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Actualités, enquêtes à Lyon et dans la région

[Offre spéciale abonné·es] Gagnez des places pour la pièce « Grand Reporterre » à propos des enquêtes sur l’industrie agroalimentaire

[Offre spéciale abonné·es] Gagnez des places pour la pièce « Grand Reporterre » à propos des enquêtes sur l’industrie agroalimentaire

Rue89Lyon offre à ses abonné·es deux places pour la pièce « Grand ReporTERRE » qui vous plonge dans les enquêtes sur les scandales de l’industrie agroalimentaire. C’est au Théâtre du Point du Jour (Lyon 5e), les 23 et 24 février.

Pour cette 6ème édition de Grand ReporTERRE créé au Point du Jour, Rue89Lyon s’associe au Théâtre du 5e arrondissement pour défendre le journalisme d’investigation cher à notre média local et, plus particulièrement, les enquêtes dans le domaine de l’agro-alimentaire. 

Deux fois par saison, journalistes et artistes se retrouvent au Théâtre du Point du Jour, s’emparent d’un sujet d’actualité et le « mettent en pièce ». Cette fois-ci, ce sont les les journalistes Morgan Large (Splann ! / Radio Kreizh Breizh / associée à Inès Leyraud, Algues vertes) et Hélène Servel (Reporterre / Marsactu) qui sont invitées. Pour l’occasion, le dispositif scénique choisie par Aurélie Van Den Daele est à la croisée d’un univers radiophonique, où l’on pourra entendre les matériaux d’enquêtes des deux journalistes, et d’un univers sonore, « où le mistral soufflera sur les routes bretonnes ».

Voici le synopsis :

« Alors que 9 milliardaires détiennent 90 % des grands médias français et que le journalisme d’investigation est muselé, comment se réapproprier les savoirs et développer son esprit critique ? Comment décortiquer un écosystème néolibéral de plus en plus impitoyable pour tous les organismes et les êtres vivants ?

La metteuse en scène Aurélie Van Den Daele et l’auteur-interprète Sidney Ali Mehelleb s’emparent de ces questions pour mettre à nu un système médiatique et politique de l’information. Il·Elle font appel à l’expertise de Morgan Large, journaliste d’investigation dans l’agro-alimentaire et fondatrice de Splann !, première ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne, et Hélène Servel, journaliste indépendante écologie, agriculture et société.

S’appuyant sur le traitement médiatique des scandales industriels et de la crise écologique, questionnant les enquêtes de terrain, les lobbies et l’indépendance de la presse, il·elles redessinent les contours d’un journalisme militant et engagé, véritable contre-pouvoir de notre démocratie ».

Durée estimée : 1h30

> Toutes les infos ici.

Pour gagner des places, il faut être abonné·e à Rue89Lyon et envoyer un mail à hello@rue89lyon.fr :

    Dans l’objet, indiquez « Grand ReporTERRE »Dans le corps du mail, le soir de votre choix (23 et 24 février)

Les places sont à retirer directement en billetterie le soir du spectacle.

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La journaliste Morgan Large
La journaliste Morgan Large

Une nouvelle mobilisation contre la réforme des retraites ce jeudi à Lyon

Une nouvelle mobilisation contre la réforme des retraites ce jeudi à Lyon

Une cinquième mobilisation contre la réforme des retraites aura lieu, jeudi 16 février, dès 14 heures à Lyon. Elle reprendra le parcours classique entre la manufacture des tabacs et la place Bellecour.

Le mouvement continue. Après les deux jours de mobilisation la semaine dernière, mardi 7 et samedi 11 février, les huit principaux syndicats de France ont appelé, ce lundi 13 février, à une cinquième mobilisation contre la réforme des retraites, jeudi 16 février.

« Les Fédérations nationales CGT des ports et docks, des cheminots, des industries chimiques, du verre et céramique et des Mines Energie appellent à 24 heures d’arrêt de travail pour la journée de grève et de mobilisation interprofessionnelle du 16 février 2023 », ont-ils indiqué dans leur communiqué paru ce lundi matin.

