a été arrêté à la frontière italienne. Français, il a été tout simplement interdit d’entrer dans son pays après un contrôle de la gendarmerie, à Modane.
Lisez la suite pour 1€
En profitant de notre offre d’essai, résiliable en ligne à tout moment.
Pour accéder à cet article, il faut être abonné. Pourquoi ?
Les informations exclusives, les enquêtes et certains reportages constituent l’édition abonnés de Rue89Lyon. En tant que média indépendant, nos ressources proviennent de nos lectrices et lecteurs abonnés, aucun milliardaire ni groupe bancaire ne nous finance.
Nous demandons à nos lecteurs une faible contribution pour disposer à Lyon d’un média vigie des pouvoirs locaux, capable d’enquêter et de traiter les enjeux locaux en profondeur et dans la durée.
Chaque abonnement compte. Toutes nos recettes sont investies dans un journalisme local indépendant, dont la force et la réactivité dépend directement du nombre d’abonnés actifs.
Journaliste lyonnais fan de l’Ouest, je suis à Rue89Lyon depuis 2020. Aujourd’hui associé et directeur de publication, je couvre les questions sociales mais aussi écologiques (pollutions industrielles, scandale des perfluorés). Le travail, c’est la santé, à condition que le droit soit respecté. Un œil politique sur le Rhône. Pour me laisser une info, c’est ici plemerle@rue89lyon.fr.
En soutien au collectif écologiste des Soulèvements de la Terre, dissous ce mercredi 21 juin en Conseil des ministres, le comité local appelle à rejoindre la « fête de la musique populaire » organisée dans les rues de Lyon en début de soirée. Au total, 90 mobilisations sont prévues mercredi 21 juin au soir dans toute la France.
Ce mercredi 21 juin ne sera clairement pas synonyme de festivités pour le mouvement écologiste. Le matin même, le Conseil des ministres a prononcé la dissolution des Soulèvements de la Terre, demandée par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin.
Ce collectif écologiste, qui se définit plutôt comme un « mouvement », a été particulièrement actif ces derniers mois, en première ligne contre les mégabassines de Sainte-Soline ou le géant du béton Lafarge. Samedi 17 juin, ils faisaient partie des organisateurs de la manifestation contre le Lyon-Turin, qui a rassemblé près de 4000 personnes dans la vallée de la Maurienne.
Des rassemblements à Lyon et dans toute la région pour soutenir les Soulèvements de la Terre
Depuis la large manifestation contre les mégabassines de Sainte-Soline, réprimée violemment par les forces de l’ordre, les Soulèvements de la Terre semblent être dans le viseur du gouvernement. Quelques jours après cette mobilisation, le 28 mars, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, annonçait avoir demandé leur dissolution. Les perquisitions et les interpellations de militants et de sympathisants se sont succédées tout au long du mois de juin.
Des militants des Soulèvements de la Terre étaient présents lors de la manifestation spontanée qui a suivi la venue d’Emmanuel Macron à Lyon, le 8 mai 2023.Photo : OM/Rue89Lyon
La veille de ce Conseil des ministres redouté, une nouvelle vague d’interpellations et de perquisitions a eu lieu, notamment sur la Zad (Zone à défendre) de Notre-Dame-des-Landes. D’après les Soulèvements de la Terre, 18 personnes ont été arrêtées et se trouvent toujours en garde-à-vue.
En soutien au mouvement, des dizaines de rassemblements sont organisés ce mercredi 21 juin au soir, partout en France. À Lyon, le comité local des Soulèvements de la Terra appelle à rejoindre la « fête de la musique populaire » prévue initialement. Elle est organisée par 28 associations, collectifs et syndicats de l’extrême gauche lyonnaise, en mémoire notamment de Steve Maia Caniço, décédé suite à une charge policière le 21 juin 2019 à Nantes. Le rendez-vous est donné à 20 heures, place de la République.
