Ils seront 31 élus au sein de l’exécutif du Grand Lyon (25 vice-présidents plus 6 conseillers délégués, membres du bureau), soit 9 de moins qu’au précédent mandat. Un nombre encore important, toutefois réduit afin de se rapprocher du format qu’exigera la Métropole (ce que deviendra le Grand Lyon dès janvier 2015, en absorbant les compétences du Département).

Les vice-présidents choisis par Gérard Collomb ont été élus les uns après les autres ce mercredi 23 avril, dessinant un exécutif mêlant toutes les sensibilités politiques. Ce qui ne plait finalement pas plus aux élus de gauche non servis qu’aux élus de droite accusant leurs collègues pro-Collomb de « trahison ».
Gérard Collomb, au lendemain de son élection à la mairie de Lyon, pour un troisième mandat, n’avait pas fini de faire campagne. Il a dû sans attendre bataillé, négocié serré, pour conserver sa suprématie sur l’ensemble du territoire et retrouver son fauteuil au Grand Lyon, future Métropole. Il n’était pas, sur le papier, en posture favorable, avec 85 conseillers communautaires de droite (15 UDI, 46 UMP, 22 Synergies et 2 FN), contre 77 conseillers à gauche. Une situation qu’il avait déjà connue en 2001, et face à laquelle l’argument de la maîtrise de la communauté urbaine depuis la ville centre a de nouveau pesé.
Sa réélection confortable, le 16 avril dernier, impliquant nécessairement les votes en sa faveur d’élus plutôt à droite et/ou de centre-droit, a suscité une vive colère dans le camp du candidat battu, le sénateur-maire UMP François-Noël Buffet. On s’est donné par le biais de communiqués du « collabo », du « cousin de Poissonnard » dans les dents, de l’insulte gratinée en somme.

Michèle Vullien, maire Divers droite-Synergies élue dès le premier tour à Dardilly, déclarait à Rue89Lyon au lendemain de l’hécatombe qui s’est abattue sur la gauche dans de nombreuses communes du Grand Lyon :
« Il ne faut pas qu’il y ait une bataille rangée entre la ville centre et la Métropole. (…) Le plus important c’est le développement économique. »
Une façon déjà d’annoncer la couleur, pour elle comme pour de nombreux maires Synergies, et leur intention probable déjà à ce moment-là de donner leurs voix au maire de la ville centre. Anciennement déléguée aux transports, elle obtient le poste de deuxième vice-présidente.
Gérard Collomb a donc dû convaincre dans le camp « adverse » ou qui, a priori, ne lui était pas acquis d’un point de vue uniquement partisan. Dans le choix de ses vice-présidents, on ne trouve qu’un tiers d’élus socialistes.
« Pas étonnant, il ne fait pas bon être socialiste sous Gérard Collomb », déclare l’un d’eux, amer.
Le reste des postes se dispatche surtout entre conseillers communautaires centristes (UDI-Synergies principalement), PRG, écologistes, PC et « société civile ».
Le défaut de parité a également été souligné : on trouve 16 hommes pour 9 femmes dans ce nouvel exécutif.
La liste complète des vice-présidents :
– 1er vice-président : David KIMELFELD
– 2ème vice-président : Michèle VULLIEN
– 3ème vice-président : Jean-Paul BRET
– 4ème vice-président : Jean-Luc DA PASSANO
– 5ème vice-président : Annie GUILLEMOT
– 6ème vice-président : Pierre ABADIE
– 7ème vice-président : Myriam PICOT
– 8ème vice-président : Michel LE FAOU
– 9ème vice-président : Thierry PHILIP
– 10ème vice-président : Hélène GEOFFROY
– 11ème vice-président : Alain GALLIANO
– 12ème vice-président : Martial PASSI
– 13ème vice-président : Karine DOGNIN-SAUZE
– 14ème vice-président : Jean-Paul COLIN
– 15ème vice-président : Bruno CHARLES
– 16ème vice-président : Richard BRUMM
– 17ème vice- président : Olivier BRACHET
– 18ème vice-président : Claire LE FRANC
– 19ème vice-président : Roland CRIMIER
– 20ème vice-président : Guy BARRAL
– 21ème vice-président : Sandrine FRIH
– 22ème vice-président : Gérard CLAISSE
– 23ème vice-président : Murielle LAURENT
– 24ème vice-président : Richard LLUNG
– 25ème vice-président : Béatrice VESSILLER
Et des six conseillers délégués :
– Corinne CARDONA
– Gilles VESCO
– Max VINCENT
– Bernard RIVALTA
– Michel ROUSSEAU
– Eric DESBOS

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