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Actualités, enquêtes à Lyon et dans la région

Venez débattre du traitement médiatique des violences sexistes et sexuelles avec Rue89Lyon

Venez débattre du traitement médiatique des violences sexistes et sexuelles avec Rue89Lyon

Mardi 28 mars, Rue89Lyon organise une table ronde sur le traitement médiatique des violences sexistes et sexuelles. Elle aura lieu à Sciences Po Lyon (Lyon 7e), en présence de deux chercheuses lyonnaises et d’une journaliste de Mediapart.

Ces dernières années, Rue89Lyon a révélé – et suivi – plusieurs affaires de violences sexistes et sexuelles. En septembre 2021, nous révélions le harcèlement sexuel qu’aurait fait subir un professeur de cinéma reconnu de l’université Lyon 2 à ses étudiantes, et ce pendant des années.

Quelques mois plus tard, nous enchaînions avec une autre affaire de violences sexuelles, toujours dans cette même université. Cette fois-ci, c’est le doyen de la fac de droit qui est impliqué, accusé d’agressions sexuelles par une étudiante.

Depuis, Rue89Lyon suit l’évolution de ces deux affaires de violences sexistes et sexuelles, qui sont désormais entre les mains de la justice – et du Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (CNESER) pour l’une d’elles. Après avoir été interdit d’enseigner pendant un an, le professeur de cinéma de l’université Lyon 2 accusé de harcèlement sexuel doit reprendre les cours mi-avril.

Pourquoi et comment parler des violences sexistes et sexuelles : un débat organisé par Rue89Lyon

Dans le sillage du mouvement #MeToo, de nombreuses personnes ont témoigné des violences sexistes et sexuelles subies au cours de leur vie, dans leur famille, leur couple, dans la rue ou au travail. Trop souvent, ces violences sexistes et sexuelles sont mal traitées par les médias. Résumées à quelques lignes sous un titre au mieux maladroit, au pire délétère pour la ou les victimes.

À Rue89Lyon, nous sommes convaincu·es que ces violences doivent être analysées, relayées et dénoncées sur la place publique. Qu’elles sont révélatrices d’un système global, qui tend à les invisibiliser et à les banaliser. Enquêter sur ces affaires n’est pas chose aisée. Cela implique de prendre le temps d’écouter les victimes, de remonter le fil de leurs récits, d’examiner des preuves parfois pénibles à voir et de poser des questions dures.

À Rue89Lyon, nous pensons que le traitement médiatique des violences sexistes et sexuelles est un sujet qui doit être mis au centre des débats actuels. Comment en parler ? Et quel intérêt de médiatiser ces histoires ? Venez en discuter avec nous le 28 mars, à 18h30, dans le Grand Amphi de Sciences Po Lyon.

Avec :

    Isabelle Garcin-Marrou, professeure des universités en sciences de l’information et de la communication, qui travaille sur les représentations médiatiques des violences, des territoires et du genre.Sarah Brethes, journalise au pôle Enquêtes de Mediapart.Aurélie Olivesi, maîtresse de conférences en sciences de l’information et de la communication, qui travaille sur l’analyse du discours médiatique au prisme du genre.

La table ronde sera animée par Oriane Mollaret, journaliste à Rue89Lyon.

Dernière ligne droite pour sauver Rue89Lyon

À Rue89Lyon, nous faisons le choix de traiter des violences sexistes et sexuelles sous forme d’enquêtes. Cela demande un travail plus approfondi qui mobilise nos journalistes sur la durée. Ces enquêtes requièrent donc du temps et des moyens. Mais aujourd’hui notre média est en difficulté économique.

Pour la première fois en bientôt 12 ans, Rue89Lyon fait appel à ses lecteurs et lectrices pour le sauver. Nous pensons qu’un journal qui traite en profondeur des violences sexistes et sexuelles (mais pas que) à Lyon est nécessaire. Nous espérons que nos lecteurs et lectrices en sont également persuadé·es.

Mardi 21 février, nous avons lancé une campagne de soutien pour atteindre au moins 1.000 abonné·es d’ici le 31 mars. Nous en sommes actuellement à un peu plus de 800. Cette semaine, c’est la dernière ligne droite pour sauver Rue89Lyon. Cette table ronde vient clore cette campagne.

