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Percée du Vin Jaune : notre réponse aux internautes et au Progrès du Jura

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Le Progrès, dans son édition du Jura, consacre ce mercredi une demi page au billet d’un blog hébergé sur Rue89Lyon, publié lundi et intitulé « La Percée du vin jaune dans le Jura : une beuverie sans intérêt » ; lequel a suscité une grosse salve de commentaires sur notre site.

Nous avons reçu un mail ce mardi soir, signé Véronique Décot, directrice de l’agence du Progrès dans le Jura, dans lequel elle indique vouloir faire un « contre-article ». Un concept éditorial que l’on ne connaissait pas, c’est pourquoi on regarde à deux fois le message : provient-il du Progrès ou de l’office du tourisme du Jura ?

La directrice du quotidien qui se sent porteuse d’une identité jurassienne attaquée, fait donc un portrait tout différent de la Percée du Vin Jaune (un événement local qui s’est déroulé cette année sur la commune de Montigny-lès-Arsures), au nom de « Mgr Jordy, l’évêque de Saint-Claude, qui a béni la percée du vin jaune dimanche matin, Marie-Guite Dufay, présidente PS de la région Franche-Comté, ou encore [du] député maire UMP de Lons, Jacques Pélissard ».

Au téléphone, elle est claire : nous avons insulté les Jurassiens et il s’agit de nous expliquer (« je ne suis pas agressive, je suis pressée », nous dit-elle). Dans son article, elle nous fait dire, à tort, que Rue89Lyon est un site spécialisé dans « l’info décalée », histoire de déprécier un peu le support sur lequel a été publié le billet infamant, de son point de vue.

La directrice achève son article par cette mention : « Si vous voulez soutenir la Percée, retrouvez-nous sur leprogres.fr et postez vos commentaires ».

Nous apprenons par ailleurs que Le Progrès est partenaire de l’événement.

« Une dérive de l’événement »

Benjamin Poussardin est l’auteur du blog « Confessions d’un naturiste », qui existe depuis quelques mois sur Rue89Lyon. Il a été sommelier quatre ans dans un restaurant lyonnais, enseignant à l’Institut Vatel, il a expertisé les bouteilles de vin pour les enchères de Lyon et a également été agent de vignerons. Il cultive aussi des vignes dans le Forez avec un vigneron sur place, ils dédient une parcelle à un cépage oublié.

Son approche du vin à la fois sociétale et gastronomique nous intéresse ; il tient donc un blog dans lequel il défend ses points du vue librement, selon notre principe de l’info à trois voix, permettant de lire le journaliste mais aussi d’entendre l’expert ou encore le lecteur.

Le billet de blog et la tribune, formats que nous aimons multiplier, ne sont pas des articles journalistiques mais des regards qui appellent eux aussi au débat ; on constatera d’ailleurs que les commentaires sont ouverts.

Beaucoup de ces commentaires montrent que des personnes se sont senties jugées de « façon condescendante », au travers de la description que fait le blogueur d’un moment qui lui a été désagréable, d’une foule qui n’est pas la représentante des Jurassiens, d’un événement qui est pour plusieurs lecteurs constitutif d’une identité, symbole d’une « tradition ».

« J’ai employé à dessein un ton vif et appuyé, explique Benjamin Poussardin. Mais je raconte ce que j’ai vécu et je pense mettre le doigt sur un véritable problème : une dérive de l’événement dont plusieurs commerçants du lieu se plaignent, ainsi que d’autres visiteurs.

