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>> Cet extrait est issu de l’article : Bornes à compost à Lyon : comment la Métropole veut étendre le dispositif à Villeurbanne puis aux autres communes
Les Alchimistes, entreprise de collecte et de compostage des biodéchets, présente ailleurs en France, a installé son site lyonnais à Vénissieux. A quelques encablures du grand magasin Ikea. Jusqu’ici elle fonctionne avec des clients professionnels (restaurants, restaurants collectifs, écoles ou supermarchés) pour qui existe déjà une obligation de tri des biodéchets.
C’est sa plateforme qui reçoit l’ensemble des déchets alimentaires du 7e arrondissement de Lyon. Elle en composte 25 %, selon la répartition établie dans le marché entre la Métropole de Lyon et les autres opérateurs (l’entreprise Racine via son site de Ternay et Oui Compost).
Premier compost issu des biodéchets de Lyon 7e début 2022 sur le site de Vénissieux
Une fois réceptionnés, les déchets sont triés manuellement pour éliminer les erreurs et produits non compostables. Ils sont ensuite broyés puis mélangés à de la matière sèche (du broyat végétal). La matière ainsi obtenue va alors passer dans différentes cellules de dégradation durant 4 semaines. Dans ces espaces de stockage en extérieur, elle est recouverte d’une bâche et aérée par de l’air soufflé pour son oxygénation.
« Les bâches permettent d’éviter que la matière soit détrempée et en même temps qu’elle reste humide. Elle contiennent également les odeurs. Avec des thermomètres on surveille la température. Elle monte ainsi naturellement en température. Comme on composte des déchets de table, avec de la viande, il faut que la matière monte à 70°C pendant au moins une heure. C’est obligatoire pour neutraliser des agents pathogènes et pour que notre compost en bout de chaîne soit normé et autorisé à la vente », explique Gaétan Lepoutre.
Après ces 15 jours de dégradation, la matière va maturer durant 8 semaines environ. «Là, la matière repose et les champignons la dégradent». Il faut donc environ trois mois pour produire du compost. Celui produit à partir des biodéchets des premiers habitants du 7e arrondissement de Lyon ne devrait donc être prêt avant février 2022.





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« Suivre le déploiement des marchés publics »
L’entreprise commercialise son compost dans des réseaux de distribution (jardineries, épiceries biologiques). Mais aussi auprès de clients collectifs ou associations, en charge par exemple de jardins partagés. Pour l’heure, les agriculteurs ne font pas partie de ses clients. Cela pourrait changer. Notamment avec la montée en puissance du marché public de la collecte des biodéchets de la Métropole de Lyon.
« C’est un public non ciblé jusqu’ici mais que l’on peut viser par la suite. Ils sont pour beaucoup dans une logique de régénération des sols, de moins de labourages. Leurs besoins dépendent de la nature de l’exploitation, de la qualité de leur sol et de la nature du compost qu’il souhaite. Certains l’aiment bien mûr, d’autres moins».
L’objectif pour l’entreprise, qui cherche à installer un nouveau site de production, est de « grossir pour arriver à suivre le déploiement des marchés publics ».

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