>> Pour nous soutenir, abonnez-vous ici ou faites-nous un don .

À Rillieux, une enquête en cours après l’affaire de la navette gratuite pour le collège privé

À Rillieux, une enquête en cours après l’affaire de la navette gratuite pour le collège privé

Une enquête ouverte par la parquet est en cours concernant la commune de Rillieux-la-Pape pour des chefs de détournement de fonds et prise illégale d’intérêt. Elle fait suite à un signalement réalisé après nos révélations sur la mise en place d’une navette gratuite pour un centre scolaire privé.

Début mars, le parquet de Lyon a confirmé à Rue89Lyon avoir ouvert une enquête pour des chefs de « détournement de fonds et prise illégale d’intérêt » concernant deux élus de Rillieux-la-Pape, l’ancien maire de la ville, Alexandre Vincendet, et l’actuelle première adjointe, Catherine Dupuy. 

Cette enquête fait suite à un signalement auprès de la préfecture par deux représentantes de l’opposition au conseil municipal, après nos révélations sur la mise en place d’une navette gratuite pour desservir le centre scolaire privé Saint-Charles en octobre 2021. 

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À Lyon, manifestation ce samedi contre les violences policières et pénitentiaires

À Lyon, manifestation ce samedi contre les violences policières et pénitentiaires

Une manifestation contre les violences policières et pénitentiaires aura lieu ce samedi 18 mars à Lyon. Rendez-vous à 14 heures au départ de la place Jean-Macé.

Cette semaine militante se termine avec une nouvelle mobilisation à Lyon. À l’occasion de la journée internationale contre les violences policières, les familles des victimes et l’association des victimes contre les crimes sécuritaires organisent une manifestation ce samedi 18 mars. Cette « marche contre le racisme, les violences policières et pénitentiaires » partira à 14 heures de la place Jean-Macé (Lyon 7è).

Manifestation contre les violences policières du 6 juin 2020 à Lyon.
Manifestation contre les violences policières du 6 juin 2020 à Lyon.Photo : AB/Rue89Lyon

Les familles des victimes de violences policières et carcérales présentes à Lyon ce samedi

Les organisateurs souhaitent attirer l’attention sur les « dizaines de jeunes tués ou blessés, lors de simples contrôles, ou morts en détention, ces dernières années ». Et de rappeler qu’au cours de l’année 2022, 13 personnes ont été tuées par la police française pour « refus d’obtempérer ».

Seront notamment présentes les familles de Mehdi Bouhouta, abattu par un policier en 2015 à Sainte-Foy-lès-Lyon alors qu’il tentait d’échapper à une interpellation, et de Joail Zerroukhi, percuté par un train à Vienne en 2019 alors qu’il fuyait lui aussi la police. Seront également présents les proches d’Idir Mederess, décédé à la maison d’arrêt de Lyon Corbas en septembre 2022.

Ainsi que les familles d’Allan Lambin, décédé au commissariat de Saint-Malo en 2019, et de Pierre Guepratte dont la mort, en 2017, reste inexpliquée.

Par cette marche, elles souhaitent dénoncer « l’impunité » dont bénéficient les auteurs de ces morts. Streetpress a récemment consacré un documentaire au combat des familles de victimes de violences policières, qui luttent contre les non-lieux et les classements sans suite, pour obtenir vérité et justice concernant la mort de leurs proches.

Lyon : grève en cours à Euronews

Lyon : grève en cours à Euronews

Le 2 mars, la direction de la chaîne de télévision Euronews, implantée à Lyon, a annoncé le licenciement de 197 personnes. Les salarié·es ont décidé de faire grève du 16 au 20 mars.

« Un massacre social et éditorial. » C’est ainsi que les syndicats de journalistes qualifient le vaste plan de licenciement annoncé le 2 mars dernier chez Euronews. Cette chaîne de télévision multilingue, implantée à Lyon, comptait 349 salarié·es. Plus de la moitié vont perdre leur emploi : 197 salarié·es sont concerné·es, dont 128 journalistes, 58 technicien·nes et 12 administratifs.

En réaction, les salarié·es ont décidé de se mettre en grève dès ce jeudi 16 mars à 17h. Celle-ci doit durer jusqu’au lundi 20 mars à 6h30.

