Covid-19 : les indicateurs de la « seconde vague » en Auvergne-Rhône-Alpes
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Covid-19 : les indicateurs de la « seconde vague » en Auvergne-Rhône-Alpes

actualisé le 25/09/2020 à 13h46

[DATA] Les indicateurs de l’évolution de l’épidémie de Covid-19 en Auvergne-Rhône-Alpes se sont fortement dégradés en une semaine. Notamment dans des départements les moins densément peuplés comme la Haute-Loire par exemple. Pour le directeur de l’Agence régionale de Santé d’Auvergne-Rhône-Alpes, « nous sommes de fait dans une seconde vague ».

Visualisez l’évolution des indicateurs dans tous les départements de la région.

(Rue89Lyon propose un point hebdomadaire, celui que vous lirez ci-après a été effectué en date du 23 septembre)

L’évolution de l’épidémie en Auvergne-Rhône-Alpes continue de se dégrader. La dynamique de l’épidémie de la Covid-19 poursuit sa progression rapide. Au 8 septembre, le taux d’incidence régional hebdomadaire (nombre de cas positifs pour 100 000 habitants) était de 81,36 cas. Au 12 septembre, il s’élevait à 84,3 cas. Il s’est encore aggravé pour atteindre 101 cas au 15 septembre. Au 20 septembre, sur une période de 7 jours glissants, il s’établissait à 107 cas positifs pour 100 000 habitants.

+30% du taux d’incidence de l’épidémie de Covid-19 en Auvergne-Rhône-Alpes

Mi-juillet, il s’élevait à 3 cas pour 100 000 habitants. Deux mois plus tard, il dépasse donc les 100 cas. Lundi 21 septembre, lors de l’annonce par le préfet de région de nouvelles mesures restrictives, Jean-Yves Grall, directeur régional de l’ARS, a indiqué que « nous sommes de fait dans la deuxième vague ».

Auvergne-Rhône-Alpes connaît une dégradation de sa situation sanitaire comme d’autres régions de France. Elle fait partie des régions de métropole les plus touchées. En comparaison, le taux d’incidence durant la même semaine, du 14 au 20 septembre, s’élevait en métropole à :

  • 135 cas pour 100 000 habitants dans les Hauts de France (+42% par rapport à la semaine pécédente),
  • 132 cas en Provence-Alpes-Côte d’Azur (-6%)
  • 131,9 cas en Île-de-France (+35%),
  • 109,8 cas en Occitanie (+32%),
  • 107 cas en Auvergne-Rhône-Alpes (+27%),
  • 79 cas en Nouvelle Aquitaine (+14%),
  • 74,9 cas en Normandie (+43%),
  • 62,7 cas en Corse (-28%)
  • 60 cas en Bourgogne-Franche-Comté (+25%)
  • 59,6 cas en Bretagne (+35%),
  • 59,2 cas en Centre-Val de Loire (+27%),
  • 54,7 cas en Pays de la Loire (+11%)
  • 45,7 cas dans la région Grand-Est (+18%)

La situation continue également de se dégrader dans les hôpitaux de la région. Lundi 21 septembre, Pascal Mailhos le préfet du Rhône et d’Auvergne-Rhône-Alpes, avait d’ailleurs annoncé le déclenchement dans les prochains jours d’un « Plan blanc » dans les établissements des HCL (Hospices Civils de Lyon).

Au plan régional, le nombre de personnes hospitalisées augmente. Au 23 septembre, 787 personnes étaient hospitalisées pour des cas de Covid-19 dans les hôpitaux de la région. Une hausse de 8% par rapport à la semaine précédente. Surtout, 133 personnes étaient en réanimation au 23 septembre. Ce qui, sur une semaine, reprèsente une hausse de près de 30%.

Fermeture des bars et restaurants à 22h à Lyon, Grenoble et Saint-Étienne

En conséquence, de nouvelles mesures sont entrées en vigueur ce mardi 22 septembre, dans le Rhône notamment. Le port du masque obligatoire dans l’espace public a été élargi à de nouvelles communes et aux abords d’établissements publics dans celles où il n’est pas (encore ?) obligatoire. Les bars et restaurants sont particulièrement scrutés. Ils vont vivre une dernière semaine de relatif répit dans la Métropole de Lyon.

