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Mort de Quentin Deranque : sept mises en examen requises pour homicide volontaire

Jeudi 19 janvier, le procureur de Lyon Thierry Dran a donné une conférence de presse pour détailler l’avancée de l’enquête. Sept mises en examen ont été requises sur les 11 interpellés. Trois assument leur appartenance à « l’ultragauche ».

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Travail Lyon
Au tribunal de Lyon, rue Servient.

On a rarement vu le parquet de Lyon aussi prompt à communiquer sur une affaire, signe du climat de tension à Lyon autour de la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque à Lyon. Thierry Dran s’est de nouveau présenté face à la presse, jeudi 19 février.

À quelques mètres de là, dans une autre salle d’audience, sept interpellés faisaient face à un juge en vue de leur mise en examen. Le parquet de Lyon a requis que les sept interpellés soient poursuivis pour homicide volontaire, violences aggravées et association de malfaiteurs.

« Lors des interrogatoires, deux personnes refusaient de s’expliquer, a détaillé le procureur. Les autres reconnaissaient leur présence sur les lieux et parmi eux, certains reconnaissaient les coups sur Quentin Deranque et d’autres victimes. » Tous ont nié avoir eu la volonté de tuer.

Le procureur de Lyon Thierry Dran a précisé en conférence de presse qu’il avait demandé leur placement en détention provisoire en raison notamment du risque de trouble à l’ordre public, du risque de déperdition des preuves et de concertation entre les prévenus.

Les quatre autres interpellés sont poursuivis pour « recel de malfaiteurs », à savoir le fait d’accueillir ou de cacher une personne suspectée d’un crime ou d’un délit. Une information judiciaire a été ouverte, sous l’autorité de trois juges d’instruction.

Mort de Quentin Deranque : le profil des sept suspects

Le procureur de Lyon en a aussi dit plus sur le profil des sept personnes qui risquent la détention provisoire. Trois d’entre eux reconnaissent « avoir fait partie ou être proches de la mouvance d’ultragauche ». Deux des sept ont des antécédents judiciaires, pour violences et usages de stupéfiants pour l’un, et des faits de vols et port d’arme pour l’autre. Un dernier est actuellement sous contrôle judiciaire dans une procédure ouverte à Paris pour une agression à caractère antisémite datant de 2024.

Âgés de 20 à 26 ans, les suspects sont étudiants ou salariés dans le privé. Le dernier est Jacques-Élie Favrot, ex-assistant parlementaire du député LFI et cofondateur de la Jeune garde Raphaël Arnault. Le second assistant parlementaire arrêté, Robin C., a simplement été renvoyé pour recel de malfaiteurs.

Mercredi 18 février au soir, l’avocat de Jacques-Élie Favrot, Bertrand Sayn, indiquait que le jeune homme était « dévasté ». Celui-ci reconnaissait sa présence sur les lieux et avoir porté des coups lors de la rixe qui a précédé le tabassage de Quentin, mais il niait avoir frappé ce dernier.

Des militants d’extrême droite pourraient-ils être interpellés pour avoir participé à la rixe qui a précédé le lynchage ? « L’information judiciaire couvre l’ensemble des faits et l’enquête se poursuit », a indiqué le procureur de Lyon, qui indique s’être surtout concentré sur les « faits commis sur Quentin et autour de lui ».

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