Appartement 16

Gros clash et nouveau festival de street art : où va la culture à Grenoble ?

7141 visites | 16 commentaires

L’écologiste Corinne Bernard a fait une entrée en mandat remarquée en mettant le chef d’orchestre Marc Minkowski, dans une colère verte. Car l’adjointe “aux cultures” de Grenoble a serré la ceinture de trois crans à ses musiciens du Louvre Grenoble.

Sous contrainte budgétaire, elle défend le recentrage local de la politique culturelle, le soutien assumé aux cultures émergentes et aux pratiques amateures, quitte à prendre quelques distances avec les institutionnelles. Elle annonce aussi un festival de street-art. Entretien avec cette chef de gare du Trièves et récente conseillère régionale devenue “Madame cultures”, sous les feux des projecteurs. 

716885_Conf Cabaret Frappe

Corinne Bernard, adjointe aux cultures de Grenoble lors de la présentation du festival Cabaret Frappé, le 11 juin 2014. Crédit / Ville de Grenoble.

Rue89Lyon : Lors du chantier des cultures, vous projetiez rien de moins que de « réinventer la vie culturelle » de Grenoble avec ses habitants. Qu’allez-vous leur soumettre à concertation ?

Corinne Bernard : Dans l’ancienne municipalité, les subventions étaient distribuées par l’adjointe à la culture, Eliane Baracetti, et son directeur des affaires culturelles qui décidaient « qui et combien », couverts par le code général des collectivités territoriales confiant l’attribution des subventions à la discrétion du maire et de son représentant. C’est très 3ème République ! Mais le fait du prince, c’est fini.

Nous allons commencer par ouvrir au pluralisme le comité d’attribution des subventions, où siègeront des élus de la majorité et de l’opposition, des personnes qualifiés et des Grenoblois tirés au sort parmi les adhérents des bibliothèques, par exemple. Chacun pourra assumer la décision collective et tous les organismes culturels auront une réponse claire le 15 juin au plus tard.

Argent public et Musiciens du Louvre Grenoble : précisions

En raison du manque de précision de Corinne Bernard sur les sommes évoquées, nous ajoutons la réponse formulée par les Musiciens du Louvre Grenoble :

« Les « prêts » (Amallia) correspondent au 1% logement – contribution obligatoire – qui peut être versée sous forme de subvention ou de prêt, formule choisie. Les 400 000 euros de « placements » doivent faire allusion au fonds de roulement de l’Orchestre, [qui] sert à faire face aux échéances de trésorerie de l’Orchestre qui doit payer ses artistes et prestataires d’un spectacle sans attendre le règlement des salles ou de subventions. L’argent public versé aux Musiciens du Louvre n’a jamais été placé. Il a toujours contribué à assurer des missions de service public conformément au cahier des charges fixé par convention, et amplement rempli de l’aveu des tutelles (43 concerts à Grenoble pour mémoire en 2013/2014). »

Réponse complète des MDLG à retrouver dans les commentaires de l’article. Mise à jour ce lundi 19 janvier.

Rue89Lyon

Mais, en même temps, vous balisez déjà le travail en annonçant la suppression des 438 000 euros de subventions aux prestigieux Musiciens du Louvre Grenoble.

Au vu des comptes des Musiciens du Louvre Grenoble (MDLG), j’ai constaté qu’ils pouvaient se passer de notre participation en 2015, en ayant la même activité. Passer d’un budget de 3,7 millions d’euros à 3,2 millions, c’est possible.

Nous parlons d’une association qui prête de l’argent comme une entreprise, qui a 400 000 euros de placements et qui percevait en même temps 18% des subventions en numéraire et en nature de la ville. L’argent public ne se place pas. Il est versé pour assurer des missions de service public. Nous avons réalisé cet arbitrage pour protéger la diversité culturelle.

Si j’appliquais le raisonnement qui consiste à répartir les baisses budgétaires sur tous les projets soutenus, je connais au moins trente compagnies culturelles qui s’arrêteraient. À titre de comparaison, la salle de l’espace 600, dans le quartier de la Villeneuve parvient à programmer une saison avec seulement 60 000 euros.