En effet, les annonces préfectorales du 21 septembre ont à peine eu le temps de vivre qu’elles ont été suivies de celles du ministre de la Santé, Olivier Véran. Dans la soirée du mercredi 23 septembre, il a annoncé de nouvelles restrictions concernant les grandes métropoles. Celles de Lyon, Grenoble et Saint-Etienne sont concernées dans la région.

Là, à compter de lundi 28 septembre :

  • les bars devront fermer à 22h maximum,
  • les salles de sport seront fermées,
  • les salles des fêtes également,
  • interdiction de tout rassemblement de plus de 10 personnes dans l’espace public.

La Covid-19 progresse fortement chez les plus âgés en Auvergne-Rhône-Alpes

Dans le détail des catégories de la population, le virus continue de circuler activement dans toutes les tranches d’âge. Les jeunes de 20 à 29 ans restent la tranche d’âge où le taux d’incidence est le plus fort. Ce que nous constations la semaine passée. Toutefois, par rapport à la semaine précédente, sa progression entre le 8 et 15 septembre est moins rapide (+16% contre 25% entre le 1er et le 8 septembre 2020).

Les différents « clusters » constatés dans certains établissements d’accueil pour personnes âgées a fait bondir la dynamique de l’épidémie au sein de ces tranches d’âges. Entre le 1er et le 8 septembre, le taux d’incidence chez les plus de 90 ans progressait ainsi de +101%. Au 15 septembre, il progressait toujours mais de 25% cette fois sur une semaine. Chez les 80-89 ans, le taux d’incidence a bondi de 53% entre le 8 et le 15 septembre. Il avait déjà plus que doublé avec un bond de 104% entre le 1er et le 8 septembre.

Des tests de dépistage toujours plus nombreux

Le nombre de tests de dépistage a également fortement progressé durant la semaine du 8 au 15 septembre, en progression de 20% par rapport à la semaine précédente. Entre le 1er et le 8 septembre, le dépistage avait progressé de 10%.

Dans le détail, ce sont notamment les jeunes et adolescents, entre 10 et 19 ans, qui ont été les plus testés. Durant cette semaine du 8 au 15 septembre, les tests de dépistage PCR ont progressé de 65% pour cette tranche d’âge.

Contrairement à la semaine précédente, le dépistage est en hausse dans tous les départements de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Les indicateurs de l’évolution de la Covid-19 dans les départements d’Auvergne-Rhône-Alpes

Les indicateurs de la Covid-19 dans l’Ain

Depuis une semaine, l’évolution des indicateurs hospitaliers de l’épidémie de Covid-19 semble stable dans l’Ain. Le nombre de personnes hospitalisées est identique. Un patient supplémentaire se trouvait, au 23 septembre, en réanimation. L’Ain n’a pas enregistré, à l’hôpital, de nouveau décès sur la période.

Toutefois, cette situation pourrait ne pas durer. Sur la même semaine, le taux d’incidence a progressé plus vite que la semaine précédente. Ce qui pourrait se ressentir dans les statistiques hospitalières dans les jours et semaines à venir. Ce taux d’incidence a particulièrement progressé chez un public fragile : les personnes âgées. Il a triplé chez les plus de 90 ans et a progressé également dans la tranche 80-89 ans. Il a heureusement décru chez les personnes âgées de 60 à 80 ans.

Dans toutes les autres tranches d’âge, plus jeunes, la dynamique de l’épidémie se poursuit. Elle se renforce même, particulièrement chez les quadragénaires et quinquagénaires. Après un léger reflux, elle repart également à la hausse chez les 20-29 ans.

Les indicateurs de la Covid-19 dans l’Allier

Entre le 1er et le 8 septembre, le taux d’incidence avait fortement augmenté dans l’Allier. Signe de la circulation du virus. A partir du 15 septembtre, les indicateurs hospitaliers se sont dégradés. Le département a enregistré deux décès, ce qu’il n’avait plus connu à l’hôpital depuis  juin dernier. Les hospitalisations ont également agmenté sur la période.