Gaël·le (à droite), représentant·e du Mouvement national lycéen, est descendue dans la rue à Lyon pour s'opposer à la réforme des retraites lors de la mobilisation. MA/Rue89Lyon
Gaël·le (à droite), représentant·e du Mouvement national lycéen, est descendue dans la rue à Lyon pour s’opposer à la réforme des retraites. MA/Rue89Lyon

À Lyon, le retour au parcours d’origine pour la manifestation contre la réforme des retraites

À Lyon, le parcours débutera à la Manufacture des Tabacs (Lyon 8e) à 14 heures et s’achèvera au niveau de la place Bellecour. Un retour au parcours d’origine, modifié samedi 11 février. Pour le dernier jour des soldes, les manifestants n’étaient pas passés par le centre de Lyon.

Une nouvelle fois, ils n’emprunteront pas la rue de la Barre (Lyon 2e). Depuis janvier 2020, la préfecture interdit au cortège de longer l’Hôtel-Dieu, devenu un symbole de la privatisation des services publiques pour beaucoup de manifestants.

Pour les prochaines mobilisations, les dates connues sont le mardi 7 et le mercredi 8 mars.

Des affrontements lors de la dernière mobilisation à Lyon

Samedi, le parcours commencé aux Brotteaux (Lyon 6e) s’est achevé à Villeurbanne, sur la place Lazare-Goujon, devant le Théâtre national populaire. Sur place, des tensions ont eu lieu entre des membres du bloc en tête de manifestation et les forces de l’ordre.

Des tirs de lacrymo ont répondu à des jets de bouteilles. Une banque de la Société Générale a été prise pour cible sur le cours Émile-Zola, taguée et cassée. Des incendies ont également été déclenchés sur la Place Lazare-Goujon. En tout, la préfecture a annoncé quatre interpellations.

Au delà de cela, le reste du cortège a défilé calmement. Les syndicats ont annoncé 35 000 manifestants, 15 800 selon la préfecture.

Pollution de l’air à Lyon : les Crit’Air 3 également interdits de circuler dans la ZFE

Pollution de l’air à Lyon : les Crit’Air 3 également interdits de circuler dans la ZFE

Depuis ce lundi 13 février, 5h, la préfecture a renforcé les mesures pour lutter contre la pollution de l’air à Lyon. Après les véhicules Crit’air 4 et 5, les Crit’air 3 sont également interdits de circuler. Le point.

« La grande stabilité atmosphérique associée à des émissions de chauffage en hausse et des températures froides le matin et le soir sont défavorables à la qualité de l’air. Les concentrations en particules fines augmentent dans la région et au-delà. »

Le dimanche 12 février, la préfecture a décidé de renforcer les mesures pour lutter contre la pollution de l’air. Depuis ce lundi, 5h, les vignettes Crit’Air 3 ne pourront plus circuler dans la Zone à Faibles Émissions (ZFE) de la métropole de Lyon.

Pour rappel, jeudi 9 février, l’agence de qualité de l’air Atmo d’Auvergne-Rhône-Alpes avait alerté sur la qualité de l’air à Lyon, qu’elle classe comme mauvaise. Les particules fines PM2,5 et PM10 sont notamment responsables de ce pic de pollution qui s’est déclenché mercredi 8 février.

Par la suite, la préfecture avait déjà décidé d’interdire la circulation des véhicules vignettes Crit’Air 4 et 5. Dans le bassin lyonnais et Nord-Isère, ces mesures concernent les professionnels et les particuliers. La préfecture conseille aussi de limiter les activités physiques intenses pour les personnes vulnérables.

Les bouchons à Lyon
Les mesures contre la pollution de l’air ont été renforcées à Lyon.

La circulation des véhicules dans la métropole de Lyon restreinte par la pollution de l’air

Dans le périmètre de la Zone à faibles émissions (à l’intérieur du périphérique lyonnais), seuls les véhicules Crit’Air 1, 2 peuvent donc circuler. Cette restriction ne concerne pas les itinéraires d’accès aux parcs relais. Les véhicules Crit’Air 3, 4 ou 5 transportant au moins trois personnes sont aussi exemptés de cette interdiction.

