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Kem One : Les 3 principaux repreneurs veulent les activités aval, les plus rentables

actualisé le 14/11/2013 à 12h40

L’administrateur judiciaire de Kem One, en partie en redressement judiciaire depuis mars, a reçu quatre projets de reprise de l’ex-pôle vinylique d’Arkema et va demander au tribunal de commerce de Lyon une prolongation au 19 septembre pour « finaliser » ces offres.

« Quatre projets de reprise ont été confirmés par un fonds et une société d’investissements, une organisation syndicale et une personne physique », a déclaré à l’AFP (via France 3) une porte-parole de la direction, Sophie Suc :

  • Le fonds d’investissements Sun Capital Partners
  • La Société d’investissement Open Gate Capital
  • La CGT, première organisation syndicale.

« Ces trois projets portent sur l’ensemble du périmètre industriel », a ajouté une porte-parole de la direction, Sophie Suc.

Le quatrième projet, présenté par M. Jean-François Morin, concerne uniquement la reprise des deux usines de PVC émulsions du groupe, l’une à Saint-Auban (Alpes de Haute-Provence) et l’autre en Espagne, à Hernani.

« Ces projets s’inscrivent dans le cadre d’une continuation de la société », mais « des discussions avec les principaux partenaires économiques de l’entreprise sont encore en cours », a indiqué la porte-parole pour expliquer ce délai supplémentaire demandé au juge.

« Le fonds et la société d’investissements ont souligné les avancées significatives réalisées dans le dossier depuis juin », mais, selon eux, toutefois « les conditions ne sont pas encore réunies pour déposer une offre de reprise », a-t-elle dit. Elle a également précisé que le projet de la CGT devait « aussi être complété et son financement précisé ».

Selon une source syndicale à Kem One, un des points d’achoppement pour la finalisation des projets de reprise porte sur les dettes de Kem One, estimées à 170 millions d’euros, envers ses principaux créanciers, notamment Arkema et Total.

 

Trois offres de reprise qui comprennent les activités aval, les plus rentables

Kem One SAS est la partie de Kem One concernée par le redressement judiciaire. Elle comprend les sites de l’activité amont en France : 1300 personnes réparties sur le Siège Social (Lyon) et sept sites industriels (sur 22 sites industriels, principalement en Europe :

  • Balan (Ain)
  • Saint-Fons (Rhône)
  • Saint-Auban (Alpes de Haute-Provence),
  • Berre, Fos-sur-Mer et Lavéra (Bouches du Rhône)
  • Vauvert (Gard)

Selon la porte-parole de Kem One, les trois premiers candidats « ont émis le souhait de reprendre les activités aval » du groupe (fabrications de profilés) plus rentables et qui ne sont pas concernées par la procédure judiciaire.

Le financier américain Gary Klesch (qui possède Kem One) s’était engagé devant le tribunal à céder l’aval pour un euro symbolique en cas d’offre de reprise globale du groupe.Le tribunal de commerce de Lyon devrait examiner ces offres le 26 septembre.
Pour rappel, Kem One est née en mi-2012 de la cession des produits vinyliques d’Arkema au groupe Klesch également pour un euro symbolique avec 100 millions d’euros en trésorerie. C’est actuellement le troisième producteur européen de PVC avec un chiffre d’affaires d’environ un milliard d’euros.

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