Entre le 8 et le 15 septembre, le taux d’incidence est resté stable. Parmi les publics fragiles, à l’exception des octogénaires, le taux d’incidence était sur la même période en baisse. Si cette tendance se confirme peut-être permettra-t-elle à la situation dans les hôpitaux du département de ne pas se dégrader plus fortement. Un reflux visible aussi chez les jeunes (20-29 ans et 10- 19 ans). Chez les adultes entre 30 et 60 ans, l’épidémie continue de progresser.

Autre signe positif, l’Allier présente encore un taux d’incidence inférieur au seuil d’alerte.

Les indicateurs de la Covid-19 en Ardèche

La situation hospitalière en Ardèche en matière de Covid-19 s’est dégradée rapidement ces derniers jours. Selon les chiffres de Santé Publique France, entre le 20 et le 23 septembre le nombre de personnes hospitalisées a presque doublé. Passant de 8 à 14 personnes hospitalisées. Sur la même période de 3 jours, deux personnes supplémentaires se trouvaient en réanimation.

Les chiffres sont encore plus bas qu’au moment de la « première vague » du printemps. Mais ils sont le signe d’une progression de l’épidémie depuis le mois d’août dans le département. Les perspectives ne sont pas forcément très positives pour le département. En effet, si le taux d’incidence global a baissé entre le 8 et le 15 septembre, cela s’est vérifié chez les jeunes (0-40 ans). En revanche, au-delà, et notamment chez les plus fragiles (60 ans et plus), il a progressé, parfois fortement. Une situation qui pourrait avoir des conséquences à l’hôpital dans les jours à venir.

Les indicateurs de la Covid-19 dans le Cantal

La situation dans les hôpitaux du Cantal a continué de s’aggraver. Les hospitalisations sur une semaine ont globalement augmenté, retrouvant des niveaux du mois de juin. Au 23 septembre, il n’y avait toutefois pas de patient en réanimation dans le Cantal.

Le taux d’incidence dans le département a continué de progresser. Au 15 septembre, la hausse hebdomadaire est toutefois moins importante sur une semaine qu’au 8 septembre dernier. La répartition de cette hausse est assez disparate au sein de la population. Globalement, l’épidémie a semble-t-il beaucoup plus circulé parmi les plus âgés. Elle stagne voire recule sur une semaine chez les moins de 40 ans (excepté chez les 20-29 ans).

Les chiffres dans le département de la Drôme

Dans la Drôme, entre le 16 et le 23 septembre, les hospitalisations ont doublé, ainsi que le nombre de personnes en réanimation. Conséquence peut-être d’un taux d’incidence reparti à la hausse entre le 8 et le 15 septembre, après une baisse entre le 1er le 8 septembre.

Point positif, chez les plus âgés, la dynamique de l’épidémie était plutôt négative au-delà de 60 ans cette semaine-là. Chez les plus jeunes, elle est en progression très modérée, excepté chez les 10-30 ans.

Les chiffres dans le département de l’Isère

En Isère, deuxième département de la région par sa population (1,2 million d’habitants), les statistiques hospitalières se sont fortement dégradées. Entre le 16 et le 23 septembre, depuis notre dernier point hebdomadaire, le nombre de personnes hospitalisées a fortement augmenté. Notamment ces derniers jours, à partir du 20 septembre. Entre le 20 et le 21 septembre, 30 personnes supplémentaires étaient hospitalisées. Le nombre de personnes en réanimation a lui aussi augmenté, passant de 11 à 17.

Entre le 1er et le 8 septembre, le taux d’incidence dans le département a presque doublé. Une augmentation importante qui a connu une dynamique moindre jusqu’au 15 septembre. Cette augmentation continue depuis la mi-aôut devrait se ressentir dans les hôpitaux du département dans les semaines à venir. L’épidémie de Covid-19 continuant de progresser toujours plus fortement chez les plus âgés. Elle progresse également chez les plus jeunes en Isère mais les progressions y sont moins importantes.