Également, la vitesse de circulation est abaissée de 20 km/h sur tous les axes du département où la vitesse dépasse les 90 km/h. Concernant les routes limitées à 80 km/h en temps normal, les automobilistes devront y circuler à 70 km/h.

Les particuliers ont également pour interdiction de se chauffer au bois. La préfecture demande de privilégier le chauffage électrique, ou au gaz. Elle invite également à maîtriser la température de son logement (19°C).

Capture d'écran exprimant la présence de micro-polluant, du site d'ATMO Auvergne-Rhône-Alpes, datée du 9 février 2023.
Capture d’écran exprimant la présence de micro-polluants, issue du site d’ATMO Auvergne-Rhône-Alpes, datée du 9 février 2023.

Alerte pollution à Lyon : des restrictions pour les professionnels

Dans l’agriculture et l’industrie, d’autres restrictions sont appliquées. La pratique de l’écobuage, qui consiste à brûler la végétation sèche pour enrichir les sols, est interdite. Le brûlage des sous-produits agricoles et forestiers est également prohibé.

Du côté de l’industrie, les opérations émettrice de particules fines, d’oxydes d’azote ou de Composés organiques volatiles (COV) doivent être reportées à la fin de l’épisode de pollution. Il n’est également pas autorisé d’utiliser des groupes électrogènes, sauf pour satisfaire l’alimentation de fonctions essentielles, comme la sécurité.

Sur les chantiers, les activités génératrices de poussières doivent être réduites au minimum, ainsi que l’usage d’engins de manutention à moteur thermique.

Trois ans après : le long combat des victimes de violences policières à Lyon

Trois ans après : le long combat des victimes de violences policières à Lyon

En 2019 et 2020, lors du premier mouvement contre la réforme des retraites, des manifestants ont été blessés durant des opérations de maintien de l’ordre. À Lyon, ces victimes de violences policières ont entamé des procédures juridiques. Trois ans plus tard, Rue89Lyon en a retrouvé deux.

Il y a comme un air de déjà vu ce début d’année 2023. Depuis le 16 janvier, les manifestations contre la réforme des retraites ont repris à Lyon. Les cortèges massifs rappellent ceux de l’avant Covid, avec quelques milliers de personnes supplémentaires. En décembre 2019 et janvier 2020, un grand mouvement de contestation contre la réforme des retraites avait déjà eu lieu. Dans la foulée des Gilets jaunes, celui-ci avait perduré de décembre 2019 au confinement de mars 2020.

À cette époque, les altercations avec les forces de l’ordre ont marqué les esprits. Pour éviter les débordements, des mesures ont été prises par la préfecture, comme la fermeture de la rue de la barre (Lyon 2e) aux cortèges. Des gilets jaunes, mais aussi d’autres manifestants avaient été blessés lors de ces événements. Le cas d’Arthur Naciri, révélé par Rue89Lyon, passé à tabac par des policiers de la Bac, avait fait la une des médias. 

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Chez les égoutiers de Lyon : « Nous accorder la retraite c’est respecter notre dignité »

Chez les égoutiers de Lyon : « Nous accorder la retraite c’est respecter notre dignité »

De nombreux égoutiers de la métropole de Lyon sont vent debout contre la réforme voulue par Emmanuel Macron, qui reculerait de deux ans leur départ à la retraite. Nous avons rencontré Philippe, égoutier en fin de carrière. Il alerte sur les dangers d’une profession très exposée aux risques, notamment chimiques.

« Avec ma femme on n’est pas non plus exigeants. On aimerait seulement être en bonne santé, tranquilles et pouvoir se payer une entrecôte de temps en temps », soupire Philippe.

