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L’eau du robinet est-elle en cause dans l’affaire dite « des bébés sans bras » ?
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L’eau du robinet est-elle en cause dans l’affaire dite « des bébés sans bras » ?

Et si nous savions désormais pourquoi des enfants sont nés avec de lourdes malformations, dans l’Ain, le Morbihan et dans la Loire Atlantique ? Aujourd’hui, la chercheuse Emmanuelle Amar poursuit son enquête, aidée de chercheurs du monde entier, et met l’accent sur l’environnement et en particulier une eau du robinet qui serait polluée.

Pour rappel, entre 2009 et 2014, sept bébés sont nés sans bras ou sans une main dans un petit village de l’Ain, à Druillat. La lanceuse d’alerte et directrice du Registre des malformations en Rhône-Alpes, Emmanuelle Amar, avait révélé un taux de malformations 58 fois plus élevé que la normale.

Vue satellite du village de Druillat dans l'Ain. ©Rue89Lyon

Vue satellite du village de Druillat dans l’Ain, où sont nés des bébés avec des malformations. ©Rue89Lyon

En parallèle, la région Auvergne-Rhône-Alpes, avait elle décidé de supprimer les subventions accordées au Remera (registre des malformations en Rhône-Alpes). La structure avait conçu une étude avec pour objectif de trouver les causes de ces très nombreux cas de malformations.

Après ses révélations retentissantes, elle avait vécu nombre de rebondissements remettant en cause l’équipe en place.

Un groupe de travail sur-mesure pour trouver des explications

Via France Inter, nous apprenons qu’Emmanuelle Amar a formé un groupe de travail composé d’un biologiste, d’une généticienne, d’un spécialiste de l’eau, des risques industriels et d’un agronome. Dans le but de continuer la recherche et le travail autour de ces cas si étonnants.

Tous ont fait le constat que les lieux où le plus de cas de malformations ont été révélés, sont exposés à une eau du robinet polluée. La captation de l’eau dans des zones polluées par un pesticide ou un rejet industriel toxique pourrait être la cause de cette pollution du réseau d’eau potable de ces lieux souvent situés en bout de réseau.

L’autre piste évoquée par le groupe de travail est la mauvaise utilisation d’un produit permettant de nettoyer ou de réparer le réseau d’alimentation d’eau.

Emmanuelle Amar et son équipe de spécialistes ont émis ces quelques pistes et ont pour objectif d’approfondir leurs enquêtes.

Jeudi 18 avril, l’un des deux comités formé par les ministères de la Santé et de l’Environnement doit se réunir. L’objectif est, comme annoncé en début d’année, d’apporter des réponses le 30 juin 2019.

L'AUTEUR
Rue89Lyon

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