“Nous préférons faire émerger et accompagner dix Minkowski que d’en acheter qu’un seul.”

La raison du divorce est-elle uniquement budgétaire ou reflète-t-elle aussi d’un choix partisan, comme l’insinue la droite grenobloise en comparant votre politique culturelle à celle du FN à Orange en 1995 ?

Quand l’Etat réduit sa dotation de 5,5 millions d’euros, on ne va plus sur ses compétences. Et les musiciens du Louvre Grenoble, ce n’est pas un orchestre municipal, loin de là. C’est donc un problème d’argent, c’est clair.

Mais c’est aussi une différence de conception. Le rayonnement n’est pas une politique. C’est un dommage collatéral positif. L’excellence n’est pas seulement chez Marc Minkowski, le directeur artistique des MDLG, qui riposte en annulant leurs concerts à Grenoble. Elle est aussi à la Maison de la culture, au conservatoire à rayonnement régional et au musée de Grenoble que nous soutenons également.

Nous préférons faire émerger et accompagner dix Minkowski que d’en acheter qu’un seul.

Quelles coupes budgétaires encaissera le portefeuille culturel en 2015 ?

Comme toutes les autres délégations – à l’exception du CCAS, de la santé et des écoles, pour protéger les plus faibles – je dois participer à l’effort en réalisant une économie budgétaire de 8% par rapport à 2014. Pour ma délégation aux cultures, c’est un effort de 600 000 euros, mais ça reste le troisième budget de la ville.

Pour faire mieux avec moins, je fixerai des objectifs aux structures bénéficiant de subventions. La culture doit être là où le public ne l’attend pas, sur l’espace public, là où ça frotte. Elle doit être dérangeante si on veut provoquer des chocs artistiques chez les enfants où les moins jeunes.

716886_Conf Cabaret Frappe

Corinne Bernard, adjointe aux cultures de Grenoble lors de la présentation du festival Cabaret Frappé, le 11 juin 2014. Crédit : Ville de Grenoble.

“Je ne me satisfais pas que des enfants viennent à la bibliothèque uniquement pour emprunter des jeux-vidéos”

Les politiques publiques ambitionnent toujours de « démocratiser la culture » avec un succès limité. Quelle est votre recette pour réussir là où les autres ont tant de peine ?

Nous essaierons en ouvrant nos équipements culturels, souvent hermétiques et étanches, pour les rendre poreux. Au musée de Grenoble, la bibliothèque d’ouvrages d’art est fréquentée quasi-exclusivement par des étudiants en art ou des enseignants-chercheurs. On ne peut pas se féliciter de ça. Doter cette bibliothèque d’une section jeunesse, permettrait à des familles de se rendre au musée presque « accidentellement » et d’y découvrir les arts exposés.

Au même titre, je ne me satisfais pas que des enfants viennent à la bibliothèque du quartier Teisseire uniquement pour emprunter des jeux-vidéos. Les équipes des bibliothèques partagent cette volonté. On va lâcher les brides. Certes, dans un budget contraint, mais on doit bouger les lignes. C’est ça démocratiser.

Seulement 8% de la population grenobloise assiste à des spectacles. Mon job, c’est de m’occuper de tous les Grenoblois et de faire progresser ce taux aussi haut que possible.

“Il n’y a pas que Serge Papagalli à Grenoble”

Vous avez réclamé un nouveau projet d’établissement au théâtre municipal prévoyant moins de programmation de spectacles privés parisiens et davantage de scène locale. Où s’arrête la directive politique et où commence l’ingérence ?

Cet équipement n’avait pas de projet d’établissement. Son plateau est fermé 325 soirs par an, pour un budget de deux millions d’euros et une équipe de 23 personnes. Les contrats de cession des spectacles parisiens coûtent chers et ce n’est pas la vocation d’un équipement public.

