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Agoria : « en France, je ne mixerais pas avec un autre maillot que l’OL »

PAR SOFOOT.COM

Dans un entretien accordé à So Foot, Agoria raconte son amour pour l’Olympique lyonnais. Celui qui est sans doute l’un des DJs français les plus réputés dans le monde de la musique techno et qui est lui-même originaire de Lyon, passe son temps à parcourir le globe pour des dates. Un train de vie un peu fou qui ne l’empêche pourtant pas de suivre son club de cœur.

So Foot : Donc tu as commencé à suivre l’OL en même temps que Aulas.

Agoria : C’est ça, je suis un peu son enfant (rires). C’est quelqu’un que j’apprécie énormément, il est très décrié, mais c’est un extraordinaire communiquant. Et puis il a fait énormément pour la ville de Lyon en général : il y a eu un alignement des planètes au début des années 2000 au niveau sportif et culturel avec Jean-Michel Aulas, Gérard Colomb, la création du festival des Nuits sonores… Alors que c’était une ville qui ne faisait rêver personne il y a vingt ans.

Tu disais : « Viens on va se faire un week-end à Lyon », tu avais envie de te tirer une balle (sourire). En plus du développement culturel et économique, l’OL a aussi participé au regain d’amour qu’on a tous pour cette ville.

Il paraît que tu fais souvent des déplacements de l’OL.

Oui, très souvent. En dehors de l’OL, j’adore vraiment aller dans des stades de foot. J’ai vécu quelques grands moments en Ligue des champions, je me rappelle notamment de Manchester United-OL à Old Trafford en 2008 : avant même que le match commence, au moment de l’entrée des joueurs, je sais qu’on va perdre. Tout le stade criait « United ! United ! » , j’en avais les jambes qui tremblaient. D’ailleurs, on était quelques Lyonnais au milieu de Mancuniens et ils étaient tous morts de rire en nous voyant impressionnés comme ça.

Pourquoi cette passion pour les stades ? 

Je vois vraiment ça comme une fête. On tremble dans un stade. L’émotion la plus grande que j’ai eue récemment, c’était l’année passée quand j’étais au Parc OL, lorsque Lyon a battu Paris. Il faisait -5 degrés, on était frigorifiés, et le stade s’était soulevé comme un seul homme au moment du deuxième but de Darder. Quand je joue dans un festival avec 20 000 ou 30 000 personnes en face de moi, je me demande parfois ce que ça doit faire quand tu vis ça en équipe dans un stade. J’aimerais ressentir un jour le plaisir d’être buteur. Quand tu les vois marquer, tu te dis que ça doit être complètement dingue.

Sur scène, on te voit parfois mixer en portant des maillots de foot. Ça t’arrive souvent ?

Oui, c’est quelque chose que j’aime bien faire. Dans le milieu, les promoteurs de soirée savent tous que je suis un dingue de foot, donc ils s’arrangent pour me faire plaisir et m’offrent un maillot du club local floqué à mon nom. Ça me touche beaucoup. En France, je ne me permettrais pas de mixer avec un autre maillot que celui de l’OL, mais à l’étranger, ça m’arrive très souvent.

 

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