L’extrême droite nationaliste proche du GUD ne devait pas manifester le 15 juillet dans les rues du centre-ville de Lyon. Leur slogan xénophobe « les nôtres avant les autres » ne devait pas se faire entendre. Ainsi en avait décidé Henri-Michel Comet.
Dans un arrêté pris le 13 juillet, le préfet du Rhône motivait cette décision par les risques « de trouble à l’ordre public », en particulier dans un week-end de forte fréquentation du centre-ville.
De surcroît, expliquait une porte-parole de la préfecture, il était prévu que le cortège qui devait partir de la place Carnot arrive place des Jacobins, à proximité du bâtiment anciennement occupé par les militants d’extrême-droite, nommé « Bastion social ».
Une centaine de personnes étaient attendues, en provenance de toute la France mais aussi d’Italie.
A la suite de l’annonce de cette manifestation par le GUD, à l’initiative du Collectif de vigilance contre l’extrême droite et de la Coordination des groupes anarchistes (CGA), de nombreux messages avaient circulé sur les réseaux sociaux et par SMS pour protester contre ce rassemblement. Ils visaient à interpeller le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, ainsi que la préfecture du Rhône.
L’élu insoumis du 1er arrondissement de Lyon, Elliott Aubin, y est allé de son tweet.
Le 15 juillet, le GUD annonce un rassemblement ouvertement raciste à #Lyon.@gerardcollomb @prefetrhone interdisez-le !#TroubleOrdrePublic
— Elliott Aubin (@ElliottAubin) 13 juillet 2017
Expulsion, réoccupation et manifestation
Le 13 juin dernier, la justice avait ordonné l’évacuation du squat, suite à la plainte de la Ville de Lyon, propriétaire de l’immeuble. L’après-midi même, les forces de l’ordre s’étaient rendues sur les lieux pour expulser les militants d’extrême-droite.
Le jour du second tour des élections législatives, les membres du GUD avaient déjà tenté de reprendre possession du « Bastion Social ». Ils avaient été expulsés le soir même par la police, dans le cadre d’une procédure de flagrance.
> Mise à jour le 14 juillet à 10h30 : Dans un communiqué de presse, le GUD a annoncé maintenir « l’appel au rassemblement » malgré l’interdiction, dénonçant une « politique anti-française et anti-sociale menée sous les ordres directs de Gérard Collomb ».
> Mise à jour du 17 juillet à 11h : Ce samedi à 16h, une centaine de personnes réunies dans le Vieux Lyon ont marché jusqu’au pied du bâtiment squatté il y a un mois. Sur les réseaux sociaux, le GUD a revendiqué la réoccupation du « Bastion social » qui n’a duré que quelques minutes. La police a dispersé la foule et les potentiels occupants. Il n’y a pas eu d’interpellation.


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