En parallèle, des compagnies défilent dans mon bureau pour se plaindre de ne pas avoir de lieu de création, de répétition, voire de diffusion, alors que nous avons un théâtre municipal qui pourrait remplir une partie de ces missions. Il n’y a pas que Serge Papagalli à Grenoble. Nous avons des compagnies qui jouent à l’Heure Bleue de Saint-Martin-d’Hères, au Grand Angle de Voiron et à la Rampe d’Echirolles mais qui ne peuvent pas jouer à Grenoble dans une jauge 600.

Mais je ne fixe pas les critères esthétiques et artistiques. Je ne fais que définir les critères d’un équipement municipal sans aucune ingérence. J’assume mon rôle.

 Le street art, “ce n’est pas sale”

Privilégier la scène locale face au mainstream, c’est ça la symbolique du « s » aux cultures de votre délégation ?

Le « s » des cultures, c’est aussi de ne pas faire la différence entre le culturel et le socio-culturel. Il se passe autant de choses magnifiques dans les MJC que dans les grands établissements culturels.

Le « s » des cultures, c’est aussi celui des pratiques amateures du public qui s’enrichit des spectacles de la maison de la culture ou des expositions du musée pour sa pratique artistique ou culturelle personnelle.

Le « s » des cultures, c’est aussi de leur accorder à toutes de la reconnaissance. Nous le ferons par exemple en juin avec l’inauguration d’une exposition à l’ancien musée de peinture et l’organisation d’un festival consacré au Streetart, confiés au commissaire d’exposition Jérôme Catz.

C’est une création artistique de niche déjà présente à Grenoble, que nous souhaitons soutenir en mettant des murs à disposition des artistes mais aussi en travaillant auprès du public pour lui dire : « ce n’est pas sale, nous n’allons donc pas le nettoyer et les grandes villes évoluent aussi grâce au Streetart ».


Partager cet article


Soutenez Rue89Lyon Vous avez apprécié cet article ?
Abonnez-vous pour que Rue89Lyon puisse
en produire d'autres et plus.

Publicité

À vous !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 characters available

16 Commentaires postés

  1. Merci à Corinne Bernard et à Rue 89 Lyon d’avoir cité notre page pour illustrer le dynamisme et la richesse du street art grenoblois. Nous sommes heureux qu’un festival street art voit le jour à grenoble. N’oublions pas “Vous êtes bien urbain”, qui a vu en Octobre de plus en plus de grenoblois intéressés par ces oeuvres lors de sa deuxième édition.
    Longue vie à l’art!

  2. Haaaa Grenoble…
    Enfoirés de veinards.

  3. Quelques précisions sur les affirmations citées puisque les Musiciens du Louvre Grenoble (MDLG) n’ont pas eu la chance d’être interviewés dans le cadre de cet article.

    La subvention de la municipalité permettait de financer en partie le fonctionnement de l’Orchestre (et notamment le salaire des musiciens permanents de l’ancien Orchestre de chambre de Grenoble), fonctionnement qui permet de générer des recettes (2,7 millions d’euros) en vendant des spectacles dont le coût global équivaut à ces recettes.

    L’association n’ayant pas vocation à faire du profit en effet, elle réinvestissait la marge éventuelle sur des concerts vendus à l’international notamment, dans des actions gratuites sur Grenoble et des concerts déficitaires pour être proposés à moindre coût au Grenoblois.

