Il devait célébrer les 20 ans de son album phare, Diwan, à l’Opéra de Lyon ce 22 septembre prochain (avec les cordes de l’opéra et la participation de Steve Hillage). Mais voilà que l’on apprend, ce mercredi, que l’auteur et interprète Rachid Taha est décédé d’une crise cardiaque dans la nuit de mardi à mercredi, à l’âge de 59 ans.
Les hommages pleuvent depuis ce mercredi après-midi, saluant l’artiste, son travail de métissage mêlant les musiques traditionnelles algériennes, le chaâbi avec le rock ou d’autres styles encore, influençant et ne cessant de collaborer avec d’autres grands noms de la musique.
Rachid Taha arrivé en 1977 dans la ZUP de Rillieux-la-Pape
C’est à Lyon qu’il fait ses premières armes musicales, influencé et se fondant dans une scène punk passionnante. Il arrive en 1977 d’Oran et débarque en Alsace. Il s’installe avec ses parents peu après dans la ZUP de Rillieux-la-Pape. Il n’est pas encore Taha mais « Rachid, ce chanteur bien Français même s’il est né à Oran et qui a des choses à dire » :
Il fonde en 1981 le groupe Carte de séjour, fixant sur lui ce style décadent emprunt d’un certain sens de la fête mais aussi de mélancolie et d’ironie. On se rappelle la reprise incroyable de Douce France, de Charles Trenet, qui fît sensation mais aussi tousser.

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