À Lyon, vague de licenciements et délocalisation d’Euronews

Créée en 1993, la chaîne Euronews a été rachetée en juin 2022 par le fonds d’investissement portugais Alpac Capital. Le directeur général, Guillaume Dubois, avait lancé une première réorganisation un mois plus tard, supprimant déjà quelques postes au passage. Le 2 mars dernier, il a motivé ces 197 licenciements par un redéploiement de l’entreprise à Bruxelles et dans d’autres capitales européennes.

« Notre nouvelle organisation et notre transformation éditoriale vont renforcer l’identité européenne de la chaîne. Nous voulons d’abord être un média d’information européen pour les Européens », assurait-il aux Échos.

Mais, même ailleurs, les salarié·es licencié·es n’ont en réalité aucune garantie de retrouver leur emploi, dénoncent les syndicats dans un communiqué publié ce mardi 14 mars :

« Tous les postes ne sont pas recréés et pour ceux qui le sont, ils seront ouverts au recrutement externe. Les salarié·es licencié·es n’ont aucune garantie de retrouver leur propre emploi, quand celui-ci est recréé. »

Certain·es d’entre eux risquent de se retrouver dans une situation particulièrement délicate. Les syndicats alertent sur le devenir « des consœurs et des confrères russes et turcs qui ne peuvent pas rentrer dans leur pays sous peine d’être emprisonné·es. »

Euronews
Des salariés d’Euronews ont manifesté contre la réforme des retraites avec leurs revendications, le 7 mars 2022.Photo : Laure Solé

Le détricotage d’Euronews par Alpac Capital

En plus des conséquences humaines de cette vague de licenciements, les syndicats souhaitent attirer l’attention sur le devenir éditorial d’Euronews. Ils dénoncent un glissement des tâches journalistiques vers un travail robotique :

« Demain, le travail des journalistes des bureaux nationaux consistera à corriger, amender et mixer une traduction automatique d’articles et commentaires vidéo écrits dans une autre langue ».

Au revoir, le multilinguisme de qualité qui faisait la richesse d’Euronews, impossible à assurer sans les effectifs nécessaires.

Les syndicats s’inquiètent aussi de la suite. D’après eux, Alpac Capital a décidé de sous-traiter toutes les activités de tournage et de production de magazines, laissant présager une nouvelle vague de licenciements. À terme, le fonds d’investissement souhaiterait carrément se débarrasser de l’emblématique bâtiment vert pomme occupé par Euronews dans le quartier de la Confluence (Lyon 2e).

Une manifestation sauvage contre le 49.3 ce vendredi soir à Lyon

Une manifestation sauvage contre le 49.3 ce vendredi soir à Lyon

Après la soirée mouvementée du 16 mars, une autre manifestation contre le 49.3, non déclarée en préfecture, doit partir ce vendredi 17 mars à 19h30 de la place des Jacobins (Lyon 2e).

Les deux manifestations du jeudi 16 mars 2023 avaient toutes deux été planifiées avant le passage de la réforme des retraites via le 49.3. Mais c’est sans nul doute le verdict final, prononcé par la Première ministre Elisabeth Borne à 15 heures qui a mis le feu aux poudres. Après une journée de tension palpable, de nombreux Lyonnais se sont déplacés pour faire entendre leur emportement sur la Presqu’île de Lyon.

Une nouvelle mobilisation, non déclarée en préfecture, est annoncée ce vendredi 17 mars en début de soirée.

De son côté, l’intersyndicale appelle à une manifestation la semaine suivante, le 23 mars.

Une deuxième manifestation contre le 49.3 non déclarée : « Lyon aux sauvages »

L’Hôtel de Ville de Lyon garde quelques stigmates de la soirée mouvementée du 16 mars. Sur la façade, des tags annoncent notamment une intensification de la grogne contre ce recours au 49.3 : « Ce soir le chaos, demain l’anarchie » pouvait-on lire ce matin.

Une nouvelle manifestation doit partir ce vendredi soir de la place des Jacobins à 19h30. Difficile de prévoir dans quel climat cette manifestation non déclarée en préfecture va se dérouler. Le mot d’ordre étant « Lyon aux sauvages », un minimum de chahut est à prévoir ce soir sur la Presqu’île.