Au moment où nous écrivons ces lignes, plus de 150 rassemblements sont annoncés dans toute la France. La région Auvergne-Rhône-Alpes n’est pas en reste : Lyon a répondu présent, mais aussi de plus petites villes comme Montbrison, Roanne, Vichy, Die, Crest ou encore Privas.
Un rassemblement organisé spécifiquement contre la dissolution des Soulèvements de la Terre se tiendra ultérieurement à Lyon, le 28 juin.
Plus de 170 comités locaux des Soulèvements de la Terre en France
Les Soulèvements de la Terre ont d’ores et déjà annoncé leur volonté de contester leur dissolution devant le conseil d’État. Menacé de dissolution il y a quelques mois, le Groupe antifasciste Lyon et environs (GALE) avait ainsi eu gain de cause.
Pour le moment, les Soulèvements de la Terre ne s’avouent pas vaincus :
« Nous, participant·es de partout aux Soulèvements, vous appelons donc à rejoindre les plus de 170 comités locaux qui se sont formés ces derniers mois, les centaines de résistances territoriales, de luttes locales, et les sections syndicales déjà existantes qui ont revendiqué publiquement leur appartenance au mouvement. »
Les Soulèvements de la Terre maintiennent leurs actions. La prochaine devrait être « le convoi de l’eau », une manifestation de vélos et de tracteurs entre Poitiers et Paris, prévue du 18 au 27 août.
Musique en tous genres, théâtre en plein air, peintres et chorégraphe mythique, c’est le programme de nos sorties à Lyon pour la semaine. N’hésitez pas à ajouter vos suggestions en commentaire.
L’été en Pentes douces
Ah, l’été, ses canicules, ses incendies de forêt, ses rediffusions télé de Fantômas et ses guinguettes à foison. Voilà qui fait au moins une bonne nouvelle. La guinguette des Pentes, qui n’est pas la plus désagréable est initiée par Mediatone, le Kraspek Myzik et À Thou Bout d’chant (trois assos on ne peut plus locales : elles sont nés sur les Pentes) et se tient en un lieu pour le moins atypique et historique, à savoir l’Amphi des Trois Gaules. Au programme, du fait maison à base de chanson et de folk avec Oscar les Vacances, les sœurs Lacaf qui forment Delacourt, Karoline & The Free Folk et Klara Taska. En amont, des ateliers radio et un petit rappel historique sur le lieu accueillant.
À l’Opéra de Lyon, on aime d’amour le chorégraphe américain William Forsythe connu pour l’exigence technique de son travail. Au point que la maison lyonnaise revisite trois de ses pièces déjà jouées en ce lieu. Son Quintett, qui fête ses 30 ans de création cette année et se danse sur une musique de Gavin Bryars, son très ardu quatuor N.N.N.N. et le virtuose One Flat Thing, reproduced sont de retour. Le tout exécuté dans un labyrinthe de tables. De quoi rassasier le spécialiste le plus exigeant comme le profane le plus impressionnable.
Extrait de « N.N.N.N », spectacle de William Forsythe prévu à l’Opéra de Lyon.Photo : Capture d’écran Youtube
Les Nuits au lycée
C’est un spectacle des Nuits de Fourvière mais délocalisé en la cour du lycée Saint-Just (soit à deux pas). Une pièce signée par les Comp. Marius, une compagnie flamande friande de textes populaires. Après Pagnol, Dickens, Carné, ils s’attaquent à Alfred de Musset et son célébrissime Lorenzaccio (une histoire de pouvoir dans la Renaissance italienne) dans une mise en scène moderne de Waas Gramser, co-fondatrice de la troupe, dans une ambiance toujours très bon enfant où l’on accueille le spectateur avec des victuailles en rapport avec le sujet. Miam!
Lorenzaccio par les Comp. Marius. Au Lycée Saint-Just du 24 juin au 1er juillet.
