
Michel Sorine vit et vote à Lyon. Il se définit lui-même comme un observateur de la vie politique locale, qui aura été indécis jusqu’à la fin au sujet de ce scrutin inédit, dont l’issue a été marquée dimanche 28 juin par une large victoire des écologistes.
Une victoire qui signe par ailleurs la fin de la gouvernance de Gérard Collomb, élu maire il y a 19 ans. Nous reprenons le témoignage qu’il a produit et diffusé également sur ses réseaux sociaux.
« La chasse au Collomb est ouverte ! Quand je lis les commentaires haineux de tous ceux qui dansent sur le cadavre encore chaud de Gérard Collomb, je ne puis m’empêcher de lui rendre un petit hommage. Personnellement, j’avais définitivement tourné la page Collomb suite à sa démission pitoyable du ministère de l’intérieur en 2018.
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Depuis le temps qu’il courait après une reconnaissance nationale, rejeté par tous durant 35 ans, de Mitterrand à Hollande, il n’avait qu’à rester à Paris. Mais son truc, sa chose, c’était Lyon, et il ne voulait la partager avec personne.
Ok, il flinguait, humiliait, décidait tout seul, piquait des colères odieuses, se droitisait à mesure qu’il prenait de l’âge, se méfiait de tout le monde, devenait parfois la caricature de lui-même. Il aurait dû partager le pouvoir, la jouer différemment cette fois, s’appliquer à lui-même cet humanisme lyonnais dont il se réclamait en permanence. Mais à avoir été trop souvent trahi, on devient vite aigri.
Il sort par la petite porte, sous les quolibets, après un dernier dérapage et une raclée monumentale.
Tant pis, tant mieux, on verra bien. Mais j’ai vu tellement de courtisans baver dans son sillage depuis 20 ans que je trouve, non pas la défaite, mais les commentaires souvent déplacés et injustes. Car il laisse un bilan qui pourrait inspirer beaucoup d’édiles.
Visionnaire, bâtisseur, avant-gardiste (oui, même en matière environnementale), son empreinte est immense et il a changé totalement la physionomie de cette ville et l’a fait rayonner comme jamais.
Fallait juste savoir conclure en beauté.
Passé un moment de disgrâce bien mérité (avec tous ses commentaires hargneux), on chantera ses louanges à Lyon pendant des décennies (tel un Chirac bosseur).
On parie ? »

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