Pas d’envelopppe, zéro euro pour ce nouveau réseau de Cités de la Gastronomie constitué de Dijon, de Paris-Rungis, de Tours et, donc, de Lyon. A la suite de l’inscription à l’Unesco du « repas gastronomique des Français », le gouvernement s’était piqué d’une idée, lançant une compétition entre villes françaises pour désigner parmi elles une Cité de la gastronomie en France, censée être une zone touristique référente en matière de santé, de goût, de nutrition, de bien-vivre.
Puis, après réception des dossiers, c’est finalement l’idée d’un réseau de villes qui a émergé. Lyon risquant, après le premier tour, de ne pas en faire partie.
De quoi vexer la ville (et son maire PS Gérard Collomb) qui s’attribue le titre de capitale de la gastronomie depuis presque toujours et s’estime encore légitime dans ce statut, abritant entre ses murs le nom de Paul Bocuse.
De quoi, aussi, alimenter les plus vives critiques des opposants au maire socialiste, lui reprochant de ne pas savoir fédérer les habitants et les forces vives de la cité pour réussir à obtenir ce qui semblerait être de l’ordre de l’évidence : un titre lié à la nourriture à Lyon.

Le kebab a-t-il sa place dans une Cité de la gastronomie ? Crédit : Mickaël Draï/Rue89Lyon.
Finalement, les questions d’aménagement du territoire primant certainement, Tours, mais aussi Dijon, mais aussi Paris-Rungis, ont reçu le titre. Mais aussi Lyon la cossue, après une petite révision de sa copie. Le titre n’apportant pas de deniers au réseau, les projets économiquement les moins solides pourraient tarder à voir le jour. Un point sur lequel Gérard Collomb peut se gausser d’avoir, lui, déjà un projet ficelé : l’aménagement de l’Hôtel Dieu, financé en grande partie par la société Eiffage. Le maire le répète depuis le début : avec ou sans titre, Lyon ferait sa « cité de la gastronomie ».
Dans un communiqué envoyé ce mercredi, le maire se félicite malgré tout d’avoir le titre, et prévoit l’ouverture de cette « Cité » (qui consiste en un regroupement de restaurants, boutiques, lieux d’expos…) début 2017. Mais à aucun moment Gérard Collomb ne fait mention des trois autres villes gagnantes. Un réseau sur le papier, donc, pas très appétissant.
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