Josiane est accompagnante d’élève en situation de handicap (AESH) dans une école primaire de Vaulx-en-Velin classée en REP+. En douze ans de métier, elle n’a cessé de voir les conditions de travail et la prise en charge des élèves se dégrader.
« On est devenus des pions », souffle la sexagénaire. Son bonnet enfoncé jusqu’aux lunettes, elle n’en est pas à sa première grève.
À 61 ans, elle travaille en tant qu’AESH depuis plus de douze ans. « Quand j’ai commencé, on nous appelait les EVS – emplois de vie scolaire handicap -, puis les AVS, aujourd’hui les AESH. Aucun de ces changements ne s’est accompagné d’une reconnaissance de notre métier, ni d’une amélioration de nos conditions de travail. Au contraire, je n’ai vu les choses évoluer que dans le mauvais sens ».

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