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Spectacles, jardin, zombie walk et numérique : la sélection à poil d’avril 2019 par Rue89Lyon
Cultures  Sélection culture par la rédac de Rue89Lyon 

Spectacles, jardin, zombie walk et numérique : la sélection à poil d’avril 2019 par Rue89Lyon

actualisé le 08/04/2019 à 10h14

Malgré la lumière et la douceur d’avril, il serait déconseillé de se découvrir ne serait-ce que d’un fil. De notre côté, nique le rhume, personne n’a l’intention de se cacher sous un pull over : la sélection culture de la rédac arrive toute nue toute vraie. Elle peut être largement amendée par vos soins, ajoutez vos bons plans en commentaires (rageux et/ou enthousiastes).

Organisme Modificate Genetic – au théâtre du Point du Jour

"OMG", spectacle programmé au théâtre des Célestins. ©Kopie

« OMG », spectacle programmé au théâtre des Célestins. ©Kopie

Ioana Costea n’hésite pas devant les difficultés, et moins encore face à celles qu’elle s’impose. Dans “Organisme Modificate Genetic”, pièce également appelée “OMG”, la jeune metteure en scène roumaine fait défiler sur scène des représentants des communautés orthodoxes et musulmanes, policiers, journalistes, artistes, juges, villageois. Et autant de prises de parole, face à ce qui semble être un crime. Le corps d’une femme vêtue d’une burqa a en effet été retrouvé dans ce village roumain au bord du Danube.

Pour plonger dans l’enquête et dans les troubles qu’elle suscite, Ioana Costea a choisi un dispositif scénique au plus près du spectateur. Concerné ?

Du 2 au 4 avril, programmé par le théâtre des Célestins mais à voir au théâtre du Point du Jour.

 

Les Mercredis de l’anthropocène – aux Halles du Faubourg

Première salve de conférences et de débats pour l’Ecole urbaine de Lyon, après un festival qui s’est déroulé en janvier et qui a donné lieu à un défilé d’intervenants de haute volée. Cette école d’un genre nouveau, rattachée à l’Université de Lyon, propose de poursuivre la réflexion autour du vaste thème de l’anthropocène, lors de rendez-vous hebdomadaires.

Ce 3 avril, le premier « mercredi de l’anthropocène », d’une série de douze étendus d’ici cet été, sera consacré à « la ville face aux changements climatiques ». Difficile de faire plus ancré dans l’actualité.

Suivra une conférence intitulée « Vivre avec le risque de la contamination », le 10 avril. Tesuji Imanaka, physicien du nucléaire, originaire de Kyoto entrera en dialogue avec Marie Augendre, géographe et maître de conférence à Lyon 2.

Le 17 avril, il s’agira de se pencher sur les questions de mobilité. Ainsi passés au tamis des analystes, ces problématiques doivent dessiner une définition, mouvante, de ce qu’est l’anthropocène.

Les Mercredis de l’anthropocène, à partir du 3 avril : tout le programme.

 

Le jardin Rosa Mir – quartier Croix-Rousse

Il est visitable de nouveau, à partir de ce samedi 6 avril, pour sa période d’ouverture annuelle. Ce lieu atypique niché au cœur de la Croix-Rousse sera accessible chaque samedi de 14h à 18h, jusqu’au 26 octobre.

Jardin Rosa Mir©SS/ Rue89 Lyon

Les visites du jardin Rosa Mir sont libres mais toujours avec une jauge maximale de 15 personnes à la fois.

Des visites guidées payantes sont également organisées au tarif de 6 € par personne tout au long de la saison, notamment le mercredi.

Un travail de réhabilitation, de soin et pimpage, « coquillage par coquillage », vous est raconté dans cet article que nous avions publié en juin 2016.

 

Le Mirage Festival – aux Subsistances

Pour ce qui concerne le grand public, l’événement, principalement basé sur le site des Subsistances,  exposera des créations contemporaines d’artistes émergents. On relève notamment la performance de Nicola L. Hein et Lukas Truniger, intitulée « Membranes« , qui voudrait inventer un « nouveau langage sonore », le vendredi 5 à 21 heures.

Membranes Studio Teaser from Lukas Truniger on Vimeo.

Faire la promotion des arts numériques et les intégrer dans un univers entrepreneurial est par ailleurs l’une des missions que s’est fixé le Mirage Festival. Un programme « business, art et tech » a été lancé dans ce sens.

Du 3 au 7 avril, aux Subsistances.