La manifestation sauvage du 16 mars 2023 contre le passage par 49.3 de la réforme des retraites. Par Laurie Genoud.
La manifestation sauvage du 16 mars 2023 contre le passage par 49.3 de la réforme des retraites à Lyon. Par Laurie Genoud.

Quatre personnes interpellées lors de la manifestation sauvage du 16 mars

La veille, le 16 mars, les manifestants étaient un peu plus de 4 000 à s’être rendus devant la préfecture, à l’appel de l’intersyndicale. Aucun chiffre n’a été donné pour la manifestation sauvage qui a suivi.

À partir de 19h, la Presqu’île de Lyon a été le théâtre d’affrontements entre les forces de l’ordre et les manifestants, dans un décor de tags insurrectionnels, de volutes de gaz lacrymogène, de barricades et de poubelles brûlées. Le calme n’est revenu qu’aux alentours de 23 heures.

Quatre personnes ont été interpellées d’après la préfecture.

Nouvelle manifestation déclarée le 23 mars à Lyon

Le prochain rendez-vous officiel de la contestation sociale contre cette réforme des retraites a été donné. L’intersyndicale appelle à une nouvelle manifestation le jeudi 23 mars, à 11 heures au départ de la Manufacture des Tabacs. Comme d’habitude, le parcours finira sur la place Bellecour.

49.3 à Lyon ce jeudi : un rassemblement et une manifestation sauvage contre la réforme des retraites

49.3 à Lyon ce jeudi : un rassemblement et une manifestation sauvage contre la réforme des retraites

Alors que la réforme des retraites passe en force ce jeudi 16 mars à l’aide du 49.3, l’intersyndicale du Rhône appelle à un rassemblement à 17h devant la préfecture (Lyon 3e).

Ça y est. Élisabeth Borne a décidé de recourir (encore) au 49.3 pour faire passer manu militari une réforme des retraites particulièrement controversée. Après huit journées de grève et de manifestations, l’intersyndicale a précipitamment annoncé un rassemblement devant la préfecture du Rhône ce jeudi à 17h, quai Augagneur, devant le square Delestraint (Lyon 3e).

manifestation retraites Lyon
Loin des tensions de début de cortège, trois enseignants contractuels en lycée professionnel à Vénissieux, défilent avec le cortège syndical.Photo : LS/Rue89Lyon

Une manifestation sauvage à Lyon contre la réforme des retraites

Un second rendez-vous (non déclaré à la préfecture) est donné un peu plus tard dans la soirée, à 18h30 place des Terreaux (Lyon 1er) pour une « déambulation radicale ». Pour rappel, les tensions entre les manifestants les plus radicaux et les forces de l’ordre se sont accrues à partir de la manifestation du 7 mars dernier. Ce jour là, entre 25 000 et 50 000 personnes (selon la préfecture ou selon les syndicats) avaient défilé à Lyon. 

Il se pourrait bien que la situation s’envenime davantage à l’issue de la manifestation sauvage annoncée ce jeudi 16 mars.

Le porte-parole des identitaires de Lyon sanctionné d’un blâme à l’université Lyon 3

Le porte-parole des identitaires de Lyon sanctionné d’un blâme à l’université Lyon 3

[Info Rue89Lyon] Le 21 février 2023, la section disciplinaire de l’Université Jean-Moulin Lyon 3 a sanctionné d’un blâme Sinisha Milinov, porte-parole des identitaires de l’association Les Remparts et ex-président du syndicat étudiant d’extrême droite la Cocarde. Il a été reconnu coupable de « trouble à l’ordre de l’université ainsi que d’atteinte à sa réputation », et ce pour la seconde fois.

C’est un incident en cours d’histoire de l’art qui a déclenché une seconde procédure disciplinaire de l’université Lyon 3 contre Sinisha Milinov. Cet étudiant de 21 ans, ancien président du syndicat étudiant d’extrême droite la Cocarde à Lyon, est devenu le porte-parole de l’association identitaire lyonnaise Les Remparts. Celui-ci s’affiche volontiers sur les réseaux sociaux et dans les médias pour porter les combats identitaires et réactionnaires à Lyon.