    En ce sens on peut dire que si la subvention de l’Orchestre n’a jamais financé le rayonnement international, contrairement à ce qui est laissé entendre par la municipalité,
    en revanche, l’activité internationale de l’Orchestre a financé celle à Grenoble, en complément de la subvention.
    (Sans parler de la visibilité donnée à la ville à l’étranger, dont il semblerait qu’elle ne soit plus d’actualité)
    L’Orchestre sans la subvention de la ville arrive –compte tenu de l’activité programmée, notamment sur Grenoble- à 400 000 euros de déficit (c’est logique, puisque la programmation visait à l’équilibre)
    Il peut se passer de la participation de la ville mais pas en maintenant la même activité.
    Et ce d’autant que le désengagement de la ville ne justifie plus qu’il investisse, en plus de la subvention, dans des concerts déficitaires ou des actions gratuites (dont il semblerait que les musiciens amateurs désormais se chargeront).
    Les « prêts » (Amallia ex Prêt Silaf) évoqués ici correspondent au 1% logement, contribution obligatoire rappelons le, qui peut-être versée sous forme de subvention ou de prêt, formule choisie.
    Les 400 000 euros de « placements » doivent faire allusion au fonds de roulements de l’Orchestre, placé sur un livret A en attendant un paiement.
    Sa valeur à l’instant t (le 31/12/13 en l’occurrence) est éminemment variable dans la mesure où il sert à faire face aux échéances de trésorerie de l’Orchestre qui doit payer ses artistes et prestataires d’un spectacle sans attendre le règlement des salles ou de subventions (versées trimestriellement voire annuellement).
    L’argent public versé aux Musiciens du Louvre n’a jamais été placé. Il a toujours contribué à assurer des missions de service public conformément au cahier des charges fixé par convention, et amplement rempli de l’aveu des tutelles (43 concerts à Grenoble pour mémoire en 13/14).
    La diversité culturelle sans la musique classique professionnelle (présente à Grenoble depuis 50 ans), c’est, malgré tout, un peu moins de diversité.
    Or pour “faire émerger des Minkowski”, les interactions entre amateurs (ou non amateurs d’ailleurs) et professionnels sont précieuses, cf les témoignages sur mdlg.net.

    • La musique classique, c’est bien, il en faut un peu pour la diversité et l’enrichissement culturel des Grenoblois.
      Maintenant, il faut avoir le courage de reconnaître une chose : le classique est une culture “fossile” qui non seulement ne créée plus mais en plus ne concerne plus qu’une minorité du public.
      Dès lors, le déséquilibre entre le budget considérable qui lui était alloué, rapporté à l’intérêt anecdotique que cela avait pour une minorité de citoyens était un scandale à l’heure ou tant de “petits” qui créent la culture vivante d’aujourd’hui sont dans des situations très difficiles.
      Bravo et merci à l’équipe municipale de préférer la culture vivante et populaire qui a réellement besoin d’aide ! C’est peut-être moins “classe” que les queues de pie et les balais quelque part, mais au moins c’est authentique accessible à tous.

      • Vous avez une vision de la musique extrêmement caricaturale.
        Les musiciens du Louvre, est un orchestre baroque et non “classique”. L’interprétation baroque est en plein développement, c’est un lieu de création contrairement à ce que vous prétendez.
        Et je n’ai pas vu une queue de pie, ni un balai depuis des années…
        Vous collectionnez les clichés et les sophismes mon pauvre.

    • Il s’agit d’une interview de l’adjointe qui a pour but de nous permettre de comprendre la politique culturelle décidée par la Ville de Grenoble, et pas d’un article sur les différends qui vous opposent, vous Musiciens du Louvre Grenoble, à elle. C’est pourquoi vous n’avez pas été sollicités, même si, bien sûr, vous avez été évoqués parmi les différents sujets abordés. Des liens ont été faits notamment sur vos interventions à la radio.

      • Aucun recul, aucun esprit critique, des affirmations et des chiffres non vérifiés, pas la moindre trace d’esprit critique… Dans les écoles de journalisme, cela s’appelle “servir la soupe”.
        C’est pas avec des articles comme ça que Rue89 va récolter des abonnements…

        • Il n’y a aucune affirmation fausse faite dans cette interview. Il manquait en revanche des précisions sur l’origine des sommes évoquées ; elles ont été données dans les commentaires par les Musiciens du Louvre de Grenoble, qui ont par ailleurs été interviewés par différents médias sur lesquels nous renvoyons via des liens. Ces précisions figurent également dans l’article mis à jour avec un encadré.

    • Peut-on connaître le montant des cachets du chef par concert, pour savoir si on est dans le raisonnable ou les deux pieds dans une bulle?