Je me suis rendu à la Percée pour la troisième année consécutive et c’est de pire en pire. Tous les aspects de cet événement ne sont pas évoqués dans mon papier, en effet, mais j’ai choisi de mettre l’accent là-dessus. »

Le Progrès ne note pas la fin du billet de Benjamin Poussardin qui dit aussi :

« Le Jura tout comme ses vignerons méritent mieux. Ploussard, trousseau, pinot noir, savagnin ou chardonnay possèdent tous leur typicité. Le terroir y est exceptionnel, la concentration de vignerons talentueux est importante. »

Sur Facebook, Olivier Grosjean, connu sous son nom de blogueur et d’auteur de livres Olif, fait un topo intéressant, que Benjamin Poussardin relève aussi :

« L’ivrognerie n’est pas l’apanage des bouseux du Jura ou d’ailleurs. Elle est juste plus visible dans ce type de manifestation publique débordée par son succès. Oui, l’alcool, c’est moche, parfois. Je rentre de Loire et, des piches, j’en ai vues aussi. Des professionnels, déguisés en dégustateur mondain ou en jovial vigneron. De quoi donner aussi raison à l’ANPAA (Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie, ndlr). »

Arnaud Septime, auteur du Guide de l’Alter-vin, a quant à lui déclaré, toujours sur le réseau social :

« A Beaune aussi c’est la fête à la saucisse. Faut arrêter avec ce pseudo oenotourisme sur-alcoolisé et racoleur. »

A vos commentaires, donc.

A lire également : Percée du Vin Jaune, vos commentaires et autres opinions


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40 Commentaires postés

  1. «… Je me suis rendu à Montigny-lès-Arsures pour la troisième année consécutive et c’est de pire en pire… »

    On voit déjà de quoi parle le bloggueur, vu que la percée 2014 était organisée sur les communes de Perrigny et Conlièges,2013 Voiteur, et 2012 Ruffey-sur-Seille. La dernière Percée qui a eu lieu à Montigny, c’était en 2002…

    Sinon quid des soirée Beaujolais nouveau ? On n’y croise que des oenologues avertis amateurs de Pisse-Dru ?

  2. Comme Olivier Grosjean, je pense que benjamin a été particulièrement offensant en stigmatisant très négativement un évènement populaire ouvert à tout public. Cela on pourrait le faire très facilement pour un festival rock, un festival de bière ou accord quelque nuit de la Saint-Sylvestre.
    C’est d’autant plus offensant vis à vis des organisateurs et d’une région que cela vient d’une personne dont la passion vit du vin.
    Moi aussi, en tant qu’organisateur de salon (Vini, Birre, Ribelli) j’avoue me sentir blessé à la lectures de cet article.
    Je connais très bien Benjamin, j’ose affirmer sans le moindre doute que nous sommes de proches amis, mais là je ne peux qu’insister sur mon vif désaccord, même si tout le monde un jour ou l’autre est en droit de s’emporter.

  3. Si Benjamin Poussardin est allé trois années consécutives à Montigny Lès Arsures, il n’aura pu faire qu’une seule percée du vin jaune, celle de 2014 ayant eu lieu à Perrigny et Conliège, et celle de 2013 à Voiteur. Ça fait un peu douter de la connaissance de l’évènement par le rédacteur…

    Je suis lyonnais d’origine jurassienne, et j’ai trouvé l’article original très condescendant (petite pensée pour les culs terreux…).

    La percée du vin jaune a un côté beuverie, comme toutes les fêtes de vignerons : j’ai retrouvé la même ambiance pour le Beaujolais Nouveau à Lyon ou à la fête des vins d’Eguisheim, même au salon des vignerons indépendants à la Halle Tony Garnier…

    Ah bon ? il y a des excès avec l’alcool ? Merci de nous prévenir !

  4. J étais présent à cette percée et cet article de poussardin est une veritable insulte pour tous ceux qui se battent toute l année pour l organisation de cette manifestation et la mise en valeur des produits du jura. Je pense autant aux professionnels qu aux benevoles. J espère que poussardin est plus competent dans son emploi que dans ses commentaires sinon je doute de la justesse de ses expertises et autres vinifications. Traiter les jurassiens de bouseux et faire des remarques sur une mamy edentee est une honte. Eh oui poussardin dans le jura comme ailleurs il y a des  » sans dents » mais ils ont le droit eux aussi de venir se distraire dans une journée de convivialité avec de bons produits et animations. Au plaisir de ne pas vous rencontrer ou de ne pas boire vos produits poussardin.