L’étudiant a été reconnu coupable de « troubles à l’ordre de l’université et d’atteinte à sa réputation » et sanctionné d’un blâme le 21 février 2023, lors d’une audience de la section disciplinaire.

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Abonné·e : on vous offre des places pour les Écrans du Doc

Abonné·e : on vous offre des places pour les Écrans du Doc

La prochaine édition du festival de cinéma documentaire « Les Écrans du Doc » se déroule du 21 au 26 mars, au Ciné Toboggan à Décines.

Au programme pour cette 12ème édition : 15 films documentaires engagés (dont 7 en avant-première et 2 inédits), de nombreux débats et des discussions.

Chaque séance est suivie d’un débat avec les réalisateurs.

>> Rue89Lyon offre à ses abonné·es 5 places pour deux personnes, pour les quatre séances suivantes :

1. La Belle ville

> Mardi 21/03 à 20h – avant-première

> Séance organisée en partenariat avec le Salon Primevère et l’association Tout va bien, avec les réalisateurs Manon Turina et François Marques.

Manon et François, deux jeunes citadins, ont tout quitté pour parcourir le monde en quête d’initiatives concrètes remettant la nature au cœur des villes. Ils proposent une vision optimiste de la belle ville de demain à travers la rencontre de citadins, de collectivités et d’entreprises aux initiatives concrètes et révolutionnaires qui reconnectent Hommes, Villes et Nature, par la végétalisation des villes, l’agriculture urbaine, la reconnexion ville et campagne, le compostage en ville et l’économie circulaire. En faisant le lien entre toutes ces solutions, ils nous proposent leurs visions de ce que pourrait être la belle ville de demain.

2. La Colline

> Mercredi 22/03 à 20h30 – avant-première
> Rencontre avec les réalisateurs Denis Gheerbrant et Lina Tsrimova. Séance animée par les membres de l’association Les Rencontres Interférences

Une colline au Kirghizistan parcourue par des hommes, des femmes, quelques enfants. Des fumées, des oiseaux, une déchetterie comme un Léviathan. Parmi eux, un ancien soldat, une mère éplorée, des jeunes privés d’avenir, font face à leur destin. Le film nous emmène au coeur de ce pays, où le démantèlement du modèle soviétique et la crise économique et sociale ont plongé des populations entières, dans le chaos.

3. La (très) grande évasion

> Vendredi 24/03 à 20h
> Rencontre avec le réalisateur Yannick Kergoat. Séance animée par Catherine Chauvin des Amis du Monde Diplomatique.

Le capitalisme est-il devenu incontrôlable ? De révélations en scandales successifs, l’évasion fiscale est devenue un marronnier médiatique et l’objet d’un concours de déclarations vertueuses pour les politiques. Alors que les multinationales et les plus riches ont de moins en moins de scrupules et de plus en plus de moyens à leur disposition pour échapper à l’impôt, pour nous, simple citoyen, les politiques d’austérité s’intensifient et les inégalités explosent. On voudrait nous faire croire que les mécanismes de l’évasion fiscale sont incompréhensibles et qu’elle est impossible à endiguer… Il ne nous reste alors que nos bulletins de vote, notre déclinant pouvoir d’achat et nos yeux pour pleurer. À moins que l’on puisse en rire malgré tout.

4. Atlantic bar

> Dimanche 26/03 à 19h30
> Rencontre avec la réalisatrice Fanny Molins suivie d’un pot de clôture offert dans le hall du Toboggan.

À l’Atlantic Bar, Nathalie, la patronne, est le centre de l’attention. Ici, on chante, on danse, on se tient les uns aux autres. Après la mise en vente du bar, Nathalie et les habitués se confrontent à la fin de leur monde et d’un lieu à la fois destructeur et vital.

>> Retrouvez tout le programme du festival ici.

>> Pour obtenir des places, il faut être abonné·e à Rue89Lyon et envoyer un mail à hello@rue89lyon.fr :

    Dans l’objet, indiquez « Ecrans du doc » Dans le corps du mail, le film de votre choix

Les places sont à retirer directement en billetterie le soir du spectacle.

Vous n’êtes pas encore abonné·e ? Alors rendez-vous par ici !

