[En graphiques] À Lyon et dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, certains indicateurs montrent une légère accalmie de l’épidémie de Covid-19. Mais les niveaux restent à un niveau toujours très élevés. Notamment à l’hôpital.
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Bertrand Enjalbal Oliveira
Publié le ·
Imprimé le 5 février 2026 à 18h30 ·
8 minutes
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Côté positif, on note un taux d’incidence de l’épidémie au 2 février en léger recul sur une semaine dans la région. Et ce malgré l’augmentation du dépistage. Toutefois, la pression sur les hôpitaux d’Auvergne-Rhône-Alpes ne retombe pas. Des clusters de variants du virus Sars-CoV-2 établis dans la région représentent toujours de potentielles menaces.
Covid-19 : toujours un niveau proche de 4000 hospitalisations en simultané
Au 9 février, sur une semaine glissante, 3700 patients étaient hospitalisés pour des cas de Covid-19 dans les hôpitaux de la région. Ils étaient 3800 le 2 février sur une semaine. Depuis plusieurs semaines déjà, le niveau d’hospitalisation de patients Covid-19 évolue autour de 4000 en Auvergne-Rhône-Alpes. Le nombre d’hospitalisations en simultané continue donc de diminuer très doucement. Mais demeure sur un « plateau » toujours haut.
Le nombre de patients hospitalisés de la tranche 70-79 ans est toutefois en hausse. Au 9 février, sur une semaine glissante, ils étaient 987 dans les hôpitaux de la région, selon les chiffres de Santé Publique France. Un niveau moyen en augmentation depuis une semaine. Dans les autres tranches d’âge les plus à risque, le nombre d’hospitalisations diminue lui aussi selon l’évolution générale.
Léger repli de la tension sur les services de réanimation
Autre point positif : le nombre de personnes en réanimation pour des cas de Covid-19 recule depuis quelques jours. La pression sur le services de réanimation s’était accentué durant la seconde quinzaine de janvier (+20% en quinze jours). Cette pression a très légèrement reflué depuis une semaine environ.
Les Hospices Civils de Lyon (HCL), selon le dernier point au 9 février, voient la moitié de leurs lits de réanimation occupés par des patients Covid-19. Ils déploient toujours 30% de lits supplémentaires par rapport à leur capacité initiale.
Auvergne-Rhône-Alpes, un nombre de cas qui semble en léger recul
Durant tout le mois de janvier, le taux d’incidence et de positivité ont lentement augmenté au fil des semaines.
On sait ces indicateurs de l’évolution de la dynamique de l’épidémie sensibles au niveau de dépistage. Ce dernier, est resté relativement stable durant le mois de janvier 2021, compris entre 195 000 et 210 000 tests par semaine. Au 2 février, sur une semaine, ce sont environ 235 000 tests (PCR et antigéniques) qui ont été réalisés en Auvergne-Rhône-Alpes. Une hausse de 8% sur une semaine après une augmentation de 4% au 26 janvier déjà constatée sur une semaine.
Taux d’incidence et de positivité ont globalement suivi la même tendance. Toutefois, après un certain tassement constaté sur une semaine au 26 janvier, on note un léger repli des deux indicateurs (-5% du nombre de cas pour 100 000 habitants et -1 point pour le taux de positivité) au 2 février malgré une hausse du dépistage plus importante que les semaines précédentes.
Trop mince pour parler d’un recul de l’épidémie mais ces évolutions concomitantes semblent plutôt montrer sa stagnation. Une évolution qui se vérifie dans les métropoles de la région.
Une hausse du dépistage stable depuis en Auvergne-Rhône-Alpes
Relativement stable depuis quelques semaines, autour des 200 000 tests hebdomadaires, le dépistage a connu une augmentation plus significative durant la semaine du 19 au 26 janvier (+5%). Qui s’est confirmée durant celle du 27 au 2 février en étant plus marquée encore (+8%).
Drôme et Ardèche, départements où l’épidémie circule le plus ces derniers jours
Une forte poussée a été constatée dans la Drôme et se poursuit. La situation semble en voie d’amélioration en Haute-Loire.
Vous pouvez également visualiser l’évolution du taux d’incidence par communes sur cette carte (zoomez ou recherchez la commune par son nom) :
Les chiffres des indicateurs de l’épidémie de Covid-19 en Auvergne-Rhône-Alpes
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