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À Lyon, le combat d’un ancien détenu pour que Google l’oublie

Lundi 1er octobre s’est tenue au Palais de justice de Lyon une audience peu commune. Monsieur B., 47 ans, ancien repris de justice, a saisi le tribunal de grande instance en référé, exigeant du moteur de recherche Google qu’il déréférence des articles de presse dans lesquels est mentionné son nom et son passé judiciaire. Ce …

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Capture d’écran du moteur de recherche Google

Lundi 1er octobre s’est tenue au Palais de justice de Lyon une audience peu commune. Monsieur B., 47 ans, ancien repris de justice, a saisi le tribunal de grande instance en référé, exigeant du moteur de recherche Google qu’il déréférence des articles de presse dans lesquels est mentionné son nom et son passé judiciaire.
Ce lundi 1er octobre, il est 14h30. Monsieur B. attend impatiemment devant la salle d’audience. Il regarde les avocats défiler, cherche des yeux le sien, Me Thomas Fourrey. C’est sur lui qu’il compte pour défendre ses intérêts. Et la tâche n’est pas aisée. Monsieur B. affronte le géant américain Google dans une affaire de droit à l’oubli, dont dépend sa réinsertion dans la société, assure-t-il.
En 2011, Monsieur B. a été condamné à deux peines de prison ferme de quatre et cinq ans pour, entre autres, détention d’armes, d’explosifs, de faux papiers et de drogue. Un journaliste du Progrès assiste alors au jugement et écrit un compte rendu, dans lequel il renseigne les prénom et nom du condamné, et qui sera ensuite publié sur le site du journal.

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