  5. Si on interdisait a tous ces gens peu ragoûtant de participer à cet événement, peut être irai je un jour à cette fête. Je me retrouverai avec des personnes de ma classe et de ma condition sociale au lieu d’être entouré de ces jurassiens consanguins et écervelé. Ces gens ne méritent pas de toucher la soie de mon manteau et de sentir le dior de mon parfum. Ils ne méritent que mon mépris. Signé : un ami (fictif) de Benjamin Poussardin

  6. Je me suis rendu pour la 10ieme fois concécutive à la Percé, caviste de profession j’avoue que ma visite n’avait rien de professionnel, le mec qui titube plein de boue parce qu’on était la depuis le matin pour pic niqué avec les copains dans les vigne c’était moi. J’y ai tout de meme retrouvé des vignerons que j’apprécie et gouté de tres belle chose au milieu d’une foule de gens souriant . Lundi j’ai eu le retour de plusieurs vignerons et cavistes voyant une amélioration de l’ambiance général de la manifestation, qu’ils expliquaient par une faible afluence cette année je dirait donc laissé nous donc profiter de notre beuverie sans interet resté chez vous !!!

  7. A la lecture de vos articles, blogs et autres commentaires, les bras m’en tombent !!!
    En tant que « bouseuse du Jura » je me sens bien évidemment insultée mais surtout méprisée par une cohorte de personnes qui se croient mieux que nous pauvres campagnards incultes et ivrognes…

    La mise en perce du 1er tonneau de vin jaune est une vieille tradition. La fête de la percée à été créée par les vignerons Jurassiens qui souhaitaient faire connaître notre vin ( oui c’est une identité !!!) au grand public car celui-ci était méconnu du public car méprisé par les sommeliers comme votre blogueur qui aujourd’hui l »encense…..

    Cette fête est préparée pendant des mois par des centaines de volontaires du village qui l’accueille car ils sont fiers d’été jurassien.

    Alors résumer cette fête à des touristes ivres et dire que c’est un grand barnum est réducteur, simpliste, condescendant et insultant.
    Vous ne pouvez critiquer une fête à cause du mauvais comportement des participants. L’entrée est ouverte à tous ….

    Je conclurai simplement en disant que nous sommes fièrs de nos traditions et j’invite tout le monde à venir goûter ce merveilleux nectar qu’est le vin jaune.

    Bonne dégustation !

  8. Journaliste du vin dans un pays étranger, je suis venu à la Percée du Vin Jaune il y a trois ou quatre ans, invité par les organisateurs. J’y ai découvert des vins blancs intéressants, une cuisine gourmande et des gens sympathiques, mais aussi une fête qui est une gigantesque beuverie. Si le ton de Benjamin m’a aussi paru un peu condescendant, les faits qu’il énonce me semblent conformes à la réalité, bien plus que les copiés-collés du reste de la presse qui attend d’être réinvité l’année prochaine. Sur le principe, je n’ai rien contre le fait que des gens se réunissent pour se prendre une cuite, c’est accepté dans les matchs de foot, les fêtes de la bière et autres. Par contre si l’idée est de faire découvrir et apprécier des vins qui ont demandé une ou plusieurs années de soins attentifs, j’avoue que les organisateurs me semblent complètement à côté de la plaque.

    • Je suis complètement choper par ce que je viens de lire.. La percée du vin Jaune un beuverie?

      Êtes vous natif du Jura? Avez vous fait toutes les Percée? Celle d’Arbois aussi? Qui a ramené a elle seule plus de 100 000 personnes en 1 week-end.

