Six semaines marquées par une longue grève des cheminots et des journées de manifestation les 5, 10, 17 décembre et 9 janvier et 16 janvier.
Désormais finie la grève illimitée, place aux actions et aux « journées massives de grèves ». Tel est l’appel de l’intersyndicale qui a déposé une nouvelle manifestation interprofessionnelle qui partira, comme d’habitude, à 11h30 de la Manufacture des tabacs pour rejoindre la place Bellecour.
[Mise à jour le 24/01 à 14h45] Entre 9 000 et 20 000 personnes (selon la police ou les organisations syndicales) ont manifesté ce vendredi. C’est plus que jeudi dernier (entre 6 600 et 16 000 personnes). Mais on ne retrouve pas le niveau du mois de décembre. A noter que la fin du parcours a été modifiée : les manifestants ont été contraints de prendre le quai Gailleton pour atteindre la place Bellecour. La rue de la Barre était interdite d’accès. De nombreuses grenades lacrymogènes ont été envoyées au niveau de l’Hôtel Dieu.
Après de longues semaines de conflit, à la SNCF comme dans la rue, les grévistes sont de moins en moins nombreux.
Jeudi 16 janvier, entre 6 600 et 16 000 personnes ont manifesté (selon la police ou la CGT) alors qu’elles étaient le double la semaine précédente.
L’intersyndicale (CGT, FO, FSU, Solidaires, CGC, les CNT, Unef et UNL) a dû adapter sa stratégie alors que, selon un récent sondage, une majorité des Français restes favorables à un retrait de la réforme.
Les actions « coups de poing » se multiplient
Cette semaine, les actions « coup de poing » se sont multipliées à Lyon comme ailleurs. Envahissement de l’inspection d’académie par les profs également mobilisés contre les nouvelles épreuves du bac et envahissement du siège régional de la SNCF, la Tour Incity, par les cheminots CGT en grève.
Maintenue à une faible intensité depuis le début de la semaine, la grève des cheminots va connaître logiquement un pic pour cette journée d’action. La direction de la SNCF prévoit 2 TER sur 3 dans la région Auvergne-Rhône-Alpes alors que le trafic était annoncé comme normal en début de semaine. Pour le réseau TGV et Intercités, le trafic est toujours annoncé « normal ».
De nombreux enseignants devraient également faire grève ce vendredi, sans que l’on atteigne les niveaux records de participation du mois de décembre.
A noter également que les avocats continuent leur mouvement de grève, entamée depuis le 6 janvier. (Reportage à venir)

« Marche aux flambeaux » et « Fête la grève »
Dans son communiqué, l’intersyndicale veut montrer qu’elle a des propositions pour sortir de ce conflit. Elles s’appuient « sur les cotisations sociales et les richesses créées par le travail » :
« Il faut augmenter les salaires dans le privé et les rémunérations dans le public, mettre en oeuvre immédiatement l’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes. Il faut développer l’emploi stable, mettre fin à la précarité particulièrement de la jeunesse et prendre en compte les années d’étude. Les plateformes numériques doivent être soumises à cotisation ».
En plus de la manifestation de vendredi, jour d’examen du projet de loi en conseil des ministres, l’intersyndicale appelle à des « marches aux flambeaux » partout en France. A Lyon, elle partira à 16 H 30 ce jeudi 23 janvier depuis la gare Part Dieu coté Villette pour se terminer au niveau du CCVA afin de rejoindre l’initiative festive intersyndicale « Fête la grève ».
Énième interdiction de manifestation
La préfecture du Rhône a pris un nouvel arrêté interdisant les manifestations dans certaines zones du centre-ville de Lyon.
Comme au plus fort du mouvement des « gilets jaunes » et à quasiment chaque manifestation de ce mouvement contre la réforme des retraites depuis le 5 décembre et pour la Fête des Lumières.
Pour ce vendredi 24 janvier, la préfecture du Rhône a fait un copier-coller du périmètre d’interdiction de l’arrêté de la semaine précédente. Il interdit les manifestations dans une partie du la Presqu’île lyonnaise ce mardi, de 8h à 22h, de la place Bellecour à la place des Terreaux ainsi que rue Victor Hugo.
« Gilets jaunes », black bloc,… Comment marche le cortège de tête des manifs à Lyon ?

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