« Ça sent le soufre… » Depuis samedi 14 février, la gauche lyonnaise, dans ses composantes les plus diverses, est sous le choc de la mort de Quentin Deranque. Tout le monde, du militant antifasciste à l’élu de centre gauche, dénonce un acte inqualifiable, certains en apportant leur soutien à la famille. Mais rares sont ceux à parler de la suite, comme tétanisés. Un mot d’ordre : attendre les résultats de l’enquête.
« Il est irresponsable d’agiter la petite mécanique de l’amalgame et de jeter l’opprobre sans preuves, a lancé, notamment, le maire de Lyon, Grégory Doucet, lundi 16 février au soir. Respectons l’État de droit, viendra le temps où nous pourrons tirer des conclusions sur les bases de ce que la justice dira. »
Depuis cette déclaration, onze personnes, dont l’assistant parlementaire (depuis renvoyé) du député insoumis Raphaël Arnault, Jacques-Élie Favrot, ont été interpellées dans le cadre de l’enquête autour de la mort du militant nationaliste. Selon Le Progrès, six suspects seraient membres de l’organisation antifasciste dissoute la Jeune garde.
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