 

Biennale des arts numériques – à Bron

Des spectacles mais aussi des concerts pour interroger notre monde connecté. La RVB (ou Biennale des arts numériques de Bron) en est à sa quatrième édition, qui s’étend dans différents lieux socio-culturels de l’agglomération.

Biennale des arts numériques - avril 2017 ©Mathias Ridde

Biennale des arts numériques – avril 2017 ©Mathias Ridde

Tout un pan de la biennale se penche sur l’Intelligence Artificielle (IA) présentée comme une promesse de révolution du quotidien (voitures auto-nomes, gestion « smart » généralisée…), mais bien souvent, ce sont de nouvelles formes de travail loin de l’émancipation fantasmée pour les individus que l’IA propose. Plusieurs artistes proposent des installations et des petites formes scéniques pour démonter avec humour une utopie aux vices cachés.

Du 4 avril au 11 avril, les informations par ici.

 

La Fête du livre jeunesse – à Villeurbanne

Fête du livre jeunesse © Gilles Michallet / Villeurbanne

Fête du livre jeunesse © Gilles Michallet / Villeurbanne

Elle a bien grandi, cette Fête du livre villeurbannaise dédiée à la prolifique littérature jeunesse. Pour célébrer ses 20 ans, l’événement programme des lectures par les auteur.e.s de leurs propres ouvrages, des ateliers (attention, sur inscription), pour écrire et inventer ses propres histoires…

L’illustratrice Claudine Desmarteau et la photographe Claire Dé seront dans les parages pendant tout le week-end, après le travail qu’elles ont réalisé en résidence dans deux établissements scolaires de la ville.

Le samedi 6 et dimanche 7 avril à Villeurbanne.

 

Les Enfants du Levant – au Théâtre de la Renaissance

« Bienvenue les enfants ! » s’exclame le directeur de la colonie de Mettray. Nous sommes en 1840, c’est le commencement des grandes manœuvres pour la mise en place des colonies pénitentiaires.

Isabelle Aboulker a pensé la pièce pour que les enfants puissent appréhender ce fait historique méconnu. Une colonie agricole pénitentiaire d’enfants a existé sur l’île du Levant, en Méditerranée. Cela paraît improbable, fictionnel et, pourtant, le récit va se déployer à partir des éléments de notre passé.

Les Enfants du levant, au théâtre de la Renaissance ©Stofleth

Les Enfants du levant, au théâtre de la Renaissance ©Stofleth

L’opéra est interprété par le chœur d’enfants de la Maîtrise de l’Opéra de Lyon.

Les Archives d’Oullins organisent par ailleurs une « Petite Conférence » dédiée à l’existence d’une colonie pour enfants située tout proche du théâtre. Images, lettres, photos et documents d’histoire à l’appui : l’entrée est libre et ça se passera le samedi 13 avril à 17h à la MJC (en face du théâtre de la Renaissance).

Du 6 au 10 avril au théâtre de la Renaissance.

 

Caballero et JeanJass – au Transbordeur

 

Mais oui le rap belge ! Caballero et JeanJass en sont de fiers représentants, portés par une sorte de dinguerie commune ; ne s’imposant que peu de limites en termes de propos. Leurs sonorités très actuelles en font des coqueluches d’un public assez large. Ils reprennent les codes d’un hip hop traditionnel américain pour les tordre et faire kiffer autour d’eux. Love & billets.

Le 6 avril au Transbordeur.

 

Jessica Pratt + Emily Wells – à l’Epicerie moderne

Jessica Pratt viendra avec son 3e album tout juste sorti (8 fév.19 chez City Slang). « Quiet Signs » rassemble neuf chansons, considérées comme l’aboutissement de son travail à ce jour.

Emily Wells est violoniste, productrice, chanteuse et compositrice connue pour son style éclectique, mêlant instrumentations classiques, modernes et sampling live. Elle utilise percussions, synthés et beat machines, sans peur et pour des lives étonnants.

Deux américaines pour cette édition de « Les femmes s’en mêlent », yeah yeah.

Le 10 avril à l’Epicerie moderne à Feyzin.

 

The Young Gods – au Ninkasi Kao

Les Suisses sont décidément en force sur ce mois d’avril (confère le concert du 15 avril au Sonic un peu plus bas dans cet article).

Incontournables fabricants d’indus, the Young Gods assurent leurs arrières avec un style cabaret punk affirmé mais ne se prive pas d’aller pourquoi pas vers de la techno, dentelle. De jeunes dieux aux cheveux blancs, cultes.

Le 10 avril au Ninkasi Kao.

