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Covid-19 : un recul enfin perceptible en Auvergne-Rhône-Alpes
santé  Société 

Covid-19 : un recul enfin perceptible en Auvergne-Rhône-Alpes

par Bertrand Enjalbal.
Publié le 25 novembre 2020.
Imprimé le 13 avril 2021 à 08:45
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[GRAPHIQUES] Région la plus touchée par la seconde vague de l’épidémie de Covid-19, Auvergne-Rhône-Alpes voit enfin sa situation s’améliorer. La dynamique faiblit fortement ces derniers jours. Dans les hôpitaux de la région, la pression commence enfin à baisser mais reste encore forte.

(Rue89Lyon propose un point hebdomadaire, celui que vous lirez ci-après a été effectué en date du 24 novembre. Voir le détail département par département).

La baisse de la dynamique de l’épidémie constatée dans la région lors de notre dernier point se confirme. De nombreux indicateurs affichent enfin une évolution. Notamment celui du taux d’incidence, qui participe à l’évaluation de la dynamique de l’épidémie. Il faut toutefois noter que dans la même temps on a beaucoup moins dépisté dans la région ces derniers jours.

Logiquement, le reflux de patients dans les hôpitaux est pour l’heure plus long que celui de l’épidémie. Cette dernière semble décroître aussi fort qu’elle a explosé, par endroits, courant octobre.

Le président de la République,Emmanuel Macron, lors de son allocution télévisée ce mardi 24 novembre, a indiqué que le « pic de la deuxième vague [était] passé ». Toutefois, en Auvergne-Rhône-Alpes, l’épidémie demeure encore forte. Près de deux fois plus dynamique que la moyenne nationale.


Auvergne-Rhône-Alpes, une baisse enfin confirmée de la dynamique de l’épidémie

La chute du taux d’incidence de l’épidémie dans la région est très forte ces derniers jours. L’indicateur est utilisé pour évaluer la dynamique de l’épidémie et propose le nombre de cas positifs détectés rapportés à 100 000 habitants. Ainsi, entre le 10 et le 17 novembre, il a chuté de moitié en Auvergne-Rhône-Alpes, passant de 710 à 350 cas pour 100 000 habitants. Au 10 novembre, il avait également connu un recul sur une semaine. Le premier constaté depuis le mois d’août dernier.

La dynamique de l’épidémie décroît dans toutes les tranches d’âge de la population de la région durant la même semaine. Pour la majorité d’entre elles, c’est la deuxième semaine de baisse constatée. Seule la tranche des 0-9 ans connaît sa première baisse du taux d’incidence après une hausse continue depuis fin septembre. Elle est restée durant ce temps, et reste encore, la catégorie d’âge la moins touchée selon cet indicateur (mais aussi une des moins testées).

La décrue de l’épidémie qui semble amorcée ne modifie pas pour l’heure les différences territoriales. Le taux d’incidence reste toujours environ deux fois plus élevé en Auvergne-Rhône-Alpes qu’en Île-de-France. La région Bourgogne-Franche-Comté est toujours la deuxième région la plus touchée de France derrière Auvergne-Rhône-Alpes.

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La Haute-Savoie département le plus touché mais avec un taux d’incidence quasiment divisé par deux

Haute-Loire, Savoie, Haute-Savoie et Loire sont toujours les quatre départements présentant les taux d’incidence plus élevés. La Haute-Savoie reste le département où l’épidémie semble circuler le plus fortement actuellement dans la région. Toutefois, la dynamique continue de ralentir après une première forte baisse constatée la semaine dernière. Entre le 10 et le 17 novembre, le nombre de cas enregistrés dans le département a presque été divisé par deux.

Vous pouvez également visualiser l’évolution du taux d’incidence par communes sur cette carte (zoomer ou rechercher la commune par son nom) :


Covid-19 : une circulation de l’épidémie en baisse significative dans les métropoles d’Auvergne-Rhône-Alpes

L’épidémie semble bien continuer de reculer dans les grandes métropoles de la région. Dans la métropole de Clermont-Ferrand, le taux d’incidence (nombre de cas pour 100 000 habitants) est passé en-dessous de la moyenne nationale.

