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[Vidéo] La dissolution du Bastion Social discrètement évoquée à l’Assemblée Nationale

actualisé le 04/04/2018 à 10h31

On doit la question au député du Bas-Rhin de La République en marche, Thierry Michels. Adressée à Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur et ancien maire de Lyon, fief du Bastion Social, c’est sa ministre déléguée Jacqueline Gourault qui a répondu. Sans en dire plus et avec les précautions d’usage.

C’était ce mardi 3 avril. Dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale qui semblait quasiment vide, le député alsacien de la majorité a évoqué la question du Bastion Social, nouveau nom du GUD, groupuscule d’extrême droite radicale. La vigilance de Rue89Strasbourg l’a repéré :

La question n’est pas bien virulente. Le député du Bas-Rhin appartient à la majorité gouvernementale et ne pose pas de question piège. Il ne demande ni action concrète ou prise de position de la part du gouvernement. Il se contente simplement de demander de quels moyens légaux dispose le gouvernement pour agir contre le groupuscule.

Ce dernier a récemment ouvert un local, l’Arcadia, à Strasbourg. Il faisait suite à ceux notamment de Chambéry et de Lyon, le « Pavillon Noir », ville où il avait également illégalement occupé au printemps 2017 un immeuble de la Presqu’île.

Récemment, c’est à Marseille qu’un local a ouvert, après un ralliement de la section de l’Action Française derrière la bannière du Bastion Social.

Certains élus, comme à Chambéry, ont pris position symboliquement pour demander la dissolution du groupuscule. Des manifestations d’associations et syndicats de gauche et d’extreme gauche ont eu lieu pour demander également sa dissolution à Lyon ou à Strasbourg.

La ministre Jacqueline Gourault n’a pu que ré-affirmer la « vigilance » du gouvernement.

« Les groupes qui font appel à la haine font l’objet d’une vigilance toute particulière de mes services. »

Et toujours cette question : comment fermer le Bastion Social ? 

Pas de déclaration d’intention. La ministre n’a pu qu’évoquer deux pistes pour limiter l’expansion du Bastion Social et des autres groupuscules d’extrême droite :

  • une fermeture administrative des locaux en cas de non respect de la réglementation en matière d’établissement recevant du public
  • ou une dissolution par décret du Président de la République en conseil des ministres, une mesure fortement encadrée.

Rien de nouveau sous le soleil. Mais la question a eu le mérite de s’inviter à l’Assemblée Nationale.


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