      Je suis native du Jura et depuis peu j’habite dans l’Ain. J’ai discuté pas mal de cet événement mais aussi du boujolais nouveau. Et voilà donc la conclusion : « le boujolais nouveau n’ai rien d’autre qu’une beuverie remplis de bagarre, c’est le genre d’événement à ne pas aller, en plus d’être un vin de très mauvaise qualité. » Oui oui, mes nouveaux amis de l’Ain non plus que du Jura ou du Bourgogne dans leurs caves et bien sur du très bon vin rouge.
      Ils ont également tenue a faire 2 percées à nos côtés, celle de Montigny cette année et celle de Perrigny/Conliege l’an passé. Et résultat des courses nos amis nous on dit mot pour mot « c’est pas possible tout le monde rigole avec tout le monde, il n’y as pas de bagarre, pas de gens désagréable et de la Roucoulette a tomber par terre (pain a Kebab remplis de patate, concoillotte et saucisse de Morteau). Je me suis amusé et j’ai hâte d’être à l’année prochaine. »

      Des centaines de personnes travaille sur un événement pareil. Si vous n’apprécié pas, personne ne vous oblige à revenir.

      On m’as également posé une question logique : Pourquoi la fête s’arrête t-elle à 18h?

      Réponse toute simple, justement il faut évité tout problème en fin de journée pour ceux qui tolére moi l’alcool que d’autre. Tout le monde rentre chez soi à 18 heures, dans le calme. Et résultat des courses.. Jamais aucun problème.

      Aller organisé un boujolais nouveau sans aucun problème à la fin avec 50 000 personnes minimum dans un petit village du Rhône.

      • Comme je l’ai dit avant (mais peut-être n’était-ce pas très clair), je ne suis pas Français, donc pas vraiment du Jura. En ce qui concerne le Beaujolais Nouveau, vous avez peut-être raison (en tous cas, les vins du Jura sont nettement supérieurs au Beaujolais Nouveau), mais je ne vois pas bien le rapport. Je ne suis venu qu’une fois à la Percée, je n’y suis pas retourné et je n’y reviendrai plus. Je n’ai pas fait d’article non plus sur le sujet, car il est impossible de déguster et de faire des découvertes dans cette ambiance. Comme plusieurs personnes se plaignent que les vins du Jura ne soient pas connus ou appréciés hors de leur région, peut-être faudrait-il simplement organiser deux événements, l’un pour faire la fête et l’autre pour essayer de valoriser les bonnes cuvées de la région dans une ambiance différente. Cela éviterait aussi des incompréhensions et des articles négatifs…

        • entendre que les jurassiens sont consanguins édentés ou même des saoulards je suis hébété de cette vulgarité gratuite. personne ne vous oblige de venir ou même de revenir personne ne vous en voudras. vous n’avez pas aimer …pas de soucis mais n’en dégouté pas les autres…ayant fais une dizaine de « percée » je puis vous assurez que oui j’ai vu des gens qui abusaient du vin (on ne peut pas l’empêcher on est dans un pays libre) mais pour la plupart ce sont des gens qui visitent un village traditionnel et déguste (10 coupons de 2 cl environs) le vin chez le vigneron de leur choix. je n’ai jamais été saoul, j’ai toutes mes dents et je ne couche pas avec ma sœur alors messieurs ou mesdames les lyonnais qui sont si intelligents si parfaits (la fête des lumières n’est pas une beuverie…? non ? ben si car il y as partout des gens qui s’amuse de cette façon à tous les rassemblements de gens) si vous n’aimez pas la campagne et ses traditions restez chez vous et le monde s’en portera mieux quand à vos commentaires disgracieux (l’auteur plus haut de « proposition » par exemple)vous savez que vous pouvez vous les mettre où je pense. des paires de claques se perdent des fois.