 

Dans la métropole de Saint-Étienne, entre le 14 et le 21 novembre, le nombre de cas positifs enregistrés a presque baissé de moitié. Dans les métropoles de Grenoble et de Lyon, la baisse du nombre de cas enregistrés se poursuit. Toutefois, elle a connu un rythme moins élevé durant cette semaine par rapport à celui de la semaine précédente. Signe peut-être d’un début de tassement. Ou de l’effet d’un dépistage en forte baisse.

 

Covid-19 : Une chute importante du dépistage en Auvergne-Rhône-Alpes entre le 10 et le 17 novembre

La chute du nombre de cas détectés est-elle la conséquence de l’évolution du dépistage ? Depuis le début des mesures, les évolutions de ces deux indicateurs sont très souvent corrélées dans la région. Au 10 novembre, sur une semaine, le nombre de tests PCR effectués dans la région avait déjà baissé. Une première depuis fin septembre.

Cette fois, la baisse est spectaculaire. Entre le 10 et le 17 novembre, selon les données de Santé Publique France, les différents laboratoires de la région ont effectués près de 100 000 tests de moins par rapport à la semaine précédente (-43% sur une semaine).

 

 

Une diminution du dépistage qui pourrait donc expliquer en partie la baisse, parfois très forte, du taux d’incidence enregistrée dans certains départements de la région. Toutefois, le recul de l’épidémie semble bien avéré ces derniers jours et dernières semaines dans la région. Cette baisse du taux d’incidence, malgré le bémol du dépistage, se conjugue avec celle du taux de positivité. Et ce pour la deuxième semaine.

 

Une première diminution du nombre de patients Covid-19 dans les hôpitaux de Lyon et d’Auvergne-Rhône-Alpes

 

La semaine passée, on observait un ralentissement clair du nombre de patients hospitalisés en simultané dans les établissements de la région. La baisse, sur une semaine, était très légère. Cette fois, elle est plus significative.

Au 17 novembre, il y avait 7000 personnes hospitalisées pour des cas de Covid-19 dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Elles étaient environ 800 de moins (6220) au 24 novembre (-10% sur une semaine).

Au sein des Hospices Civils de Lyon, la pression commence très doucement a diminué également. Au 24 novembre, la direction indiquait que la capacité de lits de réanimation n’avait pas été augmentée par rapport à la semaine précédente. Une première depuis le déclenchement du « plan blanc » en septembre dernier. Au 24 novembre, le taux d’occupation des lits de réanimation par des patients Covid-19 était de 58% (contre 67% au 17 novembre). Le taux d’occupation des lits de réanimation a lui aussi diminué, de 3 points, sur une semaine.

 

Les données utilisées

Les données hospitalières de l’épidémie de Covid-19

Elles proviennent des chiffres de Santé Publique France. Il s’agit de données journalières pour le nombre d’hospitalisations, de personnes en réanimation et de personnes décédées. Pour le taux d’incidence, il s’agit de données établies de façon hebdomadaire.

Précisions :

Pour le nombre de patients hospitalisés ou en réanimation ou en soins intensifs, il s’agit de données journalières non cumulées et provenant des hôpitaux (hors Ehpad donc). Les chiffres représentent donc le nombre de personnes hospitalisées ou en réanimations à ce jour.

Pour le nombre de personnes décédées à l’hôpital, les chiffres présentés sont un cumul depuis le début de la publication des données, à savoir le 18 mars. Voilà pourquoi les courbes des décès sont différentes des autres. Elles se stabilisent mais ne diminuent donc pas.

Limites des données hospitalières de Santé Publique France :

  • Le système de déclaration des cas n’est pas exhaustif et le nombre d’établissements déclarant varie au cours du temps ;
  • Certains patients, présents dans la base de données hospitalières à un moment donné, sont retirés de la base de données par les établissements de santé lorsque le résultat biologique du patient est négatif par rapport au COVID-19.