À gauche, Philippe, égoutier de 56 ans, à droite Antoine 31 ans, responsable de dépôt. Tous deux travaillent pour la Métropole de Lyon et sont syndiqués à la CGT. ©LS/Rue89Lyon
À gauche, Philippe, égoutier de 56 ans ; à droite, Antoine 31 ans, responsable de dépôt. Tous deux travaillent pour la Métropole de Lyon et sont syndiqués à la CGT.Photo : LS/Rue89Lyon

À 56 ans, cela fait 30 ans que cet égoutier parcourt les dessous de la ville pour veiller sur le réseau de canalisation de la métropole. Depuis le 19 janvier, il n’a pas raté une seule journée de mobilisation contre la réforme des retraites. Une tendance qui semble globale pour bon nombre de travailleurs dans son secteur. Difficile d’ailleurs de manquer cette profession tant leurs uniformes de travail tape dans l’œil lors des manifestations.

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Une doctorante de l’université Lyon 3 chargée d’écrire la page Wikipédia de son directeur de thèse

Une doctorante de l’université Lyon 3 chargée d’écrire la page Wikipédia de son directeur de thèse

[Info Rue89Lyon] Un professeur de droit de l’Université Lyon 3 aurait demandé à sa doctorante de rédiger sa fiche Wikipédia. Sitôt publiée, celle-ci a été supprimée à la demande du doyen de la faculté.

L’histoire peut prêter à sourire, tant l’enjeu paraît dérisoire. Mais elle est révélatrice des pratiques de certains directeurs de thèse envers leurs doctorant.es, qui outrepassent le cadre universitaire. Ici, un professeur de droit de l’Université Lyon 3, Patrick Mistretta, dont l’ambition semble être de posséder une fiche Wikipédia à son nom.

Spécialiste du droit pénal médical, Patrick Mistretta est co-directeur du Centre de droit pénal de Lyon 3, directeur du master de droit pénal fondamental. Il est également président de l’association de droit pénal de Lyon, dont font partie les promotions de son master. D’après nos informations, à la fin de l’année universitaire 2021-2022, il aurait demandé à une des étudiantes de ce même master, devenue sa doctorante depuis, de rédiger sa page Wikipédia.

« Il s’agit de mon directeur de thèse qui m’a demandé de rédiger sa page Wikipédia »

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Pollution de l’air à Lyon : les Crit’Air 4 et 5 interdites de circuler dans la ZFE

Pollution de l’air à Lyon : les Crit’Air 4 et 5 interdites de circuler dans la ZFE

Jeudi 9 février, la préfecture du Rhône a déclenché le premier niveau d’alerte sur la pollution aux particules fines à Lyon. Plusieurs mesures et restrictions sont imposées pour lutter contre cet épisode de pollution.

« La grande stabilité atmosphérique associée à des émissions de chauffage en hausse et des températures froides le matin et le soir sont défavorables à la qualité de l’air. Les concentrations en particules fines augmentent dans la région et au delà »

Ce jeudi 9 février, l’agence de qualité de l’air Atmo d’Auvergne-Rhône-Alpes alerte sur la qualité de l’air à Lyon, qu’elle classe comme mauvaise. Les particules fines PM2,5 et PM10 sont notamment responsables de ce pic de pollution qui s’est déclenché mercredi 8 février.

La préfecture du Rhône a donc déclenché le premier niveau d’alerte sur la pollution de l’air. Plusieurs mesures et restrictions prendront effet ce jeudi 9 février à 17 heures. Professionnels et particuliers sont concernés dans le bassin lyonnais et Nord-Isère. La préfecture conseille aussi de limiter les activités physiques intenses pour les personnes vulnérables.

La circulation des véhicules dans la Métropole de Lyon restreinte par la pollution de l’air

Deux de ces restrictions prises par la préfecture du Rhône concerne la circulation des voitures. Dans le périmètre de la Zone à faibles émissions (à l’intérieur du périphérique lyonnais), seuls les véhicules Crit’Air 1, 2 et 3 peuvent circuler. Cette restriction ne concerne pas les itinéraires d’accès aux parc-relais. Les véhicules Crit’Air 4 ou 5 transportant au moins trois personnes sont aussi exemptés de cette interdiction.

Également, la vitesse de circulation est abaissée de 20 km/h sur tous les axes du département où la vitesse dépasse 90 km/h. Concernant les routes limitées à 80 km/h en temps normal, les automobilistes devront y circuler à 70 km/h.

Les particuliers ont également pour interdiction de se chauffer au bois.