        • si vous êtes venue à la percée invité par les organisateurs  » donc à leur frais », vous dites ne pas avoir pu gouter les vins, quand on sais ce que les organisateurs mettent à disposition comme vins dans la salle de presse, aux différents repas, il est tout de même bizarre que vous n’ayez pas pu bien découvrir les produits, et n’avez pas pu écrire un seul article, même si vous ne parliez pas de la percée car l’ambiance ne vous plaisait pas, il vous était possible d’écrire sur ces vins, quand on sait le budget que représente la venue de journaliste, cela me fait sourire !

          • Arrête Franck! ne discute plus avec ce mec, tu vas l’instruire ,c’est pas un journaliste comme la plus part de ceux qui se déplacent régulièrement et qui parlent de nos vins après dégustations en salle de presse ou au clavelinage, non il s’agit là d’un journaleux haineux qui vient s’empiffrer au frais de l’organisation

    • Non Mr Truffer; les organisateurs ne sont pas à côté de la plaque, preuve en est qu’après 19 PERCEES et les actions de communications qui les accompagnent Le jura manque de production.
      Car voyez-vous Mr, il y a des vignobles importants qui ont de gros budgets pour se faire connaitre et il y a de plus petits qui ont choisi un événement qui intéresse les médias pour se faire connaitre.
      En votre qualité de « journaliste » cela n’aurait pas du vous échapper
      Quand à la gigantesque « beuverie » , vous êtes gonflé! une manifestation citée en exemple par la prévention routière! .
      Je pense, que vous êtes sans doute plus souvent sur la route en alcoolémie positive que la plupart de nos visiteurs à la percée

  9. qu’est ce qui autorise un journaliste à traiter les gens de « bouseux »!!! mais bon sang de bon sang modéré vos propos messieurs dames!! c’est pas parce que vous habitez dans une ville , petite ou grande du reste, que ça vous permet d’utiliser des termes désobligeants envers vos concitoyens….

  10. S’il vous plaît, continuez à publier ce genre de papier, fais-en écho… Les culs-terreux pourront rester bien tranquilles, loin de « gens civilisés » comme vous autres, et profiteront pleinement de leurs richesses!

  11. je ne suis pas loin de partager votre opinion mais je pense par contre que ces comportement de <>ou de <<sont malheureusement une constante de ces manifestations (un exemple tristement célèbre: les fêtes de Bayonne)Quant à l' attitude des médias locaux ( le progrès pour ne pas le nommer)……..je n' en dirai pas plus!

  12. Poussardin représente bien Rue89 et ses lecteurs.
    Une médiocrité incroyable et donneur de leçons.
    On se demande bien quelle est la nécessité de prendre du fromage pour déguster 3 verres.
    Votre verre est au 2/3 vide au départ, il n’est pas besoin d’être bousculé pour cela, mais peut être étiez vous trop aviné pour le percevoir.
    Je vais aussi au nez dans le vert et l’approche des vignerons est aussi compliqué.
    Macle, Gahier, Tissot et de belles découvertes pour ma part, mais je ne cherchais pas des prix nobel de physique , je n’en ai pas le niveau , mais Poussardin doit l’avoir…

  13. Benjamin Poussardin fait de la provocation de bas niveau. Pas facile pour vous de défendre votre blogueur, à ce niveau c’est son article qui n’a aucun intérêt pas la percée. N’est pas Desproges qui veut, se moquer c’est difficile, soit on le fait avec talent soit on insulte. Là ce n’est pas l’identité jurassienne qu’il insulte, mais les gens en général (on exclut les 5% de gens instruits et bien élevés comme lui bien sur), avec un petit air suffisant qu’on devine très bien, normal qu’il s’en prenne plein la gueule, assumez.

  14. Bonjour,

    Jouer au reporter sans vous documenter un peu sur la Percée du Vin jaune puis la dénigrer sans neutralité est votre liberté d’expression.

    Se justifier dans un second communiqué avec des compétences référenciées en œnologie pour un vin que vous n’appréciez pas est aussi votre droit.

    Recracher un vin noble que vous ne semblez pas apprécier est une attitude très professionnelle.

