Habillage
Gérard Collomb démissionnaire du ministère de l’Intérieur : quelle place peut-il retrouver à Lyon ? 🤴
Politique 

Gérard Collomb démissionnaire du ministère de l’Intérieur : quelle place peut-il retrouver à Lyon ? 🤴

actualisé le 03/10/2018 à 13h45 : avec l'annonce par Georges Képénékian de la remise mardi soir de sa démission au préfet du Rhône.

On vous parlait déjà de drama queen ce lundi soir, au sujet de Gérard Collomb, lorsqu’il a présenté sa démission du ministère de l’Intérieur à Emmanuel Macron et qu’il l’a vue refusée par ce dernier. On poursuit ce mardi soir avec, sans plus attendre, un acte II : Gérard Collomb a ré-affirmé par voie de presse sa volonté de quitter Beauvau, asap. L’Elysée a fini par prendre acte. Libéré-délivré, Gérard Collomb sera très prochainement de retour à Lyon. Oui, mais où, exactement ?

Ce lundi, on vous parlait déjà de Lyon comme du théâtre le plus couru du moment pour observer la narration macronienne. Mais il faut s’entendre : de quoi parle-t-on lorsque l’on dit « Lyon » ? La ville, en tant que territoire citoyen et politique, en tant que lieu de vie et de spot où l’on se sentirait « chez soi », Gérard Collomb ne l’a jamais quittée.

La Ville en tant qu’institution gérée par des élus et des services, en tant que mairie, c’est encore autre chose.

Si l’on se place de ce point de vue, Gérard Collomb, qui est toujours conseiller municipal, va devoir se faire ré-élire pour retrouver son fauteuil de maire. Son remplaçant Georges Képénékian a annoncé ce mardi soir qu’il avait envoyé sa lettre de démission au préfet du Rhône. A la Ville, le futur ex-ministre est quasi assuré d’avoir une majorité confortable, ce qui lui permettra de remettre tranquillement le costume tant aimé. Des élections internes au conseil municipal devraient avoir lieu d’ici une quinzaine de jours.

Reste à se pencher sur le plus important, le fauteuil de président de Métropole. Car « Lyon » s’entend désormais surtout comme une agglo et, plus encore, comme une collectivité super-puissante aux compétences très élargies, imaginée par Gérard Collomb lui-même.

La Métropole, citadelle difficilement (re-)prenable

Ici, les clefs de la maison ont été confiées à David Kimelfeld, lequel danse la gigue sur son positionnement présent et futur vis-à-vis de son ex-patron. Le retour de Gérard Collomb est a priori surtout compliqué car, depuis qu’il est parti à Paris rejoindre le gouvernement, il a déçu dans son ancien entourage d’élus. Ceux-là mêmes qui devront voter pour le repositionner dans le fauteuil de président de Métropole.

Les maires des petites communes de l’Ouest lyonnais, réunis au sein du groupe Synergie, et qui ont permis jusque là à Gérard Collomb d’avoir une majorité à la Métropole, ont marqué la distance.

Les écolos de la majorité ont également fait entendre que son retour, en vue des élections de 2020, n’était pas souhaitable.

Collomb maire de Lyon, mais plus président de sa Métropole ? Une situation qui l’embarrasserait à la veille d’une bataille électorale qu’il n’a pas l’intention de perdre. Il s’agit donc d’une pièce en deux actes qui s’est jouée ces derniers jours à Paris, mais bien du début d’une toute nouvelle story à Lyon.