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Commune de Lyon : comment la Guillotière est devenue le « quartier des luttes »
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Commune de Lyon : comment la Guillotière est devenue le « quartier des luttes »

par Pierre Lemerle.
Publié le 18 mars 2021.
Imprimé le 12 avril 2021 à 03:55
940 visites. Aucun commentaire pour l'instant.

Ce jeudi 18 mars, une partie de la France commémore le début de la Commune de Paris. Moins sanglante, la Commune de Lyon à la Guillotière a cependant été plus précoce et connue plusieurs étapes. Géographiquement, elle a décalé le terrain « de la lutte sociale » de la Croix-Rousse à la Guillotière. 150 ans plus tard, l’actuelle majorité veut effectuer un « devoir d’histoire » sur cet événement « symbole des luttes sociales. »

Nous sommes au matin du 1er mai 1871. Après une après-midi et une nuit de combat, le calme commence à revenir sur la rive gauche lyonnaise. Les forces gouvernementales ont fini par reprendre la place du Pont (actuelle place Gabriel-Péri). Les derniers restes de la Commune de Lyon se sont éteints. 

L'armée a dû s’y reprendre à plusieurs fois. La veille, deux colonnes ont été lancées. Une première est partie du Pont Gallieni et est remontée par la rue de Marseille. La deuxième, basée à Perrache, devait rejoindre la place du Pont en passant par l'actuel pont de la Guillotière. 

« Par deux fois, des troupes ont été changées car les appels à "lever la crosse en l’air" ont fonctionné. La troisième a été la bonne. »

Matthieu Rabbe, auteur du livre Les communards à Lyon - Les insurgés, la répression, la surveillance

Bilan : entre trente et une centaine de morts, suivant les sources, pour le dernier soubresaut de la Commune de Lyon. 

Une plaque commémorative à la Guillotière ?

« La commémoration de la Commune de Lyon a aujourd’hui une importance pour la ville. Elle est un événement symbolique de luttes sociales fondamentales. Or, ces questions sociales sont importantes pour une mairie écologiste. Il n’y a pas de transformations fortes, sans prise en compte de la question sociale. Plus qu’un devoir de mémoire, il y a un vrai devoir d’histoire à faire sur le sujet. » 

Florence Delaunay, adjointe au maire de Lyon, en charge des questions de Droits et égalités, mémoire, culte et spiritualité, pour Rue89Lyon

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Article actualisé le 22/03/2021 à 11h00
L'AUTEUR
Pierre Lemerle

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