Actualité 

Manif anti-UberPop à Lyon : environ 500 taxis grévistes et 8 interpellations

actualisé le 25/06/2015 à 19h15

[Cet article est actualisé régulièrement] Les taxis avaient annoncé une « grève nationale illimitée » tant qu’UberPop ne serait pas interdit. A Lyon, malgré un arrêté prefectoral anti-UberPop pris le 18 juin et l’agression d’un client  le 21, ils étaient environ 500 à manifester (480 selon la préfecture et 500 selon les organisations de taxis). La police a procédé à huit interpellations.

Pari réussi. Les représentants des chauffeurs attendaient 500 véhicules sur les 1100 que compte l’agglomération lyonnaise.

A 8h, ils se sont rassemblés à quatre points stratégiques de l’agglomération : la plaine des jeux de Gerland, l’aéroport Lyon-Saint-Exupéry, la barrière de péage de Beynost et les portes de Lyon à Dardilly.

A 10h, selon le Progrès, les différents cortèges se trouvent :

  • Sur l’A6 entre Ecully et le tunnel sous Fourvière.
  • Sur l’A7 entre le pont Pasteur et le tunnel sous Fourvière.
  • Sur l’A42 entre entre le noeud des îles et la porte de Cusset.
  • Sur l’A43 à Saint-Bonnet-de-Mure.
Photo d'un des cortèges prise par un rivenain, quai du Rhône, au niveau de la Confluence.

Photo d’un des cortèges prise à 10h par un riverain, quai du Rhône, au niveau de la Confluence.

Les quatre cortèges doivent converger au niveau de la tour Oxygène, à la Part-Dieu (3ème arrondissement), qui abrite le siège de la société Uber à Lyon.

Vers 11h, les premiers journalistes arrivent à la Part-Dieu. Une journaliste de Radio Scoop demande une réaction à des taxis qui lui demande de partir sur un ton menaçant.

A 11h30, un premier cortège de taxi est arrivé au pied de la tour gardée par des CRS. Des pétards ont commencé à retentir.  

A 12h30, selon la préfecture, les taxis seraient 250 au total dans les rues de Lyon. Il sont actuellement environ 150 à la Part-Dieu. En attendant l’arrivée du cortège en provenance de l’aéroport Saint-Exupéry, via Mermoz. L’avenue Vivier-Merle et la rue de Bonnel sont notamment bloquées.

A 13h, le dernier cortège de taxis est arrivé à la Part-Dieu.

On compte environ 400 taxis présents. Plusieurs dizaines de chauffeurs font face au CRS. Ambiance tendue.

A 14h, des chauffeurs ont été interpellés. Six selon la police « car ils n’ont pas pu présenter leur papier » alors qu’ils s’en prenaient à des prétendus chauffeurs UberPop. Parmi les interpellés, se trouverait un délégué syndical CGT.

A 14h30, un taxi annonce qu’il y aura une manif pro-Uber ce dimanche à 14h, place Bellecour. Un événement Facebook a été créé. La nouvelle est accueillie au son des pétards.

16h30 : les taxis commencent à partir. Certains affirment vouloir rester « toute la nuit ». Certains continuent à discuter pour savoir quelle suite donner au mouvement.

Contactée à 17h, la préfecture du Rhône confirme les six interpellations de taxis et annonce également que deux conducteurs UberPop ont été interpellés dans le secteur de la manifestation, à la Part-Dieu, pour exercice illégal de la profession de taxi.

Selon l‘AFP, parmi les six taxis interpellés, trois pourraient correspondre aux enregistrements vidéo des suspects de l’agression de samedi soir.

En cette fin d’après-midi, la préfecture annonce le chiffre de 480 taxis mobilisés quand les organisateurs parlent de 500. Pour une fois, organisateurs et police tombent d’accord.

Pascal Wilder, qui préside la Fédération nationale des taxis indépendants (FNTI). © LM/Rue89Lyon

Pascal Wilder, qui préside la Fédération nationale des taxis indépendants (FNTI). © LM/Rue89Lyon

Partager cet article