Environnement 

Les causes du pic de pollution de mars : trafic routier, industrie et fumier

actualisé le 24/03/2016 à 17h33

[Article régulièrement mis à jour] Les départements de l’ancienne région Rhône-Alpes ont connu un nouveau pic de pollution aux particules fines du dimanche 20 au mercredi 23 mars.

C’est devenu un classique de la pollution aux particules : en mars, alors que les chauffages ralentissent, ce sont les polluants liés à l’agriculture qui viennent s’ajouter à ceux générés par l’industrie et le trafic routier.

Dimanche, le niveau d’information a été déclenché pour les zones ci-dessous :

  • Le bassin Lyon Nord-Isère
  • Le bassin stéphanois
  • La vallée du Rhône
  • La zone des Coteaux (l’ouest de l’Ain)
Capture d'écran d'Air Rhône-Alpes. Pollution le 22 mars.

Capture d’écran d’Air Rhône-Alpes. Pollution le 22 mars.

Mercredi, sous l’effet du vent qui a chassé les polluants. Les zones de Lyon, Saint-Etienne, le Nord Isère, l’Ain et la vallée du Rhône ne sont plus concernées par le pic de pollution. Ce sont les vallées alpines qui sont touchées. Le niveau d’information a été déclenché pour :

  • le bassin Grenoblois
  • le bassin Lémanique
  • la vallée de l’Arve
  • les vallées de la Maurienne et de la Tarentaise
  • la zone urbaine de Chambéry/Aix-les-Bains
pic de pollution au 23 mars. Capture d'écran Air Rhône-Alpes

pic de pollution au 23 mars. Capture d’écran Air Rhône-Alpes

Un « épisode mixte »

Interrogé par Rue89Lyon, Alexandre Thomasson, chef de service à Air Rhône-Alpes (l’organisme en charge de la qualité de l’air), explique que cet épisode de pollution a trois causes :

  • Le trafic routier
  • l’industrie
  • les épandages agricoles.

Contrairement au pic de pollution de mars 2014, les épandages agricoles, à savoir la fertilisation des champs par du lisier, du fumier ou des engrais chimiques, n’est pas la cause principale des deux pics de pollution. Il s’agit d’un « épisode mixte ».

Les particules liées aux épandages sont considérées comme « secondaires » mais elles s’ajoutent au fond de l’air pollué que nous respirons tous les jours.

Selon Alexandre Thomasson, il y a certainement une part d’importation (du nord de la France) et une part locale dans la pollution liée aux épandages.

Cette pollution est due à la fertilisation des champs par du lisier, du fumier ou des engrais chimiques. Comment est-ce possible ?
Une fois répandus, les engrais azotés ou naturels (tels le lisier) dégagent de l’ammoniaque. Au contact du dioxyde d’azode émis par le trafic routier et sous l’effet des températures plus chaudes et de l’humidité, ce gaz se transforme en nitrate d’ammonium qui forme ces particules secondaires.

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