Vigies 

Bafé Gomis : passe ton bac d’abord

actualisé le 18/12/2013 à 20h41

La carrière de Bafétimbi Gomis devrait prendre un nouveau tournant cet été. Le président de l’Olympique Lyonnais (OL), Jean-Michel Aulas, insiste pour transférer son meilleur buteur de la saison dernière (16 buts en Ligue 1). International français à douze reprises, le joueur formé à l’AS Saint-Etienne (ASSE) aura du mal à contrer les envies présidentielles. Personnage attachant, issu d’un quartier difficile de Toulon, le Varois pense déjà à sa reconversion, et suit depuis octobre 2012 des cours particuliers avec un professeur qu’il a engagé, avec l’ambition de passer son baccalauréat. Il revient sur son expérience au centre de formation et livre ses regrets quant à sa scolarité manquée.

Vous suivez des cours particuliers depuis la rentrée 2012. Allez-vous passer le bac un jour ?

Bafétimbi Gomis : L’objectif peut être à l’avenir, dans deux ou trois, de passer le bac mais je prends mon temps. Le plus important n’est pas le diplôme mais la progression. J’ai en effet débuté en octobre à raison de deux à trois cours de deux heures par semaine. Je vois déjà l’évolution. Mon prof particulier me donne des leçons en français, en mathématiques, en culture générale, en histoire et en anglais.Apprendre ainsi n’est plus une contrainte. Je m’instruis et je prends du plaisir.

Pourquoi avez-vous décidé de suivre des cours ?

Bafétimbi Gomis : L’événement déclencheur a été la naissance de mon fils en septembre dernier. J’aimerais pouvoir participer à sa scolarité, ne pas la subir.

Vous êtes sorti du cursus scolaire dès 14 ans. Racontez-nous pourquoi ?

Bafétimbi Gomis : J’ai en effet arrêté l’école à 14 ans, après une quatrième et une troisième dans un collège privé à mon arrivée au centre de formation de l’ASSE. J’avais beaucoup de retard, l’envie de devenir footballeur professionnel était forte. Mes parents sont issus de l’immigration sénégalaise, j’ai grandi dans un quartier difficile à Toulon… Ils avaient certaines limites, c’était compliqué d’avoir un suivi scolaire efficace. J’étais livré à moi-même sur ce plan-là.

Quelles alternatives l’ASSE vous a-t-elle proposées ?

Bafétimbi Gomis : Jusqu’à 16 ans, au club, on suivait des cours d’informatique, de communication et de français. C’était juste pour nous occuper, pour dire que l’on allait à l’école. On ne mesure pas l’importance de suivre une belle scolarité. On pense toujours à la réussite, à la carrière de rêve… Mais dans ma génération, à l’ASSE, seuls deux autres camarades sont devenus pro : Loïc Perrin et Carl Medjani.

N’en voulez-pas au club de ne pas avoir insisté ?

Bafétimbi Gomis : J’ai débuté à 17 ans en pro. Je n’en veux pas au club. Ils ont beaucoup fait pour moi, mais quand tu as du retard scolaire, que tu n’as pas la volonté d’étudier, c’est délicat. Il aurait fallu un prof particulier, mais mon obsession footballistique était totale. Je me rappelle d’ailleurs une phrase d’un conseiller d’orientation qui m’avait marqué : « On n’en fera jamais rien s’il ne réussit pas dans le football. »

 

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