Les chiffres dans le département de la Loire

Le taux d’incidence dans la population de la Loire avait presque doublé entre le 1er et le 8 septembre. Il a connu une dynamique identique entre le 8 et le 15 septembre. Le dépistage continuant de s’intensifier dans le même temps.

Assez logiquement, cette évolution négative se retrouve dans les hôpitaux. Le 23 septembre près de 120 personnes étaient encore hospitalisées pour des cas de Covid-19, contre un peu moins de 100 au 16 septembre. Le nombre de patients en réanimation a doublé sur la même période. Des chiffres qui confirment une reprise nette de l’épidémie depuis le début du mois.

Dans la Loire, la situation hospitalière s’était stabilisée en juin après la décrue du mois de mai à la suite du confinement. Il n’y avait pas eu d’aggravation des indicateurs durant l’été mais pas d’amélioration notable non plus. Depuis le début du mois, la reprise nette de l’épidémie se confirme. Le taux d’incidence chez les plus âgés, dans toutes les tranches d’âges à partir de 60 ans, est en très forte augmentation sur une semaine entre le 8 et le 15 septembre. Une évolution qui pourrait là aussi se ressentir à l’hôpital.

Les chiffres dans le département de la Haute-Loire

La Haute-Loire a passé le seuil d’alerte. Au 15 septembre, sur une semaine, son taux d’incidence a presque doublé. Confirmation la progression des jours précédents.

Cette évolution négative s’est ressentie à l’hôpital. De manière très nette. Entre le 14 et le 23 septembre, le nombre de patients hospitalisés en simultané a été mutliplié par 10. Peu de formes graves toutefois semble-t-il, puisque le nombre de personnes en réanimation est resté stable. Sur une semaine, le département n’a pas connu de nouveau décès dû à la Covid-19 à l’hôpital.

Hormis chez les trentenaires et les enfants en bas âge, où elle est en léger recul ou assez faible, l’épidémie progresse partout en Haute-Loire. Notamment chez les plus âgés. La situation à l’hôpital pourrait ainsi continuer de se dégrader dans ce département désormais classé en rouge, son taux d’incidence global ayant dépassé le seuil d’alerte.

Les chiffres dans le département du Puy-de-Dôme

Dans le Puy-de-Dôme, comme presque partout ailleurs dans la région, les indicateurs hospitaliers se sont fortement dégradés. Au 23 septembre, 51 personnes étaient hospitalisées en simultané. En 10 jours, entre le 14 et le 23 septembre, le nombre de personnes hospitalisées a doublé dans le Puy-de-Dôme.

Un chiffre qui ramène le département à la situation de la fin du mois d’avril, en plein confinement alors que la situation commençait à s’améliorer de façon durable. A cette date-là, les hôpitaux accueillaient toutefois le double de personnes en réanimation qu’à l’heure actuelle. Mais cet indicateur augmente aussi légèrement ces derniers jours.

Hormis chez les 10-30 ans, le taux d’incidence progresse dans toutes les tranches d’âges. Notamment chez les personnnes âgées de plus de 80 ans.

Les indicateurs de la Covid-19 dans le Rhône

Dans le Rhône, le virus continue de circuler activement. Il présentait au 15 septembre un taux d’incidence de 190 contre 158 au 8 septembre septembre. Une circulation qui ne semble donc pas s’arrêter et qui a presque triplé par rapport au 25 août, quand le département a été placé en « rouge ».

Les hospitalisations ont continué d’augmenter, mais sur un rythme moins élevé. Elles avaient doublé entre fin août et tout début septembre et ont continué d’augmenter fortement entre le 9 et le 16 septembre. Le nombre de personnes hospitalisées en simultané est resté relativement stable (+30 personnes) entre le 16 et le 23 septembre. En comptant les retours à domicile, ce chiffre en hausse indique bien une poursuite de la dégradation de la situation. Et le déclenchement d’un « Plan blanc » au sein des HCL.