Capture d'écran exprimant la présence de micro-polluant, du site d'ATMO Auvergne-Rhône-Alpes, datée du 9 février 2023.
Capture d’écran exprimant la présence de micro-polluants, issue du site d’ATMO Auvergne-Rhône-Alpes, datée du 9 février 2023.

Alerte pollution à Lyon : des restrictions pour les professionnels

Dans l’agriculture et l’industrie, d’autres restrictions sont appliquées. La pratique de l’écobuage, qui consiste à brûler la végétation sèche pour enrichir les sols, est interdite. Le brûlage des sous-produits agricoles et forestiers est également prohibé.

Du côté de l’industrie, les opérations émettrice de particules fines, d’oxydes d’azote ou de Composés organiques volatiles (COV) doivent être reportés à la fin de l’épisode de pollution. Il n’est également pas autorisé d’utiliser des groupes électrogènes, sauf pour satisfaire l’alimentation de fonctions essentielles, comme la sécurité.

Sur les chantiers, les activités génératrices de poussières doivent être réduites au minimum, ainsi que l’usage d’engins de manutention à moteur thermique.

Réforme des retraites : une manifestation prévue le samedi à Lyon

Réforme des retraites : une manifestation prévue le samedi à Lyon

Pour la quatrième fois depuis l’annonce de la réforme des retraites, une nouvelle manifestation aura lieu à Lyon samedi 11 février.

C’est une semaine « double » pour les syndicats, toujours très opposés à la réforme des retraites voulue par le gouvernement. L‘intersyndicale appelle pour la première fois à manifester un samedi, le 11 février, après une mobilisation ce mardi 7 février. Les syndicats espèrent être rejoints par les opposants à la réforme qui ne peuvent faire grève et sacrifier une journée de salaire. À Lyon, la manifestation partira à 14 heures.

Lundi 6 février était le premier jour de discussion à l’Assemblée Nationale concernant le projet de loi de réforme des retraites. Dans une ambiance houleuse, les députés ont examiné les premiers amendements (sur le report de l’âge légal de départ à la retraite).

Parmi les 97 amendements déjà discutés (sur les 16 500 jugés recevables), un seul a été adopté, déposé par le gouvernement. Le débat est long et demeure ralenti par de fortes tensions dans l’hémicycle. Tension que l’on retrouve dans la rue.

Manifestation retraite lyon
Des slogans en tout genre ont animé le défilé du 31 janvier, contre la réforme des retraites.Photo : PL/Rue89Lyon.

Deux manifestations prévues à Lyon et Villefranche-sur-Saône contre la réforme des retraites

L’intersyndicale du Rhône a annoncé deux lieux de départ sur deux créneaux différents. Un cortège prendra place à Villefranche-sur-Saône à 10h, près de la Place du Promenoir. Celui de l’après-midi, à Lyon, partira à 14h au niveau de l’arrêt de métro Brotteaux (Lyon 6e) et s’achèvera à Villeurbanne, dans le quartier Gratte-Ciel, sur la Place Lazare-Goujon. Un parcours différent des trois premières manifestations lyonnaises, qui étaient parties de la Manufacture des Tabacs (Lyon 3e) jusqu’à Bellecour (Lyon 2e)

Mardi 7 février, la CGT avait annoncé un bilan de près de 30 000 manifestants sur Lyon (10 000 selon la police) et 2 500 sur Villefranche-sur-Saône.

L’intersyndicale du Rhône se réunira le lundi 13 février pour communiquer sur la suite des évènements. Une prochaine grève nationale pourrait avoir lieu les mercredi 7 et le jeudi 8 mars, avec notamment la journée internationale des droits des femmes sur cette deuxième date.

Le long parcours des mineurs étrangers non-accompagnés à Lyon

Le long parcours des mineurs étrangers non-accompagnés à Lyon

De nombreux fantasmes entourent la question des mineurs étrangers non-accompagnés dans la métropole de Lyon. Rue89Lyon s’est intéressé de près à leur situation : de leur évaluation à leur prise en charge par l’Aide sociale à l’enfance (ASE) (ou non), quelle est la réalité du parcours de ces jeunes à Lyon ?

