C’est toujours un problème de moins à régler… Mardi 23 avril, la Métropole de Lyon a annoncé que le Conseil d’État refusait la demande de la commune de Pierre-Bénite de se pourvoir en cassation sur le dossier des voies lyonnaises. Son maire, Jérôme Moroge (LR), cherchait à stopper les travaux dans sa commune.
Le dossier était devenu emblématique des difficultés connues par la Métropole sur ces fameuses nouvelles voies de circulation pour vélo. Faisant revivre la « fronde » des « petits maires », l’édile de la commune nouvelle d’Oullins-Pierre-Bénite avait rassemblé tous ses soutiens (de droite) pour protester contre un projet mené « contre » son territoire.
En ligne de mire : l’exécutif écologiste, mais aussi la forme particulière de cette collectivité, créée par l’ancien baron lyonnais Gérard Collomb. Le 31 janvier, le référé-suspension de Jérôme Moroge avait été rejeté une première fois par le tribunal administratif. Le dossier est désormais clos par le Conseil d’État.
Bonne pâte, la Métropole joue la carte de l’apaisement. Elle propose notamment de revoir le flux de circulation dans le quartier résidentiel de la Bussière pour « conserver l’accès aux riverains ». Suivra, à partir de l’été, une expérimentation proposée par les collectifs où la Grande rue de la commune sera mise à sens unique entre la rue du Perron et le pont d’Oullins.
Un couloir bus-vélos sera créé sur ce tronçon dans le cadre de cette phase test. « Pour les cyclistes se dirigeant vers Saint-Genis-Laval, un itinéraire cyclable par marquage au sol sera établi via les rues Bertholey, Hugo et de la Camille », précise la Métropole.
Voies lyonnaises : une victoire, avant d’autres dossiers…
Enfin, une dernière expérimentation aura lieu au printemps 2025. Elle prévoit de garder la Grande rue à double-sens et de marquer un itinéraire cyclable à double sens sur la rue de la République. « Chaque étape sera validée en concertation avec le comité de suivi », marque la collectivité par communiqué. Une manière de répondre (par avance) aux critiques faites par son opposition sur un manque de « concertation » autour du projet.
Reste que d’autres points d’accroche sont en cours. Encerclée par des maires opposés politiquement, l’exécutif écologiste est notamment attaqué par le maire de Bron, Jérémie Bréaud (LR), sur le tracé de la « VL 12 », après avoir subi les foudres de Philippe Cochet (LR), à Caluire. Il n’empêche. Cette décision judiciaire marque une petite victoire pour la Métropole.

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