Derniers baisers
Comme son nom l’indique, l’End of the road tour, est la tournée d’adieu de Kiss, monstre planétaire du glam shock rock, un mélange de metal et de grand guignol. Un grand spectacle perpétré depuis très exactement cinquante ans par la bande à Gene Simmons. Et ce à grand renfort d’effets pyrotechniques, de maquillage façon kabuki et de tubes grandiloquents taillés pour la bande FM. I was made for loving you, ça vous dit forcément quelque chose. Si vous voulez voir une dernière (ou pour la première et la dernière fois) un spectacle aussi too much, c’est maintenant ou jamais.
Le « Salon des peintres témoins de leur temps » fut 30 ans durant (de 1951 à 1982) une exposition d’art annuelle et thématique fondée par Isis Kischka au Musée Galliera. Il s’agissait de donner la parole picturale aux peintres de l’époque et à leur vision de la société. L’exposition qui se tient actuellement au Musée Jean Couty réunit une quarantaine des nombreux participants de cette période. D’authentiques stars de l’art moderne français (Chagall, Picasso, Matisse…) mais aussi des Lyonnais tout à fait illustres (Jean Couty, André Cottavoz, Jean Fusaro…). Une expo touffue (trop ?) qui a le mérite de présenter quelques imposants morceaux de choix.
Une centaine de jeunes migrants campent dans le square Perrin, à deux pas de la Métropole de Lyon, faute de solution d’hébergement. Depuis, ils subissent des pressions de l’extrême droite, et en redoutent de nouvelles. Ils ont reçu la visite des sympathisants d’Éric Zemmour mais aussi des identitaires lyonnais, au lendemain de l’attaque au couteau d’Annecy. Reportage.
Koné Alfonso dit avoir 16 ans et quelques mois. Originaire de Côte-d’Ivoire, il est arrivé à Lyon le 11 avril, après un passage par le Mali puis les « campos » italiens.
« J’étais maltraité au pays, j’avais besoin de soins, explique-t-il en exhibant de nombreuses cicatrices et un œil opaque. Quand nous avons déménagé au Mali, mon père a été enlevé et ma mère maltraitée. Je voulais partir. »
À Lyon, Koné Alfonso a suivi le parcours classique des jeunes en situation de migration : deux mois à l’hôtel Akena, à attendre la décisive évaluation de minorité effectuée par l’association Forum Réfugiés pour le compte de la Métropole de Lyon. Comme beaucoup d’entre eux, Koné Alfonso a vu sa minorité remise en question.
Cet article fait partie de l’édition abonnés.
| Déjà abonné ?
Connectez-vous
Abonnez-vous maintenant pour poursuivre votre lecture
Le Collectif de soutien aux réfugiés et migrants Lyon69 appelle à un rassemblement contre le projet de loi Immigration de Gérald Darmanin, aux Terrasses de la Guillotière, quai Augagneur (Lyon 7e), le mardi 20 juin à 18h30.
Un rassemblement se tiendra mardi 20 juin pour exiger le retrait du projet de loi « Darmanin », à Lyon. Rendez-vous est donné aux Terrasses de la Guillotière, quai Augagneur, à 18h30. Ce rassemblement s’inscrit dans le cadre d’une campagne nationale du collectif Uni·e·s contre l’immigration jetable (UNIJ), qui invite à des mobilisations partout en France.
Au programme, des prises de paroles pour témoigner des « situations dramatiques dans lesquelles cette politique plonge nombre de jeunes, de travailleurs, de familles ». Pour rappel, le projet de loi Asile & Immigration, porté par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, vise à durcir la politique migratoire française.
⚠️Heures sombres ⚠️@lesRepublicains préparent leur projet de loi. Le RN se frotte les mains.@GDarmanin leur court après.
Face à leurs délires xénophobes, résistons les bras ouverts.
— Collectif Soutiens/Migrants Croix-Rousse (@SoutiensCroix) June 17, 2023
Manifestation contre la loi Darmanin à Lyon : un examen parlementaire à l’automne
D’abord annoncé pour début 2023, le projet de loi fait actuellement l’objet de «concertations », avant une présentation en conseil des ministres prévue pour juillet, et d’un examen parlementaire à l’automne.
