Il n’y a pas qu’en voiture que nous sommes exposés à la pollution aux particules fines. Et la mise en place de la Zone à faible émission (ZFE) ne sera pas suffisante en elle-même pour améliorer totalement la qualité de l’air. Depuis 2020, le Sytral et Atmo Rhône-Alpes analysent en continu l’air de la station Saxe-Gambetta sur la ligne de métro B. Une étude, itinérante, sur la qualité de l’air l’ensemble des stations de métro du réseau TCL avait également été menée.
Ce jeudi 15 septembre, le Sytral (gestionnaire du réseau TCL) lance une expérimentation pour améliorer la qualité de l’air dans le métro. Des ventilateurs vont souffler l’air en direction de filtres qui doivent permettre de retenir, au mieux, les particules fines, indique le Sytral. L’expérimentation doit durer 4 mois soit jusqu’à mi-janvier 2023.

Dans le métro à Lyon : tester de nouveaux freins, moins polluants
Le Sytral espère ainsi améliorer encore la qualité de l’air dans la station. Une qualité de l’air qui semble s’être déjà améliorée grâce à la mise en service des récentes rames automatiques de la ligne de métro B. Dotées d’un système de freinage électrodynamique, ces dernières permettent de réduire « significativement » l’utilisation du freinage mécanique et donc l’émission de particules fines, selon le Sytral.
« Les premières mesures depuis la mise en service le 25 juin dernier, ont permis de constater une baisse des taux d’émissions comprise entre 20 % et 50 % », a indiqué par communiqué Bruno Bernard, président du Sytral et de la Métropole de Lyon.
C’est en effet ce que semblent montrer l’évolution du niveau de pollution depuis fin juin 2022 dans la station Saxe-Gambetta.
Le bilan de cette expérimentation, et des précédentes, doit permettre de définir en 2023 un programme d’actions « ciblé ». Le Sytral et Atmo ont déjà réalisé plusieurs études à ce sujet. Pour rappel, l’été a été marqué par plusieurs pics de pollution lié aux fortes chaleurs. Les transports en commun connaissent également une problématique importante liée à la pollution de l’air.
A noter que, entre 2015 et 2017, une étude a été menée à Lyon par l’Inserm, le CNRS, l’Inra, l’université Grenoble-Alpes et Atmo Auvergne Rhône-Alpes. Elle a conclu à la mort prématurée de près de 500 personnes due à l’exposition aux particules fines.

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