Le taux d’incidence entre le 8 et le 15 septembre présente une dynamique toutefois moins importante que la semaine précédente. Les jours à venir montreront si cette atténuation de la progression de l’épidémie se poursuit. Dans le sillage notamment des nouvelles mesures sanitaires préfectorales et ministérielles annoncées depuis le 21 septembre.

Les chiffres dans le département de la Savoie

La Savoie fait partie des départements les plus épargnés par l’épidémie. Elle présente un ratio de 173 décès pour un million d’habitants, deux fois inférieur à ceux du Rhône ou de l’Ardèche. Toutefois, au 15 septembre, son taux d’incidence hebdomadaire a fini par dépasser le seul d’alerte. Ne confirmant pas la baisse observée entre le 1er et le 8 septembre, bien au contraire.

Du côté des hospitalisations et admissions en réanimation, la hausse perceptible depuis fin août s’est confirmée. Le nombre d’hospitalisations simultanées est reparti à la hausse, après une légère baisse, entre le 16 et le 23 septembre. Tout comme les réanimations. Ces dernières atteignent un niveau que la Savoie n’avait plus connu depuis début mai 2020.

En Savoie, le virus semble davantage circuler parmi les tranches d’âges les plus jeunes. Il est en progression modérée ou circulation peu active chez les plus âgés, au-delà de 60 ans, excepté chez les septuagénaires. Mais l’évolution reste très fluctuente d’une semaine à l’autre. De façon générale, il ne dépasse jamais le seuil d’alerte dans ces tranches d’âge au-delà de 60 ans.

Les chiffres dans le département de la Haute-Savoie

La Haute-Savoie est un des départements qui présentait jusqu’ici le moins de signes de reprise de l’épidémie de Covid-19 en Auvergne-Rhône-Alpes. Entre le 1er et le 8 septembre, son taux d’incidence avait pourtant asse fortement augmenté. Au 15 septembre, cette augmentation s’est poursuivie mais de façon plus modérée.

Une hausse principalement constatée chez les 40-60 ans. Avant et au-delà de cette tranche d’âge, la progression est très modérée ou, au contraire, absente.

Alors, à l’hôpital, l’évolution des indicateurs semble toujours moins problématique qu’ailleurs. Entre le 16 et le 23 septembre, le nombre d’hospitalisations en simultané a fini par décroître et le nombre de personnes en réanimation est resté stable. Si la « deuxième vague » se perçoit statistiquement à travers ces indicateurs dans les autres département d’Auvergne-Rhône-Alpes, la Haute-Savoie semble faire exception pour le moment. Toutefois, ces mêmes indicateurs ne montrent pas de tendance baissière mais au mieux une stagnation. Preuve que l’épidémie, comme ailleurs, circule toujours.

Les données utilisées

Les données hospitalières de l’épidémie de Covid-19

Elles proviennent des chiffres de Santé Publique France. Il s’agit de données journalières pour le nombre d’hospitalisations, de personnes en réanimation et de personnes décédées. Pour le taux d’incidence, il s’agit de données établies de façon hebdomadaire.

Précisions :

Pour le nombre de patients hospitalisés ou en réanimation ou en soins intensifs, il s’agit de données journalières non cumulées et provenant des hôpitaux (hors Ehpad donc). Les chiffres représentent donc le nombre de personnes hospitalisées ou en réanimations à ce jour.

Pour le nombre de personnes décédées à l’hôpital, les chiffres présentés sont un cumul depuis le début de la publication des données, à savoir le 18 mars. Voilà pourquoi les courbes des décès sont différentes des autres. Elles se stabilisent mais ne diminuent donc pas.

Limites des données hospitalières de Santé Publique France :

  • Le système de déclaration des cas n’est pas exhaustif et le nombre d’établissements déclarant varie au cours du temps ;
  • Certains patients, présents dans la base de données hospitalières à un moment donné, sont retirés de la base de données par les établissements de santé lorsque le résultat biologique du patient est négatif par rapport au COVID-19.

Le taux d’incidence de l’épidémie de Covid-19

Le taux d’incidence correspond au nombre de tests positifs pour 100.000 habitants. Il est calculé de la manière suivante : (100000 * nombre de cas positif) / Population.