Cette loi est fortement décriée par des associations comme la Cimade ou Amnesty International, pour qui le projet de loi équivaut à une « régression » pour les droits des étrangèr·es. Des propositions du groupe LR, qui vont également dans le sens d’un durcissement du droit d’asile et de l’accueil, sont elles aussi fortement critiquées par les collectifs qui soutiennent les « sans-papiers » et les demandeur·euses d’asile. Plusieurs manifestations ont déjà eu lieu contre ce projet de loi à Lyon.
Gérald Darmanin en 2019.Photo : Jacques Paquier/Wikimedia Commons
Parmi les organisateurs de ces manifestations, on compte une trentaine de syndicats, associations, collectifs et partis politiques. Parmi lesquels, la CGT, SUD, Alternatiba-ANV 69, la Cimade, le NPA, EELV ou encore le collectif de soutien aux migrants de la Croix-Rousse, signataires de l’appel à rassemblement pour le mardi 20 juin.
Une soixantaine de militants écologistes, de riverains et d’associations se sont réunis devant le site d’Arkema à Pierre-Bénite, le dimanche 18 juin, pour dénoncer la pollution aux perfluorés qui touche le sud de Lyon. Ils demandent des comptes.
« Arkema, pollueur éternel. » C’est le message simple, mais percutant, que sont venus brandir les militants d’Alternatiba 69, dimanche 18 juin, aux portes du site industriel de Pierre-Bénite, au sud de Lyon. Au sol, ils ont dessiné la forme d’un corps et déployé de la rubalise pour figurer une « scène de crime écologique ».
En cause, le rejet par l’usine de substances perfluoroalkylées ou perfluorés, souvent appelées PFAS ou polluants éternels. Ces derniers ont contaminé l’eau, l’air et le sol de la région pendant des années.
Les militant·es d’Alternatiba ANV 69 devant le site industriel d’Arkema à Pierre-Bénite.Photo : L.R/Rue89Lyon
Cet article fait partie de l’édition abonnés. Pour lire la suite, profitez d’une offre découverte à 1€. Contribuez à consolider un média indépendant à Lyon, en capacité d’enquêter sur les enjeux locaux.
Difficultés face aux intempéries, trains surchargés, retards croissants et manque de conducteurs : les usagers la ligne Lyon-Grenoble sont à bout. Comment expliquer ces dysfonctionnements sur l’une des lignes les plus fréquentées de la région Auvergne-Rhône-Alpes ?
Mardi 13 juin, sur le quai de la gare Lyon Part-Dieu les voyageurs montent dans le train à destination de Grenoble. La ligne Lyon-Grenoble étant perturbée, le trajet aura duré trois heures.Photo : EV/Rue89Lyon
Mardi 14 juin 2023, 17h16. Dans les wagons du train reliant Lyon à Grenoble, les usagers s’impatientent. « Au début ils avaient marqué dix minutes de retard, on est passé à vingt », se désole Raphaël, un jeune travailleur effectuant le trajet tous les jours depuis La Verpillière. Ce n’est finalement qu’à 18h que le train partira.
Avec quarante-cinq minutes de retard au départ et une heure de détour par Chambéry, le trajet Lyon-Grenoble aura duré trois heures au lieu d’une heure et demie. Les passagers fatigués courent presque pour rentrer chez eux.
Lisez la suite pour 1€
En profitant de notre offre d’essai, résiliable en ligne à tout moment.
Pour accéder à cet article, il faut être abonné. Pourquoi ?
Les informations exclusives, les enquêtes et certains reportages constituent l’édition abonnés de Rue89Lyon. En tant que média indépendant, nos ressources proviennent de nos lectrices et lecteurs abonnés, aucun milliardaire ni groupe bancaire ne nous finance.
Nous demandons à nos lecteurs une faible contribution pour disposer à Lyon d’un média vigie des pouvoirs locaux, capable d’enquêter et de traiter les enjeux locaux en profondeur et dans la durée.
Chaque abonnement compte. Toutes nos recettes sont investies dans un journalisme local indépendant, dont la force et la réactivité dépend directement du nombre d’abonnés actifs.