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« Les gens regarderont peut-être les enseignants autrement à l’avenir »

[TÉMOIGNAGE] R. est professeur agrégé d’anglais en CPGE maths sup/spé (CPGE, classe préparatoire aux grandes écoles, ndlr), classe préparatoire sciences po et Terminale après avoir enseigné cinq ans en collège et lycée. Il dépend ainsi de trois hiérarchies et organisations différentes. Ces dernières semaines, il se « démène pour [ses] élèves » et espère que certains changeront de regard sur son travail et celui de ses collègues.

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Une salle de classe au Canada

« Le confinement dans ma zone a commencé après une semaine seulement de reprise suite aux vacances d’hiver. Le rythme a donc été assez intense pour continuer de préparer les terminales au bac et au supérieur et les prépas à leurs concours (tous annulés depuis).
En maths sup/spé, mon collègue a été infecté par le virus donc j’ai dû gérer la mise en place du travail à distance sur le logiciel choisi par la direction (programme, questions/réponses, cours en ligne pour la promo entière, corrections) pendant sa convalescence.

« WhatsApp plutôt que des emails avec mes terminales »

J’ai donné du travail à mes élèves et étudiants quand des cours en visio n’étaient pas toujours possible, ce qui a généré beaucoup d’emails, de documents à corriger. Je travaille beaucoup d’habitude mais là c’était encore plus mesurable du fait d’être assis de 9h du matin jusqu’à 19h ou 19h30. C’était plus raisonnable avant les congés qui ont commencé le 17 avril.

Le plus chronophage était de gérer les emails. Avec mes terminales j’ai fini par mettre en place des groupes WhatsApp pour les consignes en complément d’École Directe (un logiciel de gestion d’établissement scolaire, ndlr).
Quand j’ai eu plus de temps pour me pencher sur la question, et surtout quand j’ai réalisé que ça allait durer j’ai commencé les cours en audio sur un site conseillé par un élève.

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Ecole classe Playmobil
Un échange sms avec un élève de collège. Capture d'écran du téléphone de l'enseignant. DR
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