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Pendant les vacances, les occupations d’écoles pour les enfants SDF prennent fin

Le soir du vendredi 3 juillet, toutes les écoles primaires et maternelles ont fermé ; les vacances d’été sont arrivées. Les familles qui étaient jusque là encore mises à l’abri dans trois écoles de l’agglomération lyonnaise ont donc dû trouver un autre toit.

Depuis le début du mouvement d’occupation des écoles lyonnaises, en novembre dernier, cette question planait : que vont devenir les enfants et leurs parents hébergés de manière précaire quand les écoles vont fermer pour les grandes vacances ?

A partir du 20 novembre, jour où la France a célébré le 25ème anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant, des parents et enseignants avaient occupés pendant plusieurs jours voire plusieurs semaines des écoles de l’agglomération lyonnaise pour mettre à l’abri des familles SDF et leurs enfants scolarisés.

Regroupés au sein d’un collectif nommé « Jamais sans toit », les parents d’élèves et enseignants avaient recensé près de 200 élèves SDF.

Ce printemps, les occupations d’école avait repris. Et le 3 juillet au soir, on comptait encore trois écoles occupées :

  • L’école Ampère à Oullins, occupée depuis 3 mois
  • L’école Mazenod (Lyon 3ème), occupée depuis 2 mois
  • L’école Painlevé (Lyon 3ème), occupée depuis 1 mois
Pancarte à l'école Ampère d'Oullins, occupée depuis le 10 avril. ©DR

Pancarte à l’école Ampère d’Oullins, occupée depuis le 10 avril. ©DR

Proposition de « retour au pays » par la préfecture du Rhône

Le collectif « Jamais sans toit » a sollicité un nouveau rendez-vous auprès de la préfecture afin de trouver des solutions à ces familles des écoles et autres en situation précaire.

Reçue par le préfet délégué à l’égalité des chances le 6 juillet, la délégation a eu droit au discours tenu régulièrement ces derniers mois. Voici ce qui leur a été dit selon la porte-parole de la préfecture :

  • « La préfecture est arrivée au bout de ses capacités d’hébergement. 6 300 personnes sont accueillies par jour, tout dispositif confondus ».
  • « La préfecture invite tous les gens en fin de droit ou débouté du droit d’asile à retourner dans leur pays via le dispositif d’aide au retour ».

Aucune solution d’hébergement n’a donc été proposée aux familles suivies par le collectif.

Annie Dureux, une retraitée membre de RESF (réseau éducation sans frontière) et du Secours populaire faisait partie de la délégation. Elle déplore qu’aucune mesure ne soit prise, surtout avec les fortes chaleurs :

« De nombreuses associations, comme les Restos du coeur, ferment en été. On entend que beaucoup de choses sont faites pour les personnes âgées pendant la canicule. C’est bien. Mais on a des familles à la rue avec des tout petits. C’est très dur ».

Selon une autre membre de Jamais Sans toit, il y a au total environ « 80 enfants et 55 adultes connus par le collectif qui sont soit dans la rue, soit en squat, soit hébergés chez des particuliers, soit en hôtels ou en camping avec les nuitées prises en charge par des parents d’élèves et des habitants ».

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