À Lyon, les retraités contre la réforme : « On le fait pour nos petits-enfants »

À Lyon, les retraités contre la réforme : « On le fait pour nos petits-enfants »

Ce mercredi 15 mars, 22 000 personnes ont défilé dans les rues de Lyon contre la réforme des retraites. Parmi eux, de nombreux retraités. Ces dernier·es battent le pavé pour les prochaines générations.

« Bonjour, je cherche le bureau d’embauche pour les plus de 75 ans. »

Avec son maquillage et son nez rouge, Gérard est sûrement un des retraités les plus marquants de ce cortège contre la réforme des retraites. À 65 ans « un peu passés », cet ancien facteur, membre de la BAC 69 (Brigade activiste des clowns) se balade entre les manifestant·es pour donner des « points » pour la retraite. « Attention, ils sont papiers et non numériques, ne les perdez pas ! » précise-t-il en passant.

En tentant l’humour, il rappelle une réalité bien présente chez les aîné·es :

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Lyon : rassemblement contre l’exploitation minière des océans ce samedi

Lyon : rassemblement contre l’exploitation minière des océans ce samedi

Greenpeace organise un rassemblement ce samedi 18 mars devant le Musée des Confluences, au sud de Lyon, contre l’exploitation minière des océans.

À Lyon, cette semaine du 13 mars est décidément placée sous le signe de la mobilisation. Après de nombreuses actions de blocage et la manifestation du 15 mars contre la réforme des retraites, c’est au tour des luttes écologistes.

Greenpeace appelle ce samedi 18 mars les habitant·es de Lyon à se mobiliser contre l’exploitation des océans, et plus particulièrement l’extraction des minerais des fonds marins. Pour marquer le coup, l’ONG a choisi d’organiser un rassemblement à partir de 14 heures devant le Musée des Confluences. Celui-ci accueille justement une exposition sur l’impact des activités humaines sur l’eau, visible jusqu’à cet été.

Un rassemblement à Lyon contre le « massacre » des océans

Les activités minières dans les fonds marins sont régies par l’Autorité internationale des fonds marins (AIFM), basée à Kingston en Jamaïque. Cet organisme, fondé en 1994 sous l’égide de l’ONU, a la lourde tâche d’arbitrer l’organisation des activités d’extraction des minéraux, dont les gisements se situent pour la plupart dans les eaux internationales, où aucun pays n’a de droit particulier d’exploitation. L’AIFM doit veiller à ce que ces exploitations se fassent dans l’intérêt de l’humanité, tout en préservant le milieu marin.

L’AIFM n’a pour le moment autorisé aucune activité d’exploitation minière à visée commerciale. De nouvelles négociations internationales à ce sujet doivent reprendre ce jeudi 16 mars en Jamaïque.

Un véritable « massacre des abysses » en perspective, estime Greenpeace, qui alerte sur les conséquences d’une telle exploitation sur la biodiversité sous-marine, et la nécessité de préserver les océans, grands absorbeurs de CO2, pour lutter contre le changement climatique.

Greenpeace Lyon fonds marins océan pacifique
Greenpeace organise un rassemblement à Lyon contre l’exploitation des fonds miniers, notamment dans l’océan pacifique.Photo : XEON/Wikimedia Commons

La crainte d’une exploitation des fonds marins dès cet été

Un rapport de l’Institut allemand Oeke, relayé par Greenpeace, attire notamment l’attention sur un gisement de nodules polymétalliques dans le Pacifique qui fait actuellement l’objet de toutes les convoitises. Ces minerais sont devenus indispensables, pour la fabrication des batteries des voitures électriques ou des éoliennes.

« Plus de 600 scientifiques et de nombreux États se sont déclarés contre [l’exploitation minière des fonds marins, ndlr], dont la France. Pourtant, Etats miniers et industriels sont sur les dents : ils vont tout faire pour obtenir un code minier international qui leur donne le droit de débuter l’exploitation commerciale des fonds marins à l’été 2023 », s’alarme l’ONG.

Greenpeace souhaite désormais que la France aille plus loin, en s’opposant fermement à la rédaction d’un tel code minier. La pétition lancée par l’ONG a d’ores et déjà récolté près de 158 000 signatures.