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A Saint-Genis-Laval, la fin du squat de la Mouche
Actualité  Société 

A Saint-Genis-Laval, la fin du squat de la Mouche

par Pierre Lemerle.
Publié le 27 juin 2022.
Imprimé le 17 août 2022 à 17:48
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Mardi 28 juin, les habitants du squat de la Mouche, à Saint-Genis-Laval, devait être expulsés. Sur place, des associatifs craignaient pour le futur de ces habitants. La préfecture assure avoir hébergé toutes les personnes présentes.

Ce mardi, le squat dit de « la Mouche » a été évacué, à Saint-Genis-Laval. Depuis mars 2021, les occupants avaient trouvé refuge dans une usine désaffectée située dans une zone industrielle, rue de la mouche.

Lors d’une intervention en octobre 2021, les services de l’État avaient dénombré près d’une centaine de personnes sur les lieux. Selon les associations, il y a eu jusqu’à 120 habitants sur le site. Une partie vivant dans l’usine, l’autre dans des camionnettes, à côté.

Au squat de la Mouche, des familles roumaines ou des Balkans

Les occupants étaient principalement des familles roumaines. Des Bosniens, des Serbes et des Albanais sont aussi passés par les lieux. Une soixantaine d’habitants étaient encore sur place cette semaine. Ce squat, composé en grande partie de familles nombreuses, accueille beaucoup d’enfants.

Récemment, plusieurs fait-divers ont émaillé la vie des lieux. Au mois de juin, une violente altercation a eu lieu entre des membres du squat et d’autres personnes vivant à l’extérieur. Un incendie a suivi cette rixe. Des faits qui ont entraîné la fuite d’une partie des familles bosniennes installées sur place.

Les associations espèrent que personne du squat de « la Mouche » de Saint-Genis-Laval « ne restera sur le trottoir »

De ce fait, l’intervention des forces de l’ordre n’étonnera pas grand monde. Les familles sur place vivent dans des conditions de vie déplorables. La présence de nombreux déchets entraîne des conditions d’hygiène détériorées.

Sur place, les associations militent pour que les familles soient toutes relogées.

« On espère que tout le monde sera pris en charge et que personne ne restera sur le trottoir », s’inquiète Berthe, une bénévole du Collectif lyonnais pour l’accès à la scolarisation et le soutien des enfants des squats (CLASSES).

Au squat de Saint-Genis-Laval beaucoup d’anciens de squats de Feyzin

Depuis plusieurs années, cette dernière suit des enfants vivant en squat afin de les aider à être scolarisés. Beaucoup sont passés d’un squat à l’autre. A Saint-Genis-Laval, certaines familles sont arrivées après la fermeture du squat de l’usine SEB, à Feyzin. De même, la fermeture d’un autre squat à Feyzin, à l’école Georges-Brassens, a entraîné une nouvelle arrivée d’habitants.

Un espoir donc : que la fermeture de ce squat permette à chacun de trouver une place.

« On veut une vraie résorption des bidonvilles et pas une expulsion avec des remises à la rue », marque la bénévole. 

29 personnes finalement hébergées au squat de Saint-Genis-Laval

Une demande entendue. Ce mardi 28 juin, la préfecture du Rhône a confirmé que l’intervention avait eu lieu à Saint-Genis-Laval autour de 6h30. 29 personnes ont été hébergées, dont 13 enfants. Ils ont été envoyés dans trois centres d’hébergement dont un à Saint-Priest et l’autre à Irigny.

Les forces de l’ordre sont intervenues en vertu d’un arrêté déposé par la mairie. L’Alpil, la Croix-Rouge, la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités étaient sur place (DDETS). Selon les services de l’Etat, toutes les personnes présentes ont trouvé une place d’hébergement. Visiblement, plusieurs habitants ont quitté les lieux ces dernières semaines.

Les familles présentes étaient connues des services de l’Etat après plusieurs rencontres sur place. Pour rappel, la Ville avait porté plainte contre l’utilisation de l’énergie par les occupants des lieux. Sur les trois propriétaires privés du site, au moins un avaient porté plainte contre les habitants.

Article actualisé le 28/06/2022 à 10h56
L'AUTEUR
Pierre Lemerle

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