    Être incapable de reconnaître les saveurs subtiles du Vin jaune est tout à fait concevable.

    Pour autant, limiter uniquement votre article à la tournée des caveaux, snober le monde rural avec « les cris des animaux », « les braillements », se moquer de la convivialité des visiteurs, « culs-terreux », amateurs et connaisseurs, là, c’est intentionnel.

    Tout simplement pour faire la promotion du prochain salon d’Arbois.
    «Affligeant, dégradant».

    • Eh oui chère Evelyne,
      la percée c’est la conjugaison de la mise en perce du tonneau de vin jaune si cher aux vignerons qu’ils soient bios ou pas, en même temps qu’ une fête populaire ou l’ on procure un immense plaisir à nos visiteurs, qui viennent par milliers passer un ou deux jours dans une ambiance bon enfant afin de leur permettre de déguster les vins des producteurs jurassiens .
      Une fête citée en exemple par la prévention routière et soutenue par les instances régionales , départementales et de l’état.
      Hélas il y aura toujours quelques abrutis qui confondent salons professionnels et fête populaire . Le drame ,c’est celui ou ceux qui ont savonné la planche à ce Benjamin Poussardin en lui indiquant des contre-vérités.par exemple que les 3/4 des vignerons ne participent plus à la percée, alors que c’est le contraire .C’est un microcosme de gens imbus de leur personne qui se rendent compte combien la profession leur rit au nez, car leur incompétence est égale à leur égo alors ils se vengent!

  15. Encore un comique qui prend son blog pour une référence, devrait déja se demander si il est vraiment lu par d’autre que son petit cercle d’amis.

    XXX

  16. Je suis bénévole de la percée du vin jaune, et j’étais chargé de l’accueil au parking des bus et des officiels.
    J’ai été très étonné de constater que de nombreux arrivants étaient très éméchés à leur descente de bus et avaient donc largement consommé durant leur voyage. Un des chauffeurs m’a de plus signalé avoir découvert dans son bus des magnums de vin et autres bouteilles vides. S’étant un peu offusqué de la chose auprès d’un jeune, il s’est fait insulter et cracher dessus. Ainsi une cohorte d’arrivants déjà bien avinés sont entrés sur le site pouvant laisser penser que notre manifestation peut-être lucrative certes, il faut bien en convenir, ne laissait place qu’à beuveries et basses saouleries programmées par nos vignerons et autres exposants. Mais peut-on soupçonner près de 30000 personnes de s’y adonner, le raccourci est un peu facile et indigne d’un journalisme perspicace.
    Quant aux vignerons présents, bon nombre jouissent d’une excellente réputation et sont reconnus parmi les meilleurs du jura. Là aussi un peu d’objectivité ne ferait pas de mal au journaliste qui a été mentalement atteint par le froid qui régnait et n’est certainement pas resté très longtemps sur place préférant la douceur arboisienne d’un caviste qui propose beaucoup plus de Bourgogne et autre Beaujolais que de vins locaux.
    Pour ce qui est des ploucs , bouseux et autres édentés qui l’ont effrayé il n’a qu’à désormais ne plus venir à nos percées pour éviter de se faire lyncher par ces derniers qui ont particulièrement apprécié la pertinence de son analyse « à la sauvette ».

  17. L’article de M. Poussardin met le doigt sur une réalité. Pris dans leur ivresse vulgaire qu’ils déguisent en culture, certains rabelaisiens en oublient que la critique négative est légale. Je garde en mémoire, il y a de cela quelques années, la réaction ulcérée de toute une population au bord de la révolte quand dans un article certes provocateur, des journalistes de Lyon Capitale avaient qualifié le Beaujolais de « vin de merde ». Dans cet article, le vin n’est pas remis en cause. Seule la viande saoule est semoncée. Il est bon d’avoir un regard extérieur sur des pratiques très locales qui ne sont jamais remises en cause. Le vin peut être bon et les viticulteurs sérieux, il n’en reste pas moins vrai que ceux qui l’ingurgitent n’ont pas tous l’attitude digne de buveurs festifs mais cordiaux. D’aucuns s’amusent de voir le buveur excessif jouer dans son vomi; moi, je trouve cela triste. Je ne pense pas pour autant être janséniste ou rabat-joie, calviniste ou cul-serré. M. Poussardin essuie des attaques bien peu méritées quand il tente de redonner au vin jurassien ses lettres de noblesse.

