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L'agent du Grand Lyon qui s'est immolé aurait été victime de « harcèlement »

Un ancien supérieur hiérarchique de Manuel G., l’agent du Grand Lyon qui s’est immolé par le feu le 19 juillet dernier, a décidé de parler. Le Progrès livre en effet aujourd’hui le témoignage d’André Réale, ex-chef de circonscription à la subdivision Nettoiement Sud-Est du Grand Lyon, aujourd’hui à la retraite. Alors que la CGT dénonçait une …

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Un ancien supérieur hiérarchique de Manuel G., l’agent du Grand Lyon qui s’est immolé par le feu le 19 juillet dernier, a décidé de parler. Le Progrès livre en effet aujourd’hui le témoignage d’André Réale, ex-chef de circonscription à la subdivision Nettoiement Sud-Est du Grand Lyon, aujourd’hui à la retraite.

Alors que la CGT dénonçait une réorganisation des services menée à « marche forcée », et qui pourrait constituer l’une des raisons de ce geste, cet ancien agent relate une querelle entre Manuel G. et des employés syndiqués.

André Réale raconte qu’il y a quelques années, Manuel G. a été « nommé pour reprendre en main l’équipe de Saint-Fons » où « certains agents ne faisaient pas correctement leur travail. C’était manifeste. » Celui-ci ne s’y serait donc pas fait que des amis. Comme le cousin d’un permanent de la CFTC, qui travaille dans l’équipe de Saint-Fons. Et, selon André Réale, « le permanent avait même été nommé agent de maitrise alors qu’il n’a jamais passé le concours. Il a remis en cause le commandement de Manuel G. et celui-ci a été convoqué par le service des ressources humaines », pour écoper d’un rappel à l’ordre. Le retraité le confie : « le patron du syndicat avait un pouvoir de nuisance important ».

Lorsqu’un proche de son ennemi, Bernard D., est nommé au poste de son chef, parti à la retraite, Manuel G. demande à changer de service. Mais cela ne l’empêchera pas d’être amené à travailler avec celui-ci, qui « en profitait, dès lors, pour le critiquer systématiquement et directement, alors qu’il n’était pas son supérieur », selon André Réal.

Le Progrès raconte que face à de nouveaux reproches lors d’une réunion en novembre 2011, Manuel G. s’est emporté, et a jeté une chaise en direction de son chef de circonscription. « C’était devenu du harcèlement », commente André Réal. Suite à ce geste déplacé, Manuel G. sera mis à pied 15 jours, décision qu’il venait d’apprendre lorsqu’il est passé à l’acte. « S’il en est arrivé là, ce n’est pas pour la mise à pied, mais parce qu’il s’est senti profondément remis en cause, abandonné par sa hiérarchie. Il n’a pas supporté. »

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