En avril dernier, le juriste William Acker, lui-même voyageur, a publié un livre intitulé « Où sont les gens du voyage ? ». Tout au long des 230 pages de l’ouvrage, il dépeint un tableau sordide des aires d’accueil des voyageurs en France. A côté de déchèteries, asphyxiées par les émanations de l’usine voisine, rendues sourdes par les camions déposant leurs gravas à proximité, toussant à cause de la pollution rejetée par les milliers de voitures qui défilent sur l’autoroute voisine…
La localisation des aires d’accueil expose les gens du voyage à des pollutions multiples. Fin septembre 2019, à Rouen, les premières victimes de l’incendie de l’usine Lubrizol ont été les occupants de l’aire d’accueil située à côté. Depuis, les gens du voyage se battent pour obtenir réparation.
30 aires d’accueil dans le Rhône
Les 30 aires que compte le département du Rhône ne font pas exception à la règle : les gens du voyage se réveillent chaque matin avec une vue imprenable sur l’autoroute, les effluves de la déchèterie voisine ou la bande-son de l’aéroport de Saint-Exupéry. Voire les trois à la fois.

C’est une expression que William Acker a coutume d’utiliser pour résumer la situation française :
« Si tu ne trouves pas l’aire d’accueil, cherche la déchetterie ».
Dans le Rhône, l’adage se vérifie de manière incontestable. Sur les 30 aires d’accueil du département, une dizaine se trouvent à proximité d’une déchèterie ou d’une décharge. En terme de pollution, le Rhône est également servi puisque une dizaine d’aires sont également installées à côté d’autoroutes ou d’aéroports. Quant à celle de Tarare, elle jouit du délicat voisinage de la station d’épuration locale.
Déchèterie, aéroport, autoroute… où sont-elles ?
Pour rendre compte de cet inventaire mené par William Acker, Rue89Lyon vous propose une cartographie des aires d’accueil et de grand passage du Rhône, pour vous donner un aperçu des nuisances auxquelles les gens du voyage sont confrontés chaque jour.

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