  18. Putain. Ces commentaires, ça donne pas envie de venir dans le Jura.

  19. Pour avoir organisé dans mon village Conliège avec le Village Voisin Perrigny la percée 2014 , j’ai pu constater quelques débordements du type que vous dénoncez, mais sur 43 000 visiteurs nous avons eu qu’une vingtaine de cas d’alcoolémie la plupart des visiteurs sont venus en famille déguster les vins du Jura et découvrir un village et ses décorations spécifiques de la percée et participer à tous les événements organisés pendant cette manifestation (concert , visite commenté de l’église, concours de photographie, concours de sommelier et de cuisine, clavelinage vente des grands crus et bien d’autres choses encore).Cette fête c’est aussi l’occasion de recréer du lien social dans le village et autour avec la participation des bénévoles de la percée qui ont œuvré pendant un an sur la décoration du village et les différentes animations.Lien social qui a perduré par la suite avec la création d’une association « les amis de la percée de Conliège » qui organise des sorties marches et spectacle sans aucune « beuverie « , le prochain étant un spectacle Georges Brassens.Mais comme il s’agit d’une fête populaire avec des personnes n »ayant pas forcément les moyens de déguster des grands crus de Bourgogne ou du Bordelais,il plus facile pour les bobos Parisiens ou Lyonnais de critiquer et de mettre en avant des comportements qui ne représentent qu’une infime partie des participants à la percée du vin jaune. Roger Rey

  20. Non mais je rêve en lisant cette chronique partisane. Quelle bassesse!
    S’exprimer sur la qualité des vins, pour un sommelier passe encore, puisque c’est son fond de commerce. Mais éreinter des milliers de visiteurs, qui ont payé qui plus est pour faire partie des fêtards joyeux et sagement imbibés, c’est scandaleux! Sans parler de la pauvre édentée qui m’a confié que Poussardin avait la dent dure.
    J’imagine notre chroniqueur du dimanche (1er février ) sur sa chaise à porteur avec sa garde rapprochée éructant « écartez-vous bande de gueux incultes, faites place au Roi sommelier Poussardin ». Puis plus loin « holà taverniers faites chambrer vos pinards que j’en apprécie les stabilisants avant de les recracher ».
    Il est vrai que les 70 pinardiers présents, certainement dépassés par les quelques 450 cul-terreux à l’heure ne valent pas certains dissidents amers de la percée, mais pas mécontents de récolter au chaud dans leurs boutiques arboisiennes quelques bénéfices de bouseux égarés, mais bien présents grâce à l’évènement de la percée.
    Et nôtre petit Poussard aurait pu avec un peu de patience et d’acceptation de la populace attraper au vol quelques explications de vignerons passionnés.
    Qu’en pensent ces exposants locaux relégués par Poussardin en division régionale tels que les Rolet, Lornet, Aviet, Tissot, fruitière vinicole et autre Henri Maire, à peine connus n’est-ce pas ?
    A l’année prochaine à Lons S
    seigneur Poussardin, mais faites-vous discret….