 

Youssoupha – au Transbordeur

C’est qui le patron ? Ne serait-ce pas celui qui sait vous faire sortir les larmes en vous chantant dans l’avion un autoportrait joliment écrit ? C’est lui, c’est Youssoupha qui, avec Polaroïd Experience, a pondu un de ses plus beaux titres dans cet album éponyme.

Le 10 avril au Transbordeur.

 

XCIII et Ashkey – au Kraspek Myzik

Bon son bon oeil. C’est la nouveauté qui se présente à vous, qui donne tout ce qu’elle a dans les tripes. Voilà ce qu’on présente comme « l’avant-garde » rock (mais peut-on encore utiliser l’expression avant-garde sans se prendre une tomate dans le visage ?) : XCIII arrive de Paris avec un peu de metal mais surtout du rock progressif dans les poches.

Des lyonnais également ce soir-là au Kraspek Myzik : Ashkey est un duo qui propose son propre regard sur la poésie musicale sombre, un champ déjà bien labouré, mais qui n’attend que de nouveaux sillons.

Le mercredi 10 avril au Kraspek Myzik.

 

Nuit nomade – dans le 7e arrondissement

C’est un tour de cet arrondissement -haut lieu de sorties de la ville- qui est proposé ce soir du 11 avril. Des concerts ici, des ateliers chorégraphiques là, un spectacle enfant plus loin. Les résidents de « Chorba Frik » pour un concert open air electro… Un karaoké. Un peu d’impro.

C’est à dire qu’à ce rythme, ce ne sont pas des baskets mais des pneumatiques qu’il faudra chausser pour faire tout le tour. Sauf à s’arrêter au premier endroit venu, de toutes façons il s’y passera quelque chose. Pour un choix plus précis, les infos par ici.

Le 11 avril, dans le 7e arrondissement de Lyon.

 

Ethnopsychiatrie, histoire et actualité d’une pratique contestée – à la Ferme du Vinatier

Comment la psychiatrie peut-elle appréhender l’altérité ? Comment comprendre, accompagner, soigner les usagers des institutions de santé mentale issus d’autres cultures, où la souffrance et le mal-être s’expliquent autrement ? Les références occidentales peuvent-elles suffire à appréhender les désordres et les vulnérabilités des familles migrantes en difficulté ?

À quoi les professionnels et les institutions sont-ils confrontés dans leurs pratiques avec des patients immigrés, exilés ou écartelés entre différentes références culturelles ?

Le débat, proposé par les Éditions de l’ENS de Lyon en partenariat avec la Ferme du Vinatier, autour de l’histoire et des enjeux de cette discipline hybride située entre psychiatrie et ethnologie, s’annonce passionnant. Il est organisé à l’occasion de la publication par Emmanuel Delille de l’édition critique de l’ « Ethno-psychiatrie » de Henri Ellenberger.

Jeudi 11 avril à 19 heures, à la Ferme du Vinatier.

Le marché des labels indépendants « Jaquette et Diamant » (Disquaire Day)

A l’occasion du « Disquaire Day » (qui a lieu partout en France), la bibliothèque du 1er arrondissement de Lyon met le paquet, sa présence dans le quartier des disquaires oblige. Des vinyles en édition exclusive, des showcases et DJ set…

La salle de concert le Marché Gare (actuellement en travaux) et la bibliothèque municipale, centrale, de Lyon, organisent, ce même jour, son Label Market baptisé « Jaquette et Diamant ». Il s’agit d’un marché unique, des labels indépendants lyonnais. Il y aura aussi un showcase de Wild Wild Waves, une exposition de pochettes créées par des enfants et adolescents… Et ça se passera à la bibliothèque de la Part-Dieu cette fois.

Le 13 avril.

 

Klaus Johan Graub – au Sonic

Les Suisses de Klaus Johan Graub font « sensation » comme on dit dans le milieu depuis 2013, en produisant de la « kraut dance music » en langue allemande. Galactique et mielleux à la fois, ce son présente un fort risque de vous rendre accro rapidement.

Le 15 avril au Sonic.

 

Hallucinations collectives

"Freaks", par Adam Stein et Zach Lipovsky, projeté en ouverture du festival 2019. DR

« Freaks », par Adam Stein et Zach Lipovsky, projeté en ouverture du festival 2019. DR

C’est le festival de l' »autre cinéma », mais pas que. « Pour les amateurs d’aventure, de pure évasion, les amateurs de divertissements puérils et les amoureux du ridicule et du bizarre », nous dit-on. Une bonne punchline qui permet se sentir aventurier.e, en matière de ciné. De petites perles méconnues, mises de côté, dénigrées, seront projetées juste là pour le public averti ou non qui aura fait preuve d’un peu d’audace.

