Axel Marin, comme un poisson dans l’eau de la politique lyonnaise
Elections 2020 : l’oeil des étudiants de Lyon 2  Politique 

Axel Marin, comme un poisson dans l’eau de la politique lyonnaise

actualisé le 25/03/2020 à 09h22

[Portraits d’écolos 5/5] Le directeur de campagne de Bruno Bernard pour les métropolitaines, Axel Marin, se présente également aux élections municipales dans sa ville de Meyzieu.

Ce qui frappe tout de suite chez Axel Marin, c’est son flegme. Cigarette à la main, boucle à l’oreille et tutoiement de rigueur, ce jeune ingénieur de 28 ans n’a rien, à la base, du profil politique classique.

Du salarié politique…


« L’oeil des étudiants de Lyon 2 » est une rubrique consacrée aux élections municipales et métropolitaines de mars 2020 dans l’agglomération lyonnaise.
Nous ouvrons nos colonnes à huit étudiants en dernière année du Master Nouvelles Pratiques Journalistiques de l’université Lyon 2.

Ingénieur (un de plus chez les Verts) dans l’eau et l’environnement, spécialisé en écologie des milieux aquatiques, il passe « pas mal d’années » dans plusieurs associations de protection de l’environnement comme Normandie Grands Migrateurs. C’est par ces débuts dans l’associatif qu’il rencontre des élus d’EELV. Puis il adhère au parti en 2014 après s’être « laissé convaincre ».

C’est donc à 22 ans et sans expérience politique qu’il devient porte-parole régional du parti et s’engage dans la campagne présidentielle de 2017 où il soutient d’abord Yannick Jadot puis Benoît Hamon. Toujours en 2017, il devient assistant parlementaire pour Michèle Rivasi lors des élections européennes.

« C’est à ce moment-là que j’ai lâché mon statut d’ingénieur pour devenir salarié politique, mon métier me passionnait mais c’était un petit peu trop concret et local et j’avais envie de réfléchir à des enjeux un peu plus globaux. »

Il poursuit son parcours à travers la France avec Michèle Rivasi jusqu’à l’année dernière où il décide de retourner à Meyzieu et devient de directeur de campagne de Bruno Bernard pour les métropolitaines. Une campagne qui semble ravir le jeune homme et dont il me détaille chaque représentant, finement choisi pas ses soins :

« Je suis le directeur de campagne de Bruno mais aussi de l’ensemble des candidats. »

Portrait de Axel Marin, directeur de campagne de Bruno Bernard et candidat à la maire de Meyzieu

Portrait de Axel Marin, directeur de campagne de Bruno Bernard et candidat à la maire de Meyzieu ©Elodie Joly

… à sa candidature de maire

Très prolixe, Axel Marin se lance en parallèle de son rôle de coordinateur des métros pour EELV, dans la conquête de sa ville natale, Meyzieu. Déjà candidat en 2017 pour les élections législatives, le Majolan prône à nouveau l’esprit d’équipe cette année en s’alliant avec la gauche :

« On a formé une équipe qui est vraiment top sur Meyzieu et je crois qu’on est la seule ville sur la métropole, à avoir réussit à rassembler l’intégralité de la gauche ».

Ainsi, il repositionne l’écologie dans une ligne politique de gauche, en s’éloignant de Yannick Jadot qui ne se considèrent ni de gauche ni de droite ou encore de Michèle Rivasi qui voit l’écologie politique comme « un modèle qui dépasse les partis traditionnels » que sont la gauche et la droite.

Le candidat évoque une envie précoce de s’engager écologiquement. En cause les forces politiques en présence à Meyzieu qui ne représentent pas ses idéaux ni « ce qu’il veut y voir. » En effet, aux dernières élections municipales les partis de droite et d’extrême droite sont très largement en tête, avec de gros scores pour le FN.

Alors, s’il n’a pas le green agressif, Axel Marin expose tout de même subtilement ses idées vertes pour la ville : le développement de pistes cyclables, actuellement étendues sur 1 km à Meyzieu, l’accompagnement à l’isolation des foyers et le développement de transports plus aboutis avec plus de lignes jusqu’à la gare « sans que ce soit plus cher » assure-t-il.

« On a très peu de vie dans le centre de la ville » déplore Axel Marin

Dans son programme, le candidat expose les solutions aux problèmes qu’il explique constater dans sa ville : créer un centre communal de santé pour pallier le manque de médecins, créer des lieux « du vivre ensemble » qui n’existent pas dans la ville comme une maison des jeunes et de la culture ou encore « sauver les terres agricoles » des centres commerciaux en créant une ferme urbaine. Il veut également « donner un nouveau souffle » à Meyzieu, particulièrement dans son centre ville :

 « On a un centre ville qui est aujourd’hui pas sympa du tout. On a très peu de vie dans le centre de la ville, tu peux pas aller boire une bière le soir ou un verre de vin blanc à la fin du marché… l’idée c’est donc de créer des lieux plus sympas pour redynamiser la ville. »

Il propose également la construction de nouvelles écoles pour répondre à « l’explosion démographique » de la ville suite à l’arrivée du tram T3 il y a presque 15 ans. Une « explosion » de 4000 habitants entre 2006 et 2016.

L'AUTEUR
Elodie Joly, étudiante en Master 2 Nouvelles Pratiques Journalistiques à Lyon 2

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