    • Bonjour mdlg et Victor Guilbert,
      Il ne faut pas oublier que la municipalité n’a pas sucré (et heureusement) l’aide aux locaux en les fournissant gratuitement, de même que l’utilisation de la salle Olivier Messiaen pour les répétitions. Coût 100 000 €/an
      Perso, je pense qu’une éventuelle subvention devrait se négocier avec la nouvelle métro, car l’orchestre n’est pas que grenoblois. Je n’ai pas entendu dire que vous cherchiez une autre ville … il vous serait peut être difficile d’avoir de tels locaux …

      Il est quand même fort dommage que vous vous soyez vengé en supprimant un concert gratuit prévu pour les enfants et un autre à la MC2 qui vous aurait rapporté des sous.
      Combien de musiciens étaient prévus pour les enfants ? ce concert n’entrait pas dans le temps de travail des musiciens salariés ?

      Je comprends votre déception, perdre 400 000 € d’un coup, c’est dur, mais c’est dur pour tout le monde.
      Bonne chance, vous vous en sortirez et on verra sans doute l’année prochaine. wait and see.

  4. Excellent article sur la finance et l’art qui aurait pu s’intituler “L’art des choix dans l’Art”
    Sinon quelqu’un pourrait il m’aider? je cherche des citations des années 80 de Jack Lang sur le street art et/ou les graffitis. Notamment je crois avoir entendu de lui ” dans l’hypothèse d’une fin du monde, les seules traces d’art que l’on retrouverai de nos sociétés ce serait les graffitis” je trouve cette formule excellente et malgré quelques recherches sur internet je n’arrive pas à mettre la main dessus (cette phrase est elle de lui? d’un autre? de moi?)

  5. >Au même titre, je ne me satisfais pas que des enfants viennent à la bibliothèque du quartier Teisseire uniquement pour emprunter des jeux-vidéos.

    Je ne connais pas le contexte des bibliothèques de Grenoble. Je ne connais pas le quartier Teisseire. Mon commentaire est donc à prendre avec mesure.
    Mais je trouve quand même cette phrase assez étrange. Les bibliothécaires font un boulot dingue pour ouvrir la bibliothèque, depuis longtemps. Les bibliothèques ne sont pas que des livres. C’est de la culture.
    Des textes avec des histoires, mais aussi des images, des photos. Et de la musique, disques ou numérique. Des images qui bougent avec du son et qui racontent une histoire: un film. Il existe un support plus récent qui mêle une histoire, du son et des images animées : ça s’appelle le jeu vidéo. Le jeu vidéo n’est pas honteux ou vulgaire, pas plus que la musique ne l’était quand elle a été introduite des dans les bibliothèques il y a, quoi, 40 ans ?
    Le jeu vidéo est un support culturel, qui fait partie du background culturel commun de plusieurs générations aujourd’hui. Mario ou Link (Zelda) sont autant des références culturelles que James Bond ou D’Artagnan.

    La bibliothèque ouvre les portes de la culture le plus largement possible, pour que tous aient accès aux références culturelles. Pourquoi ne pourrait-on pas avoir accès à Mario comme on a accès au reste ?
    Aujourd’hui, personne n’oserait vraiment dire “Au même titre, je ne me satisfais pas que des enfants viennent à la bibliothèque du quartier Teisseire uniquement pour emprunter des bandes dessinées.” On le disait pourtant il y a quarante ans. On a évolué sur la bande dessinée. On a reconnu sa valeur. Pourquoi pas sur le jeu vidéo. Ca ne pose de problème à personne qu’on n’emprunte que des BD. Ou que des films. Ou que de la musique. Ou que des livres. Mais que des jeux vidéo, c’est un problème ?

    N’est-ce pas plutôt une question de coût (j’imagine que les droits de prêt sur ce type de support est quantifiable et non négligeable) ?

  6. “des pratiques amateures du public qui s’enrichie”

    C’est trop cher de se relire, ou il devient difficile de trouver des journalistes qui connaissent la conjugaison ?

  7. la ligne des Alpes en train vaut absolument tous les événements streetartes que l’on puisse décemment imaginer! Sauvons cette branche SNCF vers le Sud de la France. Merci Chef!!