Le taux d’incidence de l’épidémie de Covid-19

Le taux d’incidence correspond au nombre de tests positifs pour 100.000 habitants. Il est calculé de la manière suivante : (100000 * nombre de cas positif) / Population.

Il est permis grâce au Système d’Informations de DEPistage (SI-DEP). Le nouveau système d’information de dépistage (SI-DEP), en déploiement depuis le 13 mai 2020, est une plateforme sécurisée où sont systématiquement enregistrés les résultats des laboratoires des tests (RT-PCR) réalisés par l’ensemble des laboratoires de ville et établissements hospitaliers concernant le SARS-COV2.

Précision :

  • Sélection de la première date avec pcr positive si plusieurs prélèvements positifs pour un même patient

Limites :

  • Seuls les tests biologiques des personnes pour lesquelles le département de résidence a pu être localisé sont représentés sur les cartes. Les personnes dont le département n’a pas pu être remonté dans les données SIDEP ne sont comptabilisées qu’au niveau France entière. De ce fait la somme des tests indiqués dans les départements ou régions est inférieure au nombre de tests indiqué en France.
  • Le délai de remontée des tests peut excéder 9 jours dans certains cas. Les indicateurs sont ajustés quotidiennement selon la réception des résultats.

Concernant le taux d’incidence, nous travaillons ici avec des données hebdomadaires. Ceci pour éviter les fluctuations quotidiennes parfois importantes. Cette échelle de temps permet de visualiser une évolution plus significative à nos yeux.

Les données de Santé Publique France concernant cet indicateur sont disponibles à partir du 13 mai 2020. Ceci explique que nos tableaux commencent au 19 mai, terme de la première semaine de 7 jours de statistiques.

Comme indiqué ci-dessus, le temps de remontée de ces données est plus long. De fait, ceci explique que pour notre point hebdomadaire nous n’ayons pas à disposition les données des tous derniers jours nous permettant d’effectuer un calcul du taux d’incidence hebdomadaire à date de la publication. Nous attendons que les données nous permettent de calculer cet indicateur de 7 jours en 7 jours à compter du 13 mai.

Le nombre de tests de dépistage Covid-19

Quels tests ?

Il s’agit de ceux enregistrés dans le système SI-DEP. Le nouveau système d’information de dépistage (SI-DEP), en déploiement depuis le 13 mai 2020, est une plateforme sécurisée où sont systématiquement enregistrés les résultats des laboratoires des tests (RT-PCR) réalisés par l’ensemble des laboratoires de ville et établissements hospitaliers concernant le SARS-COV2.

Précisions : Si plusieurs prélèvements sont rapportés pour un même patient:

  • Sélection de la première date pour les pcr ayant le même résultat (par exemple première date si plusieurs pcr négatives)
  • Si pcr discordantes chez un même patient (N et P), la première pcr positive est conservée.
    Exclusion des résultats ininterprétables
  • A compter du 29/08, les indicateurs issus des données de laboratoires (SI-DEP) présentent des taux d’incidence, de positivité et de dépistage corrigés en fonction des dépistages réalisés dans les aéroports à l’arrivée des vols internationaux.

La correction s’applique sur l’ensemble des données postérieures à la date du 12 août.

Limites :

  • Seuls les tests biologiques des personnes pour lesquelles le département de résidence a pu être localisé sont représentés sur les cartes. Les personnes dont le département n’a pas pu être remonté dans les données SIDEP ne sont comptabilisées qu’au niveau France entière. De ce fait la somme des tests indiqués dans les départements ou régions est inférieure au nombre de tests indiqué en France.
  • Le délai de remontée des tests peut excéder 9 jours dans certains cas. Les indicateurs sont ajustés quotidiennement selon la réception des résultats.

Article actualisé le 26/11/2020 à 09h10
L'AUTEUR
Bertrand Enjalbal
Bertrand Enjalbal
Journaliste à Rue89Lyon

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