Ce mercredi, l’écrivain Erri De Luca comparaît devant la justice italienne pour avoir employé le mot « sabotage », au sujet du projet de ligne à grande vitesse Lyon-Turin (TAV).
C’est dans une interview au Huffington Post italien, publiée en septembre 2013, qu’il a prononcé ces mots : « La TAV doit être sabotée. »
Relance du journaliste :
« Donc le sabotage et les actes de vandalisme sont licites ?
– Ils sont nécessaires pour faire comprendre que la TAV est un chantier nocif et inutile. »
Lyon Turin Ferroviaire (LTF), la société franco-italienne en charge de la construction de la ligne, a porté plainte pour incitation au sabotage. Erri De Luca risque jusqu’à cinq ans de prison.
Au début du mois de janvier, Erri De Luca publie « La Parole contraire » (éd. Gallimard, 2015), un ouvrage dans lequel cet ancien ouvrier de 64 ans revendique le droit d’utiliser le verbe « saboter ». Son sens ne se réduit pas à la détérioration physique, explique-t-il. Le débat, au tribunal de Turin, s’annonce passionnant.
Par ailleurs, lundi, le tribunal de Turin a prononcé des peines de prison pour 47 personnes pour des affrontements avec la police italienne en 2011.

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