Société 

Après l’attentat de Nice : plus de militaires mais aucun événement annulé à Lyon

actualisé le 08/09/2016 à 23h03

[Article régulièrement mis à jour] Au lendemain de l’attentat de Nice, le gouvernement français a annoncé un renforcement des mesures de sécurité.

L’état d’urgence a été prolongé de trois mois alors qu’il devait être levé.

Pour rassurer, le dispositif Sentinelle va être redéployé alors que les militaires se montraient moins présents. Les militaires vont essentiellement être affectés à la surveillance des « grands événements » et des grandes infrastructures comme les gares et les aéroports.

Le préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes a tenu à préciser ces éléments, déclinaison locale de mesures nationales. C’était lors d’un point de presse en amont d’une réunion avec des élus locaux (dont le président de la Métropole de Lyon, Gérard Collomb) et les responsables des forces de l’ordre.

Michel Delpuech a également affirmé que les étapes du Tour de France, qui doit encore passer par les Alpes, ne seront pas annulées.

La sécurité des grands rassemblements « réévaluée »

Contrairement aux jours qui ont suivi les attentats du 13 novembre de Paris et Saint-Denis, aucun événement culturel, festif ou sportif n’a été annulé, pour l’instant, dans la région lyonnaise.

En novembre, les élus locaux et les responsables sportifs étaient fortement incités à annuler ces manifestations durant la période de deuil national.

Aujourd’hui, après l’attentat de Nice, le ton est différent. Dans un courrier adressé cet après-midi à l’ensemble des maires du Rhône, le préfet écrit :

« Il n’est pas question de recommander des décisions d’annulation de ces manifestations. En revanche, la vigilance doit être accrue; les dispositifs de sécurité envisagés doivent être réévalués ».

A Saint-Etienne, le maire (Les Républicains) Gaël Perdriau a décidé de reporter à la rentrée le feu d’artifice prévu samedi dans le quartier de Saint-Victor-sur-Loire.

 

Hommage aux victimes de l’attentat de Nice

Comme au lendemain du 13 novembre ou des attentats de Bruxelles, la façade du palais de justice de Lyon sera illuminée à partir de ce vendredi soir. Ce sera aux couleurs de la France.

Les drapeaux tricolores des principaux édifices publics sont en berne dans l’agglomération.

Et bien sûr des minutes de silence seront observées, comme à Villeurbanne samedi à 11h30, à l’hôtel de ville, en marge d’une cérémonie d’« hommage aux victimes des crimes racistes et antisémites perpétrés durant la Deuxième Guerre mondiale par l’Etat français ».

Le tout, dans le cadre d’un deuil national décrété pour trois jours, du 16 au 18 juillet.

Comme après les attentats de Paris de janvier et novembre, les marches de l’hôtel de ville (place des Terreaux) ont commencé à être utilisées comme mémorial dans la journée de vendredi. Des images relayées sur le compte Twitter du maire de Lyon.


Trois jours après, dimanche 17 juillet, peu de Lyonnais s’étaient déplacés pour déposer une bougie ou une fleur.

Le mémorial improvisé en hommage aux victimes de l'attentat de Nice, dimanche 18 juillet à 22h ©SS/Rue89Lyon

Le mémorial improvisé en hommage aux victimes de l’attentat de Nice, dimanche 18 juillet à 22h ©SS/Rue89Lyon

Une minute de silence aura lieu à midi à Lyon, ce lundi midi.

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