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Comment la Marche des fiertés à Lyon « s’est retrouvée vidée de sa substance »
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Comment la Marche des fiertés à Lyon « s’est retrouvée vidée de sa substance »

SUR HETEROCLITE

Face à l’avalanche de commentaires, à la bataille de communiqués et aux nuées de rumeurs qui ont suivi l’annulation de la 24e Marche des fiertés de Lyon, il nous semblait nécessaire de revenir sur l’enchaînement des faits, de la manière la plus objective possible, après avoir interrogé toutes les parties en présence.

Peu avant 14h, alors que les chars sont en position pour le départ du cortège sur le côté sud de la place Bellecour, un violent orage éclate et des trombes d’eau se déversent sur la ville. Beaucoup de participant·es cherchent à s’abriter sous les arbres de la place ou les devantures des magasins et des cafés.  Malgré tout, les discours inauguraux sont diffusés sur les sonos des chars, comme chaque année, et chacun·e s’apprête à se mettre en marche. Mais le cortège n’avance pas et l’attente dure longtemps, sous la pluie et sans information. 

Une marche des fiertés dans le flou

Parallèlement, sur le côté est de la place Bellecour, un groupe de 40 à 60 personnes composé de militan·es queers antiracistes, antifascistes et anticapitalistes, tente de se positionner devant la banderole de la LGP qui affiche le mot d’ordre «?Face aux racismes et LGBTIphobies?: unissons-nous?!?», afin de prendre la tête du cortège. Selon deux militant·es présent·es sur place, l’action a pour but de porter leurs revendications politiques et de ne pas laisser des élu·es PS et LREM (présent·es mais sans écharpe tricolore) mener la Marche. Cette action n’est pas vraiment une surprise puisque l’année dernière déjà, un pink bloc avait pris la tête du cortège, ralentissant la Marche, sans pour autant l’empêcher, et qu’un appel avait été publié sur le site Rebellyon deux jours plus tôt. 

Olivier Borel, porte-parole de la LGP, et David Souvestre, son président, tentent alors d’engager la conversation avec les militant·es en tête de cortège. Les insultes fusent, la tension est palpable autour de la banderole de tête,  d’après plusieurs témoins. Les consignes données au service d’ordre sont néanmoins claires : la LGP refuse de faire intervenir la police contre des militant·es LGBT mais tente cependant de lancer le défilé 

À cause de la pluie, la sono du char de la LGP ne fonctionne plus et aucune information n’est donnée aux autres chars : c’est le flou total dans le reste du cortège.  Beaucoup pensent que ce sont les conditions climatiques désastreuses qui sont responsables de l’attente. Tant bien que mal, au bout de deux heures, une amorce de défilé se met en branle, de manière très lente. La LGP prend cependant la décision d’annuler la marche, le retard étant trop important pour effectuer le parcours de plus de 4 km,  et obtient de la préfecture l’autorisation d’occuper la place Bellecour. (…)

Retrouvez l’article en intégralité sur le site d’Hétéroclite.

L'AUTEUR
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