En 2022, environ 700 mineurs étrangers non-accompagnés (MNA) ont été pris en charge dans la métropole de Lyon, en grande majorité des garçons. Un chiffre qui se stabilise depuis 2017. Ces MNA sont souvent la cible de clichés, notamment celui selon lequel il leur serait facile de se faire passer pour mineurs, ou bien qu’ils seraient des délinquants.

Pendant plusieurs mois, Rue89Lyon a rencontré ces jeunes, mais aussi tous les professionnels et associations qui les accompagnent, depuis leur arrivée sur le territoire jusqu’à leur prise en charge par l’Aide sociale à l’enfance (ASE). Si l’accueil et la prise en charge des MNA s’est améliorée depuis 2017 dans la métropole de Lyon, de nombreuses problématiques et questionnements persistent.

Des mineurs étrangers évalués et pris en charge par la Métropole de Lyon

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Quel traitement médiatique de l’extrême droite à Lyon ? Un débat organisé par Rue89Lyon

Quel traitement médiatique de l’extrême droite à Lyon ? Un débat organisé par Rue89Lyon

Mercredi 22 février, Rue89Lyon organise un débat sur le traitement médiatique de l’extrême droite à Lyon et ailleurs. Il aura lieu au Boomrang (Lyon 3e), avec notamment pour invités le youtubeur et chroniqueur Usul, et l’universitaire Philippe Corcuff.

Depuis plus de 11 ans, Rue89Lyon chronique l’extrême droite dans toutes ses composantes à Lyon. Le mercredi 22 février, notre journal organise un débat pour se poser autour d’une table et réfléchir : quel traitement médiatique de l’extrême droite à Lyon et ailleurs ? Pour en discuter, rendez-vous au Boomrang, tiers-lieu culturel et artistique du quartier de la Guillotière (Lyon 3e).

Autour de la table, pour intervenir sur cette question : Philippe Corcuff, maître de conférences de science politique à Sciences Po Lyon et auteur de « La grande confusion : comment l’extrême droite gagne la bataille des idées », Usul, youtubeur et chroniqueur pour Mediapart, ainsi que Laurent Burlet, journaliste et co-fondateur de Rue89Lyon qui a largement traité de l’extrême droite à Lyon. Les débats seront animés par Marie Allenou, journaliste à Rue89Lyon.

Cette table ronde sera l’occasion de faire un tour d’horizon de la façon dont l’extrême droite est présentée et traitée dans les médias locaux et nationaux.

Sous quel angle traiter les discours et actions des groupuscules d’extrême droite, pour mieux la combattre ? Comment se crée la banalisation de l’extrême droite dans les médias ? Voici quelques unes des questions qui seront abordées durant la soirée.

Rue89Lyon, le média qui traite de l’extrême droite à Lyon, part en campagne

Depuis 11 ans, à Rue89Lyon, nous faisons le choix de traiter de l’extrême droite sous forme d’enquêtes. Cela demande un travail plus approfondi qui mobilise nos journalistes sur la durée. Ces enquêtes requièrent donc du temps et des moyens. Mais aujourd’hui notre média est en difficulté économique.

Pour la première fois de son histoire, Rue89Lyon va faire appel à ses lecteurs et lectrices pour le sauver. Nous pensons qu’un journal qui traite en profondeur de l’extrême droite (mais pas que) à Lyon est nécessaire. Nous espérons que nos lecteurs et lectrices en sont également persuadés.

Mardi 21 février, nous allons lancer une campagne de soutien pour atteindre au moins 1.000 abonné·es d’ici le 31 mars. Cette table ronde sur l’extrême droite s’inscrit dans le prolongement de cette campagne.

⚠️ Vous avez été si rapides que l’on est déjà presque complets, merci beaucoup pour votre engouement ! ❤️ Nous avons fermé les réservations en ligne pour permettre à des personnes d’accéder à l’évènement en se présentant le soir, une quinzaine de places seront disponibles ⚠️


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« Quel traitement médiatique de l’extrême droite à Lyon et ailleurs ? » Un débat organisé par Rue89Lyon au Boomrang