Il est permis grâce au Système d’Informations de DEPistage (SI-DEP). Le nouveau système d’information de dépistage (SI-DEP), en déploiement depuis le 13 mai 2020, est une plateforme sécurisée où sont systématiquement enregistrés les résultats des laboratoires des tests (RT-PCR) réalisés par l’ensemble des laboratoires de ville et établissements hospitaliers concernant le SARS-COV2.

Précision :

  • Sélection de la première date avec pcr positive si plusieurs prélèvements positifs pour un même patient

Limites :

  • Seuls les tests biologiques des personnes pour lesquelles le département de résidence a pu être localisé sont représentés sur les cartes. Les personnes dont le département n’a pas pu être remonté dans les données SIDEP ne sont comptabilisées qu’au niveau France entière. De ce fait la somme des tests indiqués dans les départements ou régions est inférieure au nombre de tests indiqué en France.
  • Le délai de remontée des tests peut excéder 9 jours dans certains cas. Les indicateurs sont ajustés quotidiennement selon la réception des résultats.

Concernant le taux d’incidence, nous travaillons ici avec des données hebdomadaires. Ceci pour éviter les fluctuations parfois importantes des indicateurs quotidiens. Cette échelle de temps permet de visualiser une évolution plus significative à nos yeux. Les données de Santé Publique France concernant cet indicateur sont disponibles à partir du 13 mai 2020. Ceci explique que nos tableaux commencent au 19 mai, terme de la première semaine de 7 jours de statistiques. Comme indiqué ci-dessus, le temps de remontée de ces données est plus long. De fait ceci explique pour notre point hebdomadaire nous n’ayons pas à disposition les données des tous derniers jours nous permettant d’effectuer un calcul du taux d’incidence hebdomadaire à date de la publication. Nous attendons que les données nous permettent de calculer cet indicateur de 7 jours en 7 jours à compter du 13 mai.

Par exemple, pour ce point hebdomadaire arrêté au 23 septembre, les dernières données disponibles concernant le taux d’incidence départemental sont en date du 20 septembre. Nous ne pouvons ainsi pas boucler le relevé de la semaine du 16 au 23 septembre. Nos tableaux s’arrêtent donc pour ce point au 15 septembre.

Le nombre de tests de dépistage Covid-19

Quels tests ?

Il s’agit de ceux enregistrés dans le système SI-DEP. Le nouveau système d’information de dépistage (SI-DEP), en déploiement depuis le 13 mai 2020, est une plateforme sécurisée où sont systématiquement enregistrés les résultats des laboratoires des tests (RT-PCR) réalisés par l’ensemble des laboratoires de ville et établissements hospitaliers concernant le SARS-COV2.

Précisions : Si plusieurs prélèvements sont rapportés pour un même patient:

  • Sélection de la première date pour les pcr ayant le même résultat (par exemple première date si plusieurs pcr négatives)
  • Si pcr discordantes chez un même patient (N et P), la première pcr positive est conservée.
    Exclusion des résultats ininterprétables
  • A compter du 29/08, les indicateurs issus des données de laboratoires (SI-DEP) présentent des taux d’incidence, de positivité et de dépistage corrigés en fonction des dépistages réalisés dans les aéroports à l’arrivée des vols internationaux.

La correction s’applique sur l’ensemble des données postérieures à la date du 12 août.

Limites :

  • Seuls les tests biologiques des personnes pour lesquelles le département de résidence a pu être localisé sont représentés sur les cartes. Les personnes dont le département n’a pas pu être remonté dans les données SIDEP ne sont comptabilisées qu’au niveau France entière. De ce fait la somme des tests indiqués dans les départements ou régions est inférieure au nombre de tests indiqué en France.
  • Le délai de remontée des tests peut excéder 9 jours dans certains cas. Les indicateurs sont ajustés quotidiennement selon la réception des résultats.

L'AUTEUR
Bertrand Enjalbal
Bertrand Enjalbal
Journaliste à Rue89Lyon

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