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Pollution atmosphérique : deux terrains de sport de l’agglomération particulièrement exposés
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Pollution atmosphérique : deux terrains de sport de l’agglomération particulièrement exposés

actualisé le 13/06/2018 à 08h17

Une étude réalisée par Greenpeace sur la pollution des terrains de sport en milieu urbain a montré une présence préoccupante de dioxyde d’azote pour deux d’entre eux. Un city stade dans Lyon et un stade de l’agglomération. 

Les deux terrains concernés sont le city ctade Clémenceau, longé par la rue de l’Université à Lyon 7e et le stade Pierre Duboeuf de Bron, situé à proximité du périphérique.

Ces mesures ont été réalisées en fin de journée, aux heures de pointe du trafic routier, et dans des endroits situés à proximité de routes fréquentées. Greenpeace admet que ces choix « jouent sur les résultats obtenus ».

Mais les mesures montrent dans le cas du stade Pierre Duboeuf une concentration de dioxyde d’azote qui frôle la valeur moyenne limite de concentration annuelle de dioxyde d’azote définie par l’Union Européenne.

Courbe illustrant les relevés de concentration de dioxyde d'azote réalisés par Greenpeace au City Stade Clémenceau à Lyon.

Courbe illustrant les relevés de concentration de dioxyde d’azote réalisés par Greenpeace au stade Pierre Duboeuf à Bron. Source : Greenpeace France, étude publiée juin 2018.

Concernant le city stade Clémenceau, dans le 7ème arrondissement de Lyon, les mesures sont plus inquiétantes. Elles montrent un niveau presque toujours au dessus de la valeur limite en moyenne annuelle de l’UE.

Courbe illustrant les relevés de concentration de dioxyde d'azote réalisés par Greenpeace au stade Pierre Duboeuf à Bron.

Courbe illustrant les relevés de concentration de dioxyde d’azote réalisés par Greenpeace au stade City Stade Clémenceau à Lyon. Source : Greenpeace France, étude publiée juin 2018.

C’est d’ailleurs à cause de cette concentration élevée de dioxyde d’azote et d’autres polluants aériens, notamment dans la région lyonnaise, que la France a été renvoyée le mois dernier devant la Cour de Justice Européenne.

« En faisant du sport on inhale quatre à dix fois plus de polluants »

Le dioxyde d’azote, l’ozone et les particules fines générés entre autre par les véhicules thermiques sont dangereux pour la santé des personnes exposées. Le docteur Gillses Dixsaut, sollicité par GreenPeace, en témoigne :

« En milieu urbain, les polluants inhalés sont tous des irritants des voies respiratoires, il y a donc un risque accru de réactivité bronchique qui peut se traduire par une augmentation des risques d’asthme et l’aggravation de maladies pulmonaires préexistantes. »

Et la pratique du sport près de zones de trafic est un danger selon lui :

« Quand on fait du sport, le volume [d’air respiré] peut être multiplié au maximum par 10 en cas d’effort très intense, mais peut déjà être multiplié par quatre de manière assez courante, ce qui fait que l’on va mécaniquement inhaler plus de polluants. […] Aujourd’hui, faire du sport dans nos grandes villes, à proximité immédiate du trafic, présente des risques en terme de santé respiratoire. »


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