Cette année, le thème plonge dans un cinéma afro-américain. Le théâtre de l’Elysée accueillera nombre d’événements. Dont un salon de la micro-édition. Et une discussion avec la blogueuse Mrs Roots sur l’afroféminisme.

Du 10 au 22 avril à Lyon.

 

Coopérative d’écriture éphémère – au NTH8

Le projet est de faire travailler de jeunes dramaturges mexicain.e.s et français.e.s, durant trois jours, afin de questionner chaque jour l’actualité internationale, comme une revue de presse.Cette coopérative éphémère épluchera la presse du jour, la mettra en lien avec la ville de Lyon et le quartier des États-Unis, écrira en quelques heures une série de courts textes, drames brefs, poèmes, manifestes, et chansons. A chaque soir son cabaret, son inventivité.

Du 15 au 17 avril à 19 heures, la totalité du programme de la coopérative >> au NTH8.

 

« Le Cirque », ciné-goûter – au Comoedia

C’est un ciné-goûter autour d’un des très beaux films de Chaplin, Le Cirque. Charlot, pris pour un pickpocket, se réfugie dans un cirque et déboule sur la piste en plein spectacle. Son arrivée fait rire le public et le directeur l’engage aussitôt comme clown. Charlot devient amoureux de l’écuyère mais son rival le fait renvoyer…

La projection sera suivie d’un atelier d’éveil musical animé par Fabrice Bihan, violoncelliste, et Louise Marcillat, clarinettiste, pour « explorer la musique du cirque et celle du spectacle à travers des jeux rythmiques et corporels ».

Le 17 avril à 14 heures, au cinéma le Comoedia.

 

Oufs d’astro, 6e Biennale du ciel et de l’espace – au Planétarium de Vaulx-en-Velin

Escape game ©Ville de Vaulx-en-Velin Studio Gaudin-Ramet

Des ateliers pour les kids (pendant les vacances scolaires notamment) mais aussi des expos et une conférence en mode prestige avec l’astronaute Michel Tognini et l’astrophysicienne Hélène Courtois. Ou encore des ateliers qui permettent de simuler les aurores polaires ou recréer les orages sur Jupiter… Ouf, non ?

Du 1er au 26 avril, au Planétarium de Vaulx-en-Velin.

 

Les Intergalactiques, le festival de science fiction de Lyon

On démarre par une zombie walk, pour poser un peu l’ambiance (le 25 avril). Pour cette édition 2019, le festival de science-fiction trop peu connu encore va bien entendu mettre à l’honneur Alain Damasio qui vient de publier « Les Furtifs ».

Il sera présent sur le salon du livre, moment-phare du festival. Il y tiendra conférence. Mais pas uniquement : aux côtés de Yan Péchin (guitariste d’Alain Bashung ou de Brigitte Fontaine et Rachid Taha), le voilà parti dans une performance musicale. Tous les deux ont signé ce qu’ils appellent un « disque-univers » à partir du roman juste paru.

Une compétition de courts métrages, une brocante, un atelier de sérigraphie, un « labo post-écologie », n’en jetez plus, les Intergalactiques veut se caler comme un événement faisant le pont entre maintenant tout de suite et le turfu.

Du 25 au 30 avril.


Le Lyon Bière Festival, 4è édition – à la Sucrière

Le revoilà, l’événement lyonnais mais aussi international dédié à la bière artisanale, avec une prog de feu et le spot de la Sucrière investi de manière festive pendant deux jours. Organisé par les cavistes de Bieronomy et par le Petit Bulletin, avec le soutien de Rue89Lyon, le festival invite une flopée de brasseurs reconnus ou encore novices mais déjà talentueux, qu’il sera donc possible de rencontrer et de déguster.

Face aux géants de l’industrie de la bière, ces artisans s’organisent et, pour la plupart, tentent de travailler en étant respectueux de l’environnement. Ce qui n’est pas au goût de tout le monde ; Heineken est particulièrement agacé par l’enquête qu’a consacré Olivier Van Beemen à cette entreprise et à ses affaires en Afrique, et par ses relais.

L’auteur de « Heineken en Afrique, une multinationale décomplexée » (aux éditions Rue de l’Échiquier) sera d’ailleurs présent au Lyon Bière Festival.

Le Lyon Bière Festival #4, les 27 et 28 avril à la Sucrière.

 

L'AUTEUR
Dalya Daoud
Dalya Daoud
Redchef à Rue89Lyon.

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