  21. Vive les beuveries.
    Je rêve d’aller a la percée du vin jaune, surtout si c’est festif, et comme on dit en Belgique, si c’est guindaille. Ingénieur agro et œnologue j’ai connu l’univers du vin au travers de dégustations œnologiques pointues mais aussi (et heureusement) de fêtes comme celle du beaujolais nouveau. Ce qu’il y a de fabuleux dans le vin, c’est la diversité : un fois on déguste un vin exceptionnel avec un ami ou son grand père, l’autre fois on descend plusieurs bonnes (et meme moins bonnes) bouteilles et on fait bringue. Tout est beau, la degustation d’esthètes comme la bonne fête entre copains. Vive la bonne chère, les bons vins et les fêtards. A bas les coincés et les snobs.

    • Viens a la percee du vin jaune l annee prochaine.Elle se deroulera a lons le saulnier le premier week end de fevrier..On y rencontre les plus grands viticulteurs du jura et on y deguste les plus grands vins.L ambiance est conviviale et festive. C est une fete populaire et la plupart des visiteurs y revienne .En tant q oenologue cela devrait te plaire.au plaisir de te rencontrer

  22. Vive la percee.Les meilleurs vignerons et les meilleurs vins etaient present a la percee.notamment un vin jaune 2007 de la fruitiere vinicole d Arbois medaille d or au concours general a Paris,un trousseau de chez aviet de montigny medaille d or aussi,un chateau chalon de la fruitiere de Voiteur medaille d or a Paris;etc…etc …Sans commentaires M.Poussardin. VIVE LA PERCEE 2016.

  23. j’ai participé à cette percée mais en tant qu’aidant à un vigneron et j’ai vu plus de gens heureux ,intéressés et intéressants que de gens ivres (il y en à eu , certes)
    sur 10 000 tickets récoltés dans ce caveau, nous avons pu voir un public varié de toutes générations et le plaisir de voir des jeunes s’intéresser aux vins du Jura! et pardon à ceux qui ont pu attendre plusieurs minutes avant de boire un p’tit coup!
    si une centaine de personnes(?) sur 35 000 ont pu déborder quelque peu, c’est bien le moindre mal, et bravo à l’organisation qui peut être n’à pas été parfaite mais tout de même efficace pour drainer 35 000 personnes dans un village pas si grand!
    bravo à ceux qui se donnent tant de mal un an avant la percée….

  24. Percée du vin jaune 2000 à L’Etoile. Froid de canard qui donne pas vraiment envie de boire du vin, pourtant beaucoup sont déjà souls en début d’après-midi. A un moment Dominique Voynet passe dans la rue en visiteuse. Quelques « salope » fusent de à droite à gauche. L’après-midi se continue avec ruées et glissades dans les caves. Fin de percée, la nuit va tomber, ambiance de fin de règne, des groupes assis dans le froid au bord du chemin qui veulent pas partir, on entend même des sanglots « et dire que demain y va falloir aller bosser »

    Percée du vin jaune 2011 à Arbois. Un peu moins froid, un peu plus facile d’apprécier le vin. Beaucoup trop de monde dans les rues et dans les caveaux, trop de bousculades, une solution c’est d’enfiler les verres pour se mettre au diapason des mecs complètement bourrés qui sont toujours aussi nombreux.

    Percée du vin jaune 2015 à Montigny les Arsures. Le monde change, la percée pas beaucoup, toujours la même fête populaire, on s’y enivre plus que l’on déguste le vin. Un article critique parait du côté de Lyon. Ligérienne de naissance et jurassienne de cœur depuis 3 mois, la responsable du Progrès Jura prend sa plume pour défendre la beuverie. Communication moderne et Made in Jura…

    Percée du vin jaune 2025 à Lyon. Tous les commerces de France sont maintenant ouverts le dimanche. Quelques vignerons jurassiens bénéficient d’une exemption pour animer leur stand à la percée du vin jaune qui se tient maintenant au parc de la tête d’or à Lyon. Il faut dire que plus de 200 000 touristes chinois sont attendus cette année. Des crachoirs et des gerboirs ont été installés un peu partout. Le spectacle des jurassiens vomissant semble beaucoup amuser nos amis asiatiques.