Contrairement à ses amis écologistes lyonnais, le moins que l’on puisse écrire est que Béatrice Vessiller n’est pas seulement là pour savoir combien pèse l’écologie politique à Villeurbanne. Sur les terres du socialisme municipal, elle joue la gagne à ces élections.
Ce mardi soir, jour de présentation de sa liste « rassemblement citoyen pour Villeurbanne », elle avait donc choisi la même salle que le maire sortant, Jean-Paul Bret, qui s’était adonné au même exercice la semaine dernière.
Se plaçant au-dessus de la mêlée, la tête de liste écolo s’est contentée de remplir son objectif : la présentation des principales caractéristiques socio-économiques de ses colistiers avec une moyenne d’âge de 47,8 ans (contre 47,9 ans pour la liste PS de Jean-Paul Bret).
Elle n’a pas précisé la répartition politique des différentes tendances qu’elle rassemble : Europe-Ecologie/Les Verts (EELV), Front de gauche (amputée de sa principale composante le PCF)-Covra.
A noter la présence sur cette liste en 37e position, la communiste Martine Richiardone, candidate PCF aux législatives de 2007, alors que la section communiste de Villeurbanne a choisi de faire liste commune avec le maire.
Pour le programme, il faudra attendre quinze jours, nous dit-on. Une manière, une fois de plus, de suivre le tempo du sortant Jean-Paul Bret.

Comme le maire de Villeurbanne, Béatrice Vessiller n’a pas fait mention des listes de droite et d’extrême droite. Sur cette terre de gauche, la victoire se jouera entre les deux listes. Mais contrairement à Jean-Paul Bret, elle se montre plus ouverte sur un éventuel accord entre les deux tours.
« Notre objectif est d’arriver en tête le soir du premier tour. S’il y a des négociations pour fusionner les listes, elles se feront en fonction du poids politique de chacun ».
C’est le numéro quatre de la liste, qui s’est chargé de crédibiliser ces ambitions en les replaçant dans le contexte politique local.
Lilian Zanchi, député PS pendant un an avant de quitter le parti, rappelle que Béatrice Vessiller a gagné le canton-centre de Villeurbanne en 2011 contre le successeur putatif de Jean-Paul Bret, Richard Llung. Lequel canton, nous dit-il, « a donné deux maires » à la deuxième ville de l’agglo lyonnaise :
- Gilbert Chabroux
- Raymond Terracher
Moralité : elle peut l’emporter face à celui que ses colistiers ont déjà surnommé le « monarque », considérant que « toutes les décisions se prennent sans véritable concertation, dans le bureau du maire ».

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