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Dans la région de Lyon, la qualité de l’air s’améliore mais la pollution de fond demeure
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Dans la région de Lyon, la qualité de l’air s’améliore mais la pollution de fond demeure

par Arnaud Fischer.
Publié le 20 mai 2022.
Imprimé le 27 juin 2022 à 16:36
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D’après le bilan 2021 d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, la qualité de l’air de la région de Lyon continuer de s’améliorer mais la pollution de fond demeure.

Dans son bilan de la qualité de l’air 2021, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes – l’observatoire régional de surveillance de la qualité de l’air – souligne l’amélioration globale de la qualité de l’air dans une majorité de la région Auvergne-Rhône-Alpes depuis une dizaine d’années. Particulièrement dans la métropole de Lyon et dans le Rhône, comme on le voit sur le graphique ci-dessous.

Statistiques pollution de l'air Rhône 2021
Evolution de la pollution de l’air dans le Rhône en 2021. Source : Atmo Auvergne-Rhône-Alpes

Depuis plus de dix ans, l’exposition de la population de Lyon et du Rhône aux pics de pollution est également en forte baisse. En 2021, la population du département du Rhône (Métropole+nouveau Rhône) a passé 25 jours en situation de vigilance pollution, contre un peu plus de 90 en 2011.

Les dépassements réglementaires sont en forte baisse depuis 2011 comme en témoigne ce graphique qui concerne les deux principaux « bassins » de vie – au sens d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes – de la région de Lyon.

Statistiques population exposée à la pollution Lyon et Rhône 2021
Évolution de l’exposition de la population de la métropole de Lyon et du Rhône aux pics de pollution. Source : Atmo Auvergne-Rhône-Alpes

Selon Atmo, cette « baisse s’explique par une diminution continue des émissions de polluants dans l’air ambiant, tous secteurs d’activité confondus ».

Une pollution à l’ozone en augmentation, à Lyon comme à la campagne

Avec une croissance de 6%, l’ozone est le seul polluant à avoir augmenté en 2021 sur l’ensemble de la région.

La pollution affecte les espèces végétales, les rendements agricoles et aggrave l’allergénicité des pollens. Dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, 13% des surfaces naturelles sont concernées par la pollution à l’ozone, polluant dépendant des températures et de l’ensoleillement. L’ozone est, parmi les polluants de l’air, celui qui affecte particulièrement les espèces végétales.

Statistiques exposition végétalisation à la pollution à l'ozone dans la métropole de Lyon et le Rhône en 2021
Exposition de la végétation à l’ozone dans le Rhône en 2021. Source : Atmo Auvergne-Rhône-Alpes

Le Rhône, toujours l’un des départements les plus touchés par l’ambroisie

Le Rhône est l’un des départements les plus touchés par la présence de l’ambroisie (le pollen). Les plaines cultivées à l’est de l’agglomération lyonnaise ainsi que le sud du département sont propices à son développement. Le nombre de jours avec un risque allergique significatif est de presque 50 jours dans certaines parties du département.

Une exposition à la pollution de fond au-dessus des nouveaux seuils de l’OMS

Malgré cette amélioration de la qualité de l’air, une grande majorité de la population de la région est exposée à un cocktail de polluants néfaste pour la santé.

Atmo précise que 98% de la population d’Auvergne-Rhône-Alpes est exposée à des niveaux de particules fines (PM 2,5) supérieurs aux indicateurs de l’OMS révisés en septembre 2021.

Idem pour le dioxyde d’azote (NO2), 59% de la population de la région subit des niveaux supérieurs à ceux recommandés par l’OMS.

Ce n’est que 6% de la population régionale pour l’ozone.

Pour rappel, l’OMS a divisé par quatre le seuil sanitaire annuel du dioxyde d’azote (NO2). Il est passé de 40 μg/m3 en moyenne annuelle à 10 μg/m3. Quant au seuil des particules fines PM2,5 il a été divisé par deux et est passé de 10 μg/m3 en moyenne annuelle à 5 μg/m3.

Atmo plaide, une fois de plus, pour que les actions territoriales s’inscrivent dans une approche intégrée air-climat-énergie pour une amélioration du premier cité.

Selon l’observatoire, c’est le transport routier qui contribue majoritairement à la dégradation de l’air et du climat (voir ci-dessous)

Sources de polluants et et de gaz à effet de serre pour la région

Pour l’année 2021, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a dressé l’inventaire des principales sources de polluants et de gaz à effet de serre (GES) pour la région. Le voici :

  • Le transport routier est responsable de 62 % des émissions d’oxydes d’azote (air) et de 36 % des émissions de GES (climat).
  • Le secteur résidentiel incluant en particulier le chauffage (hors réseau de chauffage urbain) génère 70 % des émissions de PM2,5 (air) et 16 % des émissions de GES (climat).
  • L’industrie contribue à 26 % des émissions de COVNM (Composé Organique Volatil Non Méthanique), 16 % des émissions d’oxydes
    d’azote (air) et 16 % des émissions de GES (climat).
  • L’agriculture induit 26 % des émissions de particules (PM10 et PM2,5), 96 % des émissions d’ammoniac et 18 % des émissions de GES (climat) sont imputables à l’agriculture.
L'AUTEUR
Arnaud Fischer

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